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07 Juil

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Contraindre la Grèce à abandonner l’euro serait faire fausse route, tribune dans Le Monde

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Le Monde publie ce jour une tribune de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou bien lire ci-dessous:

 

Lors du référendum du 5 juillet, le peuple grec a, à une large majorité, dit « non ». Il a répondu avec clarté à une question qui en manquait et confirmé son message du précédent scrutin en janvier : il aspire à l’Europe mais il refuse la poursuite de l’austérité qui a réduit d’un quart le PIB du pays et aggravé la précarité – un Grec sur trois vit sous seuil de pauvreté et sans couverture médicale. Le vote des Grecs doit être respecté – il est l’expression d’une démocratie – et justement interprété – il est d’abord un vote de souffrance sociale.

Comprendre cette réalité est indispensable alors que s’ouvre une phase d’incertitude pour la Grèce et l’Union européenne. Pour l’éviter, avec constance et prescience, le Président de la République française a, dans les jours qui ont précédé, inlassablement plaidé pour qu’un accord soit forgé avant le référendum entre la Grèce et ses partenaires européens, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. La négociation a été interrompue par les uns, puis suspendue par les autres. Cette occasion perdue conduit aujourd’hui l’Europe à un moment majeur de son histoire.

Profondément attaché à la construction de l’Europe et, au nom de son idéal même, à la réorientation de ses politiques, le Parti socialiste entend éclairer le débat public et rappeler, face aux analyses court-termistes et alors que se réveillent des forces nationalistes, les enjeux qui doivent orienter les choix d’intérêt général européen.

La Grèce doit rester dans la zone euro : c’est notre conviction et c’est notre combat. Une sortie – quelles que soient ses modalités juridiques – auraient des conséquences massives pour le peuple grec mais pas seulement pour lui. Le retour à la drachme et la dévaluation de la nouvelle monnaie vis-à-vis de sa parité initiale avec l’euro provoqueraient l’appauvrissement accru des salariés et des retraités, ainsi que le renchérissement des produits importés et de la dette extérieure. Comment la zone euro, quant à elle, vivrait-elle ce bouleversement ? Bien sûr, des protections ont été édifiées au cours des dernières années : le Mécanisme européen de stabilité doté d’une capacité d’emprunt de 700 milliards d’euros, la surveillance par la BCE des banques de l’eurozone, d’autres leviers encore, sont autant de progrès qui renforcent la solidité de la monnaie unique. Reste une réalité politique : la sortie de la Grèce de l’euro signifierait que celui-ci pourrait être réversible, ce que, dans la mondialisation, ne manqueraient pas d’interpréter et d’utiliser les autres puissances continentales et qu’au sein même de l’Union, les partis xénophobes et nationalistes exploiteraient à leurs fins.

Quant à ceux qui prédisent que l’expulsion de la Grèce hors l’euro réglerait la faiblesse originelle de l’union monétaire – une même monnaie, des économies disjointes –, ils font fausse route : loin de susciter un débat sur la politique économique avec un lieu pour le faire, cette voie conduirait à l’ordo-libéralisme pour viatique. Or s’il faut à coup sûr des règles budgétaires dans une zone monétaire dont chaque Etat membre est un dépositaire et si chaque pays a intérêt à la gestion sérieuse de ses finances publiques au nom même de sa souveraineté politique face aux marchés, une politique économique ne peut seulement être affaire de règles comptables. Elle doit se fonder sur des objectifs économiques partagés pour la croissance durable, l’investissement, l’innovation, l’emploi, le progrès social. C’est d’ailleurs la voie qu’a commencé d’emprunter l’Union à travers, notamment, le plan dit « Juncker » ou encore la Garantie jeunes. Voilà pourquoi le moment que traverse la zone euro, loin d’être synonyme de recul, pourrait permettre une avancée pour tous les Européens : une coordination budgétaire, une intégration économique, une convergence fiscale et sociale accrues avec un suivi démocratique affirmé.

