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06 Déc

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Le traité en trompe l’oeil

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Le Traité Merkel-Sarkozy : ce n’est pas sérieux. Non seulement, il ne règle rien à court terme mais coupe les mains à la France à long terme. Il dénoue dans un sens défavorable à la France le compromis Kohl-Mitterrand du traité de Maastricht. Enfin, si Nicolas Sarkozy a tout lâché à Angela Merkel : Banque centrale, Eurobonds, Budget d’austérité contrôlé et sanction des budgets,… etc . C’est que le traité était pour lui plus important que son contenu. Et ceci pour deux raisons !

D’abord, il lie son sort à celui de l’Allemagne pour faire oublier aux marchés ses déficits;

Ensuite, déplacer le débat de la présidentielle du « pour ou contre » Nicolas Sarkozy qui domine vers un “pour ou contre” le traité. Ainsi, il veut obliger François Bayrou a se positionner. Et, il tente de réactiver au parti socialiste le débat du oui et du non. Et si ce n’est pas le cas, tenter alors de bousculer la position hégémonique du parti socialiste par une critique en irresponsabilité. Ce faisant, Nicolas Sarkozy se frotte les mains quand, éditorialistes et commentateurs, prennent le traité pour argent comptant. Il fait ainsi oublier sa responsabilité dans la crise.

A courts d’arguments contre le parti socialiste, il retrouve une ligne de clivage. C’est d’ailleurs le sens de l’offensive de Nicolas Sarkozy contre François Hollande qui minerait le triple A français. La réponse est simple: ce traité réduit notre souveraineté budgétaire sans réduire la crise. Il enferme la France dans une austérité qui produira la récession. Ce traité, ce sont des millions de chômeurs en plus en Europe.

Déjà les marchés et le agences marquent leur scepticisme . Il renonce au seul moyen de stopper la spéculation, c’est à dire l’évolution de la BCE en Banque centrale. Il ne donne les moyens ni de monétiser, ni de relancer l’industrie. C’est un traité en trompe l’oeil pour convenance personnelle : offrir à Nicolas Sarkozy son thème de campagne et à Angela Merkel, un rétablissement inattendu au travers du sérieux allemand d’imposer à la zone euro.