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02 Déc

Commentaires fermés sur «Le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement, ce n’est pas son rôle», Interview dans Les Echos

«Le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement, ce n’est pas son rôle», Interview dans Les Echos

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Les Echos publient ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Le Medef, la CGPME et l’UPA organise ce mercredi à Lyon un rassemblement contre une politique qui étouffe les entreprises. Avez-vous envie de les rassurer ?

Les bras m’en tombent ! Aucun gouvernement de la Ve République n’a fait autant pour la compétitivité des entreprises – 50 milliards de baisses de cotisations, excusez du peu – mais pour les organisations patronales ce n’est jamais assez. Je peux partager l’idée que tout cela prend du temps et qu’il faut de la constance, de la confiance et de l’efficacité pour que les mesures que nous avons votées déploient leur effet. Mais le patronat a aussi un rôle à jouer dans le rétablissement de la confiance. Or son côté jamais content est propre à décourager toute personne qui aurait dit publiquement « J’aime l’entreprise ».

 

Appuyez-vous Bruno Le Roux lorsqu’il menace de mettre en cause les baisses de charges ?

Je comprends la colère suscitée par la surenchère patronale, mais je préfère appeler le patronat à se rasseoir à la table de négociation plutôt que de battre le pavé.

 

Et pourtant, le compte pénibilité, même amendé, leur parait source de tracas…

Cette mesure n’est pas négociable car il s’agit de justice sociale et de santé publique. Le Medef le sait et c’est précisément pour cela qu’il en fait son étendard. Il y a une politisation du Medef qui se conduit comme un parti politique et non comme un syndicat. Depuis deux ans, le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement à la place de l’UMP. Ce n’est pas son rôle. Je regrette le manque de culture du compromis chez les organisations patronales : elles veulent leur gain tout de suite indépendamment de l’intérêt général. Ce qui rend très difficile toute politique contractuelle.

 

Vous avez dit vouloir aller beaucoup plus loin qu’Emmanuel Macron sur les retraites chapeaux. Que souhaitez-vous concrètement ?

Je souhaite la suppression de toutes les retraites chapeaux à l’exception des plus petites ou du cas des starts-up. Cette mesure serait transitoire, mais elle est nécessaire car il n’est pas possible de demander aux Français et aux collectivités locales de se serrer la ceinture et de continuer à tolérer des avantages indécents.

 

Qu’est-ce qu’une petite retraite chapeau ? L’idée d’un plafond de 300.000 euros circule…

300.000 euros, cela me paraît déjà beaucoup, mais on peut considérer que c’est une base de travail.

 

Vous demandez que la loi Macron se recentre sur la lutte contre la rente. La trouvez-vous trop timide sur les professions réglementées ?

Ce n’est pas une question de timidité mais de perte de sens. Ce projet devait être un moyen de lutter contre la rente et nous nous retrouvons avec une loi fourre-tout et des débats sur le travail du dimanche, le travail et nuit et la relecture de l’ANI qui risquent de polluer le sens de ce texte. Il y a un peignage à faire. Le temps de travail et les seuils sociaux ne devraient pas faire partie de ce projet de loi. Quant à la réforme du travail du dimanche elle devrait être plus encadrée : il faudrait limiter à 5 ou 7 dimanches la possibilité dévolue aux maires d’autoriser l’ouverture des commerces, avoir des zones mieux définies et surtout fixer par la loi les compensations offertes aux salariés, plutôt que de les laisser à la négociation collective, mieux encadrer le travail de soirée et protéger les salariés etc. Cela éviterait quelques abcès de fixation. Autre sujet, est-il juste d’augmenter les surloyers dans l’espoir vain que les locataires quitteraient ainsi leur logement ?

Mais cette loi a été mise en avant par Manuel Valls dans la lettre qu’il a envoyé à la Commission européenne afin d’obtenir un délai dans l’examen des budgets français….

Je suis troublé par l’argumentaire de cette lettre. Dans aucun traité européen, il n’est indiqué que les Etats doivent engager des réformes structurelles. Ce débat a été introduit suite au MES par la troïka dans son soutien à l’économie grecque. Et petit à petit, il est devenu un mode d’échange. Déjà que les 3% de déficit public sont un seuil discutable, les réformes structurelles ne sont pas de la compétence européenne. Par contre la croissance l’est. Que la France se modernise pour améliorer son système productif, je suis prêt à l’entendre, mais échanger du temps pour réduire les déficits contre des réformes structurelles, c’est mettre le doigt dans un engrenage qui n’est ni justifié par les traités ni juste sur le plan politique et économique.

 

C’est un reproche que vous faîtes au Premier ministre ?

Je suis simplement troublé par l’argumentaire de sa lettre.

