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18 Mai

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – Gouvernement d’Édouard Philippe – jeudi 18 mai 2017

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Retrouvez ci-dessous la vidéo de la conférence de presse du jeudi 18 mai 2017 de Jean-Christophe Cambadélis:


Point de presse de Jean-Christophe Cambadélis à… par PartiSocialiste

04 Jan

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L’invité d’Arlette Chabot sur LCI

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LCI 04012016

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique d’Arlette Chabot sur LCI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

 

Je suis d’accord avec l’orientation du Président de la République. Il faut combattre l’EI par la coalition et le terrorisme par la cohésion.

Le président préconise des mesures pour combattre le terrorisme et rassembler les Français. Moi, vous me trouverez toujours aux côtés des Français pour la défense de leur sécurité, quand ces questions seront posées, en sachant que, je le ferai dans le respect du droit, des valeurs et de l’efficacité.

L’état d’urgence est indiscutable la déchéance de la nationalité est discutable. Discutable parce que ce n’est pas une valeur ou un principe ou une proposition qui vient de la gauche. Mais ce n’est pas indigne, parce que c’est déjà dans notre code civil (…).

Il faut dans ce débat raison garder. J’appelle la gauche et les socialistes à prendre de la hauteur vis-à-vis de ce débat. Je les appelle à discuter, à se respecter. Il n’y a pas les enfants de Pétain d’un côté et les protecteurs des terroristes de l’autre.  Il y a simplement des hommes et des femmes, des parlementaires, puisque c’est eux qui vont travailler sur le sujet, qui ont à trouver une solution pour rassembler l’ensemble des Français sur leur sécurité.

La discussion doit se mener. Je m’inscris dans le débat parlementaire. (…) Il y a plusieurs pistes, l’indignité nationale, la déchéance des droits civiques. Sur la déchéance de nationalité dont je vous ai dit ce que j’en pensais, il y a l’ouverture à tous les Français. Il y a à discuter à partir de l’orientation fixée.
A l’avenir il faut que les socialistes portent la bataille du droit du sol dans l’article 34 de la constitution car j’ai peur que petit à petit on en vienne à remettre en cause le droit du sol.

Dans l’esprit de concorde nationale, nous débattrons  sur la déchéance de la nationalité dès le 18 janvier, après les commémorations.
La droite aujourd’hui est dans le flou. Elle ne dit pas ce qu’elle veut. Elle est aujourd’hui dans l’hésitation par rapport à la réponse que l’on doit porter à ce problème récurrent et important, qui est la sécurité des Français face au terrorisme.
Alain Juppé c’est la vieille droite qui a les mêmes réflexes depuis tous temps quand on veut être en capacité de protéger les Français ; pour lui c’est un coup politique.

La déchéance de la nationalité n’est pas une idée de gauche. Le Président a choisi cette voie pour ouvrir la possibilité de l’union nationale car la droite fait ce préalable pour voter la réforme constitutionnelle. Donc le président de la République a choisi la formule a minima, qui est celle du Conseil d’Etat mais qui finit par poser plus de problèmes qu’en résoudre. C’est une piste qui est posée aux socialistes, à l’ensemble de la gauche, à savoir si l’union nationale vaut ce type de mesure. Sinon, quel type de mesure nous pouvons mettre en place pour garantir la cohésion nationale.

2016: Il faudra combattre le chômage, nous n’y sommes pas encore, même s’il y a ici ou là des chiffres qui sont positifs, même si la croissance est plus importante que d’aucun le pensaient. Il y a aussi le volet de la lutte contre la précarité auquel je tiens et nous ferons des propositions au cours du mois de janvier sur ce sujet, pour tous les gens qui sont déclassés et hors de notre système aujourd’hui. Et puis, il y a la dimension politique : rassembler l’ensemble de la gauche.

 

 

22 Fév

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L’invité de Maïtena Biraben dans le Supplément sur Canal Plus

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JCC supplément 22022015

Jean-Christophe Cambadélis était ce midi l’invité de Maïtena Biraben dans le Supplément de Canal Plus.

