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21 Nov

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L’invité de la matinale de France Info

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce mardi 21 novembre aux questions de Jean-Michel Aphatie et Bruce Toussaint dans la matinale de France Info.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

Sur les 6 premiers mois du quinquennat Macron 

« Emmanuel Macron fait fausse route sur la centralisation jupitérienne. Cela ne me semble pas juste car aujourd’hui, vu les problèmes auxquels nous sommes confrontés, c’est plutôt une décentralisation massive qui devrait avoir lieu. (…) Ses discours sur l’Europe sont intéressants, il défend l’Europe mais je le trouve isolé sur la chaîne européenne et pour l’instant nous n’avons pas les premiers linéaments de la réalisation de nos rêves communs. Enfin, sur la politique sociale, je pense qu’il commet une faute par sa volonté d’avancer à marche forcée sur une orientation libérale. »

Gérard Filoche, a-t-il encore sa place au PS ?

« Certains disaient qu’il ne l’avait plus depuis très longtemps.  Moi j’avais toujours fait en sorte que chacun puisse s’exprimer. Il y avait des désaccords qui étaient de type politique. Aujourd’hui le désaccord n’est pas politique, il est éthique. Et sur l’éthique on ne peut pas transiger. (…) Vous vous souvenez de son tweet sur Christophe de Margerie. Là, il avait été déféré devant la commission des conflits du PS. Aujourd’hui, le désaccord n’est pas politique, il est éthique et on ne peut pas transiger là dessus. »

Sur l’affaire Marchal-Beck

« J’ai tout découvert en lisant Libération. (…) C’est très bien que les femmes puissent libérer leur parole et mettre en cause ces abus de pouvoirs. (…) Je crois qu’il y a la dimension dans cette affaire d’un abus de pouvoir, comme on en voit un peu partout, mais dans ce cas, cela tient au trait spécifique du MJS. (…) Le MJS est une organisation extrêmement concentrée, un Etat dans l’Etat au niveau du Parti socialiste, et dans l’opposition au PS. Ils font ce qu’ils veulent. Dans cette organisation on ne parle pas aux autres. Il y a une dimension fractionnaire, quasiment sectaire. »

 

28 Oct

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On ne peut regarder l’Espagne les bras ballants !

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Mais elle est où la gauche?

Ils sont où les Insoumis, les socialistes, les communistes, les écologistes dans ce qui en Espagne s’apparente au début de la crise yougoslave?

Car ne nous y trompons pas, un début de double pouvoir se met en place entre les élections à la constituante. Cela ne rappelle rien aux Insoumis? Et les élections constitutionnelles voulues par Madrid, la droite et le gouvernement?

On peut comprendre que le Président Macron renvoie l’ascenseur à Mariano Rajoy pour son soutien sur les travailleurs détachés mais ça ne fait pas une politique européenne. Et Jean-Claude Juncker en ballade avec Emmanuel Macron ne devrait-il pas rentrer pour traiter ce sujet qui va s’envenimer? Au nom de la non intervention dans les affaires de l’Etat d’un pays voisin on applique le « démerdez-vous! ». Et puis comme toujours,  on va constater les dégâts. C’est une honte pour l’Europe et une faute pour la France.

L’intransigeance des conservateurs à Madrid et celle des nationalistes à Barcelone a conduit à un dialogue de sourds. Les indépendantistes catalans sont suffisamment nombreux: 2 millions pour croire en l’indépendance mais pas assez pour l’imposer. Ils vont donc aller jusqu’au bout pour créer les conditions d’un avenir possible. Madrid a la Constitution, la légalité mais la crise politique mine l’autorité du gouvernement. Chaque parti a compris que cette crise lui permettait de se refaire face à Ciudadanos et Podemos. Mais jusqu’où?

On parle d’élections mais on va assister aux confrontations de manifestations. Seront-elles toujours pacifiques car les unionistes sont fort nombreux mais pas suffisamment pour contraindre les activistes. La Constitution espagnole n’a pas d’article 16 donc la presse et le Parlement seront toujours aux mains des indépendantistes qui ont en tête de gagner ou de faire un précédent.

Notre classe politique est à ce point jacobine pour ne pas voir qu’il y a travers cette crise une volonté de maîtriser son destin dans la mondialisation? L’Europe ne comprend pas qu’elle démontre ainsi qu’elle est politiquement inutile. Les deux partis ont besoin de la France et de l’Europe. Il est indispensable d’intervenir diplomatiquement, politiquement. Nous avons déjà trop tardé. L’Europe a déjà été confrontée à la crise belge avec les velléités séparatistes flamandes, à la situation italienne avec les récents votes dans les régions du Nord qui n’ont pas été insensibles à la situation espagnole. Bientôt il sera trop tard car le feu couve au Pays basque et dans d’autres régions et Madrid est politiquement faible.

Le PSOE est le seul parti à proposer depuis longtemps une voie praticable et d’ailleurs il a refait son unité sur cette question.

La solution est une deuxième révolution démocratique après la chute de Franco, une souveraineté revisitée avec un statut d’association. Mais cela rendrait l’Espagne divisible. Dans tous les cas la France doit être au minimum garante de la paix civile et du refus de l’engrenage vers la violence.

