Tag élections européennes

12 Mai

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L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

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JCC RFI 12052014 bisJean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Frédéric Rivière sur l’antenne de RFI.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadelis, premier secrétaire… par rfi

17 Avr

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L’invité politique de la matinale d’Europe 1

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JCC E1matin 17042014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur l’antenne d’Europe 1.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’entretien ci-dessous:

 

Jean-Christophe Cambadélis : « Je ne suis pas le… par Europe1fr

28 Mar

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« La méthode du PCF et de Maurice Thorez »: Mon interview à l’Humanité.fr

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JCC humanité Europe

Le site Humanité.fr publie aujourd’hui une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du Parti Socialiste répond aux questions de l’Humanité Europe sur les changements dont l’Europe a besoin et sur la politique du gouvernement français.

Humanité Europe. Le Parti socialiste vient de lancer sa campagne des élections européennes ( https://www.choisirnotreeurope.fr/) dans un contexte marqué en France par le pacte de responsabilité et la recherche de 50 milliards d’économies dans les dépenses publiques. Par ailleurs, l’Allemagne vient d’annoncer la création d’un salaire minimum national. L’Angleterre parle d’augmenter le sien de 11 %. Barack Obama centre son discours sur l’état de l’Union sur la revalorisation des bas salaires. N’est-il pas temps pour la France et l’Europe de sortir de l’austérité pour retrouver la croissance et l’emploi?

Jean-Christophe Cambadélis. Nous ne sommes pas dans l’austérité en France mais dans la lutte pour réduire le déficit et pour la reconquête productive. Les autres pays ont à créer ou augmenter le SMIC mais en France il est là. Mais vous avez raison, la décision du gouvernement de coalition en Allemagne de reprendre la mesure phare du SPD (social-démocrate) sur le SMIC est très importante. D’abord pour l’Allemagne, ensuite pour les Européens car la relance en Allemagne aura quelques conséquences pour les autres pays. Ensuite, cela ouvre la voie à un SMIC européen et à une harmonisation sociale hautement souhaitable comme nous l’avons toujours demandé.

HE. Les grands mouvements de 2008-2009 qui ont vu des millions de personnes défiler dans les rues et les huit grandes organisations syndicales françaises signer une plateforme commune avec des propositions pour combattre la crise financière ont sans doute favorisé l’élection de François Hollande trois ans plus tard. L’absence de perspective politique à gauche aujourd’hui n’explique t-elle pas l’atonie actuelle, voire une certaine désespérance sociale qui s’exprime? Comment en sortir?

J.-C. C. Les manifestations contre l’austérité pèsent toujours et les réalités budgétaires aussi. Il faut répondre à la demande des peuples qui veulent la fin de la récession et de la politique européenne « austéritaire ». Nous le faisons en nous battant pied à pied contre le chômage, pour la croissance. Mais nous le faisons sous contrainte des déficits laissés par nos prédécesseurs. La France se redresse, c’est incontestable, mais moins vite que les Français et nous le souhaitons. Il y a des impatiences, des colères que nous comprenons. Mais c’est le chemin le plus court et le plus fiable pour sortir de la crise. Demander un compromis entre les salariés et le patronat, un donnant-donnant pour relancer le pays. N’était-ce pas la méthode soutenue par le PCF de Maurice Thorez au sortir de la guerre dans le premier gouvernement du général de Gaulle? Eh bien, nous faisons la même chose.

HE. Dans son document déclinant quatorze priorités pour réorienter l’Europe, le Parti socialiste déclare dans le même mouvement: « L’Europe a besoin de croissance, pas d’austérité. Nous demandons un calendrier étendu, crédible et réaliste de réduction des déficits publics…» Où allez-vous chercher l’argent de la croissance?

