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27 Juin

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L’Etat de méfiance

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Le couple de l’exécutif vit un véritable état de méfiance. La paradoxe tient au fait qu’il le nourrit. En effet, Nicolas Sarkozy s’est effondré dans l’opinion au moment de l’affaire de son fils et de l’EPAD. Les Français ont vu dans cet incident la confirmation d’une politique tournant le dos à l’intérêt général. De fait le bouclier fiscal, les contre réformes dans le domaine social, confirmaient cette intuition: la politique de Nicolas Sarkozy était injuste et de fait inefficace. Depuis, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont multiplié les revers électoraux. Les sondages sont calamiteux, le rejet persistant et le pronostic de victoire ne décolle pas, même après l’éviction de DSK. Pour tenter de faire face à cette méfiance, Nicolas Sarkozy a décidé de revenir sur toutes ses décisions. Une sorte d’opération blanchiment. Fini le ministère de l’identité nationale et de son débat, fini le bouclier fiscal, fini « j’ai les amis que je veux », fini le premier cercle, fini le Grenelle de l’environnement etc. Mais voilà cette rupture de « Sarkozy avec Sarkozy » confirme que l’on avait raison de dire « non » et ne rassure pas sur le cap suivi. D’où la méfiance vis-à-vis de l’exécutif qui légitime les critiques, sans offrir de perspectives viables

Certes Nicolas ralentit le pas mais il ne sait pas où il va. Car la preuve est faite que la vérité du jour chez lui ne rime pas avec toujours.

08 Juil

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Sarkozy ou la tentation de la décomposition

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Dans les cordes sur une affaire qui touche le premier cercle de ses amis. A terre dans les sondages où les records d’impopularité se multiplient. Frappé d’inertie face aux crises qui viennent en rafales. Nicolas Sarkozy semble jouer la carte de la décomposition. Radicalisation grotesque du discours de Xavier Bertrand qui attaque la presse.

Radicalisation du discours d’ Éric Woerth qui porte plainte.

Radicalisation du discours à l’Assemblée Nationale où une majorité affole Claude Goasguen. Eric Raoult ne sait comment s’en sortir.

Radicalisation dans la stratégie de la citadelle Élysée assiégée :  » ni commentaires, ni inventaire  » de l’affaire.

Radicalisation d’un mutisme élyséen qui comme dans l’affaire de l’Epad va jusqu’aux limites du possible.

Tout ceci ne débouche que sur la décomposition intenable à moins de sinistrer la France. Lire la suite…

23 Oct

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Sarkozy dans les cordes

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On peut mesurer les dégats pas pour Jean Sarkozy citant le cid « mon ambition est inaltérée car inaltérable ». En voilà un qui ne doute de rien. Mais le Président de la république vient de perdre à l’instar du club de football de Toulouse un 4-0 mémorable.

1/ Le népotisme
2/ La sous-estimation de l’opinion
3/ Les limites du sursaut de l’électorat de droite autour du « à travers lui c’est moi « .
4/ La liberté retrouvée de la presse et la fin des sondages Opinion way ligitimant.

Il fallait faire vite face au tapis roulant de l’opinion. L’affaire prenait mauvaise tournure rappelant les diamants de Giscard ou la chaise à porteurs de Balladur. Mais le mal est fait, Sarkozy est seul, enfermé à l’Elysée, contraint à attendre, lui qui aime tant donner le tempo. Et il doit maintenant faire face à la fronde des élus, dont les siens, sur la taxe professionnelle. Sans oublier cette affaire de migrants afghans reconduits qui était censée rétablir le contact avec l’opinion mais la bouscule. Décidément Sarkozy est dans les cordes.

13 Oct

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Jean Sarkozy ou l’écume des choses

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La prise de l’EPAD par Jean Sarkozy n’est que l’écume des choses. Un jeune homme pressé et un père aveugle qui ne mesurent pas leur faute de goût. Pouvoir, argent, filiation et qui s’offusquent qu’on les conteste ! Car le problème est : Combien d’hommes et de femmes politiques ont eu a subir une campagne contre leur élection. Les courtisans et partisans s’offusquent de ce crime de lèse-majesté et c’est là la marque monarchique. Pour autant ce n’est pas l’essentiel. Le vrai problème est économique et social, un récent sondage résume un certain état d’esprit français.

Le sondage « Les échos-BVA » indique une politique économique très impopulaire autant que les prises de position du gouvernement sur la Poste et sur la taxe carbone.

Une très large majorité de français estime que les mesures prises par Nicolas Sarkozy ne vont pas dans le bon sens pour limiter les effets de la crise. Pour les deux-tiers d’entre eux (65%) que l’action du chef de l’état face à la crise a été bien plus désordonnée et inefficace, qu’ appropriée et rassurante (33%).

Inefficace, inappropriée et anxiogène, voilà la vraie marque du pouvoir.