Il est temps que la question espagnole devienne une question européenne et française.

17 Jan

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Élection du président du Parlement européen : bravo Gianni, travaillons maintenant à une nouvelle alliance des forces de progrès

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Le Parti socialiste salue la belle bataille menée par Gianni Pittella pour la présidence du Parlement européen.
Pour la première fois depuis trente ans, l’issue du vote était incertaine car, prenant acte que la droite européenne avait changé, les députés du Groupe socialiste et démocrate ont mis un terme à la coalition avec le PPE.
Depuis que le Parlement européen est élu, son président conservateur, Antonio Tajani, aura été le plus mal élu à cette fonction. La droite européenne qui rassemble dans un même parti les amis de François Fillon, ceux de Viktor Orban et ceux Silvio Berlusconi, a choisi un compagnon de route de ce dernier pour présider le Parlement européen. Désormais, les conservateurs dirigent tous les organes de l’Union européenne alors qu’ils sont grandement responsables de la situation actuelle.
Ce vote marque la fin du compromis historique entre les conservateurs pro européen et les sociaux-démocrates. Cet équilibre, rompu au lendemain même du Brexit, de la déclaration de guerre de Trump à l’Europe et des pressions répétées de Poutine, est la démonstration que le PPE (conservateur) veut tous les leviers pour ne rien changer. L’Europe est en grand danger.
Maintenant, le temps est venu de travailler à la convergence des forces de progrès, comme cela existe au pouvoir au Portugal et comme cela commence à être le cas en Grèce afin de bâtir une Europe qui ne soit ni celle de la droite ni celle de l’extrême droite, mais celle de la solidarité et de la prospérité partagée.

07 Jan

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Décès de Mario Soares: un résistant face à la dictature, un promoteur de l’Europe, un acteur majeur du socialisme

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C’est avec une grande émotion que le Parti socialiste a appris la mort de Mario Soares à l’âge de 92 ans.
Aujourd’hui, c’est une des figures les plus importantes du Portugal mais aussi du socialisme européen qui s’est éteinte.
Mario Soares était un socialiste convaincu. Engagé dès ses plus jeunes années contre le régime autoritaire de « l’Estado Novo », il fonda l’action socialiste portugaise en 1964. Son engagement lui valu de nombreuses arrestations et il fut même déporté dans une colonie portugaise en 1968.
Contraint à l’exil, il s’installera alors en France où il enseignera à l’Université de la Sorbonne et de Vincennes, tout en continuant à porter l’opposition démocratique portugaise.
Il participera ainsi à la création du Parti socialiste portugais en 1973, dont il deviendra un an plus tard le secrétaire général.
Mario Soares était un militant de l’Europe. A la suite de la « Révolution des Œillets », il mettra ses convictions au service de son pays. Tout d’abord comme Ministre des Affaires étrangères où il engagera le processus d’indépendance des colonies portugaises. Puis, à la présidence du gouvernement de 1976 à 1978 et de 1983 à 1985 où il négociera avec énergie l’entrée de son pays dans le cercle européen et mènera avec succès les réformes nécessaires pour y arriver.
En 1986, il sera élu président de la République au moment même où le Portugal entre officiellement dans la Communauté Economique Européenne. Il effectuera deux mandats de Chef d’Etat.
Par la suite, Mario Soares multipliera les initiatives pour défendre son « pari européen » en prenant la présidence du Mouvement européen International ou encore en siégeant au Parlement européen en 1999.
Tout au long de sa vie, Mario Soares fut un avocat incontournable des libertés, un compagnon majeur du Parti socialiste, une personnalité essentielle de l’histoire de la construction européenne. Il fut un ami intime de François Mitterrand, avec qui il incarna ce lien fraternel entre socialistes portugais et français dans le combat pour la démocratie comme dans l’exercice du pouvoir.
Le Parti socialiste adresse ses sincères condoléances à l’ensemble du mouvement socialiste européen aujourd’hui en deuil. Il exprime, dans ce triste moment, toute son amitié aux camarades socialistes portugais ainsi qu’à la famille et aux proches de Mario Soares.

19 Oct

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« COP 22: Pour la création d’une Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique », tribune dans le Huffington Post

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Le Huffington Post publie ce jour une tribune que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

MANIFESTE – Pour penser la Méditerranée comme un espace commun, il faut de l’audace, une révolution copernicienne politique et la capacité d’avancer par petits pas. A l’heure où elle devient une source d’inquiétudes et de peurs, il faut avoir le courage de regarder ce défi comme une source d’opportunités pour le Nord comme pour le Sud et non comme une menace. La Méditerranée constitue un prolongement naturel pour la France comme l’Europe de l’Est pour l’Allemagne.

L’Union pour la Méditerranée (UpM) doit rester le cadre institutionnel général, l’aire de référence. D’ailleurs, l’UpM elle-même préconise une approche à géométrie variable pour être plus opérationnelle et pragmatique dans sa démarche plutôt que d’avoir une vision trop étendue au risque de s’étioler. Ainsi, concentrons-nous à très court terme sur la partie occidentale de la Méditerranée dans le cadre d’une coopération régionale renforcée.