J.-C. C. La question des Européens, c’est: « quelle majorité pour quelle Europe? » et « quel candidat européen pour la présidence de la Commission européenne? » Nous voulons battre la droite sortante, dont le bilan est catastrophique. Nous appelons les Européens à « choisir notre Europe  ». Une Europe qui protège, qui soit performante mais qui progresse. Nous voulons une Europe plus simple, plus solidaire, avec davantage de cohésion. Le Manifesto adopté ce week-end par les 28 partis sociaux-démocrates d’Europe est une claire rupture avec ce qui se fait en Europe depuis plus de dix ans. Alors, où trouver l’argent? D’abord dans le fonds européen, ensuite dans la taxation des transactions financières, enfin dans les euro-projets, c’est-à-dire l’emprunt pour des projets concrets de croissance car l’Europe, elle, n’est pas endettée.

Entretien réalisé par Marc Berrus

 

18 Mar

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Pour choisir notre Europe

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Choisir notre Europe 160x160J’ai ouvert la session des 28 directeurs de campagne à Bruxelles. C’est parti!

Une campagne déclinée dans 28 pays. Martin Schulz lancera sa campagne officielle à Paris le 17 avril, puis à Berlin, Maastricht, Bruxelles et Florence, déjà 4 débats continentaux prévus. Il y en aura d’autres.

Le Manifesto a été traduit en 8 langues. Un nouveau site européen, la coordination des activistes, la liaison avec les syndicats, un maitre mot: lutter contre l’indifférenciation voulu par le PPE.

Nous sommes la seule alternative pour une autre Europe que celle de la droite. Il est impressionnant de voir chaque parti du PSE indiquer leur campagne européenne. Partout on souligne la différence : en Espagne contre la remise en cause de l’IVG, en Grande Bretagne où Ed Miliband vient de déclarer: « Il est vital pour la Grande Bretagne d’être en Europe », en Hongrie pour souligner qui est le représentant local du PPE : le sinistre Orban, en Allemagne sur le smig etc.

Nous sommes submergés par les demandes des ONG qui ont vu que le PSE faisait la course en tête.

07 Mar

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Juncker sera le candidat conservateur: Schulz est le candidat du changement

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jean claude junckerL’élection de Jean-Claude Juncker comme candidat du PPE n’est pas une surprise.

Désavoué dans son propre pays après les élections luxembourgeoises de 2013, l’ancien président de l’Eurogroupe devra assumer le programme austéritaire et conservateur de la CDU et le bilan de quinze ans de majorité conservatrice dans toutes les instances de l’Union européenne.

Avant la crise et depuis qu’elle se déroule, le PPE a fait le contraire de ce qu’il promet aujourd’hui.

L’accouchement de « Juncker candidat » n’aura pas été sans douleur. Juncker est le candidat dont Angela Merkel ne voulait pas car elle ne voulait pas de candidat du tout. Juncker est le candidat qui ne voulait pas lui-même être président car il déclarait lui-même que le poste de Président de la Commission est « trop fatigant, trop contraint« .

Juncker est un candidat malgré lui avec un programme qui le lie, déjà plombé par un bilan que personne n’oublie.

Face au candidat conservateur qui a été pendant 20 ans le chef de gouvernement d’un paradis fiscal et qui doit assumer la démocratie bafouée d’Orban, la négation des droits des femmes par Rajoy ainsi que l’hystérie de l’austérité de toute la droite européenne, l’alternative existe. C’est le candidat de la social-démocratie européenne, Martin Schulz qui est le seul capable de rassembler une majorité nouvelle pour bâtir une Europe qui protège, une Europe performante et une Europe qui progresse.

L’Europe ne peut avoir comme président un homme qui symbolise l’évasion fiscale l’austérité et le conservatisme.

06 Mar

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Congrès du PPE : Deux conservateurs pour un titre

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logo ppeLe Parti populaire européen aurait pu choisir un candidat à la présidence de la Commission en faisant confiance à la démocratie. Il a préféré laisser les chefs d’État et de gouvernement choisir à sa place.

Le PPE aurait pu proposer un projet européen qui tire les conséquences de 15 ans de domination conservatrice qui a abouti à la crise. Il a choisi Dublin, la capitale d’un pays, l’Irlande où l’impôt sur les sociétés est passé de 50 à 12 % « grâce » à Charles McCreevy, ministre des finances conservateur qui fut le prédécesseur de Barnier comme Commissaire en charge du marché intérieur.

L’Irlande c’est aussi ce pays où la forte implantation des conservateurs explique, outre la dérégulation sans frein, l’absence de lois justes en faveur de l’avortement.

