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07 Avr

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Interview à Regards sur la droite

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Regard sur la droite 07042015

 

Retrouvez ci-dessous l’interview de Jean-Christophe Cambadélis dans le numéro 56 de Regards sur la droite ou en cliquant ici (Regards sur la droite_n° 56-1 )

 

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste, revient sur les élections départementales des 22 et 29 mars. Il se livre, pour nous, à une analyse du scrutin et dresse des perspectives, pour l’avenir, dans un entretien avec Alain Bergounioux, directeur de la Revue socialiste.

 

 

Quels enseignements tirez-vous de ces élections départementales ?

La droite a indéniablement remporté ces élections, sans l’effet Sarkozy escompté, tandis que le FN a, désormais, une implantation nationale, sans, pour autant, être en mesure de céder au triomphalisme, tant en termes de présidence de conseils départementaux qu’en nombre d’élus. J’observe, par ailleurs, que le Parti socialiste a subi un dur échec et un sévère recul dans son implantation, dans un contexte où la participation a été meilleure qu’attendue.

 

Nicolas Sarkozy a très peu parlé des questions économiques et sociales et de la réalité des politiques concrètes pendant la campagne, se réfugiant, pour l’essentiel, dans un discours droitier et une alliance avec le centre. Comment analysez-vous cette stratégie ? Augure-t-elle du positionnement du principal parti de l’opposition, en prévision des prochaines échéances électorales ?

L’objectif de Nicolas Sarkozy était de gagner ces élections, par tous les moyens. Il s’est refusé de parler des départementales, n’a évoqué aucun problème économique, tant à l’échelle nationale qu’européenne. Il n’a pas dévoilé son programme, sur ce point. Enfin, il a théorisé le « ni-ni », pour, dans la pratique, mettre en œuvre un « et-et », et obtenir ainsi le soutien des socialistes au deuxième tour, face au FN, « et » celui du FN face aux socialistes. La combinaison des deux lui permettant de l’emporter, in fine. Pour ce faire, il a dû combiner deux éléments : un discours de proximité, avec le FN, en s’opposant aux repas de substitution dans les cantines et au port du voile dans les universités, la réaffirmation du « ni-ni », une agressivité marquée à l’encontre du Premier ministre et du Président de la République et, dans le même temps, l’alliance avec l’UDI qui lui a permis de se prévaloir d’une image de démocrate, dans la mesure où ce parti a marqué son opposition au FN.

Cette tactique s’appliquera aux élections régionales, avant de se heurter à la présidentielle. Il faudra, en effet, là, faire un choix dans la préparation des primaires. Pour l’heure, Nicolas Sarkozy est sur une orientation qui pourrait bien contraindre Alain Juppé au renoncement. J’ajoute que l’alliance avec Jean-Christophe Lagarde le prémunit de toute immixtion d’un François Bayrou au sein de l’espace centriste. Il est donc en position de force. Mais, ce qui vaut pour une élection de transition, où la sanction du pouvoir en place est la règle, n’est pas opérant pour une élection présidentielle. Dans ce dernier cas de figure, il faut passer de la sanction à la cristallisation. Il lui faudra, alors, se heurter à un FN en hausse, dans un contexte marqué par le tripartisme, et un Parti socialiste qui, au terme des départementales, a obtenu un résultat plus élevé qu’attendu, sans l’appoint de ses partenaires. D’où l’énergie que Nicolas Sarkozy ne cesse de déployer contre l’exécutif pour le réduire.

 

Le projet économique et social est, sans aucun doute, le point faible de l’UMP. Il laisse transparaître de réelles contradictions avec le Front national, son électorat et le reste de la droite. Comment le Parti socialiste peut-il exploiter ces contradictions ?

Il nous faut, pour commencer, réactiver une campagne sur le thème : « Au secours, ils reviennent ! » Il s’agit de rappeler à l’opinion ce qu’a été le bilan de la droite, au pouvoir. Il s’agit, ensuite, de débusquer l’UMP sur son projet, dans la mesure où la tactique de Nicolas Sarkozy se résumera à une radicalisation, tant sur le plan des questions de société qu’à l’échelle économique, lors des primaires visant à désigner le candidat de la droite, à la présidentielle. Il ne se privera pas, ainsi, de remettre en cause l’ISF, le droit du travail ou bien encore les 35 heures pour s’attirer les grâces du noyau dur de l’UMP. Avant d’afficher un tout autre visage lors de la présidentielle, en se montrant le plus flou possible, au motif que l’électorat frontiste rejette son offre économique et que l’électorat centriste n’a aucune appétence pour son offre sociétale.

Sera-t-il en capacité d’être le candidat ? Rien n’est figé. Si l’année 2015 est marquée par une forte séquence électorale, l’année 2016 sera celle des primaires, à droite.

 

Venons-en au Front national. Les résultats enregistrés lors des départementales ne font que confirmer ceux des élections municipales. Le fait nouveau est son implantation territoriale. Cette donnée est-elle de nature à changer, en profondeur, la vie politique française ?

Oui. Nous sommes clairement dans le tripartisme, voire même le « tricampisme » pour éviter toute comparaison avec des évènements passés se rapportant à la politique française. Il n’y a, cependant, pas que cela. D’abord, parce que le FN est sur une dynamique, en exploitant une faille qui n’est pas exclusivement franco-française, mais européenne, au sens large. Certains mouvements populistes se prévalent, ainsi, d’un souverainisme xénophobe. Le FN constitue donc l’élément paroxysmique d’un mouvement qui s’exprime dans l’Europe entière. Nos amis allemands expriment d’ailleurs leur inquiétude face à la montée en puissance du parti de Marine Le Pen, en France.

