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05 Déc

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Blog-notes n°57 – A la veille du Conseil National du PS

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bloc_note_copieV2.jpgLe Conseil National du Parti Socialiste va se réunir, et clore, la dernière phase du processus ouverte par la préparation du congrès du PS.

Il s’agira tout à la fois du discours d’investiture de Martine Aubry, d’adopter le contrat de gouvernance du PS qui résumera la philosophie de celui-ci pour les années à venir et d’élire le Secrétariat National du Parti, le Bureau National.

Nul doute que la constitution même, du Bureau National et du Secrétariat marquera une rupture.

Une génération a passé la main, et les nouveaux venus seront les acteurs du nouveau cycle. Cette nouvelle donne de la direction matérialise en partie, le vote des militants qui ont voulu un renouveau à gauche.

Dans la fin du « Marché Providence », nous avons vécu la fin du Parti d’Epinay.

La stratégie de la continuité fut battue en brèche. Il restait en lice, outre une proposition de refondation radicalement à gauche, deux conceptions de la rénovation. Celle de Martine Aubry l’a emportée.

Ce congrès libérait ressentiments, illusions et frustrations enfouies dans un parti sans repère ni boussole depuis le tournant de la rigueur de 1983, si on excepte le pragmatisme vertébré de Lionel Jospin au pouvoir de 1997 à 2002. Lire la suite…

27 Nov

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Blog-notes N°56

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bloc_note_copieV2.jpgComment comprendre ce qui vient de se passer au Parti socialiste ? Ceci d’abord n’était pas inattendu. Ségolène Royal, évincée en juin 2007, voulait conquérir le Parti socialiste pour le transformer en une machine efficace pour la prochaine présidentielle. Cela n’est pas illogique puisqu’elle estimait que le PS lui avait manqué dans la campagne de 2007.

Elle n’était pas la seule, loin s’en faut à penser à cette échéance. Mais là où certains cherchaient une passation de pouvoir, elle cherchait la rédition.

Charles Péguy disait « les partis vivent de leur symbolique et meurent de leur politique ». Ségolène Royal s’est attaqué avec un certain entrain à ce qui fait vivre le PS, sa symbolique, certaine qu’il était mort politiquement.

En face les « Reconstructeurs » avaient fait la même analyse. Il fallait un « nouvel Epinay » au PS, une nouvelle donne. Le renouveau et le nouveau ont pris en tenaille l’ancien qui n’a pas eu le ressort nécessaire à un sursaut.

Martine Aubry a emporté tout simplement parce qu’elle a su tout à la fois rassurer et rassembler. Lire la suite…