Tag élections municipales

18 Jan

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François Bayrou le gagnant du tournant

par

bayrouJean-François Copé constatant que l’accélération de François Hollande que l’on surnomme « le tournant » avait conduit à son isolement, cherche à réagir.

Son mentor, Nicolas Sarkozy, ne veut pas laisser à François Hollande le monopole du centre favorable au pacte de responsabilité. Alors, la mort dans l’âme, les Umpistes ont avalé leur chapeau d’autant que sur le terrain cette concurrence UMP/ UDI-Modem tournait à l’avantage de l’ancien ministre de Jacques Chirac.

A l’évidence l’ancien Président a pris la mesure de l’impact sur le champ politique de la conférence de presse de François Hollande. Il ne souhaite pas laisser cet espace et se laisser pousser à droite. Il a donc décidé avec Jean-François Copé de soutenir François Bayrou.

Le président de l’ UMP cherche aussi quelques gains électoraux aux municipales car la moisson s’annonce moins fructueuse que prévue. Mais la candidature du socialiste David Habib qui est celle d’une nouvelle donne à gauche est bien partie.

Il n’en reste pas moins que François Bayrou est le gagnant improbable d’un discours délimitant une nouvelle frontière dans le redressement du pays.

08 Jan

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Guerre à l’abstention de gauche

par

pointrosepsEn quinze mois le Parti socialiste a perdu 25 points de bonnes opinions. C’est vertigineux !

Nous étions à 50% en septembre 2012, nous sommes à 30% en décembre 2013. C’est inquiétant ! Nous sommes surclassés par l’UMP de Jean-François Copé, 33% de bonnes opinions contre 30% pour le PS. C’est tout dire !

Ces chiffres présentés par Pascal Perrineau du Cevipof dans Le Figaro ne sont pas là pour accabler « Solférino » en général et Harlem Désir en particulier. Ils participent à la crise de la représentation française accentuée par la présence de la  gauche au pouvoir en temps de crise.

Les autres formations ne sont pas mieux. L’UMP est un bateau ivre sans mat et sans cap. La représentation politique est émiettée, individualiste, sans principe ni dessein mais avec un trop plein de destin.  Le facteur aggravant de ce constat est le niveau persistant du Front National même si il a perdu de sa dynamique.

Ces chiffres annoncent une bouderie démocratique sans précédent lors des prochains scrutins.  Si nous n’y prenons pas garde l’abstention de gauche sera violente. L’électorat socialiste n’est tenté par rien d’autre : ni par le centre, ni par Mélenchon, ni par les écologistes. La droite elle, classique ne le convainc pas. Heureusement que l’électorat se déterminera principalement sur celui ou celle  qui sera le mieux à même de  conduire la cite. Ce qui devrait permettre à la gauche de mieux résister.  Mais attention à l’abstention qui rôde.

Certes l’électorat de gauche ne veut pas du Front National. Il fera ce qu’il faut. Mais il est des niveaux au premier tour qui créent des situations difficilement surmontables au second. A cela s’ajoutera le casse-tête du désistement républicain là où la gauche sera en 3e position.

Il serait temps de déclarer la guerre à l’abstention. Il serait temps de réaffirmer les marqueurs de gauche dans chaque reforme et dire quelle France nous construisons.  Car je rappelle qu’une contre-performance sévère aux élections sera vécu comme la sanction d’une politique et ses dernières inflexions social-libérales ou pas.