Qui sont les deux ?

L’ancien Premier ministre letton Valdis Dombrovskis, limogé par le Président de Lettonie a fini par retirer sa candidature…

Le plus soutenu : l’ancien président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker qui, bien que « centre droit », devra assumer le programme de la CDU-CSU et des partisans de l’austérité. Celui qui fut pendant 19 ans premier ministre d’un paradis fiscal prétend donc diriger la Commission européenne. Pas le meilleur candidat pour mettre en place la taxation des transactions financières qui est au cœur du programme du PSE.

Le plus isolé : l’actuel commissaire au marché intérieur Michel Barnier qui n’est soutenu que par son parti l’UMP et… excusez du peu le Fidesz, le parti de Viktor Orbán qui sévit en Hongrie et qui, avec le soutien de l’extrême droite a mené les pires régressions démocratique dans un État-membre de l’Union européenne depuis que celle-ci existe.

Pour succéder à Barroso, la droite européenne choisira donc un candidat plus impuissant que ne l’est l’actuel président de la Commission ou encore plus éloigné des préoccupations sociales, économiques et démocratiques des citoyens européens.

 

05 Mar

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Ça bouge à Berlin

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drapeau allemand 2Les élections européennes du 25 mai seront historiques.

Pas seulement parce que le futur Président de la Commission sera élu dans les urnes et non pas désigné dans un couloir.

Ce qui sera historique, c’est aussi et surtout, la réorientation de la politique économique européenne qui s’annonce en cas de victoire de Martin Schulz et des sociaux-démocrates.

Pour preuve, le mouvement du Gouvernement allemand qui, aujourd’hui, dans une note du ministère de l’Économie, reconnaît que « des déséquilibres excessifs et durables » de la balance commerciale sont « dommageables à la stabilité de la zone Euro ». En clair, Berlin admet que son gigantesque excédent commercial de 200 Milliards se fait grâce à une demande intérieure atone qui pénalise les travailleurs allemands mais aussi ses voisins forcés de surenchérir dans la déflation salariale.

A travers cette note, Berlin reconnaît donc discrètement qu’en voulant exporter à tout prix, l’Allemagne exporte également sa politique d’austérité et que cela freine la reprise économique sur notre continent. Le Gouvernement allemand a compris qu’il doit soutenir davantage sa demande domestique pour augmenter ses importations et booster l’économie de ses voisins.Ca bouge donc à Berlin, où l’on semble déjà préparer le changement de majorité en Europe.

Voter progressiste le 25 mai est donc essentiel pour doter notre continent d’une politique économique favorable à la croissance.

Le 25 mai nous devons choisir une Europe qui va de l’avant et tourne le dos à l’Europe des conservateurs et des marchés, une Europe qui tend la main aux Européens. Notre Europe en somme.

 

20 Fév

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Elections européennes : une victoire socialiste en Europe est à portée de main

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logopseUn sondage ne fait pas une élection, mais il donne toujours une indication. Il est l’expression d’une intention à un moment donné.

Ainsi, les récents sondages, depuis celui publié par El Pais en novembre dernier à celui de Pollwatch publié aujourd’hui, indiquent une majorité sociale-démocrate au Parlement européen.

Pollwatch compile des sondages fait dans tous les Etats-membres et cela donne l’image d’une majorité de gauche à portée de main au Parlement européen. Le PPE passerait des 271 actuels à 202 sièges et le PSE lui passerait devant en gagnant 31 sièges pour atteindre 221 députés.

Vers une bipolarisation parlementaire ? C’est la confirmation d’une tendance que l’on observe à travers plusieurs signes.

D’abord, le choix de Martin Schulz pour incarner les propositions des sociaux-démocrates européens a donné un visage à un projet. Cela donne chair à l’idée que l’Europe peut changer. Voilà pourquoi Angela Merkel traîne des pieds et pourquoi elle rechigne à laisser le PPE se donner un candidat car elle sait que pour les conservateurs la bipolarisation serait fatale. Leur bilan sera un boulet et alors qu’ils avaient tous les pouvoirs – étant majoritaires dans toutes les instances européennes, y compris les gouvernements – ils n’ont fait qu’aggraver la crise et durcir le divorce entre les Européens et l’Europe.