La COP22, qui se tiendra cette année à Marrakech, pourrait être le moment opportun pour le lancement de la Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique (CEMTER). Cette structure pourrait être composée, dans un premier temps, de l’Espagne, de la France et de l’Italie pour le Nord, de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour le Sud sans exclure tous les pays qui voudraient intégrer ce noyau dur. Une organisation Nord-Sud en format restreint dans un ensemble géopolitique et géographique cohérent.

L’Europe ne s’est jamais pensée avec un élargissement vers le Sud. La politique européenne de voisinage Sud ne peut se satisfaire d’être uniquement cette zone tampon entre l’Afrique et nous.

On constate un foisonnement d’initiatives, d’organisations et de structures (forums et associations en tous genres, rencontres, clubs etc.), les collectivités locales se mobilisent, mais un projet structurant multiplierait les synergies.

En s’appuyant sur ces structures existantes dans une logique de mutualisation des expériences acquises, le grand chantier auquel pourrait s’atteler la CEMTER serait avant tout la réalisation d’un partenariat économique et scientifique puissant autour d’un projet commun comme a pu l’être la CECA pour l’Union européenne: une union énergétique, celle du 21ème siècle. Pour que les Etats du Sud acceptent de travailler ensemble, il faut un intérêt important, tangible et mobilisateur.

Le parallèle avec la CECA est parlant. Un projet commun sur l’énergie avait été la première étape vers un projet européen plus global et plus politique. L’énergie est en effet le domaine par excellence pour concilier stratégie économique et vision d’avenir. En se concentrant sur les énergies renouvelables, ce projet illustrerait le chemin parcouru en quelques années dans le sens de la transition énergétique et le fait que les pays des deux rives de la Méditerranée ont la même légitimité et la même détermination à la mener. Il donnerait aux conclusions de la COP22 une visibilité concrète.

Cet espace pourrait devenir le premier espace de recherche et de production d’énergie renouvelable dans le monde avec une exploitation et une distribution coréalisée entre les pays du Nord et ceux du Sud. Pour les débouchés de distribution, nous pourrons compter autant sur l’Europe que sur l’Afrique. La CEMTER s’inscrirait ainsi dans la construction positive du monde de demain en mutualisant les moyens et les investissements massifs sur les énergies solaires dans un premier temps, puis évidemment éolienne (terre et mer), mais encore hydraulique avec les énergies marines, la biomasse et la géothermie…

Selon le dernier rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), la baisse des coûts de l’énergie solaire photovoltaïque (PV) ouvre de vastes horizons énergétiques en Afrique. Aujourd’hui 700 millions d’Africains n’ont pas d’accès à l’énergie. L’Afrique passera de 1,2 à 2,2 milliards d’habitants d’ici 30 ans. Chaque année, c’est plus de 10 millions d’Africains en plus qui n’ont pas d’accès à l’énergie. Récemment, 54 Chefs d’Etat et de Gouvernement africains ont décidé unanimement la création d’un Fonds spécial doté de 3 milliards d’euros par an dans le cadre d’un nouveau partenariat avec l’Europe.

De multiples exemples d’axes de travail concrets pourront être imaginés par ailleurs. L’idée dans un premier temps, est de capitaliser sur l’immensité saharienne pour exploiter cette ressource inépuisable qu’est le soleil. En imaginant une exploitation de seulement 10% de la surface de ce territoire, combien de millions d’individus pourront être éclairés de manière propre demain?

Aujourd’hui, le bilan de 50 années de non-Méditerranée est sous nos yeux: immigration clandestine dramatique (plusieurs milliers de jeunes morts engloutis par la mer), conflits larvés depuis 40 ans, terrorisme qui frappe partout et, aujourd’hui, un État au bord de la sécession qu’est devenue la Libye. Si nous ne faisons rien, demain, nous vivrons dans une zone qui n’aurait d’autres choix que de se militariser à outrance pour se « protéger ». Une zone d’où les pires menaces sont à craindre. Alors qu’elle peut encore devenir une zone d’opportunités et de culture commune avec une porte ouverte sur l’Afrique.

Le processus peut être lancé rapidement si la volonté politique rejoint la nécessité que ressentent aujourd’hui nos concitoyens de former une communauté unie autour de projets positifs partagés. Des millions de femmes et d’hommes, des liens historiques, des attaches familiales, professionnelles et culturelles, une jeunesse pleine d’énergie, représentent des atouts essentiels pour réussir ce beau défi.

Ce grand dessein, au-delà de l’espoir qu’il suscitera, est aussi et surtout un enjeu de réalisme géopolitique, d’intérêt économique, social et écologique, de stabilité, en un mot: c’est un véritable projet de civilisation.