Données connues, effets inconnus, cette vérité ne vaut pas que pour l’économie. Les effets les plus profonds, les plus durables, certainement les plus dangereux, d’un « grexit » seraient avant tout géopolitiques. Veut-on une Grèce laissée à elle-même, une Grèce dans le chaos, quelque part entre les Balkans et le Levant, alors que chaque jour, les gouvernements et les peuples européens doivent faire face à de nouveaux enjeux migratoires, mais aussi la menace du terrorisme fondamentaliste ? Comprendre la situation dans sa globalité, se hisser et se projeter, c’est cela – n’en déplaise à la directrice générale du FMI – se comporter en adultes.

Voilà pourquoi être Européen, c’est avoir une vision, et avoir une vision, c’est vouloir la négociation. Pour trouver un accord durable, fiable et supportable. Pour qu’il soit durable, ce compromis – ce mot qui a fait l’Europe est une volonté autant qu’une méthode – doit inclure le traitement de la dette grecque. Pour être fiable, il doit s’accompagner d’un plan de remise en route du pays par un soutien à l’économie grecque et à ses atouts – notamment maritimes – afin d’élever son potentiel de croissance. Pour être supportable, les réformes attendues de la part du pays doivent préserver les personnes les plus fragiles. Car il s’agit pour la Grèce, de son côté, de reconstituer un véritable Etat qui lève l’impôt, lutte effectivement et efficacement contre les rentes qui bloquent des secteurs d’activité entiers, réduise ses dépenses militaires plutôt que ses dépenses sociales et d’avenir. C’est cela, la solidarité affirmée et avisée sur laquelle le projet européen s’est fondé.

Dans ce moment dont chacun mesure l’importance pour l’Europe, la droite française a, hélas, choisi de faire de la question grecque et de ses enjeux une affaire de positionnement partisan, de penser à elle pour 2017 plutôt qu’à l’Europe en 2015. Qu’elle soit envisagée dans l’outrance verbale de M. Sarkozy ou formulée sur un ton badin par M. Juppé, la sortie de la zone euro pour les Grecs est déraisonnable et irresponsable. Oui, la négociation est le chemin de l’intérêt général européen, donc celui de la France. François Hollande en est l’inlassable partisan et artisan. Parce qu’il n’y a aucune fatalité à la déconstruction de l’Europe. Parce que l’avenir de nos peuples se bâtit dans le présent.

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

08 Mai

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Armistice et nouvelle phase

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La décision de la Commission sur le dogme des 3% ouvre une nouvelle époque. Il s’agit incontestablement d’une victoire pour les tenants de la thèse de la réorientation de l’Europe. Pour le Président de la République et son Premier ministre qui avaient fait du sérieux à Paris pour réorienter à Bruxelles la pierre angulaire de leur politique européenne. Chacun pourra comparer la méthode Sarkozy et celle de Hollande dans ce domaine. Succès pour ceux qui comme Martine Aubry lors de la primaire, Claude Bartolone, Harlem Désir ou moi-même défendions la thèse de la trajectoire plutôt que le couperet.

C’est surtout un succès pour les français qui ont consenti de grands efforts et sont récompensés. C’est aussi un succès car il n’est pas seulement applicable à la France. Le temps c’est de l’argent pour les investissements nécessaires à la croissance. L’Etat va pouvoir continuer le redressement de la France et le faire avec plus de justice. Mais cela ne veut pas dire que la Commission et les droites européennes aient abandonné leur dogme libéral.

Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso sont toujours sur la thèse de la réduction du périmètre de l’Etat, de la compression des coûts salariaux et des politiques de solidarité. Mais les tenants de la croissance pour sortir de la crise et de la dette ont mis le pied dans la porte. Le Président de la République va pouvoir plaider avec plus de force les mesures de la relance. Maintenant que le dogme de l’ajustement budgétaire comme source de croissance est entamé. Avec l’armistice dans la guerre des 3%, une nouvelle phase s’engage. L’époque de la consolidation du redressement commence. Elle peut s’accompagner d’un nouveau dispositif politique dont le tout Paris parle. Mais ce n’est pas là l’essentiel. Il faut maintenant hiérarchiser les réformes et les étaler sur les deux années. C’est un avantage à ne pas gaspiller dans la tempête que traverse la France. Et il faut garder le cap du triptyque socialiste: Assainir les finances publiques, redresser, renouveler notre modèle productif ET réorienter l’Europe.