 

Retrouvez l’émission en cliquant ici ou bien ci-dessous:

 

13 Fév

Commentaires fermés sur Carnet de route – quatrième étape du 11 et 12 février 2015

Carnet de route – quatrième étape du 11 et 12 février 2015

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C’est une petite touche européenne qui a été donnée au déplacement de Jean-Christophe Cambadélis à Strasbourg au cours de la journée du mercredi 11 février puisqu’il a profité de la session plénière du parlement européen pour rencontrer la délégation socialiste française au Parlement européen (DSF) présidée par Pervenche Berès, élue en Ile-de-France.

Au cours de cette première rencontre, il a fait un point sur la nécessité de mieux inscrire au centre du Parti les politiques européennes, qui ne sont plus des éléments de politique étrangère, de manière à ce que les eurodéputés soient plus intégrés qu’ils ne le sont actuellement aux débats du Parti afin, en quelque sorte, de faire mentir ce titre d’un épisode de Borgen : « personne ne vous entend crier à Bruxelles ».

Par la suite, le Premier secrétaire a rencontré Gianni Pitella (PD), le président du groupe Socialistes et Démocrates (S&D) en compagnie de Philip Cordery, député des Français du Benelux, secrétaire national à l’Europe, membre de la Présidence du PSE dont il fut six ans durant secrétaire général, et aussi de Javier Moreno Sanchez, le secrétaire
général du groupe S&D. Ce fut l’occasion d’adresser une fois de plus un message de gratitude à Gianni Pitella pour sa présence lors de la marche du 11 janvier.

Au cours de cet entretien, Jean-Christophe Cambadélis et Gianni Pitella ont évoqué la nécessité de renforcer la coordination entre le groupe S&D et le PSE, dont le Premier secrétaire du PS est également le premier vice-président afin de mieux répondre aux défis du moment.

Par la suite, Jean-Christophe Cambadélis a eu un court entretien avec le Président du Parlement, Martin Schulz qui a évoqué avec lui la manière dont les sociaux-démocrates pouvaient aider Alexis Tsipras et son gouvernement à réussir pour le bien des Grecs.
Enfin, cette séquence européenne s’est conclue par une intervention devant le groupe S&D sous la présidence d’Henrique Guerrero. En voici quelques extraits :

« Merci aux sociaux démocrates européennes pour leur soutien, merci à Gianni pour sa présence à nos côtés.

Nous nous apercevons que le djihadisme est une donnée avec laquelle il va falloir s’habituer à vivre. […] Le terrorisme se nourrit d’une situation au Moyen Orient qui perdure et qui a des conséquences dans d’autres pays. […] Nous serons confrontés au retour possible de combattants issus de nos pays. Toutefois, il ne faut pas sombrer dans le Patriot act. […] Alors que nous sommes encore dans le combat contre l’évasion fiscale, la question des soutiens financiers du terrorisme international est maintenant clairement posée. […] A côté du djihadisme, nous sommes aussi confrontés à la montée des populismes qui ont en France le visage du  Front national. La social-démocratie doit combattre ces populismes. Pour les combattre il faut les assécher. Les conservateurs en sont incapables à cause de leurs politiques. Toutefois, il faut dire que le plan d’investissement fut un premier acte dans le redressement. […]

Nous plaidons pour un traité social en Europe pour améliorer le niveau de protection sociale et des politiques sociales et la situation grecque nous pousse à hausser notre niveau de jeu. Le Pasok avait été un bouclier pour le peuple grec or celui-ci voulait un glaive. […] Il y a comme un air de république de Weimar dans la situation grecque car on a un peuple à bout, un gouvernement à cran dans un contexte à vif. Et si le gouvernement échoue, c’est un boulevard pour Aude Dorée. Syriza a peu de marges de manœuvres, peu de moyens de faire ce qu’ils ont dit. […]

L’Europe est à la hauteur de sa responsabilité dans la crise ukrainienne avec le rôle que jouent François Hollande et Angela Merkel. Cela prouve qu’une diplomatie européenne est possible. Cela prouve qu’une diplomatie européenne peut discuter avec les Etats-Unis pour peser sur le TTIP car il y a beaucoup de problèmes. […]

La cop21 sera un rendez vous de l’humanité. Il faut le réussir. […]