Les premiers signataires:

M’jid El Guerrab, Président du think tank Med Spring,
Jean-Christophe Cambadélis, député, Premier secrétaire du Parti Socialiste,
Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat, Président de l’UDE,
Michel Vauzelle, ancien ministre, député, ancien Président de la Région PACA,
Jean-Louis Borloo, ancien députe-maire de Valenciennes et ancien ministre d’Etat
Président d’Energies pour l’Afrique,
Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, Ambassadeur de bonne volonté du PNUE,
Philippe Douste-Blazy, ancien ministre, Secrétaire général adjoint des Nations-Unies,
Jean-Pierre Bel, ancien Président du Sénat, envoyé spécial du Président de la République française,
François Rebsamen, ancien ministre, Président-maire du Grand Dijon,
Mehdi Houas, ancien ministre tunisien, chef d’entreprise,
Marc Villard, Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger, Conseiller Consulaire, Conseiller AFE,
Michèle André, sénatrice, Présidente de la Commission des Finances,
Mehdi Bensaïd, député, Président de le Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale du Maroc,
Bariza Khiari, sénatrice, Présidente de l’Institut des Cultures Islamiques,
Razzy Hammadi, député, Président du groupe d’amitié France-Mali,
Samia Ghali, sénatrice-maire du 15/16 de Marseille,
Christophe Rossignol, secrétaire général adjoint de l’UDE, Président Réseau Francophones de liaison pour l’écologie et le développement durable (ReFLED),
Alexis Bachelay, député,
Yann Galut, député,
Monique Cerisier-Benguiga, sénatrice honoraire, vice-présidente de l’Iremmo,
Pierre Ducret, Président d’I4CE,
Kamel Haddar, ancien consultant Oil and Gas chez BearingPoint, entrepreneur (éducation et media) en Afrique du nord, co-fondateur d’ATLAS,
François-Michel Lambert, député, Président de l’Institut d’économie circulaire,
Marie-Pierre Bresson, adjointe au maire adjointe de Lille déléguée à la coopération internationale et au tourisme,
Salah Bourdi, Président du Cercle Eugène Delacroix,
Frank Cecconi, conseiller régional IDF, Président du groupe UDI
Jaoued Boussakouran, chef d’entreprise, Président du Cercle de la jeunesse marocaine,
Hassan Bennadi, Président de la fondation d’un parti marocain (le PAM), co-fondateur,
Naima M’faddel, adjointe au maire de Dreux chargée du social et de la santé
Malika Menner, Directeur des Relations Externes chez Orange,
Hamou Bouakkaz, Président de l’association Paul Guinot, Conseiller d’arrondissement du 20ème,
Khalid Hamdani, Directeur de l’Institut Ethique et Diversité,
Martine Vautrin-Jedidi, Conseillère consulaire en Tunisie,
Rachid Benzine, islamologue, enseignant à l’IEP d’Aix-en-provence,
Farid Yaker, Président de l’association EcoMed 21,
Yasmine Seghirate, responsable de la communication d’une organisation inter-gouvernementale Méditerranéenne.
Aïcha Jabrane, présidente de l’association les deux rives région Centre val de Loire
Amelia Lakrafi, groupe de réflexion GE2D (Groupe Ethique et Développement Durable) – UNESCO
Seddik Khalfi, journaliste franco-marocain,
Yasmine Khayat, journaliste franco-marocaine,
Olivier Faure, député

23 Sep

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L’invité de Brigitte Boucher sur LCP

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Capture d’écran 2016-09-23 à 11.26.18

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Brigitte Boucher dans « Politique Matin » sur LCP.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (00’30’11):

 

Primaire citoyenne

« Le Conseil national a voté à l’unanimité la tenue d’une primaire. Le prochain CN finalisera les modalités d’organisation.

Je suis impartial mais je ne suis pas neutre. J’ai depuis longtemps estimé que le président de la République est notre meilleur atout à gauche vu les drames que nous sommes en train de vivre, la montée du nationalisme xénophobe dans tout le monde occidental et les difficultés économiques que l’on connait. Je prends parti parce que je pense que c’est la solution. Maintenant, c’est aux électeurs de choisir.

S’ils veulent un responsable politique qui n’affiche pas ses idées, il faudrait en choisir un autre mais c’est trop tard. Et puis M. Patrice Prat, pour pouvoir me donner des leçons, devrait rester au Parti socialiste, ce qui n’est plus son cas.

Tout le monde sait que la primaire sera massive, transparente et loyale. Tout le monde le sait. Il y a un discours côté jardin et un discours côté cour. J’observe que dans les réunions de préparation de la primaire il y a les représentants de M. Montebourg.

Quand vous demandez au PS des moyens pour votre campagne, c’est que vous êtes déjà dans la primaire. Nous ferons en sorte que chacun puisse participer dignement à la primaire.

Le parti radical a suspendu sa participation mais n’a pas quitté la Belle Alliance populaire. Ils sont plus que bienvenus au sein de la primaire.

Emmanuel Macron

L’objectif d’Emmanuel Macron n’est pas de renforcer la gauche puisqu’il est ni de droite ni de gauche.

Europe / montée des nationalismes

Notre génération n’est pas prête à affronter le nationalisme xénophobe qui hante l’Europe et particulièrement la France

Il y a urgence, il y a nécessité à se reprendre, j’appelle la gauche et l’ensemble des progressistes à se rassembler.

Les Républicains

J’observe qu’avec Nicolas Sarkozy c’est la trumpisation des primaires.

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation! Jean-Marie Le Pen lui-même ne l’avait jamais dit.

Nous réglons les problèmes. Il suffit de voir la sécurité sociale que nous sauvons et que la droite veut détruire.