En se nationalisant, le FN donne, par ailleurs, une base nouvelle à la candidature de sa représentante à l’élection présidentielle. Si, depuis 1986, on était en droit de s’interroger sur la capacité de Jean-Marie Le Pen à recueillir un nombre suffisant de signatures pour se présenter à l’élection, le doute n’est plus de mise. Aujourd’hui, la question est plutôt de savoir qui, des candidats républicains, figurera au deuxième tour.

J’observe, d’autre part, une convergence, au sein des électorats, sur les thèmes affichés par l’extrême droite et la droite extrême, qui constituent un « bloc réactionnaire », qui frôle, aujourd’hui, les 45-50 % d’intentions de vote. Autant dire qu’il pèse sur la société française. Cela signifie que le Parti socialiste et la gauche vont devoir mener un double combat contre le FN, qui porte directement atteinte à la République, et contre la droite, qui s’en prend durement à la situation économique du pays et au principe même de solidarité.

Auparavant, dans un système bipolaire, l’adversaire concentrait tous les coups. La situation a changé, tant et si bien qu’il va nous falloir varier nos attaques. Les départementales ont, de ce point de vue, été l’esquisse de ce que pourrait être l’élection présidentielle. Marine Le Pen a son thème de prédilection, l’« UMPS », reconstituant, par là-même, le bipolarisme, dont elle se prévaut de longue date, en contestant le « système ». Le PS a le début d’une stratégie : un ennemi face auquel la droite capitule et dont la politique économique nourrit la progression. Le FN est un adversaire irréductible et l’UMP apparaît comme sa béquille. Quant à l’UMP de Nicolas Sarkozy, elle n’a pas de stratégie, se fondant la politique du « ni-ni » qui ne tient pas la route. Quand on observe la carte électorale du deuxième tour des départementales, on voit bien que quelques électeurs de l’UMP ont bravé cette consigne. Et ce, parce que le PS a pointé la nocivité du FN, en révélant, notamment, ses « 60 dérapages dans 60 départements ». Ce phénomène ne fera que s’amplifier, à l’occasion de l’élection présidentielle. Ce qui contraindra Nicolas Sarkozy au flou, au risque de tomber dans le trou…

 

La bataille contre le FN a suscité d’âpres discussions, certains estimant que c’était un moyen de le mettre au centre des débats quand d’autres en contestaient même le principe. Faut-il poursuivre cette stratégie, en désignant l’UMP comme un adversaire et le FN comme un ennemi ?

La lutte contre le FN n’est pas d’ordre tactique. C’est une question de principe. Nous nous comporterions en simples politiciens, si nous n’étions fidèles à nos principes, en laissant monter ce parti pour des raisons électorales. En novembre, lors d’un Conseil national, j’avais insisté sur la nécessité de combattre avec force le bloc réactionnaire, le FN et la droite. Au lendemain des élections du Doubs, je tenais un raisonnement similaire, en pointant le danger frontiste.

Je suis convaincu que, contrairement à ce que disent la presse et quelques chercheurs paresseux, nos électeurs insatisfaits peuvent être appelés à contester notre ligne politique, sans pour autant céder au cynisme. Dès lors qu’ils perçoivent un danger, ils se mobilisent, même si une partie d’entre eux peut être tentée par l’abstention. Nous retrouvons donc de la force dans ce combat qui peut être fondateur, parce qu’il nous faut défendre nos valeurs, les « revisiter » et nous reformuler. Dans ce combat central et frontal contre le bloc réactionnaire, principalement frontiste, accessoirement de droite extrême, nous avons aussi les moyens de nous reconstruire.

 

Quelles seront les priorités du Parti socialiste dans les prochains mois ?

Nous reprenons la main. C’est dans le Parti que va se mener le débat, et non pas avec d’autres. C’est une très bonne chose. Les élections départementales ont montré une crise en ciseaux : d’un côté, la gauche n’a plus la force propulsive qui était la sienne dans les années 60-70. Elle ne « matrice » plus la société, comme elle le faisait dans les années 80. Elle n’est plus en capacité d’être hégémonique, culturellement, comme elle le fut dans l’après-guerre. Il nous faut donc reconstruire, repenser et reformuler notre logiciel de pensée. De l’autre, notre politique économique ne produit pas suffisamment de résultats pour que les Français puissent se satisfaire de l’action engagée par le gouvernement. La combinaison de ces deux éléments fait que nous avons du mal à mobiliser notre électorat. Il appartient donc au Parti de répondre à ces interrogations, en se reformulant et en engageant la bataille pour le renouvellement du socialisme, dans les thèmes et les têtes. Il nous faut, de ce point de vue, faire monter une nouvelle génération, tout en nous renouvelant idéologiquement. Ce que nous avons commencé à faire avec les États généraux, en introduisant particulièrement la notion d’éco-socialisme et toute une série d’éléments se référant à l’éducation, la défense de la République face à la montée du communautarisme, ou bien encore la laïcité, dont les débats ont enflammé, l’espace d’un moment, le Parti.

Le problème n’est pas tant celui du « cap », que des objectifs à tenir. En clair, il s’agit de reconstruire notre appareil productif qui s’est totalement affaissé, d’améliorer la compétitivité des entreprises, de réduire sérieusement le chômage et les inégalités criantes dans notre société, et de réorienter la construction européenne. Le tout, autour d’objectifs maintenus et d’une écoute soutenue. Personne ne doit rester sur le bord du chemin. Il nous faut être capable, par toute une série de mesures, de procurer à nos concitoyens un sentiment de justice, conformément aux engagements du Président de la République.