Le plan Juncker sur l’investissement en Europe est-il à la hauteur des besoins ?

On peut toujours discuter de son niveau _ certainement insuffisant à ce stade _, de son objet, de son financement. Mais une chose est sûre : c’est une évolution majeure, un changement d’ère. Nous sortons enfin de la théorie Barroso, appuyée par les droites européennes, qui voudrait que la croissance jaillisse de l’équilibre budgétaire. C’est d’autant plus un tournant que la Commission européenne demande aux Etats d’apporter leur écot au fonds d’investissement européen, en proposant de sortir cette contribution du calcul du déficit au sens de Maastricht. Ce qui constituerait un précédent extrêmement important. Tout cela est à mettre au crédit de la détermination du président de la République, du voyage de Manuel Valls chez Madame Merkel et des partis socialistes européens qui ont conditionné leur soutien à Jean-Claude Juncker à ce plan de relance.

 

Entre Manuel Valls qui veut en finir avec la gauche passéiste et Martine Aubry qui veut, elle, en finir avec les vieilles recettes libérales de Blair et Schröder, de qui vous sentes-vous le plus proche ?

De moi-même. Je ne me détermine par rapport à personne mais par rapport à l’intérêt du pays, de la gauche et du PS. Le PS ne procède pas de l’exécutif. Il est autonome. La solidarité ne se discute pas, mais elle procède d’une analyse indépendante comme nous la menons sur la loi Macron. Je préfère un Parti socialiste qui pèse dans les débats quotidiens qu’un PS qui piaille ou qui s’aligne en permanence. Donc l’orientation du PS lors du congrès de juin prochain ne se détermina pas par rapport aux personnes mais par rapport aux idées.

 

Quelle est l’identité du PS aujourd’hui ?

Depuis septembre, nous élaborons une charte semblable à celle des partis sociaux-démocrates d’Europe du Nord. La nouvelle identité du PS procède de ruptures. C’est un projet de société qui place la question écologique au même niveau que la justice sociale et la République alors que nous étions jusqu’à présent productivistes et redistributeurs. Notre carte d’identité c’est le progrès humain. Notre combat c’est la domestication écologique et sociale de l’économie de marché, notre ennemie, la nouvelle hégémonie culturelle du bloc réactionnaire anti républicain, sorte de « zemmourisation » des esprits. Enfin, notre adversaire, la tentation thatchérienne libérale, néoconservatrice de la droite et de l’UMP et du Medef.

J’ajoute que nous allons publier les 1.500 propositions faites par tous ceux qui ont participé à nos états généraux. Il y a entre autres la demande d’une réforme fiscale et d’un ciblage des aides aux entreprises les plus exposées à la concurrence. Je porterai ces propositions.

 

Mais l’exécutif ne veut pas d’un ciblage de ces aides pour cause d’inconstitutionnalité…

Alors il faudra discuter afin que l’esprit de ces propositions soit entendu

 

Propos recueillis par Elsa Freyssenet et Etienne Lefbvre

29 Nov

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Lettre aux militants

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Vendredi 28 novembre 2014

 

 

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

 

Le mercredi 3 décembre prochain vous êtes appelés à voter pour vos conseillers départementaux mais également à adopter la Charte de l’identité socialiste. Ce texte essentiel définit notre nouveau programme fondamental et mérite que je prenne la plume pour en rappeler l’essence et le sens.

 

Notre Charte a été adoptée sans « contre » lors du Bureau National du 18 novembre, avec 24 « pour » et 9 abstentions. Nos États Généraux auront été un grand moment de participation et d’unité. De fait, un double succès collectif.

 

Je tiens d’ailleurs ici à remercier chaleureusement les experts, chercheurs et acteurs de la société civile qui ont répondu à notre invitation et enrichi nos débats. Au chapitre des remerciements, je tiens particulièrement à saluer le travail remarquable de Guillaume Bachelay, Henri Weber et Alain Bergounioux et de l’ensemble du comité de pilotage qui ont rendu possible cette séquence démocratique exceptionnelle. Un grand merci, enfin, aux permanents – nationaux et fédéraux – aux élus qui, pendant 100 jours, ont fait vivre ces États généraux et permis l’organisation de 1 500 évènements.

Il y eut deux types de contribution dans les 5.600 textes publiés.

Celles qui prenaient à bras le corps la définition d’une nouvelle « social-démocratie » fidèle à l’histoire du socialisme mais en prise avec les bouleversements du monde, du modèle de production ou de l’offensive réactionnaire contre la République. Et puis celles qui voulaient répondre au moment que nous traversons.

Nous n’avons pas voulu écarter les unes ou les autres. La Charte correspond à la redéfinition de notre nouvelle carte d’identité. Mais nous publierons par ailleurs un cahier de 1.500 propositions issues des Etats généraux. C’est le deuxième pilier.