Calais

Ne serait-on pas capables de repartir 10 000 réfugiés alors que l’Allemagne en accueille des millions ?

Élections législatives

Je dis à tous les socialistes: quand un homme quitte son poste de député c’est une femme qui sera candidate. Je tiens à la stricte parité aux législatives.

Je suis confiant. Il y aura une grande et large unité aux élections législatives

13 Juil

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L’Europe sociale, une urgence pour sauver l’Union, tribune dans Libération

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Libération publie ce jour une tribune signée par Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du PS, Vice Président du PSE, Elio Di Rupo, Président du PS Belge francophone, John Crombez, Président du sp.a (Parti Socialiste Belge Flamand), Diederik Samsom, Leader du PvdA (Parti Travailliste Néerlandais) ou que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

 

L’Europe sociale, une urgence pour sauver l’Union

Un demi-siècle d’unification économique n’est toujours pas synonyme de progrès social pour tous. Cette promesse, près de 60 ans après la signature du Traité de Rome, l’Europe n’a pas réussi à la tenir. Le résultat du référendum sur le Brexit le prouve. Des écarts importants subsistent entre les États membres en matières de salaire, de sécurité au travail, de durée de travail, de cotisations de sécurité sociale et de droits à la sécurité sociale. Ces écarts créent une concurrence déloyale entre les entreprises et les pays au sein de l’UE, concurrence qui augmente la pression sur nos modèles de sécurité sociale, sur nos conditions salariales et de travail, et qui est néfaste pour nos travailleurs.

La directive sur le détachement – ironie du sort, une exception à la libre circulation des personnes pour pallier les erreurs du système – réduit l’Europe sociale à un vœu pieu. Ainsi, les travailleurs étrangers employés durant moins de deux ans dans un autre pays de l’UE peuvent bénéficier d’un salaire belge, néerlandais ou français, mais les cotisations à la sécurité sociale sont payées dans le pays d’origine et au taux de ce pays. Ce marché européen « social » imparfait ouvre dès lors tout grand la porte aux abus. Face aux entreprises qui utilisent la législation européenne pour éluder les cotisations sociales et ne pas payer des salaires décents, nos propres entreprises souffrent. Ainsi, elles sont souvent contraintes de réduire sérieusement leur taille ou de déménager à l’étranger, sous peine de faillite. Les secteurs les plus touchés sont le transport, la construction, le nettoyage et les soins. Qui plus est, leurs travailleurs perdent leur emploi ou sont mis sous pression pour travailler à des conditions moins favorables, souvent pour des salaires bien inférieurs aux salaires minimums. Il s’agit alors de dumping, car dans bien des cas ils ne gagnent pas plus de 3 à 4 euros de l’heure. Ce poison du dumping tue la protection sociale et nuit gravement à notre économie. Personne ne veut voir son salaire baisser, personne ne veut payer plus lorsqu’il se rend chez le médecin. C’est pourquoi nous devons extirper ce mal : exit le dumping social.

Tous les Européens réclament des solutions à ces problèmes transfrontaliers. Nous vivons en effet dans une réalité de circulation transfrontalière et de coopération intensive depuis 60 ans. Il s’agit d’une réalisation considérable, mais à condition toutefois que cette mobilité transfrontalière se déroule de manière équitable, honnête et sociale. Tant que l’Europe ne proposera pas de solutions efficaces à ce problème, les États membres devront eux-mêmes lutter contre les abus et la concurrence déloyale. C’est précisément pour maintenir nos États providence dans l’Union que nous devons réagir avec force. L’époque de la « débrouille » est révolue. Nous exigeons donc la fin du dumping social, sans pour autant abandonner la libre circulation des personnes, et nous sommes engagés pour changer la législation européenne. A défaut, le système s’écroulera et nous aurons encore plus envie de nous cacher derrière nos propres frontières et de prendre la direction de la sortie de l’UE. En ce sens, le Brexit pourrait être un électrochoc pour les institutions et les pousser à organiser en Europe une course à l’excellence sociale où s’appliquerait le principe : « à travail égal, salaire égal». L’Europe offrirait alors une perspective et de l’espoir, tout en rassurant et en protégeant ses citoyens.

Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du PS (France) Vice Président du PSE, Elio Di Rupo, Président du PS Belge francophone, John Crombez, Président du sp.a (Parti Socialiste Belge Flamand), Diederik Samsom, Leader du PvdA (Parti Travailliste Néerlandais)

08 Juil

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Conférence « Réfugiés: notre réponse progressiste », discours de clôture de Jean-Christophe Cambadelis – 8 juillet 2016

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2016-07-08 - Conférence _réfugiés nos réponses progressistes_-101

Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Vice président du PSE

Réunion des dirigeants du PSE

Paris, le 8 juillet 2016

Seul le prononcé fait foi

 

 

Cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,

Nous avons discuté d’un sujet essentiel à un moment essentiel de notre histoire. Un sujet grave se pose à nous à un moment où, pour l’Europe, pour la social-démocratie, oui, l’heure est grave.

Disons-le : La question des réfugiés est une question cruciale. La manière dont nous allons y répondre dira beaucoup sur ce que nous sommes vraiment, en tant qu’européens, en tant que sociaux-démocrates. Répondre au défi migratoire nous permettra de répondre à la question de notre propre identité, du sens de notre engagement politique, de notre rapport à l’histoire, mieux : de notre contribution à l’histoire.