09 Fév

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Budget européen

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Il faut avoir beaucoup de mauvaise fois pour dire que François Hollande a perdu, il en faut aussi beaucoup pour dire que l’Europe a gagné. Quand on voit la réaction hostile de tous les groupes au Parlement Européen, on voit bien que c’est David Cameron voire Angela Merkel qui sont isolés. Ce fut un compromis, il était nécessaire, il etait contraint. Il n’est pas au desavantage de la France. Loin de là.

Mais pour l’Europe ? Pour la première fois dans l’Histoire de la construction européenne, le budget de l’Union diminue, pour une fois, dans l’Histoire du Parlement Européen, une majorité écrasante de députés ont fait le choix du refus…

David Cameron, en digne héritier de Margaret Thatcher, a utilisé l’unanimité nécessaire pour obtenir un rabais capable de redorer son blason. En effet, les Anglais ne supportent plus la crise que les conservateurs sont incapables de juguler.

De la part du Premier ministre conservateur qui avait agité une fois encore la menace d’une sortie de l’Union européenne, posée comme question d’un référendum aux Britanniques, ce n’est pas glorieux, c’est un peu minable, mais pas étonnant.

Mais ce sont les pauvres qui paieront l’électoralisme aveugle, l’égoïsme sans foi ni loi de Cameron, car qu’on se le dise, réparer les dégâts des choix de rigueur coûtera au final plus cher que si on avait choisi, comme le demandait avec détermination François Hollande dans son discours du 5 février devant le Parlement Européen, un budget ambitieux au service de la croissance.

Résultat, le budget de cohésion, outil d’un développement solidaire des territoires, baisse, la politique de grands travaux ou l’Europe de l’énergie ne verront pas le jour alors qu’elles étaient des outils au service de l’emploi.

Le pire c’est le programme d’aide alimentaire qui est sabré. Avec une coupe de 200 millions d’euros, c’est 25 millions de repas par an qui ne seront plus distribués.

Derrière cette question budgétaire, il n’y a pas une querelle de chiffres ou d’interprétation de nombres, mais un enjeu politique. Le PPE a porté un nouveau coup à la cohésion européenne au nom du dogme de l’austérité. Il faudra s’en souvenir. Maintenant le Parlement Européen se propose de faire de la résistance. Si il va jusqu au bout c’est la crise, il est probable qu’il obtiendra une rallonge. Raison de plus pour soutenir son action !

 

09 Déc

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Traité – dans l’état actuel on ne peut être satisfait

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Non pas seulement parce qu’il fait de la seule règle d’or la pierre exclusive de la sortie de l’euro, non pas seulement parce que cette règle interdit de faire face à un imprévu, la recapitalisation des banques ou le sauvetage d’une grande entreprise. Non pas seulement parce qu’il entérine un clivage Euro/non Euro en Europe. Non pas seulement parce qu’il est entièrement sur les exigences d’Angela Merkel. Mais surtout parce qu’il ne construit pas une position suffisamment robuste pour sortir de la crise. La Banque Européenne ne sort pas de son dogmatisme. Les eurobonds sont repoussés. La taxation des mouvements de capitaux est absente. Les initiatives de croissance ne sont pas au rendez vous. Les semaines qui viennent seront décisives pour clarifier le débat. En tout cas, il faut dire la vérité aux Français, ce texte ne sauvera pas l’Europe, mais plongera l’Europe un peu plus dans la récession.