Les textes sont clairs. Les socialistes veulent la réussite de la France. Ils souhaitent, non pas défaire le quinquennat, mais peser sur la fin de celui-ci. Ils balayent les fausses querelles. Personne ne veut remettre en cause la réduction des déficits, il y va de l’avenir du pays. Personne ne discute la désindustrialisation. Personne ne se détourne de la nécessaire compétitivité. Il faut produire avant de distribuer.

Mais les socialistes insistent sur le dosage entre réduction des déficits et croissance. La question de l’équilibre entre l’offre et la demande est posée. Le fléchage des aides aux entreprises, le soutien aux PME et aux entreprises exportatrices, la demande d’investissement dans la recherche forment l’ébauche d’une lecture de la fin du quinquennat.

L’interpellation du MEDEF, jamais content, toujours exigeant mais qui se dérobe à l’emploi et l’économie productive. L’Europe qui doit changer totalement de paradigme. Et je ne serais pas complet si je ne citais pas l’investissement dans les collectivités locales et la réforme fiscale.

Voilà ce que disent, entre autres choses, ces 1.500 propositions socialistes. Elles doivent être écoutées et entendues.

Dans le même temps, fruit de ce processus collectif inédit, la Charte qui est la vôtre, va nous permettre d’aborder les prochaines années avec confiance, fiers de nos valeurs réaffirmées et forts d’un nouveau modèle de croissance.

Nous revendiquerons à partir de maintenant un éco-socialisme qui place l’avenir de la planète et le développement durable au niveau de la question sociale et républicaine. Cette nouvelle approche était indispensable pour défendre le progrès humain dans ce monde nouveau et en péril. Ce combat pour la domestication écologique et sociale de l’économie de marché est un des marqueurs de la Charte. Ce défi écologique appelle un nouveau modèle de production et de société plus décent, plus durable, plus circulaire, qui allie protection sociale et protection écologique, progrès social et progrès écologique.

Notre texte définit tout à la fois notre projet de société et constitue un guide pour l’action à un moment où nous voulons retrouver le chemin de la croissance, atone en Europe et faible en France.

La Charte préconise une nouvelle croissance productive, qualitative, coopérative. Nous réaffirmons, comme de nombreuses contributions l’ont demandées, les droits des salariés et un droit au travail qui protège.

Notre Charte porte en elle une nouvelle social-démocratie : une autre vision du progrès,  la mondialisation plus humaine, l’égalité réelle, l’alter-Europe, l’éducation à tous les âges de la vie, la modernisation de l’État protecteur sans la dérégulation, la société du bien vivre, la démocratie accomplie, la République toujours recommencée.

Notre texte réaffirme la nécessité de moderniser sans déstructurer, de s’adapter pour rendre à nouveau nos principes efficaces et réduire nos déficits, car c’est un enjeu de souveraineté.

Notre Charte nous réarme aussi face à la menace de la nouvelle hégémonie culturelle du « bloc réactionnaire ». A ce titre, ne négligeons pas le temps politique présent. Nous adopterons notre Charte dans un moment politique qui n’est pas neutre. A quelques jours d’intervalle, l’UMP aura tenu son congrès extraordinaire et étalera avec tambours et sifflets ses divisions qui perdureront, mais aussi un projet thatchérien. Dans la même séquence, le Front National tiendra lui aussi congrès, déversera sa haine, règlera ses affaires de famille en public, et affirmera son souverainisme xénophobe.

Au moment où nos adversaires donnent une image brouillonne et bruyante de division, envoyons, nous Socialistes, un signal clair d’unité.

Au moment où nos adversaires livrent leur vision toujours plus rétrograde et réactionnaire, envoyons, nous, Socialistes, un message de progrès et donc d’espoir.

Alors, chers camarades, le 3 décembre prochain n’hésitez pas à mobiliser autour de vous et venez voter !

Votre participation dira également beaucoup sur notre identité, sur notre immense attachement au progrès, ce projet continu. Merci encore de votre participation depuis le lancement de ces États généraux.

Merci en somme, de rappeler par votre engagement la valeur de nos valeurs.

 

Amitiés socialistes,

 

Jean-Christophe Cambadélis

Premier Secrétaire du Parti socialiste

15 Nov

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« L’UMP a capitulé sur la République face au FN »

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis par PartiSocialiste

 

Retrouvez ci-dessous les principales déclarations de Jean-Christophe Cambadélis lors de la conférence de presse qu’il a tenu suite au Conseil national du Parti socialiste.