J’ajoute que pour se renouveler et renouveler la gauche, le Parti socialiste doit proposer à ses partenaires une nouvelle alliance, dans le cadre des élections régionales et présidentielle. Nos partenaires doivent y réfléchir sérieusement et se rappeler qu’ils progressent toujours avec le PS, mais qu’ils régressent sans lui. Ils peuvent vouloir nous déstabiliser, sans pour autant être capable de se retrouver autour d’un projet radical. Ils ne sont pas en capacité de concurrencer le Parti socialiste, autour d’un dessein collectif. Il est donc nécessaire qu’une nouvelle alliance se dessine, en se substituant à une nouvelle dispersion.

 

Propos recueillis par Alain Bergounioux

 

 

 

29 Mar

Commentaires fermés sur Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 29 mars 2015

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 29 mars 2015

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29 mars 2015 – Conférence de presse de Jean… by PartiSocialiste

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis,

Premier secrétaire du Parti socialiste

Dimanche 29 mars 2015

Seul le prononcé fait foi

 

 

Françaises, Français,

Vous avez rendu votre verdict pour les élections départementales 2015.

Le premier tour a vu l’affirmation du tripartisme. Le Front National s’implante sans triompher. L’UMP-UDI gagne sans « effet Sarkozy ». Le Parti socialiste recule sans dévisser, le tout sur fond d’une participation nationale en hausse.

Le deuxième tour est marqué par la victoire et la progression de l’UMP-UDI, au-delà de l’effet mécanique du premier tour, c’est-à-dire grâce à l’apport et aux voix du Front National là où il y avait duel. L’extrême droite rejoint la droite extrême dans un programme redoutable pour la France, qui sort progressivement du chaos dans lequel Nicolas Sarkozy l’avait plongée.

Le parti de Madame Le Pen emporte des gains sans pour autant devenir le premier parti de France puisque, en terme de présidents de conseils départementaux comme en nombre d’élus, il est très loin derrière les partis républicains.

La menace est là. Qu’elle soit contenue ne veut pas dire qu’elle soit réduite. La bataille pour la défense de la République continue.

Le Parti socialiste recule nettement dans son implantation départementale. Il serait inconcevable de ne pas le noter. Ce recul n’est pas à la hauteur des prévisions voire des espoirs de certains. Je tiens à remercier les socialistes qui, de la base au sommet, se sont battus avec détermination dans un climat de sombres pronostics où ils furent la cible de toutes les critiques avec un acharnement peu commun ! J’ai une pensée amicale vis-à-vis de tous nos candidats malheureux, battus ce soir.

Le premier tour des élections départementales a marqué un niveau électoral intéressant sans être satisfaisant pour le Parti socialiste.

Le deuxième tour marque un recul d’implantation sans être une débâcle.

Les électeurs socialistes se sont mieux mobilisés sans avoir été tous au rendez-vous. Ils ne se sont pas portés sur une autre offre politique.

La gauche s’est divisée au premier tour ce qui fut l’origine de bien des défaites. Elle s’est remarquablement rassemblée au deuxième tour face à la droite et l’extrême droite qui ont souvent fait bloc.

Ce qui a été possible au deuxième tour des élections départementales doit l’être dans ces prochaines élections régionales.

Dans le tripartisme, il faut que l’union soit au rendez-vous et d’abord là où le Front National menace.

Le Parti socialiste tirera toutes les leçons de ce scrutin.

D’ores et déjà, j’appelle les formations de gauche au dialogue, à la mise à plat des divergences, à la construction d’une alliance de gauche et des écologistes pour les prochaines élections. Le rassemblement est essentiel : nous y travaillerons sans relâche. D’ores et déjà nous rencontrerons demain Europe-Ecologie-les Verts puis toutes les organisations de gauche qui l’accepteront.

Le Parti socialiste constate que cette élection s’est déroulée dans un climat économique qui sans être encore totalement perceptible par les Français, s’améliore nettement dans les chiffres.

Il faut maintenant bonifier l’effort des Français. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle donne. La conjoncture française et européenne est plus favorable. Croissance, déficit, euro, ce sont des signaux encourageants. Il faut maintenant les conforter et les utiliser au mieux, pour les Français, pour l’emploi.

S’il ne s’agit pas de changer de cap, il faut utiliser le moment et les résultats pour soutenir l’investissement privé comme dans les collectivités locales.

L’investissement dans l’éducation qu’il faut rendre plus performante, la sécurité sociale du 21ème siècle sera la formation. L’investissement dans le développement durable à travers le logement, le transport et les véhicules du futur, l’investissement numérique, l’investissement dans la recherche… Par l’investissement et la baisse des impôts, nous rendons aux Français les efforts consentis.

Le second maître mot de cette élection, c’est la lutte contre les inégalités, l’exclusion, la relégation, sur les territoires, dans les villes et dans les campagnes, dans l’accès à l’emploi et pour l’amélioration des conditions de travail, dans la vie de tous les jours.

Une partie importante des Français se sent abandonnée. Il s’agit de ne laisser personne sur le bord du chemin de la nouvelle donne économique, sociale, éducative et écologique.

Le Parti socialiste fera de l’investissement, de l’environnement, de l’égalité, ses objectifs dans les mois à venir. L’unité du Parti socialiste est indispensable à l’unité de la gauche et des écologistes. Le Parti socialiste va accentuer sa lutte contre l’extrême droite et la droite pour l’avènement d’une France nouvelle.

Merci !