Je suis fier et heureux de partager ce questionnement avec vous, ici, à Paris. Merci à vous d’avoir fait le déplacement, merci d’avoir consacré votre précieux temps à cette question, à ce défi, à notre avenir.

 

*           *           *

 

  1. Le monde est un volcan

 

Mes chers amis,

Oui, nous nous tenons à un moment essentiel. Le monde est devenu un immense volcan. On ne sait plus bien par quel bout prendre le réel. On craint de l’agripper, de peur d’ajouter du chaos à l’incertitude. Une formule résume bien cet état de fait : le monde est apolaire. Tout se conjugue et tout se brouille. C’est ainsi : L’espace se rétrécit et le temps s’accélère. De cette double équation fondamentale naissent les déséquilibres, les bouleversements et les guerres. La fin des empires marque le début de l’empire des inconnus : que penser et que faire ? Comment agir et interagir ?

Le monde subit de multiples crises : climatique, terroriste, diplomatique, géopolitique. Mais la crise la plus profonde est sans doute la crise de l’interprétation. L’oligarchie prolifère dans ce règne de l’inconnu et de l’éphémère, et si le siècle sera peut-être religieux, il est à coup sûr financiarisé. Dans ce siècle étrange, notre planète se meure et les Hommes s’entretuent. La planète menace de devenir une terre sans peuple et des peuples cherchent de nouvelles terres pour échapper à la guerre et à la misère. Dans ce monde-volcan, une question interpelle plus qu’une autre, c’est la question des réfugiés. Bien entendu que la question climatique est déterminante. Bien sûr que la question de la justice sociale est centrale.

Bien évidemment que la question des guerres est cruciale. Mais, quand nous parlons de la question des réfugiés nous parlons de l’essentiel, nous parlons des effets de ces crises multiples sur nos frères humains, nous parlons de l’humanité.

Voilà la réalité : Nous sommes entrés dans l’ère du nomadisme généralisé. Il n’y a pas que les marchandises, les devises et les mégaoctets des ordinateurs qui traversent le monde, les Hommes aussi. Les hommes, les femmes et les enfants. Il n’y a jamais eu autant de réfugiés dans le monde depuis plus de soixante ans. Et la tendance s’accélère. Il s’agit d’un phénomène mondial, nord-sud mais aussi sud-sud et ouest-est. Sur tous les continents. Je ne veux pas vous assommer de chiffre mais tout de même : en 2005, on comptait 20 millions de réfugiés dans le monde. Dix ans plus tard, en 2015, environ 65 millions de personnes ont dû quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres et des persécutions.

17 millions de réfugiés peuplent les camps du monde entier. La grande reporter Anne Poiret y a consacré un documentaire. Elle a fait le calcul : Les camps, en population, composent virtuellement le soixantième pays du monde. Son nom ? Le réfugistan.

90 % de la population réfugiée dans le monde se trouve dans les pays du Sud, qui font déjà face à des difficultés de développement. En 2015, 1 million de réfugiés sont arrivés en Europe, dont 800.000 en Grèce. D’après le HCR, 211.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la Méditerranée depuis le début de l’année 2016. 3000 se sont noyées ou ont été portées disparues. Oui, beaucoup ont perdu leur vie, beaucoup trop.

Les causes de ces migrations sont multiples, nous les connaissons. Au Moyen-Orient, la dérive sectaire de l’islam radical est le plus grand facteur de désordre provoquant ruines et désolation. La Syrie, l’Irak, la Libye, l’Afrique subsaharienne en paie le prix fort. Il y a bien entendu la famine, au cœur de l’Afrique. Et il y a aussi les réfugiés climatiques. On estime aujourd’hui que les inondations, les tempêtes et les sécheresses poussent chaque année 26 millions de personnes à quitter le territoire où elles vivent.

L’ampleur mondiale du phénomène et les causes profondes elles aussi mondialement réparties font que la communauté internationale est l’échelon des solutions. Le secrétaire général Ban Ki-Moon a annoncé l’organisation d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la gestion des déplacements de réfugiés et de migrants, le 19 septembre prochain. Le parti socialiste et le parti socialiste européen s’en félicitent car ils avaient demandé une telle conférence.

 

  1. Dans un monde apolaire, l’Europe ne peut pas être amorphe

Mes chers camarades, le constat est là : Le monde est apolaire. Mais, il faut compléter ce constat : dans ce monde apolaire, l’Europe semble sans repères. Les Européens le sentent bien et doutent de la capacité du politique à produire des effets et même des récits, de la capacité de la démocratie à répondre aux défis, de la capacité de l’Europe à défendre nos intérêts. Voilà le drame et voilà le défi pour nous: dans ce monde apolaire, l’Europe ne peut pas être apolitique, amorphe et amorale.

