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28 Oct

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On ne peut regarder l’Espagne les bras ballants !

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Mais elle est où la gauche?

Ils sont où les Insoumis, les socialistes, les communistes, les écologistes dans ce qui en Espagne s’apparente au début de la crise yougoslave?

Car ne nous y trompons pas, un début de double pouvoir se met en place entre les élections à la constituante. Cela ne rappelle rien aux Insoumis? Et les élections constitutionnelles voulues par Madrid, la droite et le gouvernement?

On peut comprendre que le Président Macron renvoie l’ascenseur à Mariano Rajoy pour son soutien sur les travailleurs détachés mais ça ne fait pas une politique européenne. Et Jean-Claude Juncker en ballade avec Emmanuel Macron ne devrait-il pas rentrer pour traiter ce sujet qui va s’envenimer? Au nom de la non intervention dans les affaires de l’Etat d’un pays voisin on applique le « démerdez-vous! ». Et puis comme toujours,  on va constater les dégâts. C’est une honte pour l’Europe et une faute pour la France.

L’intransigeance des conservateurs à Madrid et celle des nationalistes à Barcelone a conduit à un dialogue de sourds. Les indépendantistes catalans sont suffisamment nombreux: 2 millions pour croire en l’indépendance mais pas assez pour l’imposer. Ils vont donc aller jusqu’au bout pour créer les conditions d’un avenir possible. Madrid a la Constitution, la légalité mais la crise politique mine l’autorité du gouvernement. Chaque parti a compris que cette crise lui permettait de se refaire face à Ciudadanos et Podemos. Mais jusqu’où?

On parle d’élections mais on va assister aux confrontations de manifestations. Seront-elles toujours pacifiques car les unionistes sont fort nombreux mais pas suffisamment pour contraindre les activistes. La Constitution espagnole n’a pas d’article 16 donc la presse et le Parlement seront toujours aux mains des indépendantistes qui ont en tête de gagner ou de faire un précédent.

Notre classe politique est à ce point jacobine pour ne pas voir qu’il y a travers cette crise une volonté de maîtriser son destin dans la mondialisation? L’Europe ne comprend pas qu’elle démontre ainsi qu’elle est politiquement inutile. Les deux partis ont besoin de la France et de l’Europe. Il est indispensable d’intervenir diplomatiquement, politiquement. Nous avons déjà trop tardé. L’Europe a déjà été confrontée à la crise belge avec les velléités séparatistes flamandes, à la situation italienne avec les récents votes dans les régions du Nord qui n’ont pas été insensibles à la situation espagnole. Bientôt il sera trop tard car le feu couve au Pays basque et dans d’autres régions et Madrid est politiquement faible.

Le PSOE est le seul parti à proposer depuis longtemps une voie praticable et d’ailleurs il a refait son unité sur cette question.

La solution est une deuxième révolution démocratique après la chute de Franco, une souveraineté revisitée avec un statut d’association. Mais cela rendrait l’Espagne divisible. Dans tous les cas la France doit être au minimum garante de la paix civile et du refus de l’engrenage vers la violence.

Il est temps que la question espagnole devienne une question européenne et française.

24 Oct

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L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 24 octobre aux questions de Patrick Cohen et des auditeurs sur France Inter.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:


Jean-Christophe Cambadélis : « Citez-moi un… par franceinter


Jean-Christophe Cambadélis : « J’entends toutes… par franceinter

 

Élection présidentielle de 2017
Candidature Hollande ? Je crois que le président de la République réfléchit à cette question, pour l’instant il n’est pas candidat et je crois qu’il faut s’en tenir là. Moi, j’appelle les socialistes au calme. Dans le moment présent nous n’avons pas de candidat à gauche, Parti socialiste compris, qui soit au second tour. Donc il faut prendre en compte cette situation. Pourtant,  le programme de la droite ne passe pas, il est rejeté par une majorité de Français ; et personne ne veut que Marine Le Pen soit présidente. Donc il y a une contradiction dans la situation qu’il faut gérer avec un peu de temps, puisque nous avons des primaires pour le faire.

Quand on sera dans la présidentielle, les Français se détermineront par rapport au programme.