 

JCC conf 29032015

 

Crédits photos Mathieu Delmestre

26 Mar

Commentaires fermés sur Cambadélis sur le FN : « Aucun département n’aura envie d’être le mouton noir de la République », interview au JDD

Cambadélis sur le FN : « Aucun département n’aura envie d’être le mouton noir de la République », interview au JDD

par

jdd

 

Le JDD publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Manuel Valls a ciblé le FN durant toute la campagne. Le parti de Marine Le Pen réalise son meilleur score pour cette élection. Est-ce là un échec de la stratégie du Premier ministre?
Sans notre intervention collective, il est probable que le Front national aurait été plus haut. Il suffit de voir la déconvenue de Marine le Pen au soir du premier tour pour constater qu’elle s’envisageait premier parti de France, ce qui n’est pas le cas. Le FN se voit dans la difficulté lorsqu’il est ramené à ses tourments, c’est-à-dire aux déclarations xénophobes voire homophobes dans 60 départements. Mais il ne fait pas les scores qui étaient les siens lors des élections européennes. Et notre électorat, voyant ces enjeux et ce danger, est venu d’une manière beaucoup plus importante que lors des élections européennes ou municipales. Le Front national a touché le plafond de verre.

Vous avez affirmé que le FN n’aurait pas plus de 100 conseillers départementaux à l’issue du second tour. Qu’est-ce qui vous permet d’établir un tel pronostic?
Là où l’UMP est confrontée au Front national, le Parti socialiste a appelé au désistement républicain et notre électorat le suivra. Là où l’UMP a été éliminée et le PS est face au FN, je crois que le cynisme de Nicolas Sarkozy – « ni FN ni PS » – sera battu en brèche. Les électeurs républicains se porteront sur le PS.

«L’UMP souhaite voir triompher Marion Maréchal-Le Pen»

Le FN peut-il, selon vous, gagner le Vaucluse et l’Aisne?
Je ne souhaite pas que le FN emporte un département et je pense qu’aucun département n’aura envie d’être le mouton noir de la République. Même si l’UMP, dans des calculs compliqués, souhaite plutôt voir triompher Marion Marcéchal-Le Pen dans le Vaucluse pour mettre le bazar dans la famille Le Pen.

Le PS a été éliminé dans 524 des 2.054 cantons et Manuel Valls parle de « scores honorables »…
On ne dit rien des 900 candidats frontistes éliminés au premier tour. Pourquoi personne n’est capable d’affirmer qu’il y a une contre-performance du Front national? Pourquoi est-ce si difficile? Le PS, à 22%, est somme toutes à 3 points du Front national. Ces résultats rouvrent un chemin de l’espoir qu’il va falloir faire fructifier. Même si du point de vue de notre implantation, ça va poser évidemment quelques soucis.

Comment envisagez-vous les élections régionales qui auront lieu fin 2015?
J’espère que l’ensemble des partis tireront le bilan de ce premier tour des départementales. A la fois de leur score et aussi de celui du Parti socialiste. Et donc du score global de la gauche. Dans une élection, le problème n’est pas de battre le candidat de gauche de proximité mais de battre la droite et l’extrême droite. S’il y a une part à imputer aux socialistes, il y a une part non négligeable à imputer à la division de la gauche.

Quelle réponse doit apporter l’exécutif au lendemain du second tour? Quelle doit être la tonalité du discours?
Nous verrons en fonction du résultat même si nous avons déjà une indication avec le premier tour. Nous avons aussi des indicateurs économiques qui ne sont pas négligeables. Il faudra, en fonction de ces deux déterminants, faire la part des choses et fixer notre stratégie.

François Hollande et Manuel Valls affirment avoir entendu le message des Français mais ne semblent pas prêts à changer de ligne…
Ce que dit le président de la République est assez clair. On a entendu les Français lors des élections municipales et européennes. Ces derniers voulaient des résultats. Ils commencent à venir. On peut apercevoir que les premiers éléments sont là pour une situation qui s’améliore en France. Donc il est nécessaire de faire en sorte que ces résultats puissent fructifier. Comment? Nous aurons le temps d’en discuter au lendemain du second tour.

 

Propos recueillis par Caroline Vigoureux

 

26 Mar

Commentaires fermés sur Le Figaro: Cambadélis dénonce le « cy-ni-nisme » de Sarkozy

Le Figaro: Cambadélis dénonce le « cy-ni-nisme » de Sarkozy

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Le Figaro

Retrouvez ci-dessous l’article « Cambadélis dénonce le « cy-ni-nisme » de Sarkozy » dans Le Figaro du jour ou en cliquant sur le lien ci-après: Le Figaro- Cambadélis dénonce le « cy-ni-nisme » de Sarkozy – 26032015

 

La stratégie de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du Front national ne passe pas au PS. Invité du « Talk – Le Figaro » mercredi, Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé le « cy-ni-nisme » du président de l’UMP. « Dire on va jouer avec les socialistes pour battre le FN et jouer avec le FN pour battre les socialistes, cette orientation ne passe pas et elle est contestée à l’intérieur de l’UMP et de l’UDI » a estimé le premier secrétaire du PS. « Le matin il est pour le « ni-ni », le midi il est pour frapper brutalement le FN et le soir il attaque Manuel Valls. Ses électeurs ne savent plus où est son orientation » a accusé le député PS de Paris. Il ajoute : « Quand on a été président de la République, on doit toujours être présidé par la République et j’ai l’impression que Nicolas Sarkozy est présidé par la tactique ».

Interrogé sur la stratégie de Manuel Valls de nationaliser la campagne des départementales et de cibler prioritairement le FN, Jean-Christophe Cambadélis a défendu le premier ministre. « Cette stratégie est payante et c’est une question de principe : si vous pensez que le FN est dangereux pour la République, la démocratie et pour le pays, il faut le dire brutalement », a déclaré un patron du PS par ailleurs « optimiste ».