C’en est fini depuis longtemps du « compromis historique » entre démocratie-chrétienne et social-démocratie. Le temps est venu d’assumer une bipolarisation jusqu’au sein du Parlement européen et un affrontement démocratique entre un projet de droite et un projet de gauche.

Il faut aussi s’attendre à une percée de la gauche radicale qui ne pourra rien faire seule. Les centristes et les écologistes font les frais de cette bipolarisation du champ européen qui voit s’affronter la gauche et la droite.

Quant aux europhobes  qu’il faut cesser de qualifier d’eurosceptiques, voter pour eux est un acte stérile. Ils ne peuvent ni bloquer, ni empêcher, ni même détruire l’outil européen.

La campagne ne bat pas encore son plein, mais en se mobilisant sans relâche, avec une détermination sans faille et une motivation sans limite, nous pouvons convaincre les électeurs que l’Europe peut changer et que nous pouvons la changer avec une nouvelle majorité.

C’est manifeste, le PSE a le vent en poupe car il capte ceux qui croient en une alternative crédible à l’austérité. Et François Hollande en est le point d’appui. Voilà ce que personne ne vous dira. Une majorité de gauche en Europe est possible.

04 Fév

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Mon interview au JDD.fr: « Jamais un gouvernement impopulaire n’a gagné les élections intermédiaires »

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JDD 04022014Vous pouvez retrouver l’interview sur le site du JDD.fr en cliquant ici.

 

INTERVIEW – Alors que le PS vient juste de lancer sa campagne pour les Européennes, samedi à la Mutualité, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de cette campagne, revient sur les enjeux du scrutin. Et évoque aussi les municipales avec un discours nettement moins optimiste que celui d’Harlem Désir.

Faites-vous partie de ceux qui à gauche regrettent le recul sur la loi Famille?
Nous sommes dans la grossesse nerveuse. On veut voir dans l’abandon du projet de loi Famille, une reculade du gouvernement. Mais sur quoi? La PMA et la GPA n’étaient pas, avant la manifestation de la droite catholique, dans la loi. C’est typique de notre débat national qui s’enflamme sur des symboles et des rumeurs.  Les choses sont claires : notre priorité c’est la croissance. Les problèmes de société seront traités mais en temps et en heure. Ils ne peuvent se substituer à l’urgence du moment : remettre sur pied le pays.

Pour les municipales, le PS ne cesse de répéter qu’il craint l’abstention. Le pacte de responsabilité et le recul sur la loi famille et la PMA vont-ils aider les socialistes à se mobiliser?
Les élections municipales sont des élections locales. Hors, le bilan des socialistes dans les municipalités est excellent. Les Français comprennent parfaitement que l’attention du gouvernement doit porter avant tout sur le redressement économique et social de la France.

«Les problèmes de société seront traités mais en temps et en heure.»

Harlem Désir évoque des municipales de « conquêtes ». Partagez-vous un tel enthousiasme?
C’est évidemment un discours de mobilisation mais nous savons que la situation sera difficile. Jamais un gouvernement impopulaire n’a gagné les élections intermédiaires sous la Ve République. Il faut donc se mobiliser. Nous aurons des gains et des pertes. La partie sera rude. Si deux tiers des Français voteront sur des enjeux locaux, un tiers des Français le fera à partir des évènements nationaux et de leur lecture de la politique gouvernementale. On peut craindre un abstentionnisme de masse, surtout à gauche.

Vous parlez aussi de scénario gris et de scénario noir…
Vous avez un scénario noir qui serait une défaite des socialistes sans gains significatifs aux municipales et aux européennes. Un scénario gris serait une absence de vague bleue, pas de vague noire – c’est-à-dire pas de vague Front national -, pas de vague rouge, mais des pertes et des gains et au final une confirmation pour les socialistes des positions acquises depuis de nombreux scrutins. Ce scénario est le plus probable mais il dépendra de l’abstention au premier tour.