Il y a un risque que nous soyons très bas à la présidentielle de 2017 si nous ne nous rassemblons pas.(…) On peut avoir en 2017 une Assemblée nationale toute particulière, avec un groupe frontiste et sans communistes ni Verts.
Il y a beaucoup de personnalités, pas énormément, mais il y a quatre ou cinq personnalités qui peuvent se présenter à la place de François Hollande. La principale vous le savez bien, c’est Manuel Valls mais on n’en est pas là. Pour l’instant on ne sait pas si le président de la République se représentera
Manuel Valls est Premier ministre et c’est l’un de nos présidentiables. C’est celui sûrement qui a aujourd’hui le plus de possibilités. Mais il y a d’autres candidats possibles. (…) Manuel Valls est controversé, mais comme tout socialiste dans la période actuelle.
Je suis pour respecter le temps que nous nous sommes donné. La balle est dans le camp du président. La décision lui appartient. Tout le monde sait, au fond, que c’est le président de la République qui décidera s’il se présente ou s’il ne se présente pas.

Nous avons un moyen de nous rassembler: à travers la Belle Alliance populaire et les primaires. (…) Les primaires permettront de trancher et de rassembler.

Sur le livre « Un président ne devrait pas dire ça »
Il y a avait des préventions avant. Ce livre les a cristallisé. Ce livre est un catalyseur des interrogations que se posent les français

Manifestation des policiers
J’ai dit qu’il y avait la patte du Front national dans la récupération du malaise policier .

Situation en Espagne
La question qui se pose en Espagne c’est quelle stratégie pour les sociaux démocrates ? En Espagne, il faut affirmer la social démocratie et non pas se subordonner au libéralisme ou à l’extrême gauche.

Démantèlement du camp de Calais
La question des réfugiés et des migrations va nous occuper de nombreuses années.

Le démantèlement de la « jungle « de Calais est une décision humanitaire et salutaire.

Au Parti socialiste nous réclamons depuis plusieurs mois une conférence internationale sur les réfugiés et les migrants.

Primaires citoyennes
Je ne sanctionne pas a priori. Donc si Gérard Collomb soutenait un autre candidat que celui issu de la primaire , il faudrait se séparer.

Si Emmanuel Macron veut se situer dans le cadre de la Gauche, il peut se présenter aux primaires. (…) Un rassemblement de Hamon à Macron, ce serait intéressant dans la perspective l’élection présidentielle.

Parti socialiste
Le gouvernement a posé des conditions sur le CETA et le Bureau national du Parti socialiste continue d’être interrogatif sur le compromis qui est passé.

Nous travaillons d’arrache-pied: cahiers de la présidentielle, universités de l’engagement… Ce travail paiera le moment venu.

Changer le nom du PS ? « Aujourd’hui le Parti socialiste est une marque et il faut la garder ».

Aux électeurs de gauche tentés de voter à la primaire des Républicains je dis « Regardez le programme au lieu de regarder les têtes ! »

23 Mar

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Le Parti socialiste salue la mémoire d’Adolfo Suárez

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logops160Le décès de l’ancien président du gouvernement espagnol Adolfo Suárez est une triste nouvelle pour la démocratie espagnole. Il fut le premier chef de gouvernement espagnol après la fin de la dictature et c’est lui qui fut l’artisan de la transition démocratique qui permit à l’Espagne d’en finir pacifiquement avec le franquisme dans la deuxième moitié des années soixante-dix.Adolfo Suárez avait lutté pour restaurer la démocratie dans son pays et depuis plusieurs années, il luttait contre la maladie.Cet avocat issu de la droite catholique avait su saisir le sens de l’Histoire et âgé à peine d’une quarantaine d’années, totalement inconnu, il avait été chargé de former le premier gouvernement après la mort du dictature. Il sut trouver les termes du dialogue avec l’ensemble des forces politiques, des héritiers du franquisme qui avait détruit la démocratie avec les armes, à la gauche – socialistes et communistes – qui se préparaient à la restaurer par les urnes, en passant par les démocrates chrétiens, réussissant à doter le pays d’une constitution démocratique.

Nous nous souvenons encore de la tentative de putsch qui échoua en 1981, mais qui révéla que la consolidation de la démocratie était acquise.