 

« Le chemin de l’espoir »

« Quand je vois les résultats du premier tour, je me dis que tout est jouable », veut-il croire. Il énumère les raisons qui pourraient, selon lui, permettre au PS de limiter la casse dimanche au second tour : « Il n’y a pas d’effet Sarkozy. Le FN a atteint un niveau qui ne disqualifie pas le PS, qui lui fait 22% quasiment sans les Verts et sans le Front de gauche. C’est intéressant, et cela ouvre le chemin de l’espoir », estime « Camba ». Après les divisions du premier tour à gauche, notamment dans le Nord, le premier secrétaire est catégorique : « Nous sommes plus unis au second tour face à l’UMP et l’UDI dont nous regardons les débats internes avec ravissement ».

Interpellé sur les propos de Malek Boutih à propos de la perte du vote des banlieues pour le PS, dont le député PS de l’Essonne estime qu’il est notamment dû à un problème de communication, Jean-Christophe Cambadélis considère que « ce n’est pas un problème de discours mais d’action, un problème de capacité à intervenir dans la banlieue ». « Les résultats économiques arrivent pas trop tard pour cette élection départementale », a-t-il lancé à ce sujet, se réjouissant des résultats au premier tour en Ile-de-France, qui pourraient laisser à la gauche l’espoir de conserver la région aux prochaines élections régionales. « Vous verre qu’en Ile-de-France, nous aurons beaucoup plus de conseillers départementaux que le FN » a-t-il dit.

 

Julien Chabrout

 

 

 

25 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec LCI

L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec LCI

par

RAdio Classique 25032015

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de Guillaume Durand dans la matinale de Radio Classique et LCI.

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadélis, invité de Guillaume… by radioclassique

23 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Laurence Ferrari sur I télé

L’invité de Laurence Ferrari sur I télé

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JCC itélé 23032015

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 23 mars l’invité de Laurence Ferrari dans Tirs Croisés sur I<Télé.

 

Retrouvez la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

22 Mar

Commentaires fermés sur Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis , dimanche 22 mars 2015

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis , dimanche 22 mars 2015

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Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis le 22… par PartiSocialiste

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis

Dimanche 22 mars 2015

Seul le prononcé fait foi

 

Françaises, Français,

 

La nationalisation de la campagne, l’engagement des socialistes, la parité sur tout le territoire qu’ils ont voulue : Tout cela a convaincu une partie des électeurs de retrouver le chemin des urnes, même si la participation reste à 51%. Dimanche prochain, pour le second tour, pour la démocratie, pour les départements, confirmons et amplifions cette participation !

Face à la droite et l’extrême droite qui voulaient zapper l’enjeu local des élections départementales, les électeurs socialistes n’ont pas laissé faire et ne laisseront pas faire au second tour. Ils ont fait mieux que se défendre dans ce premier tour où on annonçait leur déroute.

Je remercie les électeurs de gauche et félicite les socialistes pour leur mobilisation.

Les thèmes portés par les socialistes dans cette élection se trouvent confortés par le premier tour du scrutin.

Tout d’abord l’enjeu: la majorité dans les conseils départementaux se jouera en effet entre la gauche et la droite.

Les Français savent que la gestion de leur département ne sera pas la même avec la gauche ou avec la droite. On ne peut prôner comme le fait la droite, la réduction ultra-massive de la fonction publique, celle des dépenses de solidarité pour les jeunes comme pour les ainés, et faire croire qu’une telle casse n’aurait aucune conséquence sur la vie quotidienne des Français. La droite et la gauche ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas la même chose en terme de culture et surtout concernant le défi écologique qui est l’urgence de notre époque.

 

Il y a aussi le danger: le Front National. Comme dans toutes les élections partielles, il mobilise son électorat.

Le programme d’apartheid et de fractures sociales qu’il préconise sont des dangers pour la République.

Les dérapages inqualifiables de ses candidats dans près de 65 départements en sont la preuve.

 

Enfin, chacun le constatera : le total gauche met celle-ci devant le Front National et la droite. En revanche, partout où elle est divisée, elle est dans la difficulté ou éliminée.

 

J’appelle donc les électeurs de gauche à se mobiliser pour le second tour. Il s’agit de construire ensemble les digues pour la défense de la solidarité face à la droite et pour la défense de la République face à l’extrême droite dans chaque département. C’est une cause d’intérêt général.

J’appelle à la mobilisation derrière les candidats de gauche ou écologistes qualifiés pour le second tour.

J’appelle tous les partis de gauche et les forces de progrès à faire bloc : Parti socialiste, Parti communiste Français, le Parti de gauche, Europe Ecologie Les Verts, Parti Radical de Gauche, républicains, divers gauche.

J’appelle les électrices et les électeurs de gauche qui se sont abstenus aujourd’hui, à se rendre massivement, oui, massivement, aux urnes dimanche prochain.

Et là où la gauche ne peut concourir, j’appelle au désistement républicain ET je demande la réciproque !

Partout, faisons barrage au Front National !

Le second tour est décisif !

Chaque voix compte dans les villes et les campagnes !

Chaque citoyen est concerné, car dimanche prochain se joue l’avenir de son quotidien.

Votez à gauche et écologiste, votez républicain !

15 Mar

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« En finir avec le système Guérini-Gaudin », mon interview à la Provence

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La Provence publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous ou en cliquant ici :

 

Les socialistes président actuellement 61 départements. Quels sont vos objectifs pour les élections de dimanche prochain?

 Nous sommes partout au combat. Je ne fais pas de pronostics. Ces élections se déroulent canton par canton. On peut être dans une situation difficile au niveau national et remporter un canton grâce à un binôme apprécié des électeurs. Un binôme puisqu’il s’agit grâce aux socialistes d’élire en commun un homme et une femme.