02 Déc

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L’évolution de la banque centrale est inéluctable

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Le traité de Maastricht était incomplet et François Mitterrand le savait. Il pariait sur la dynamique de l’intégration de l’euro. Il était persuadé que l’abandon du Mark pour l’euro poserait tôt ou tard la question du gouvernement économique de l’Europe. Il savait que si la revendication française sur la BCE (refus de l’indépendance de la BCE) pouvait être un obstacle à l’acceptation allemande de l’euro. La mise en place de celui-ci conduisait mécaniquement au gouvernement économique et donc à l’évolution de la BCE vers une banque centrale à l’Américaine ou à l’Anglaise. La crise de l’euro met ce pronostic à l’ordre du jour. Déjà l’ébauche d’une politique économique est là avec l’Euro groupe. La crispation dogmatique de Mme Merkel sur une police de l’austérité est un combat d’arrière garde. Non seulement cette politique ruine l’Europe, mais elle pose le problème ainsi : soit Angela Merkel poursuit et c’est la récession et l’explosion de l’euro, soit la BCE monétarise la dette à l’instar de la banque centrale Américaine. Voilà pourquoi indépendamment du fait qu’un traité sur un « schenghen d’austérité budgétaire » ne répond pas à l’urgence, il accroît la crise, et il est peu acceptable que Nicolas Sarkozy engage la France à six mois d’une élection présidentielle. Négocier maintenant sans contrepartie sur la banque centrale sans plan de croissance, pour une austérité aveugle, est une faute majeur. Le débat sur la taxation des mouvements de capitaux, les euro bonds, la gouvernance économique, l’harmonisation sociale et fiscale est en débat partout, même en Allemagne, adopté par tous les partis sociaux démocrates européens. Aucun de ces thèmes ne fut évoqués par Nicolas Sarkozy à Toulon. Et celui sur l’évolution de la BCE est inéluctable. Sinon la BCE ne sera plus faute d’euro.

06 Nov

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Papandreou prend date

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Conspué par la classe médiatico-politique européenne, bousculé par son peuple, contourné par son opposition de droite, Georges Papandreou sort de l’épreuve par le haut. Il obtient le plan de soutient à la Grèce, obtenant au passage la diminution de 5o% de la dette grecque. Il a vu sa proposition de référendum refusée par d’autres que lui (Nicolas Sarkozy et l’opposition de droite grecque). Il a obtenu le vote de confiance. Et maintenant en se sacrifiant, il oblige la droite à prendre en charge le plan d’austérité, la privant de l’argument massue pour les prochaines élections législatives. Et ramène via l’union nationale un calme relatif. Gageons qu’ainsi il prend date. La crise va maintenant passer à l’Italie.

05 Oct

Commentaires fermés sur Soudan: vers une nouvelle catastrophe humanitaire ?

Soudan: vers une nouvelle catastrophe humanitaire ?

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Le Parti socialiste a reçu, mardi 4 octobre, une délégation du Mouvement Populaire de Libération du Soudan (Nord), conduite par M. Yasir Arman, secrétaire général.

Il tient à affirmer son soutien au droit à la reconnaissance du SPLM-Nord comme mouvement politique et démocratique, alors que ce mouvement est interdit depuis le mois dernier et se trouve rejeté dans la clandestinité. Les conflits violents qui ont lieu actuellement au Sud-Kordofan et dans l’État du Nil bleu trouveront leur résolution dans un dialogue politique entre le gouvernement de Khartoum et le SPLM-Nord, en particulier autour de la question du désarmement des soldats du SPLM qui ne sont pas originaires du Sud-Soudan. L’interdiction du SPLM rend à l’évidence ce dialogue plus difficile.

Les combats qui se déroulent dans les États du Sud-Kordofan et du Nil Bleu entraînent d’importants déplacements de population. Cette situation extrêmement préoccupante n’est pas sans rappeler celle qui avait conduit au désastre humanitaire du Darfour.

Le Parti socialiste invite donc le gouvernement français et l’Union européenne à agir sans tarder pour permettre l’accès des organisations humanitaires aux deux États soudanais concernés par les combats, afin d’empêcher une nouvelle catastrophe humanitaire.