Il serait nécessaire de mieux coordonner l’ensemble des réseaux sociaux-démocrates européens PSE, groupe S&D car trop souvent, chacun travaille dans son coin. Il faut que le PSE se pose en alternative lors de son congrès à Budapest et qu’il gagne en visibilité car nous en avons besoin. Normalement au lendemain d’un échec électoral, nous aurions dû en tirer le bilan. La grande difficulté européenne est qu’on travaille à 28 en convergences alors que les élections sont des moments de divergences. Le PSE ne peut pas être l’expression du compromis. Sinon il n’est pas visible. Nous devons être capable de porter le social et pas seulement le compromis sur le plan économique. Sinon nous semons les échecs de futurs déboires électoraux. »

La suite de la journée s’est terminée par un dîner avec les dirigeants, les élus et les candidats socialistes aux élections départementales du Bas-Rhin avec Mathieu Cahn, le Premier secrétaire fédéral, en compagnie du député Philippe Biès, de plusieurs conseillers généraux comme Serge Oehler, Raphael Nisan, Eric Elkouby, ou encore Suzanne Kemp, Alain Fontanel et Camille Gangloff, secrétaire fédérale aux questions européennes. Ce fut l’occasion d’un débat sur la situation politique et les enjeux du combat contre l’extrême droite en Alsace.

 

Jeudi 12 février après un trajet en TER de Strasbourg pour relier la belle ville de Metz, Jean-Christophe Cambadélis a été accueilli par Dominique Gros Maire de Metz et Jean-Pierre Liouville, premier secrétaire fédéral de la Moselle en mairie de Metz.

Ces derniers ont ensuite rejoint Paola Zanetti, et Michel Liebgott, députés de la 7e et 8e circonscription de la Moselle, Jean-Pierre Masseret, Président de la région Lorraine et Jean-Marie Gisquet, secrétaire fédéral à la communication pour un déjeuner avec la presse locale.

Le début d’après-midi fut consacré à la visite du Centre Pompidou de Metz, première décentralisation d’un établissement culturel public national. Aux côtés de Jean-Pierre Liouville, de Dominique Gros et des candidats aux élections départementales pour les cantons numéros 1, 2 et 3 de Metz (Patricia Sallusti, Jean-Michel Toulouze, Sébastien Koenig et Sélima Saadi), Jean-Chistophe Cambadélis a pu découvrir l’exposition Phares dont les oeuvres monumentales sont exposées au sein de la grande nef du musée, espace d’exposition unique en Europe par son volume.

C’est ensuite en Mettis, véhicule articulé à mi-chemin entre le bus et le tramway, que Jean-Christophe Cambadélis, toujours accompagné du Premier secrétaire fédéral, du Maire de Metz et des candidats aux élections départementales, s’est rendu dans le quartier de la Borny pour visiter la Boîte à Musique (BAM) inaugurée en septembre dernier. Salle de concert mais également lieu de rencontres et d’information dédié aux musiques actuelles, la BAM accueille aussi associations et musiciens dans une logique d’aide au développement de leur projet artistique (répétition, formation etc.).

La fin d’après-midi était consacrée à la visite de l’entreprise Les Bronzes d’Industrie (LBI) située à Amnéville. Entreprise familiale depuis 1919, cette fonderie spécialisée dans la technique de centrifugation qui permet notamment de faire tourner les métaux en fusion à grande vitesse pour améliorer leur résistance au frottement et à l’usure, emploie 300 salariés donc 210 en Moselle. Après une présentation de l’entreprise, c’est guidés par Luc Lajoye, PDG de l’entreprise et Laurent Lajoye, Directeur général, que Jean-Christophe Cambadélis aux côtés de Jean-Pierre Liouville mais également de Lionel Fournier, Maire de Rombas, Michaël Weber, Maire de Woelfling et Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine, Maire de Verny, ont pu assister à toutes les étapes de fabrication, de la fusion des métaux à la mise en forme et à la transformation du produit fini. Profitant de cette visite, Luc Lajoye a fait part au premier secrétaire du peu d’intérêt des jeunes pour ce secteur pourtant attractif en terme d’emplois et des difficultés qu’il rencontre à trouver de nouveaux apprentis.