 

Tout le monde promet une déroute au PS. Est-elle évitable et si oui, comment?

La bataille de redressement dans laquelle nous sommes engagés créé du mécontentement car tout le monde oublie pourquoi nous devons la livrer. Dans la bataille des départementales, il y a un enjeu et un danger. L’enjeu, c’est qui va faire quoi sur les routes, les collèges, la culture, pour les personnes âgées. Bref: Qui va s’occuper de la proximité dans le département. Le danger, c’est le FN, pour ce qu’il développe comme orientation.

 

PS, Front de Gauche et Verts se présentent souvent en ordre dispersé, au risque de subir une élimination dès le 1er tour !

 Je le regrette. Ça n’a aucun sens. On peut être en désaccord sur l’orientation économique. Mais dans les départements, cette division va pénaliser les nôtres. Elle va auto-éliminer la gauche. Malgré notre main tendue, nous nous sommes heurtés aux préjugés de ceux qui veulent faire tomber les socialistes. Résultat: Les socialistes seront souvent empêchés, mais le PC et les Verts vont être totalement éliminés.

 

Si vous êtes éliminés pour le 2ème tour et pas en course pour la présidence du Conseil Général, voterez-vous pour l’UMP?

 On votera pour le candidat républicain sans aucun problème. Et nous demandons la réciprocité. Tout le monde comprend que s’il y a un désistement républicain malgré nos divergences entre gauche et droite, aucun candidat du FN ne passe.

 

Le 1er secrétaire du PS dans les Bouches-du-Rhône a annoncé que si le cas se présente, il ferait voter Guérini plutôt qu’UMP. Vous êtes d’accord?

Je suis plus nuancé que lui. Dans les Bouches-du-Rhône, il faut en finir avec le système GG: Guérini – Gaudin. Entre eux, c’est passe-moi le sel, je te passe le sucre. Je t’aide pour gagner la ville de Marseille. Je vais t’aider pour garder le Conseil Général.

 

L’UMP espère bien prendre le département

 C’est une posture. Vous avez vu Gaudin s’engager dans la bataille? C’est faux-nez et compagnie. La ville et le département souffrent de ces arrangements entre amis. Il faut tourner la page. Les socialistes peuvent le faire. Je les encourage à ne pas vivre dans le monde ancien, mais à bâtir un monde nouveau à Marseille et dans le département.

 

Vous ne choisiriez pas entre l’UMP Martine Vassal et Jean-Noël Guérini?

Mais ils sont mariés ensemble ! Pourquoi voulez-vous que l’on tienne la chandelle ? D’ailleurs Jean-Noël Guérini a vendu la mèche. Il a dit : « Je ne suis ni de droite, ni de gauche », il n’a pas dit : « Je veux garder le conseil à gauche ». L’alternative à l’UMP c’est le Parti socialiste, point à la ligne.

 

En attaquant le FN comme vous le faites au plan national, n’est-ce pas installer l’idée qu’il peut vraiment gagner et encourager les électeurs à franchir le pas?

Nous sommes déjà dans le tripartisme, avec un parti d’extrême droite en équivalence de voix avec l’UMP et le PS. Il faut désigner le danger que coure la République avec un FN qui estime qu’il y a des Français de souche et des Français de papier, qu’il faut les séparer.

 

Marine Le Pen est reçue à l’Élysée, le FN participe aux élections, en quoi ce parti n’est-il pas républicain?

Il est légal, mais pas républicain. Légal, parce qu’il n’a pas essayé de prendre le pouvoir par la violence. Il n’est pas républicain, car il établit une différenciation entre les Français de souche et ceux d’origine immigrée. C’est un parti qui a l’obsession de l’immigration. Alors que nous, socialistes, nous avons l’obsession des Français, tous des citoyens comme les autres.

 

Et pourquoi des Français en arrivent-ils à voter pour des candidats dont vous avez dit que Marine Le Pen avait été les chercher dans des fonds de poubelles?

Parce que certains de nos concitoyens croient au danger représenté par les Français issus de l’immigration. Il redoute le « grand remplacement », résumé par la formule « on n’est plus chez nous ». Ce n’est pas parce que nos concitoyens peuvent le penser qu’il faut accepter ce vote qui représente un danger pour la cohésion nationale.

 

N’est-ce pas aussi la faute des politiques ne s’en sont pas préoccupés. François Hollande et Manuel Valls en arrivent aujourd’hui à parler de crise d’identité. Sur la laïcité, par exemple sur le voile à l’Université, vous avez du mal à définir une doctrine.

Il y a des retards, des hésitations, c’est vrai. Nous devons préciser notre doctrine. Mais pour autant il faut être intraitable sur la montée de la xénophobie, car c’est le vivre ensemble, donc la République, qui est en cause. On nous prépare une société d’apartheid en séparant les Français en fonction de leur communauté.

 

Le Premier Ministre dit qu’on est déjà dans l’apartheid

Non. Il considère que des quartiers s’extraient de la République. C’est pour cela qu’il faut combattre. Je suis contre la « libanisation » de la société française.

 

Pierre Moscovici, Ministre des Finances il y a encore un an, aujourd’hui commissaire européen, déclare que la France est le plus mauvais des pays de la zone euro pour les finances publiques et qu’il doit accélérer ses réformes. N’est-ce pas de nature à miner la crédibilité de la parole politique et à favoriser le vote FN?