Déroulé du débat

« J’ai introduit le Conseil national en indiquant plusieurs choses à savoir que j’étais étonné de voir que pour de nombreux observateurs et formations politiques, la clé de la situation politique française était l’éclatement du PS »

« J’ai demandé aux socialistes de conduire leur débat en ayant en tête tout à la fois, la radicalisation de la droite qui a capitulé sur la République quand on voit les déclarations de Monsieur Fillon ou de Monsieur Sarkozy sur l’immigration, et l’extrême droite qui jour après jour affine son modèle d’apartheid. J’ai dit qu’il était nécessaire que les socialistes prennent ceci en compte mais en même temps qu’ils prennent en compte la volonté des uns et des autres de voir notre formation politique éclatée voir concurrencée ou marginalisée à la veille des élections départementales et régionales. »

« Les débats ont porté moins sur l’analyse de la situation politique que sur les Etats généraux et le Congrès ».

« Je pense que ce Conseil national a été important dans le sens où chacun a fait un effort de responsabilité et de maîtrise de son expression ».

« Le Conseil national a porté très largement sur le rapport des Etats généraux des socialistes. Nous sommes maintenant en train de discuter un texte, produit de la synthèse des 5600 contributions des militants. Le comité de suivi des Etats généraux s’est tenu hier et se tiendra cet après-midi, demain et lundi pour avoir une adoption mardi du texte qui vise à codifier ce que sera la nouvelle carte d’identité du Parti Socialiste »

« J’espère que nous pourrons déboucher sur un texte quasi unanime qui marquera alors le rassemblement des socialistes autour de leur identité nouvelle »

 

Congrès

« La date du prochain congrès a été adoptée à l’unanimité : 5-6-7 juin et nous fixerons le 13 décembre le calendrier (dépôt des contributions, vote des motions) et nous choisirons ensemble le lieu »

« Je souhaite que ce congrès soit utile à notre pays et l’axe du congrès pour moi c’est la réussite de la fin du quinquennat. Cela veut dire être capable de se rassembler sur une position qui incarne les socialistes ».

« Il faut à la fois revisiter des éléments politiques que nous allons développer depuis le début du quinquennat, en faire l’inventaire, voir ce qui a fonctionné – la preuve notre croissance est plus forte que celle de l’Allemagne – et faire des propositions pour la réussite de notre pays »

« Pour moi il ne s’agit pas d’un congrès de clarification mais d’orientation »

« Il y aura une contribution Cambadélis et une motion Cambadélis qui définira ce que j’estime nécessaire à notre formation politique dans le moment. Après vous verrez qui y participe ou pas »

« Le congrès du PS n’a jamais été et ne sera jamais un congrès à un seul thème. Il y aura des discussions sur la politique gouvernementale mais il y aura des figures imposées : la question européenne, écologique, nos institutions… »

« Le congrès c’est une espèce de grand meeting de chacune des motions. Je voudrais casser cette liturgie socialiste pour introduire la possibilité que quelque soit notre motion, nous puissions élaborer, travailler et échanger sur un, deux voire trois thèmes. »

« A terme il faudra modifier la manière dont on organise les congrès du PS : Il faudra demander aux militants les questions qu’ils veulent voir inscrites à l’ordre du jour. »

 

Elections départementales

« Nulle défaite ne sera aussi importante que celle des municipales car elle a touché les fondations du Parti Socialiste et qu’elle est inscrite dans les vies actuelles des socialiste ».

« Je pense que les élections départementales vont être particulières car ce sera le moment pour Nicolas Sarkozy de démontrer que son arrivée est un moment de résurrection de la droite et un moment de conflit avec Alain Juppé ».

« Ce seront aussi des élections importantes pour le FN car il aura besoin de démontrer qu’il a des candidats en situation »

« Les Français sont circonspects voire critique vis à vis de la politique gouvernementale. Ils apprécient différemment la gauche d’en bas. Pour le Parti Socialiste c’est un nouveau challenge ».

« Nos amis communistes trainent des pieds sur les alliances aux départementales. Attention pour nous et pour eux. La pluralité de la gauche est en jeu et moi je suis attaché à cette pluralité. »

 

09 Nov

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Clôture de la phase de contributions des Etats généraux des socialistes : plus de 5.600 contributions déposées

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EGPS

La phase de dépôt de contributions des Etats généraux des socialistes, s’est achevée ce samedi 8 novembre à minuit.

 

Ces Etats généraux lancés à l’Université d’été de La Rochelle par le Premier sectétaire Jean-Christophe Cambadélis, visent à reformuler et renouveler l’identité du Parti socialiste dans un monde traversé par de grands bouleversements, économiques, sociaux et environnementaux.

 

Cette démarche participative, inédite pour notre formation politique, est un succès. Elle témoigne de la vitalité de forces militantes socialistes et de leur aspiration à définir un nouveau progressisme capable de répondre aux enjeux contemporains et aux attentes des citoyens.