La journée s’est achevée par un banquet républicain autour de René Drouin, Maire de Moyeuvre-Grande, Michel Liebgott et Paola Zanetti, Jean-Pierre Masseret et des militants socialistes de la fédération socialiste de la Moselle. L’occasion pour le premier secrétaire d’encourager les candidats aux élections départementales et de dédier cette soirée « au combat des socialistes, les jours où ils tutoient l’histoire ».

 

Prochaine étape, le 27 février en Loire Atlantique.

Retrouvez ci-dessous les photos du déplacement (crédits photos Mathieu Delmestre):

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05 Sep

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AFP: Cambadélis persuadé que l’exécutif « aura » une majorité au Parlement

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afp
PARIS, 5 septembre 2014 (AFP) – L’exécutif « aura » une majorité au Parlement lors des votes budgétaires cruciaux attendus à l’automne, a assuré vendredi le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, convaincu que la quasi-totalité des frondeurs restent « très attachés » au Parti socialiste. »Si l’exécutif cherche l’unanimité (de sa majorité) derrière sa ligne politique, il ne l’aura pas. Mais une majorité, il l’aura », a déclaré le responsable socialiste lors d’un entretien à l’AFP. »Les socialistes, a-t-il ironisé, ont cette capacité à monter très rapidement au cocotier et à en descendre tout aussi rapidement. Ce qui fait le bonheur des médias mais pas toujours des sondages ».

Pour lui, « l’immense majorité (des socialistes), tant au Parlement qu’au Sénat, soutient l’action du gouvernement ».

Le premier secrétaire était interrogé sur la majorité dont l’exécutif pouvait disposer au Parlement, alors que des votes très importants sont attendus ces prochaines semaines, en particulier sur le projet de budget 2015 et le projet de budget 2015 de la Sécurité sociale.

« Je crois que les positions sont maintenant posées. Il y a une trentaine de parlementaires qui contestent tel ou tel aspect de la politique gouvernementale », a reconnu toutefois Jean-Christophe Cambadélis, par allusion aux « frondeurs » du PS qui se sont élevés contre l’orientation récente du gouvernement Valls.

« Je continue à penser qu’ils ne prennent pas en compte la nouvelle donne. Mais je respecte leur position », a poursuivi le responsable socialiste.

Selon lui en effet, les différentes séquences politiques récentes en France ont « littéralement zappé les vraies questions, à savoir la déflation, la relance européenne avec d’un côté les 300 mds d’investissements proposés par Juncker et de l’autre les mesures anti-déflationnistes de M. Draghi (le patron de la BCE) ».

Mais ces séquences ont aussi « zappé, a-t-il relevé, l’infléchissement gouvernemental. C’est malheureux ».

« Car nous ne sommes plus dans l’épure budgétaire qui était celle des 3% (de déficit du PIB) pour la fin de l’année. Nous avons, dans les mesures annoncées par le gouvernement, des mesures fiscales permettant de soutenir les ménages », a-t-il relevé également.

Pour lui donc, « nous sommes dans une toute nouvelle époque et avant d’être dans le préjugé sur la politique gouvernementale, il vaudrait mieux juger ce que le Premier ministre va être amené à dire. Je ne doute pas que nos amis (frondeurs) prendront en compte ce qui est réellement en jeu », a développé Jean-Christophe Cambadélis.

Quant au vote de confiance du gouvernement attendu le 16 septembre, le dirigeant socialiste a assuré qu' »il passera (…) Je ne suis pas inquiet ».

« Je les pense très attachés au PS, a-t-il dit aussi au sujet des +frondeurs+, même si je les estime enfermés dans une logique politique qui ne leur permet plus, à un moment, d’enregistrer les avancées. Parce que la fronde nourrit la fronde ».

« Aucun des frondeurs, a-t-il appuyé, peut-être un ou deux, ne voit son destin et son dessein s’épanouir au sein du PCF, qui a sa propre histoire, ses propres problèmes ».