21 Sep

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On danse sur un volcan

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Mais quand nos élites médiatico-politiques vont elles saisir que nous courons à la catastrophe ? La Grèce étranglée, dans l’impossibilité de rembourser. L’Italie dégradée. L’Espagne, le Portugal arrêtés. L’Euro craque de toute part, l’Europe flirte avec la récession. Le FMI pense qu’il y a une chance sur trois que les Etats-Unis fassent de même. Les indignés sont dans les rues et les banques dans le rouge. Et l’on va d’un fait divers à un commentaire, fascinés par l’affaire DSK, Chirac, Bettencourt, Guerini, obsédés par les demi phrases, cherchant avec une jubilation morbide à se moquer de tout. Insouciants au drame qui vient. Mais mes pauvres amis, il ne sera pas seulement question d’économie, cela débouchera sur des bouc émissaires et autres tentations nationalistes. Les historiens qui se demandent comment les sociétés ont été aveuglées dans l’avant guerre en 1913 ou en 1939. Ils ont sous leurs yeux cette irrésistible et insouciante envie de danser sur le volcan. Pendant que nos gouvernants repoussent devant eux les problèmes de peur de déranger nos élites qui s’amusent et nos peuples qui s’inquiètent. Le ciel s’assombrit jour après jour et les marchés, canards sans tête, courent en tous sens.

14 Sep

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Qui peut croire que les Grecs vont revenir aux drachmés ?

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D’abord il n’y a rien dans les traités permettant de mettre un État à la porte. Ensuite les Grecs continueraient de vivre avec leurs euros. On aurait deux monnaies. Et dans les jours précédents ce serait la ruée pour retirer l’épargne. Ce qui conduirait à l’effondrement des banques grecques et par voie de conséquence leur nationalisation. Vu la dette ce serait l’affaissement de l’État. Enfin L’hyper-compétitivité de la Grèce serait virtuelle vu l’état proche du néant de l’industrie. Le poids de la dette remboursée en drachmés impossible et les produits importés coûteraient une fortune etc… Cette stratégie du chaos ouvrirait un effet dominos Espagne/Portugal/Italie/France et vu l’interdépendance balayerait l’Europe du nord. Quant à l’Allemagne la crise de confiance suivrait. Car il est illusoire de croire que dans une Europe en récession Berlin et Francfort continueraient à exporter.

Bref, no way ! Économiquement désastreux, socialement impraticable, financièrement dévastateur. Tout cela alors que si la Grèce empruntait au même taux que le Japon, elle pourrait faire face. Mais pour cela il faudrait une solidarité européenne et une politique coopérative. Pour l’instant on n’a ni politique à court terme, ni politique à moyen terme, ni visibilité à long terme. Nous vivons « un Munich économique » et fantasmons sur des scénarios improbables.

02 Sep

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LA CRISE EST LA

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L’économie en fusion !

La dette grecque jugée « hors de contrôle ». La bourse de Francfort qui malgré la règle d’or perd 5 points il y a une semaine. Sous la pression des marchés et de l’Allemagne, l’Europe plie sous le poids de l’austérité budgétaire érigée en pensée unique. Les résultats sont là ! La croissance s’effondre et le chômage touche 10% de la population active. La crise des ciseaux entre désendettement et croissance fait fondre l’économie européenne. Pour combattre la dette de chaque pays, les plans d’austérité se multiplient, coupes dans les dépenses notamment sociales et des hausses d’impôts qui entravent l’activité. La production industrielle est en baisse critique en Europe, le spectre de la récession et du chômage hante l’Europe. Et il n’est pas certain que ce ne soit pas déjà le cas. L’Allemagne va entrer en crise politique et ne veut pas bouger. La France verra son président battu au Congrès ou n’osant pas proposer la règle d’or, alors qu’il l’a proposée pour toute la zone Euro. L’Europe s’interrogeant sur sa pertinence, les Etats-Unis dégradés et encalaminés par leur dette et la chute du taux d’emplois. Qui peut croire que nous ne courrons pas à la catastrophe ? Il faut changer de cap sinon c’est la fusion du réacteur économique mondial. C’est une crise systémique qui nécessite une réorientation et pas un accommodement. Il faut changer de modèle, sinon les banques seront dans le rouge et les rouges dans la rue.