 

  • En réponse aux douze questionnements soumis au débat, ce sont ainsi plus de 5.600 contributions individuelles et collectives, portées par des personnalités socialistes ou encore issues des travaux des sections qui ont été déposées et sont consultables sur le portail Internet www.etats-generaux-des-socialistes.fr.
  • Pendant plusieurs semaines, le comité national de pilotage a pu auditionner une vingtaine de personnalités (dont Jean Jouzel, Myriam Revault d’Allonnes, François Chérèque, Jean-Louis Bianco, Lucie Watrinet, Louis Gallois…) qui ont accepté d’apporter leur expertise et leur éclairage sur les questionnements proposés.
  • Plus de 1500 évènements se sont déroulés en métropole mais aussi en outre Mer et à l’étranger : En Italie, en Grande-Bretagne, en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en Côte d’Ivoire, en Tunisie, au Maroc, aux Etats-Unis ou encore au Japon.

 

A partir de l’ensemble de ces travaux, une charte de l’identité des socialistes sera rédigée et débattue en Bureau national, avant d’être soumise au vote des militants le mercredi 3 décembre.

 

Un grand rassemblement national sera organisé à Paris, le samedi 6 décembre, pour conclure les Etats généraux des socialistes.

24 Oct

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« PS, cela ne veut pas dire PlayStation », Interview dans Le Parisien

par

ITW JCC Parisien 24102014

 

Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Vous appelez les socialistes « à l’unité » : sont ils au bord la scission?

J’aimerai dire une chose aux socialistes : PS, cela veut dire Parti socialiste…et pas PlayStation. Il ne s’agit pas de descendre le maximum de socialistes en moins de temps possible. Être socialiste c’est travailler pour rendre la société plus juste. Cela nécessite certes le débat entre nous mais dans le respect. Je déplore cette règle du « je » qui valorise la petite phrase, les postures. Le PS est atteint de cette maladie de la vie politique contemporaine où le raisonnement, le respect, l’écoute sont évacués au profit de la pique blessante. Je n’accepte pas cette situation, surtout au moment où le FN est si fort.

Vous alertez tous sur la montée du FN, tout en le favorisant avec vos querelles…

Nous ne tirons pas tous les mêmes conclusions de ce danger. La montée du FN est aussi dans les têtes. La « zemmourisation » du débat qui déconstruit la République nous guette. La fraternité n’y a plus de raison d’être. Cela devrait faire comprendre aux socialistes que les années 1970 sont derrière nous. Nous ne sommes plus majoritaires nulle part. La gauche doit redéfendre ses valeurs. Si les socialistes ne font pas l’effort de travailler à partir du réel, ils seront déphasés. Qui est social démocrate? Social libéral? C’est du passé. Il s’agit d’inventer une nouvelle offre.

La « gauche passéiste » évoquée par Manuel Valls existe t-elle?

Aucun socialiste n’a les neurones dans les années 1960. Ni d’ailleurs dans les années 2040. Je refuse de trancher entre les prétendus archaïques et les prétendus modernes. Je ne crois pas à un schisme au sein du PS. Il n’y a pas deux courants irréconciliables qui mèneraient à la scission. Il y a la possibilité d’un dépassement pour un socialisme contemporain.

Etre socialiste contemporain, c’est défendre le contrat de travail unique ?

Ce n’est pas le sujet du jour. Être socialiste aujourd’hui c’est d’abord faire son Bad Godesberg sur l’écologie, donner du contenu à l’égalité, à la fraternité, à la liberté, à l’émancipation mais aussi et surtout à la réindustrialisassions de la France.  Le reste c’est secondaire. La priorité c’est la réorientation européenne. S’il n’y a pas de croissance en Europe, cela ne marchera pas. On s’empaille sur des queues de cerise mais on refuse de voir l’essentiel de la crise : la déflation!

Henri Emmanuelli invite Manuel Valls à se taire…

Mais tous, nous devons nous maîtriser. Il y a des moments pour tout : se parler, proposer, débattre et bosser. Là c’est un moment où il faut bosser. Le gouvernement doit gouverner. Et le PS doit réfléchir. Arrêtez les querelles byzantines, les pronostics et les tactiques, consacrez vous aux vrais problèmes. Je suis effaré du gouffre entre le débat de nos dirigeants et ceux des militants et des Français. Il est temps de montrer la France qui marche, réussi, innove, invente.

Les militants sont ils attachés au terme socialiste?

Évidemment, c’est un beau nom dont il faut être fier. Ils veulent garder le nom et moi aussi. C’est leur histoire, leur tradition. Ils sont entrés au Parti socialiste et pas au parti démocrate. Mais ils savent aussi que socialiste ça ne fait plus rêver. Ils veulent que ce mot rime à nouveau avec espoir, avec sens, avec progrès. C’est l’objet de nos État généraux.