05 Août

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Comportement de certains députés européens: question à Monsieur le ministre des affaires étrangères

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Parlement européen

 

Question publiée au JO le : 05/08/2014 page : 6559

 

M. Jean-Christophe Cambadélis interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la position prise par le Gouvernement à la suite du comportement de certains députés européens français lors de la première session du nouveau Parlement européen, le 1er juillet 2014. Certains de ces parlementaires ont en effet symbolisé leur refus de participer au débat en tournant le dos à l’hémicycle alors que se jouait l’hymne européen. Ces députés ont affiché ostensiblement leur opposition à l’institution dans laquelle ils siègent et, à travers eux, c’est la France qui a été avilie. Il lui demande s’il compte intervenir auprès du Parlement européen pour demander des sanctions contre les élus auteurs de ces agissements anti-démocratiques.

 

Réponse publiée au JO le : 03/02/2015 page : 702

La première session plénière de la mandature 2014-2019 du Parlement européen s’est tenue à Strasbourg du 1er au 4 juillet 2014. Lors de l’ouverture de la séance, les eurodéputés du groupe Europe, libertés et démocratie directe ont volontairement tourné le dos à l’orchestre qui jouait l’hymne européen dans l’hémicycle. Certains eurodéputés non-inscrits, parmi lesquels siègent 24 élus français, sont, quant à eux, restés assis pendant l’hymne. Le gouvernement ne peut que regretter cet incident. L’hymne européen symbolise, en effet, les valeurs partagées par les Etats membres et incarnées par l’Union européenne. Il revient au Parlement européen de déterminer, conformément aux dispositions prévues par son règlement intérieur, les comportements admissibles en son sein et les éventuelles sanctions dont ses membres pourraient faire l’objet.

04 Déc

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La prostitution: le piège

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SEANCE DES QUESTIONS AU GOUVERNEMENT A L'ASSEMBLEE NATIONALE.Est- ce qu’il y avait urgence ? Et l’abolition de la prostitution le peut-on par un texte de loi ? Quel homme de gauche ou tout simplement humaniste peut-il être pour la marchandisation des corps ? C’est au nom de ce principe que je fus hier contre la PMA ouvrant le chemin à la GPA.

Doit-on pour autant refuser que l’Etat s’immisce dans les pratiques sexuelles ? L’argument est percutant mais est-il pertinent ? Alors laissons prospérer la pédophilie ?! Cela n’a pas de sens. Mais ce texte va t-il atteindre son but ?

Dans ma circonscription, la 16e de Paris, le 19e arrondissement, il y a plusieurs centaines de prostituées. Celles du nord de l’arrondissement sont d’Europe centrale et sous la coupe de mafias. Celles du boulevard de la Villette asiatiques, sont souvent seules. Voilà des années qu’avec Roger Madec, Sénateur et François Dagnaud, Maire de l’arrondissement, nous sommes confrontés à tous les aspects du problème. Les bénévoles du lotus Bus qui chaque soir viennent en aide à plus de 150 prostituées, s’emportent contre ce texte lors de nos rencontres. Il est vrai que la pénalisation du client va conduire à une clandestinité et une précarisation accrues. Et l’abandon du délit de racolage passif laisse perplexe. L’incitation serait licite mais céder à celle-ci illicite. Et le délit d’intention complexe à définir quand le racolage est toléré.

Quand à la volonté de tarir la demande, à défaut de pénaliser l’offre via une amende, on s’interroge. Qui cela va t-il toucher ? 1500 euros ce n’est dissuasif que pour ceux qui n’ont pas les moyens de faire face. Et que fait-on pour la prostitution mondaine ? Ne réintroduit-on pas, avec la volonté de bien faire, une prostitution de classe ? N’ouvre-t-on pas le chemin aux appartements clos ? La prostitution est une pratique dégradante pour les femmes réduites à un morceau de chair que l’on se repasse moyennant finances. Celle-ci ne peut être défendue au nom d’une tradition sexuelle. Les femmes qui se prostituent ne le font jamais de gaité de cœur.

La rencontre de la misère et de la misère sexuelle ne saurait être érigée en phénomène folklorique. Ceux qui parlent ainsi au nom d’un machisme de bon aloi, ne connaissent ni le malheur de ceux qui s’offrent, ni les réseaux qui les utilisent, ni l’exaspération des riverains qui vivent avec ce commerce.