 J’ai connu Pierre Moscovici plus habile. Mais il est dans son rôle. Il défend les traités et rappelle chaque pays à ses devoirs: La France sur ses déficits. L’Allemagne sur ses excédents. Mais nous, et au gouvernement, nous défendons notre réalité. Nous disons à Bruxelles : Nous n’irons pas plus vite que ce que notre croissance permet. C’est dans ce choc entre les traités et la réalité que va s’instaurer le compromis. Nous l’avons déjà en partie. Nous avons gagné deux ans pour arriver à 3% de déficits.

 

Le PS est divisé. On l’a vu à l’occasion de la loi Macron. Martine Aubry et Benoît Hamon, tout en approuvant le combat contre le FN, estiment que la politique du gouvernement provoque la déception des électeurs

Nos désaccords à l’intérieur du PS portent sur les inflexions. Certains pensent qu’il faut d’abord agir en direction des entreprises pour pouvoir redistribuer, d’autres pensent au contraire qu’il faut d’abord donner aux ménages pour qu’ils puissent consommer. Il n’y a pas de quoi provoquer un schisme. D’autant plus que selon ses principes François Hollande demande au gouvernement de mener les deux à la fois. J’appelle les socialistes à se souvenir qu’ils livrent un combat majeur et historique contre le FN qui progresse, non pas sur la politique sociale, mais sur la question de l’identité.

 

Pour vous, le FN incarne plus la droite française que l’UMP?

Nicolas Sarkozy cherche à ne pas se déterminer pour jouer sur tous les tableaux. D’un côté, il sait qu’on votera pour ses candidats contre le FN, même si on demandera la réciprocité qu’il refuse. D’un autre, il laisse planer l’idée que l’UMP partage avec le FN des valeurs communes, comme disait Charles Pasqua. Avec cette indéfinition, le FN siphonne la droite. Je crois que la surprise de ces départementales, ce sera le score relativement faible de l’UMP au 1er tour.

 

Votre objectif n’est-il pas de détruire l’UMP pour avoir le FN comme adversaire et vous garantir une victoire aux élections de 2017?

 Ce serait du cynisme. Je ne partage pas ce raisonnement. Un FN avec 30% des voix modifie déjà notre société. Il fait monter la haine du prochain, il empêche de se concentrer sur nos vrais sujets qui sont l’économie et le social, l’aménagement du territoire, l’école, et aussi l’immigration, mais sans haine. Je préfère une bonne droite, fière de ses valeurs, défendant ses principes, mais républicaine, plutôt qu’un parti extrémiste qui dominerait le champ politique à droite car ce serait le K-O français ou le chaos au choix !

 

Propos recueillis par Olivier Mazerolle

 

14 Mar

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Carnet de route – 7 étape vendredi 13 mars 2015

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N4

7ème  étape pour Jean-Christophe Cambadélis dans le tour des départements qu’il a entamé depuis le 15 janvier 2015.
Ce vendredi 13 mars, le Premier secrétaire du Parti Socialiste s’est rendu dans les Alpes-Maritimes.

Accueilli sous un beau soleil par Patrick Allemand, Premier Vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et Christine Dorejo, conseillère municipale d’opposition, Jean-Christophe Cambadélis avait tout d’abord rendez vous dans les bureaux de Nice Matin pour un entretien de plus d’1h30 face à la rédaction du quotidien (Denis Carreaux, Thierry Prudhon, Christian Huault et Grégory Lecler). Interview à retrouver en cliquant ici.

Rejoint par Xavier Garcia, 1ersecrétaire fédéral des Alpes Maritime, Jean-Christophe Cambadélis poursuivait à Cannes où était organisé un banquet républicain avec les candidats aux élections départementales et les militants du Cannet et de Cannes.

Une partie de l’après-midi de ce vendredi fut consacrée à la visite du site Thalès Alenia Space à Cannes, premier constructeur en Europe dans le domaine des satellites et acteur majeur dans le domaine de l’infrastructure orbitale.

En fin d’après-midi, Jean-Christophe Cambadélis est allé à la permanence de Paul Cuturello, conseiller municipal de Nice d’opposition pour un moment convivial avec les militants de la section PS de Nice Ouest et les habitants du quartier. L’occasion pour le Premier secrétaire d’encourager les candidats de ce canton de Nice 3 : Paul Cuturello, Anne Alunno, et leurs suppléants : Meb Bouziane et Olivier Halbout.

La journée s’est achevée par un meeting à Nice au CAL du Bon voyage où participaient aux côtés du Premier secrétaire, de Xavier Garcia, de Patrick Allemand, Christine Mirauchaux, Vice-présidente à la région PACA, Christine Dorejo, Romain Stopa, animateur fédéral du MJS, Ladislas Polski, responsable du MRC Alpes-Maritimes, Nathalie Audin, responsable du Front démocrate Alpes-Maritimes et des candidats aux départementales.

Jean-Christophe Cambadélis a salué l’union de la gauche dans « ce département dominé par une droite extrême et une extrême droite ».

Il a également rappelé la nécessaire unité de la gauche : « Hommes et femmes de gauche, nous avons un enjeu historique : que la gauche soit présente dans tous les combats électoraux (…) l’unité est une nécessité, il faut se battre de toutes ses forces pour que toutes les forces de gauche soient unies dans les mois et les années qui viennent. Et particulièrement dans cette élection.

Prochaine étape le lundi 16 mars dans l’Essonne aux côtés de Manuel Valls, Emmanuelle Cosse et Jérôme Guedj notamment.

Retrouvez les photos du déplacement (Crédits photos Mathieu Delmestre):

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14 Mar

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Face à la rédaction de Nice Matin: « Le PS reste incontournable »

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N1

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de « Face à la rédaction » de Nice Matin.