Êtes vous favorable comme le Premier ministre à une alliance avec le centre ?

Pour l’instant, le centre est allié avec la droite. Avec une droite qui se radicalise contre notre modèle social. Le problème n’est pas celui des alliances, mais celui du projet. C’est le projet qui détermine les alliances, et non les alliances qui déterminent le projet.

Et l’idée de Manuel Valls de créer une maison commune avec toutes les forces progressistes ?

La maison commune, pourquoi pas. Il y en a une qui est déjà jolie et qui s’appelle le Parti socialiste. J’étais pour le parti de toute la gauche, mais ce n’est pas mûr aujourd’hui. En revanche, toutes les cultures de la gauche, portées par les trois grands partis que sont le PS, les écologistes et le PC, doivent s’allier. Si on ne s’allie pas lors des départementales et régionales, je pronostique une défaite comme on n’en aura jamais vue.

Ce gouvernement fait-il assez d’efforts en matière d’écologie ?

Nous avons voté la loi sur la transition énergétique avec les écologistes. Je me félicite de ce pas. Mais si le gouvernement avance, dans les référents idéologiques du PS, la question de l’écologie n’est jamais présente. Il faut mettre l’écologie à sa place, c’est à dire la première.

Les socialistes s’agitent-ils parce qu’ils estiment que l’après-Hollande a déjà commencé ?

Je leur conseille de ne pas réfléchir à cela. Nous ne sommes qu’à mi- quinquennat. Les Français eux ne se projettent pas trois ans plus tard. Attention à ne pas être hors-sol ! Il faut être dans le moment présent. Surtout que personne ne peut dire ce qui se passera dans deux ans : quels seront les candidats et ce que fera le Président. Donc, ne nous emballons pas, travaillons pour les Français, pour le reste… Calmos !

 

Propos recueillis par Rosalie Lucas et Eric Hacquemand

 

 

 

06 Oct

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« La vie politique a plus d’imagination que les sondages », interview dans la Tribune de Genève et 24heures

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La Tribune de Genève  et 24heures publient ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez  lire ci-dessous:

 

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste français, Jean-Christophe Cambadélis, un retour en grâce du président n’est pas impossible.

Le mot est à la mode, mais Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas être l’homme providentiel du PS. Non, il se définit comme un militant soucieux de la rénovation du socialisme et attentif à ce que sa formation traverse au mieux «les événements terribles» qu’elle a vécus. Le premier secrétaire du PS, en baroudeur de la politique (63 ans) qui a connu bien des retournements – il a été le bras droit de Dominique Strauss-Kahn – a attendu que le bateau traverse la tempête d’une rentrée très chahutée avant de nous répondre.

 

Le retour de Nicolas Sarkozy, c’est la meilleure chose qui soit arrivée au PS ces derniers temps? Nicolas Sarkozy a tout fait pour être élu. Les Français n’en ont pas voulu. Il reste un redoutable compétiteur mais sa stratégie a un seul slogan: «Moi». Sa tactique a un seul paramètre, «moi», et son programme se réduit à un seul mot d’ordre, «moi». C’est un peu court pour séduire les Français.

Pensez-vous un retour de popularité possible pour François Hollande? La situation politique française est volatile. On disait, dix-huit mois avant la présidentielle, Edouard Balladur imbattable et quelques années plus tard, Lionel Jospin, PS, gagnant d’avance. Pourtant, dans les deux cas, ils ont été éliminés. La vie politique a beaucoup plus d’imagination que les sondages!

Etes-vous favorable à des primaires au sein du PS pour désigner le candidat de 2017? Les statuts le permettent, mais pour l’instant je n’ai ni des demandes ni des candidats.

Et quid des candidatures sauvages? Arnaud Montebourg ou Martine Aubry par exemple… Sûrement pas! Si notre candidat ne fait pas le plein des voix de gauche au premier tour de l’élection présidentielle, il sera éliminé. On aura donc une bataille au deuxième tour: droite – extrême droite. Dans ces conditions, personne ne prendra le risque soit de faire perdre la gauche, soit d’être ultramarginalisé par le vote utile.

Le gouvernement de Manuel Valls ne dispose au Parlement que d’une majorité relative. Est-ce suffisant pour tenir trois ans? Il y a au Parlement une majorité relative pour Manuel Valls. Il n’y a pas de majorité contre Manuel Valls. Les opposants du PS à la ligne économique du gouvernement ont indiqué qu’ils ne voteraient jamais contre le gouvernement car «ce serait synonyme de dissolution et d’exclusion».