Ce grand démocrate, qui a su accepter l’alternance qui se produisit dès 1982 avec la victoire des socialistes a refermé le chapitre le plus tragique de l’Histoire de son pays, permettant à l’Espagne de retrouver le camp de la démocratie.

Le décès d’Adolfo Suárez est l’occasion de se souvenir que la démocratie est notre bien le plus précieux.

29 Mar

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Grève générale en Espagne

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Le gouvernement Rajoy est entre l’enclume sociale et le marteau d’Angela Merkel. Avec près de 22 % de chômage et une récession maintenant avérée, l’Espagne et au-delà la péninsule ibérique est devenue le nouveau point chaud de l’Europe. Déjà le vote aux élections régionales en Andalousie le 25 mars où le PSOE et le PC ont remporté 48 sièges sur 50 contre le Parti populaire indiquait le vote de rejet de la rigueur et de l’austérité. Le parti populaire avait 9 points d’avance en novembre et aujourd’hui il n’en a plus que 1,5. Il semble bien que comme dans le vote-sanction de José Luis Zapatero, le refus de l’austérité soit le moteur électoral et social. Il n’en reste pas moins que Mariano Rajoy doit faire face aux exigences du traité européen et la nécessité de réduire drastiquement les déficits dans l’année. il a indiqué que cela lui était impossible. La commission et Mme Merkel ont fait les gros yeux mais cette dernière a dû annoncer qu’elle abonderait le fond européen en prévision. Mais la pression est là et le gouvernement espagnol va annoncer un nouveau plan de rigueur. L’Espagne représente un tout autre enjeu que la Grèce. D’abord par son poids économique, mais aussi pour son organisation sociale. La tenaille va être redoutable pour le gouvernement Rajoy et se joue là comme en France une partie du destin européen.

 

20 Nov

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Espagne: fin de cycle !

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La déroute du PSOE et de Luis Zapatero marque la fin ultime de la 3ème voie. Lorsque José Luis Zapatero est arrivé au pouvoir il y a 8 ans, nous étions encore dans le cycle Blairiste. La défaite du socialisme français en 2002 contrastait avec le socialisme espagnol triomphant. On estimait ici ou là que l’idée de Tony Blair, reprise par Zapatero : l’économie n’est ni de droite ni de gauche, combinée aux audaces sur le plan sociétal ouvrait la voie à un socialisme libéral libertaire. Les « li-li » disait-on à l’époque. Et celui-ci devait être le modèle pour les socialistes français engoncés qu’ils étaient dans leur vieille gauche. La crise ou plutôt la négation de la crise, la croissance par le bâtiment, l’exposition des banques espagnoles aux subprimes, la libéralisation du marche du travail et les baisses d’impôts, censés séduire les couches moyennes, provoquèrent une crise sans précédent. Dans le même temps José Luis Zapatero s’aligna sur le directoire Merkozy, au point de signer leur engagement d’austérité, le jour même où le PSE se réunissait et le condamnait l Ou de soutenir José Manuel Baroso contre l’avis du PSE en pleine campagne des élections européennes. A force d’être en résonance avec le main stream de la droite européene, la présidence européene de Zapatero fut insipide, le PSOE ne se distinguait plus du Parti Popular espagnol. Si ce n’est – et c’est remarquable – sa victoire sur l’ETA militaire ou encore les avancées sociétales. Alors austérité pour austérité, les espagnols ont préféré punir ceux dont ils estiment qu’au pouvoir ils ont mal géré la crise .et ne proposaient rien de mieux.

21 Oct

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ETA a annoncé l’arrêt définitif de ses activités armées

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ETA a annoncé l’arrêt définitif de ses activités armées et a enfin admis, le 20 octobre 2011, la réalité démocratique de l’Espagne.

Les Espagnols et plus particulièrement ceux du Pays basque vont enfin pouvoir débattre, défendre leurs idées et leurs programmes quels qu’ils soient en toute liberté et sécurité.