S’agissant des élections européennes, on a l’impression que les socialistes prônent la relance en Europe et la rigueur en France. N’est-ce pas contradictoire?
Pas du tout. On ne peut  pas s’en sortir uniquement avec une politique rigoureuse en France. Cette politique est supportée difficilement par les Français. Cela se fait dans la douleur avec un peuple qui souffre. Donc c’est maintenant à l’Europe de faire sa part du travail avec une relance économique. Lors des  prochaines élections, il y a la possibilité d’une majorité progressiste emmenée par Martin Schulz. Pour la première fois, c’est cette majorité d’eurodéputés  qui pourra désigner son candidat à la tête de la Commission.

«L’électorat de Marine Le Pen ne se déplace pas aux élections européennes.»

Quel est l’objectif du PS pour ces élections. Être devant le FN?
Il est simple : faire plus que la dernière fois où nous avions 14 députés et faire en sorte que les sociaux-démocrates en Europe arrivent en tête. Aujourd’hui, Marine Le Pen fanfaronne sur les sondages mais chacun sait que son électorat ne se déplace pas aux élections européennes.

Êtes-vous favorable à une grande manifestation de gauche contre l’extrémisme de droite?
Nous ne sommes pas dans les années trente. S’il y a des résurgences fascistes, ils n’ont pas l’organisation et la puissance des ligues entre les deux guerres. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas nécessaire de les combattre.  Cela peut se faire par des manifestations mais pour cela il faut qu’elles soient d’ampleur, qu’elles réunissent toutes les gauches, et défendent la République. Ce n’est pas au Parti socialiste de l’organiser.

Samedi, Edouard Martin a clairement critiqué le pacte de responsabilité, disant qu’il fallait en faire plus pour la demande et moins pour l’offre. Le PS peut-il avoir sa tête de liste la plus emblématique qui critique l’action gouvernementale?
Ce n’est pas un problème, c’est sa position. Il défend encore la position de la CFDT. Ce n’est pas un militant socialiste. C’est un militant de la réorientation européenne  qui défendra le moment venu  le programme qui sera celui de tous.

Après cette séquence électorale, est-ce un nouveau temps du quinquennat qui doit s’ouvrir?
Ce temps nouveau a commencé le 31 décembre et le 14 janvier. Le président de la République a accéléré sa politique. Mais il n’est pas impossible qu’il y ait un temps nouveau au Parti socialiste.

Arthur Nazaret – Le Journal du Dimanche

mardi 04 février 2014

 

18 Déc

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Pourquoi Edouard Martin ?

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edouard martin 2La venue d’Edouard Martin sur les listes socialistes aux élections européennes provoque à droite trépignements et indignation. On les comprend, c’est quand même mieux que Nadine Morano comme dirait Bernard Accoyer.

Quel mépris pour les ouvriers quand même ! Laissons cela ! Le fait qu’un syndicaliste qui a ferraillé et durement contre le Parti socialiste vienne sur ses listes est la manifestation que l’enjeu n’est pas national mais européen. Edouard Martin garde ses colères, ses engagements, mais il veut les porter là où cela se décide : au Parlement Européen.

Pour la première fois le Parlement Européen va décider qui sera président de la Commission. Pour la première fois les citoyens d’Europe ne vont pas être spoliés de leur vote. Pour la première fois la majorité parlementaire va peser sur le destin de l’Europe.

Edouard Martin veut en être avec le PS, parce qu’il sait que seul le PSE a une chance d’être suffisamment fort pour propulser l’un des siens à la présidence de la Commission et mettre fin à dix ans de règne conservateur. Il n’abandonne ni ses colères, ni ses combats. Il cherche à les poursuivre par d’autres moyens.

Pour le PS, c’est au-delà du symbole le moyen de faire saisir l’enjeu de cette élection.  Il ne s’agit pas d’un débat national mais d’un enjeu continental, européen. Cette venue est une arme anti abstention.  Elle veut dire ne vous laissez pas faire, votre destin va se jouer dans cette élections ! On a des désaccords, mais on a un intérêt commun, une majorité progressiste au Parlement Européen qui en finisse avec les conservateurs qui ont ruiné l’Europe et précariser les peuples.