Les «frondeurs» sont-ils dans le vrai quand ils disent ne pas avoir été élus sur le programme appliqué aujourd’hui? Les «opposants» ont été «élus candidats» par les militants du PS. La tradition du PS n’est pas la remise en cause des partis. Le lien direct entre les députés et les électeurs, c’est une culture bonapartiste qui n’est pas la nôtre. Leur mandat est de redresser économiquement la France dans la justice. J’observe enfin que le désaccord ne porte pas sur les 50 milliards d’économies mais sur la répartition entre les ménages et les entreprises.

En quoi le tournant social-démocrate du gouvernement français est-il comparable à ceux de Blair et Schroeder? Je pense que cette inflexion de politique n’est que conjoncturelle face à une trop faible croissance. Elle n’a rien à voir avec le blairisme qui théorise la neutralité de l’économie… J’ai dit et je vous le répète, le social libéralisme n’est ni notre culture ni notre vocabulaire.

Alors en quoi ces réformes, la Britannique et l’Allemande, sont-elles différentes de la Française? Blair avait théorisé une troisième voie entre le socialisme étatique et la social-démocratie avant d’arriver au pouvoir. Schroeder, lui, s’est attaqué à certains acquis sociaux au cours de son mandat. Tout simplement parce que l’économie allemande était à cette époque sous-compétitive vis-à-vis de la France. Il a obtenu de l’Europe et grâce à la France une autorisation pour aller au-delà de 4% de déficit et ses réformes se sont étalées sur dix ans.

Le cap économique du pacte de responsabilité semble désormais évident pour le gouvernement. L’est-il pour le Parti socialiste? Le gouvernement a un cap clair. Le PS, lui, redéfinit sa carte d’identité qui ne se veut ni sociale-libérale ni néocommuniste. Il s’agit de fonder un nouveau progressisme où nos valeurs et nos principes retrouveront leur pertinence et leur efficacité dans la «nouvelle économie» et sa révolution de l’immatériel.

Ce travail de mise à jour n’aurait-il pas dû être fait pendant les dix années d’opposition (depuis 2002)? Le PS a travaillé pendant les dix dernières années. La preuve en est que le programme du candidat Hollande n’était pas une rêverie. Il indiquait que l’on ne pouvait distribuer que ce que l’on avait produit. Et il soulignait l’urgence de la remise à flot budgétaire de la France. Ce que nous avions sous-estimé, ce sont les plans sociaux cachés ou retardés à l’après élection et l’état réel de la production industrielle française qui était en chute libre. Retrouver des marges de compétitivité pour les entreprises tout en asséchant les déficits sans pour autant tomber dans l’austérité ni casser notre modèle social fut notre problème en arrivant au pouvoir.

Social-démocrate; social-libéral, n’est-ce pas pour les politologues? Vos électeurs n’attendent-ils pas simplement des résultats – du pouvoir d’achat, de l’emploi, des perspectives d’avenir? C’est parce que les salariés s’intéressent à leur pouvoir d’achat ou à l’emploi qu’ils ne sont pas indifférents à une politique qui favorise la production, l’industrie; et une politique qui favorise la rente. Ne sous-estimez pas la capacité du peuple de faire le lien entre une «offre» théorique et ses conséquences pratiques.

La parenthèse du sénat à gauche n’aura duré que trois ans. La gauche n’est-elle pas en train de rater une occasion historique de changer la France? Était-elle suffisamment préparée à prendre le pouvoir? Le Parti socialiste a perdu les élections municipales. Et comme le Sénat dépend de ces élections, il était certain que nous allions perdre le Sénat. Constatons quand même que tous les analystes disent que le PS a mieux résisté que prévu. Ce qui indiquerait que le PS, deuxième parti de la haute assemblée avec 112 élus, n’est pas sans ressource. Non seulement nous étions préparés à prendre le pouvoir, mais rien ne dit que nous allons dans deux ans et demi le perdre.

Toujours à propos du pacte de responsabilité, n’avez-vous pas le sentiment de faire le sale boulot de la réforme? Vous tirez les marrons du feu pour la droite? On peut, au nom de l’électoralisme, différer ou refuser des réformes. C’est tourner le dos à l’intérêt général et pousser des réformes devant soi qui deviennent ingérables et se retournent contre ceux qui professent l’immobilisme.

Le MEDEF a fait, en matière de réglementation du travail, des propositions radicales mais peut-être nécessaire. Provocation ou nécessité de faire bouger les lignes politiques? Je trouve que le MEDEF manque d’imagination. Depuis près de trente ans, il avance les mêmes revendications. Revendications elles-mêmes assorties des mêmes promesses d’emplois. Il n’y a rien de nouveau.

Vous avez lancé les Etats généraux du socialisme en France. L’ADN du socialisme à la française semble en péril?
Notre carte d’identité est périmée. Elle a été éditée dans les années 1970 sur la base de réflexion des années 1960. Depuis le monde a changé, le modèle de production a changé, la manière de faire de la politique a changé.