Le Parti socialiste se félicite de cette victoire de l’Etat de droit mais tient à saluer la mémoire de tous ceux qui sont tombés: ils sont plus de 800 morts victimes de l’intolérance et de l’aveuglement. Il transmet ses félicitations au gouvernement espagnol et plus particulièrement à celui qui a eu la responsabilité comme ministre de l’intérieur de mener la bataille finale contre ETA, Alfredo Pérez Rubalcaba.

Le Parti socialiste tient à rappeler que cette victoire des démocrates est aussi le résultat de la coopération antiterroriste exemplaire engagée par la France depuis la présidence de François Mitterrand avec les autorités espagnoles.

21 Sep

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On danse sur un volcan

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Mais quand nos élites médiatico-politiques vont elles saisir que nous courons à la catastrophe ? La Grèce étranglée, dans l’impossibilité de rembourser. L’Italie dégradée. L’Espagne, le Portugal arrêtés. L’Euro craque de toute part, l’Europe flirte avec la récession. Le FMI pense qu’il y a une chance sur trois que les Etats-Unis fassent de même. Les indignés sont dans les rues et les banques dans le rouge. Et l’on va d’un fait divers à un commentaire, fascinés par l’affaire DSK, Chirac, Bettencourt, Guerini, obsédés par les demi phrases, cherchant avec une jubilation morbide à se moquer de tout. Insouciants au drame qui vient. Mais mes pauvres amis, il ne sera pas seulement question d’économie, cela débouchera sur des bouc émissaires et autres tentations nationalistes. Les historiens qui se demandent comment les sociétés ont été aveuglées dans l’avant guerre en 1913 ou en 1939. Ils ont sous leurs yeux cette irrésistible et insouciante envie de danser sur le volcan. Pendant que nos gouvernants repoussent devant eux les problèmes de peur de déranger nos élites qui s’amusent et nos peuples qui s’inquiètent. Le ciel s’assombrit jour après jour et les marchés, canards sans tête, courent en tous sens.

23 Mai

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Espagne: défaite historique du PSOE

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Sur 80% de bulletins dépouillés et avec une participation très honorable de plus de 60%, les résultats des municipales en Espagne sont : Parti Populaire 37, 34% (+ 2 par rapport eux dernières élections municipales), PSOE 27, 6% (-8)… défaite très dure. La ville de Barcelone socialiste depuis 1977 passerait à la CIU (nationalistes catalans), Séville, Cordoue passent à droite… qui amplifie ses scores dans ses fiefs (Madrid etc.) Pour les régions jeu Castilla, la Mancha, régions historiques du PSOE c’est la même chose… scores honorables de IU (PS)… gros scores des pro ETA, ayant renoncé à la violence au Pays Basque. Le gouvernement de Zapatero est fragilisé au moment où la pression financière internationale, augmente sur l’Espagne. Voilà qui va renforcer la pression sur l’Euro.

 

 

19 Mar

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Réaction à la déclaration de Nicolas Sarkozy

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La France, l’Angleterre, les Etats-Unis, le Canada, l’Espagne et l’Italie avec le soutien des Nations unies et de la Ligue arabe s’engagent donc dans la protection du peuple libyen face à la barbarie kadhafiste.

Nul n’ignore que la réalisation de la protection sans intervention est incertaine. Pour l’heure tout dépend de la réaction du colonel Kadhafi qui a perdu toute légitimité à représenter son peuple.

28 Mai

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Espagne

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espagne-drapeauLes socialistes espagnols ont fait adopter par le Parlement un plan de redressement économique, par 169 contre 168 et 13 abstentions. La coalition des contraires rassemblant de façon incongrue la droite, les communistes et les nationalistes basques prétendaient faire tomber José Luis Rodriguez Zapatero. Elle n’avait aucun projet alternatif. On imagine à une voix près ce qu’il serait advenu si le texte avait été retoqué. La défaite du gouvernement Zapatero aurait plongé l’euro dans de nouveaux tourments.

L’Espagne, rudement bousculée par la crise, a besoin de cohérence et d’équité pour affronter une conjoncture difficile. Mais l’Espagne serait mieux aidée si l’Europe ne stoppait pas partout la croissance avec une politique de rigueur systématique qui nous renvoie à une récession. Il faut distinguer la rigueur imposée de la rigueur d’opportunité qui est une faute politique et économique.