Comment croire pour autant qu’une simple autorisation de séjour de 6 mois renouvelable ou une somme encore floue de l’allocation temporaire d’attente évitera toute entrée dans la clandestinité ? Le refoulement dans la clandestinité, voilà le problème de cette loi nous disent les associations du 19e qui viennent en aide aux prostituées. Cachez cette pratique que les bonnes mœurs ne sauraient accepter sur nos trottoirs ! C’est dire si ce texte soulève plus de questions qu’il n’en résout.

Mais la nature du sujet place le parlementaire dans un piège. Voter contre cela sous entendrait que l’on est contre l’objet du texte qui dit s’attaquer à la prostitution. Cela sous entendrait même que le parlementaire vote une sorte d’encouragement. S’abstenir ne serait pas très courageux. Et voter pour serait cautionner une loi qui rate sa cible. Voilà pourquoi ce texte est un piège. Alors la mort dans l’âme, comme j’ai la prostitution en horreur, je vote sans adhésion pour une loi inaboutie.

27 Nov

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Un séisme parlementaire

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120 parlementaires avec François Fillon, si cette nouvelle était confirmée dans les jours qui viennent, elle marquerait une rupture majeure dans l’opposition.  Elle est d’une violence inouïe car elle vise à demander une réélection et donc paralyse l’UMP. Elle met une pression forte sur Jean-François Copé qui, s’il acceptait s’abimerait encore plus. Elle oblige les non alignés, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Baroin, Bruno Lemaire etc. à choisir leur camp qui n’est plus seulement François Fillon/ Jean-François Copé mais pour ou contre la réélection.

C’EST LE CHOC DE DEFIANCE A L’UMP ! Il  donne du temps à François Fillon, avec le vrai faux semblant de l’union via la réélection, pour installer sa dissidence. Cette décomposition en direct de la droite a une apparence François Fillon/ Jean-François Copé. Mais elle a une réalité le désaccord latent sur le bilan du sarkozysme. Gageons que les deux camps y pensent. Mais ils se sont mis dans l’impossibilité de peser. Il reste maintenant la fracture ouverte conduisant au désamour de l’électorat de la droite classique. Le Front National surfant sur la double crise économique et politique à droite, va être en position de force. Car ce que personne ne voit c’est qu’un centre UMP affaiblit laisse libres les alliances à la base lors du 2e tour des prochaines élections municipales. En l’état on va tout droit vers un choc national populiste aux prochaines municipales.

 

17 Avr

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A propos d’une prétendue non présence au Parlement porté par le site lesinfos.com

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Un misérable bobard

J’étais il y a encore peu, porte-parole du Groupe Socialiste sur la question israélo-palestinienne et je suis présent lors des débats majeurs. Je pose mon lot de questions écrites et dire que je n’interviens pas dans les débats publics relève du discours mal intentionné. Membre de la Commission des Affaires Étrangères, je ne suis pas un projet de loi comme mes collègues.

Tout cela est un misérable bobard ourdi par la présidence UMP de l’Assemblée Nationale contrit de s’être fait mise en minorité lors du débat sur la loi Hadopi.

26 Mai

Commentaires fermés sur Bloc-notes N°49

Bloc-notes N°49

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bloc_note_copieV2.jpgLaissons une chance à la réforme des institutions !

Depuis 1958, le fait présidentiel s’est imposé à travers deux évolutions constitutionnelles majeures : la première, en 1962, avec l’élection du Président de la République au suffrage universel, jamais remis en cause et à laquelle les Français sont massivement attachés ; la deuxième, avec la réduction du mandat présidentiel à cinq ans et l’inversion du calendrier électoral qui fait précéder les élections législatives par l’élection présidentielle.

Les deux réformes, l’une imposée par la droite et l’autre, voulue par la gauche, ont présidentialisé une constitution qui, à l’origine, se voulait parlementaire.

D’un parlementarisme rationalisé, on est passé au Parlement abaissé et au joug gaullien combattu par la gauche a succédé l’imperium mitterrandien dénoncé par la droite.

L’initiative prise par Nicolas Sarkozy n’est d’ailleurs pas sans rappeler étrangement celle prise le 30 novembre 1992 par François Mitterrand qui soumettait à l’examen d’un comité consultatif présidé alors par Georges Vedel des propositions visant à « assurer un meilleur équilibre des pouvoirs, à améliorer les garanties de l’indépendance des magistrats et à renforcer les droits des citoyens ». Lire la suite…