Oui, l’Europe est sans repères. Le débat public est couvert par le bruit de l’euphorie des europhobes. L’Europe se cherche, on le constate doublement, dans les actions de l’Union européenne, qui agit toujours trop tard et toujours trop peu et au sein des États membres, qui agissent beaucoup trop seul. En Grande-Bretagne, les dirigeants politiques conservateurs semblent avoir perdu pied, dépassés par leurs propres calculs, avalés par les idées nationalistes qu’ils ont tenté d’instrumentaliser. Oui, notre ennemi est redoutable : inconséquent, incompétent mais violent et dangereux. Courage mon cher Jeremy, nous pensons à Jo Cox et nous sommes avec toi ! Nous sommes avec toi ! En Espagne, il n’y a toujours pas de gouvernement. En Autriche, les élections ont été annulées, il faudra revoter. Là encore, la xénophobie rôde. En Europe du nord, les pays modèles de la social-démocratie se tournent de plus en plus vers le mouvement national-populiste. En Europe centrale, l’interrogation nationale pave le chemin aux gouvernements nationalistes, en Pologne et en Hongrie. En Hongrie, où un autre référendum se tiendra le 2 octobre. La question sera la suivante : « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ? ». Après l’Europe, après les immigrés, sur quoi portera donc le prochain référendum des conservateurs et des identitaires ? Sur l’interdiction de l’Islam ? Nous sommes vraiment entrés dans une forte zone de turbulences. En France aussi, bien évidemment, où l’extrême droite est aux portes du pouvoir. En Italie, la situation est incertaine. En Grèce, la situation reste complexe.

 

Les pays européens doutent de l’Europe et ils doutent surtout d’eux-mêmes. Pays du bloc occidental, ils sentent bien que l’histoire avance de plus en plus vite mais de moins en moins avec eux. Ils ont le sentiment d’être marginalisés par les blocs émergents, voire même qu’ils vont être remplacés dans l’organisation de la marche du monde. Qui plus est, les 30 Glorieuses et la croissance continue sont bien loin, la révolution de l’immatériel est riche en disruptions mais pauvres en emplois. Tout cela nourrit une menace immense : le péril du repli.

 

  • Les sociaux-démocrates au rendez-vous de l’histoire

 

Mes cher-es ami-es,

Les européens de cœur et de raison que nous sommes vivent une sorte de cauchemar éveillés. Mais, au même moment, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants veulent à tout prix participer au rêve européen, parfois au prix de leur vie. Il faut être à la hauteur de cet espoir car cet espoir est une chance pour l’Europe. En répondant à ce rêve, nous rayonnerons, nous créerons des alliés pour répondre aux défis futurs, nous créerons des solidarités aux quatre coins du monde, nous attirerons des talents et des savoir-faire. Oui, en relevant ce défi migratoire nous contribuerons à faire de l’Europe un continent-puissance, un continent-pivot.

C’est ainsi, les sociaux-démocrates ont une grande responsabilité. Pour défendre un modèle économique juste et viable, performant et écologique en appliquant un keynésianisme vert. Pour donner un nouveau sens et une nouvelle force à la démocratie dans leur pays respectif. Un mot ici sur la France. Dans mon pays, il n’y a pas que l’extrême droite qui souhaite en découdre, l’ultragauche a aussi la social-démocratie dans le viseur. Ils attaquent nos permanences et nos militants, ils nous empêchent de nous réunir. Voilà la réalité. Leurs partisans disent qu’ils ne voient pas d’alternative possible dans la démocratie. Les casseurs que vous voyez à la télévision, ils cassent des abris-bus mais ils veulent aussi casser la social-démocratie, ils veulent surtout casser la démocratie. C’est un défi supplémentaire pour nous.

La démocratie est en danger sur notre continent. L’Europe aussi. Les sociaux-démocrates doivent maintenir le lien précieux qu’est l’Europe. Dans ce monde apolaire, dans ce contexte contestataire, les forces centrifuges populistes, de droite comme de gauche, vont vouloir mettre en œuvre une véritable déconstruction européenne. Pour sauver l’Europe, mes camarades, il faut une nouvelle Europe. Oui, il faut recommencer l’Europe. En favorisant la modernisation de notre industrie, avec un new deal écologique, en se concentrant sur les sujets où la coopération est indispensable comme la défense. Et puis, puisque nous parlons de défense, il faudra aussi défendre nos intérêts commerciaux et aussi nos frontières. Oui, on peut à la fois protéger et les frontières et les droits humains. Mais, disons-le, nous sauverons l’Europe si nous répondons au défi migratoire.

Hier, lors du dîner des leaders, j’ai fait des propositions pour relancer l’Europe.

D’abord une méthode : passer de l’Europe des contenants à l’Europe des contenus. Nous pouvons avancer rapidement à traités constants. C’est une question de politique et de volonté.

Ensuite mettre au cœur quatre objectifs :

  • L’harmonisation fiscale et sociale
  • Un New Deal green et des nouvelles technologies
  • La sécurité
  • Défendre l’identité culturelle

Mais surtout mettre au centre la jeunesse avec un nouveau plan pour les jeunes, particulièrement les apprentis.

Cette question, c’est évident, on ne peut y répondre seul. La réponse ne peut être qu’une « réponse commune », « une réponse forte » comme le dit notre résolution. C’est une bonne résolution car elle prône la bonne approche : intégrée, cohérente et coordonnée. Elle prône un partage équitable des responsabilités et appelle au respect de nos obligations internationales en matière de droit d’asile. Elle insiste sur la nécessaire coopération avec les pays d’origine et de transit des migrants. Cette résolution est une prise de parole forte et disons-le attendue.