 

Retrouvez l’interview ci-dessous ou en cliquant ici:

 

Droit dans ses bottes, le patron du PS. Alors que beaucoup prédisent à la gauche une raclée mémorable aux élections départementales, Jean-Christophe Cambadélis trace le sillon socialiste à travers la France. C’est ce qu’il a fait, vendredi, dans les Alpes-Maritimes, territoire ô combien difficile pour le PS. 

Dopé par le regain de popularité de François Hollande, le Premier secrétaire se félicite d’un « changement de climat » dans l’opinion. Il promet même quelques surprises aux soirs des 22 et 29 mars.

Qu’on se le dise, le score du PS ne sera pas si minable que ça et la participation pourrait même se révéler beaucoup plus forte que prévu. L’important, c’est d’y croire !

Regard perçant, convictions chevillées au corps, Jean-Christophe Cambadélis tient fermement la baraque PS. Tout le contraire de son prédécesseur, Harlem Désir. Pourtant,le job n’est pas de tout repos.

Entre les divisions, les courants, les égos et les coups de couteau dans le dos des frondeurs, mieux vaut avoir le cuir solide.

Camba l’a. La preuve? Rompant avec la tradition de la synthèse, il compte présenter sa propre motion lors du prochain congrès du PS.

En attendant, le Premier secrétaire distribue les claques avec délectation. Au FN, la bête noire. A Sarko, redevenu le meilleur ennemi. A Christian Estrosi, accusé de vouloir éradiquer la gauche. A Eric Ciotti enfin, qui ferait « presque du Médecin » à Nice. Pas franchement dans la nuance, le patron du PS…

 

Jean-Christophe Cambadélis, le Parti socialiste est-il au bord de l’implosion?
Pour la première fois depuis deux ans, nous sommes repassés devant l’UMP et le FN en terme de jugements positifs de la part des Français, permettez-moi de le dire. Alors oui, les socialistes sont confrontés à un certain nombre de difficultés, mais il ne faut pas y voir les conditions d’un schisme. Car où est le désaccord ? Une partie d’entre nous estime qu’il faut mettre le paquet sur les entreprises avant de distribuer. D’autres disent qu’il faut équilibrer entre les entreprises et les ménages. Il n’y a pas là de quoi faire une scission. D’autant que la politique que nous menons, avec les baisses d’impôts, mixe les deux.

Mais quoi de commun entre Hamon, Macron, Valls, Montebourg?
C’est la spécificité du Parti socialiste. Entre Rocard et Chevènement en leur temps, le fossé était certain. Toute l’histoire du PS est faite d’une aile gauche et d’une autre un peu plus à droite. Le problème du PS, c’est sa colonne vertébrale. Moi, je suis un homme non de synthèse, qui dissout les thèses, mais de compromis.

« Estrosi veut être le seul rempart au FN »

Au-delà du PS, va-t-on vers une grande recomposition de l’échiquier politique?
Pour l’instant, je vois une décomposition mais pas de recomposition. Le PS reste incontournable et, autour de nous, je vois l’émiettement. Mais je m’inquiète parce que si nous nous émiettions nous-mêmes, il n’y aurait plus de gauche, ce serait un moment historique où l’on se retrouverait dans un débat UMP – FN. C’est toute la stratégie d’Estrosi, de parier sur l’affaiblissement de la gauche pour se poser ensuite en seul rempart au FN. Il fait de votre région un laboratoire de ce que peut devenir le paysage politique français pour la gauche. Avec le risque de repasser du tripartisme à un bipartisme d’où le PS serait éliminé, notre électorat étant tenté de voter efficace contre le FN.

Manuel Valls n’en fait-il pas trop sur le Front national?
​Moi, j’ai fait une erreur. J’ai pensé que la crise du FN entre Mégret et Jean-Marie Le Pen l’avait brisé, que Jean-Marie Le Pen pouvait avoir des succès électoraux sur sa personnalité, mais que c’en était fini de cette forme d’extrême droite en France. D’autres ont fait la même erreur. Deux ans plus tard, Le Pen était au 2e tour de la présidentielle. Ce retrait de ceux qui combattaient le Front national, combiné à la banalisation de Marine Le Pen et à l’abaissement du système de défense de la droite classique, a créé un espace pour Marine Le Pen. La dangerosité du FN est toujours là. Ce n’est pas parce que vous avez abjuré publiquement un certain antisémitisme que ceux qui vous suivent ne le professent pas. A chaque élection, Marine Le Pen doit exclure une palanquée de candidats parce qu’ils sont antisémites, homophobes, islamophobes. Ces gens se retrouvent au FN avec une lecture de la société qui est le grand remplacement. A savoir que notre société est vouée à la disparition par une islamisation et qu’il faut donc séparer les Français de souche et de papier.

« A Paris, Ciotti est un grand républicain. Mais ici… »

Marine Le Pen très haut, ça fait quand même l’affaire de Hollande en vue de la présidentielle? 
Cette thèse du cynisme se heurte à trois écueils : le FN à 30 % tire la droite classique encore plus à droite. La preuve, le Ciotti de Nice n’est pas celui de Paris où il est considéré comme un grand républicain, mais ici il ne veut pas laisser d’espace au FN, il se montre donc très dur, c’est presque du Médecin. Ensuite, on ne peut prendre le risque d’avoir Marine Le Pen au second tour. Enfin, il n’est pas bon d’accréditer l’idée que le FN donne le tempo de la vie politique. Il faut donc maintenir le cordon sanitaire.

A Nice, Estrosi s’en est pris violemment au FN…
Je me félicite à chaque fois que la droite républicaine réagit. Mais si Estrosi pense que le danger c’est le FN, alors il va le démontrer en appelant à voter pour le PS là où nous serons confrontés au FN… Sinon, c’est une posture qui est une imposture

 

JCC Nice Matin