Sur le site du PS, dans votre message, vous parlez du besoin d’une carte d’identité socialiste pertinente à l’époque. Elle ne l’est plus donc? Oui. Un exemple: dans les années 1970, la gauche avait mis au centre des débats la question de l’égalité. Aujourd’hui cette notion est supplantée par l’identité. Voir le monde à travers la nécessaire égalité et l’obligation de l’identité ne provoque pas la même chose dans le combat social ou l’opinion.

Le mot rassemblement revient souvent: le PS est-il à ce point divisé, en proie aux doutes? Le rassemblement est nécessaire. D’abord parce que l’individualisme contemporain fait des ravages dans la gauche. Ensuite parce que les formes nouvelles de communication – chaînes d’infos, l’Internet, Twitter etc. – poussent au chacun pour soi. Enfin parce que la multiplication des propos en tous sens brouille le message.

En fait, comment va la base du PS? Que vous disent les élus sur le terrain qui vous interpellent? La base va bien merci. C’est surtout l’encadrement qui s’interroge, qui doute ou qui conteste. Ce n’est pas anormal. Les militants, eux, ne sont pas dans ce registre. Ils veulent tout à la fois des marqueurs de gauche et de l’unité.


Propos recueillis par Xavier Alonso

 

02 Oct

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« Pour enclencher les réformes, il faut lever les conservatismes », Interview dans Le Progrès

par

 

Le Progrès

 

A l’occasion du déplacement de Jean-Christophe Cambadélis à Bron dans le cadre des Etats généraux du PS, Le Progrès publie ce jour une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

 

Vous êtes en déplacement aujourd’hui à Bron, dans le Rhône, dans le cadre des Etats généraux du PS. De quoi s’agit-il?

Il s’agit de reconstruire la carte d’identité du PS. Le monde a changé, nous le voyons dans la guerre que nous venons de déclarer au terrorisme. Par ailleurs, notre modèle social a changé, nous devons en parallèle faire face à nos déficits. Enfin, nous sommes passés à une forme de tripartisme avec la présence du FN. Le PS doit être en capacité de s’adapter à  toutes ces évolutions.

 

Le PS a perdu son identité?

Nous devons faire un travail de refonte et de réorganisation du parti. Le PS doit être plus moderne, nous conservons les structures depuis la SFIO avec un fonctionnement de haut en bas. Or, la communication aujourd’hui est horizontale. Il nous a fallu intégrer les nouveaux vecteurs de la communication. Bref, en décembre, le PS fera peau neuve !

 

Il y a beaucoup de voix discordantes au sein même du PS. Il est possible de retrouver une unité?

L’unité a toujours été nécessaire. Qu’il y ait des avis divergents n’est pas un problème en soi. Nous devons nous interroger : comment le PS veut-il changer la société, qu’est-ce que son progressisme. Il nous faut retrouver une force propulsive.

 

Le programme du PS n’était-il pas le programme de François Hollande ?

Le programme de François Hollande était un programme pour la France. Le PS doit penser la société à venir, cela ne se résume pas à un programme présidentiel.

 

Comment va se dérouler la consultation auprès des militants?

Nous avons posé douze questions aux militants qui couvrent le champ culturel, social, international. Sept réunions vont se tenir et nous allons collecter des milliers de contributions. Nous opérerons une première synthèse le 13 octobre puis une seconde en novembre. Nous établirons enfin une charte des Etats généraux qui sera soumise au vote des militants. Et le 6 décembre, date des Etats généraux, nous fonderons un nouveau progressisme, une nouvelle gauche.

 

Entre les contributions de Gérard Collomb et celles de Martine Aubry, vous parviendrez à une synthèse?

Gérard Collomb et Martine Aubry partagent des valeurs et des principes communs. C’est cela qu’il va falloir mettre en exergue.

 

Le PS a connu un nouveau revers électoral avec les sénatoriales. Rythmes scolaires, baisse des dotations, réforme territoriale… Les élus ont été secoués ces derniers mois…

C’est vrai mais il faut réformer le pays. La nécessité de la réforme se confronte parfois à la préservation des positions électorales acquises. Si vous ne faites rien, c’est le pays qui perd. Pour enclencher cette réforme, il faut lever les conservatismes. Mais si vous voulez une France plus juste, plus efficace et plus forte, il faut agir pour le bien commun.

 

 

Propos recueillis par Geoffrey Mercier

 

 

21 Sep

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L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

par

JCC Cpolitique 21092014

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche l’invité de Caroline Roux dans l’émission C Politique sur France 5.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’émission ci-dessous:

 


C politique du 21-09 | Saison 6 [Intégrale] par francetvinfo