Bravo, mes chers camarades, d’avoir contribué à ce que la voix des sociaux-démocrates soit entendue. Dans un monde apolaire et une Europe affolée, la social-démocratie ne pouvait pas rester aphone et amorphe.

Je crois que notre position peut se résumer en 4 points :

  • Contenir
  • Soutenir
  • Répartir
  • Accueillir

Nous avons une feuille de route pour peser sur la conférence des Nations Unies et combattre les nationalistes xénophobes.

 

*           *           *

 

Mes chers camarades, Mes chers amis,

Un dernier mot pour conclure. J’ai commencé par un constat. Un constat dur, froid, réaliste. C’est ainsi que tout acte politique doit commencer, en disant ce qui est. Mais, je dois aller au bout de ce constat.

Je vous ai écouté, j’ai noté vos idées, j’ai ressenti la force de votre engagement pour nos valeurs. Mes chers camarades, j’ai vu le vrai visage de la social-démocratie. C’est ce que l’Europe peut offrir de plus fort, de plus beau : la fraternité, la solidarité. Je vous regarde et je constate : l’Europe c’est nous ! L’espoir c’est nous !

Mes chers amis, le monde a besoin de l’Europe. L’Europe a besoin de la social-démocratie. La social-démocratie a besoin de sociaux-démocrates. Le constat est évident : Sans nous, ce monde perdrait plus que des Européens ou des sociaux-démocrates, il perdrait en humanité. Alors, debout !

 

Vive l’Europe et vive la social-démocratie !

 

 

29 Juin

Commentaires fermés sur L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Frédéric Rivière sur RFI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Jean-Christophe Cambadélis (PS): « ….. par rfi
Conséquences du Brexit :

Le peuple anglais a voté et il faut le respecter.

Une situation où l’on ne sait pas où l’on va serait préjudiciable à la fois pour l’Angleterre et pour l’Europe

Si l’Angleterre ne sait pas où elle va, il y aura des tensions économiques, des tensions sur les marchés financiers, et ce n’est pas bon pour l’Angleterre qui est déjà dans une situation extrêmement difficile, après ce choc, et je crois qu’il faut aller vite
Il faut à la fois rassurer en Angleterre et au niveau de l’Europe car les gens sont inquiets

Les Anglais se sont rendus un mauvais service. Le problème posé à l’Europe c’est comment nous allons faire.

L’Europe que défendaient les anglais était handicapante. Cette dernière est morte.

Il y a une opportunité. Je ne dis pas que c’est une bonne chose, c’est une opportunité pour faire autre chose que ce qui a été fait jusqu’à présent

C’est une opportunité pour la France. Tout le monde comprend que la France, par exemple, est maintenant la représentante de l’Europe au Conseil de sécurité. (…) Tout le monde comprend que la France est attractive sur le plan financier ou sur le plan de l’industrie. Tout le monde comprend que le poids relatif de la France vis-à-vis de l’Allemagne s’est accru.

Loi Travail

Il faut entendre ce que va dire la commission, il faut entendre ce que dira le gouvernement, il faut revenir bien sûr sur le texte du Sénat, qui est passé inaperçu mais qui est une régression totale et après on va voir ce qu’il est possible de faire évoluer, mais la voie est étroite parce qu’il ne faut pas changer l’architecture de la loi.

Je ne rentre pas dans la discussion avec l’idée de passer au 49-3. Je pense que tout le monde a évolué. Particulièrement ceux qui étaient pour le retrait, que ce soit dans les organisations syndicales, que ce soit au Parlement. J’observe que le ton et les réflexions par exemple de ceux qu’on appelle les frondeurs ne sont plus du tout les mêmes. Qu’aujourd’hui il y a la volonté -est-ce que elle sera affirmée jusqu’au bout, je n’en sais rien, je le souhaite- de trouver le chemin d’un compromis

Primaires

Les primaires c’est un acte démocratique. Nous avons inventé les primaires, nous inventons qu’elles s’appliquent y compris à un président sortant. Nous avons été suivis dans le premier cas, nous le serons dans le second.

25 Juin

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Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue d’un entretien avec le Président de la République

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Jean-Christophe Cambadélis était reçu, avec Bruno Le Roux, Didier Guillaume et Pervenche Bérès, ce samedi 25 juin par le Président de la République.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations:

Le peuple de Grande-Bretagne a tranché. Il n’est plus temps de finasser.

Le divorce est consommé. Ce n’est plus à la Grande-Bretagne de fixer l’agenda.

Il nous répondre à l’urgence de l’Europe: la sécurité, la défense, la modernisation et la démocratie. Ce sont les positions du Président de la République, nous les soutenons. C’est à la gauche européenne de l’assumer car la droite est à terre.

Nous n’oublions pas que M.Cameron était membre de la droite européenne.

C’est à la gauche européenne de porter le renouveau.

L’Europe n’est pas à terre elle a besoin seulement d’un recommencement et de répondre concrètement aux demandes des peuples.