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28 Mai

Commentaires fermés sur L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec LCI

L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec LCI

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JCC radioclassiquelci 28052014

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité ce matin de Guillaume Durand sur Radio Classique.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

26 Mai

Commentaires fermés sur L’invité politique de la matinale d’Europe 1

L’invité politique de la matinale d’Europe 1

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JCC E1 26052014

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Jean-Pierre Elkkabach sur l’antenne d’Europe 1. Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadélis à Aliot : « Vous ne représentez pas… par Europe1fr

23 Mai

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Mon discours au grand meeting européen de Lyon – vendredi 23 mai 2014

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photoRetrouvez ci-dessous le discours de Jean-Christophe Cambadélis prononcé lors du grand meeting européen de Lyon vendredi 23 mai 2014.

 

Seul le prononcé fait foi

 

Chers amis, chers camarades,

 

Quel plaisir de me retrouver avec vous tous, ici, chez mon ami Jean-Paul Bret à Villeurbanne, dans cette commune voisine de Lyon dont je salue le maire, un autre ami: Gérard Collomb.Lyon énergique, Lyon dynamique.

Ces qualificatifs je les reprends sans hésiter pour désigner la superbe campagne que vous menez tous dans cette circonscription. Il faut dire que vous avez deux têtes de listes qui n’ont jamais été avares d’énergie et n’ont jamais manqué d’entrain. Bravo à vous Vincent Peillon et Sylvie Guillaume Zaiki Laïdi! Bravo, et merci à Virginie Rozière du PRG. Merci pour vos interventions remarquables de ce soir.

Quel plaisir d’être à Lyon disais-je. J’ajouterai : quel plaisir d’être à Lyon aussi bien entouré. Merci au Premier ministre d’être présent ce soir. « Gracias » cher Manuel comme tu dis si bien en espagnol ! Merci à toi, Premier ministre de la France, qui assainis les comptes, investis dans l’avenir et veut rendre à la justice sociale son efficacité. Toi, qui disais, dans ton ouvrage intitulé  Pouvoir , « qu’il fallait réveiller la gauche pessimiste, victime du syndrome Fort Alamo ». Tu n’as pas hésité à te lancer dans la bataille des européennes, sachant les sombres pronostics que les médias en faisaient. Tu as montré le chemin d’une Gauche qui ne baisse pas les bras et qui redresse la tête. Pour tout cela, cher Manuel, merci.

Je salue également Martin Schulz. Cher Martin, ceux qui n’ont pas encore eu la chance de t’entendre vont se rendre compte que tu es non seulement le candidat idéal mais également un orateur magistral.

Je veux enfin saluer chaleureusement les membres du Gouvernement qui sont parmi nous ce soir: Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem, Harlem Désir, Geneviève Fioraso, André Vallini et Thierry Braillard. Merci pour votre engagement exemplaire dans cette bataille essentielle pour la France et pour l’Europe.

Oui, cette bataille est essentielle. Elle est cruciale même. En effet, l’Europe est comme au confluent de deux fleuves. Elle se trouve face à une alternative entre 2 visions qui s’affrontent diamétralement, entre 2 avenirs qui s’opposent radicalement. Ce dimanche, le choix se fera entre la croissance ou l’austérité, entre le destin ou la fatalité, l’espoir ou l’échec.

Oui, cette bataille est essentielle. Elle est vitale même. Elle est vitale car l’Europe est dans une spirale mortifère. Oui, je le dis solennellement : l’Europe est en danger.

L’Europe est en danger :

Grèce : 27% de chômage.

L’Europe est en danger. Espagne : 25% de chômage.

L’Europe est en danger. Croatie : 18% de chômage.

L’Europe est en danger. Allemagne : 8 millions de travailleurs pauvres.

L’Europe est en danger. Un quart des jeunes sont sans emploi.

L’Europe est en danger. La pauvreté guette plus de 125 millions de personnes.

L’Europe est en danger.

L’Europe est abîmée.

L’Europe est au bord de l’abîme. Et, elle ne s’y est pas rendue d’elle-même. Les Conservateurs l’ont aidé à s’y presser. Depuis dix ans la Droite a mené une véritable politique de déconstruction européenne. Une politique avec l’austérité pour seul objectif et la précarité pour seul résultat. Au final, ils ont fait de Bruxelles l’homme malade de l’Europe. Voilà leur bilan ! Mais, ce bilan ne s’arrête pas à la montée des inégalités. Il faut y ajouter un autre mal : la montée de l’euroscepticisme. Depuis 10 ans, l’Europe n’a cessé de s’éloigner des Européens, creusant ce fossé dans lequel elle risque aujourd’hui de s’engloutir. Pour une proportion croissante des Européens, l’Europe est même devenue synonyme de menace. Dans l’esprit de beaucoup de nos concitoyens, en matière d’emploi et en matière de droits c’est ainsi.

La déception s’est muée en suspicion et la suspicion en dénonciation. Ce sentiment de colère vis-à-vis de l’idée et du projet européens c’est à la droite européenne qu’on le doit.

Mais, non content d’abîmer l’idée d’Europe, les Conservateurs refusent ce qui pourrait pourtant réconcilier les Européens avec la construction européenne. En effet, les Conservateurs refusent le tournant démocratique que représente l’élection historique de ce dimanche. Ils ne veulent pas voir son ampleur et refusent d’accepter toutes ses implications. C’est en effet la première fois que, par notre vote pour élire nos députés européens, nous pouvons désigner le prochain Président de la commission européenne ! Déjà les conciliabules se multiplient à Droite, où l’on s’interroge pour savoir comment contourner le résultat du vote si ce dernier venait à lesdécevoir. C’est d’ailleurs un des enjeux de la participation de ce dimanche, car plus il y aura de votants pour notre candidat Martin Schulz, moins « ils » pourront revenir sur le vote.

Comme toujours, la Droite européenne veut limiter l’Europe à sa portion congrue, c’est-à-dire à un simple espace marchand. La Droite européenne n’a, au fond, jamais accepté l’idée même d’Europe politique. Cette élection historique, cette élection continentale ils n’en veulent pas !

Ils ne veulent pas de ce progrès démocratique car, finalement, ils redoutent le procès démocratique que le peuple européen s’apprête à leur faire.

En France, les Conservateurs sortants de l’UMP n’ont pas voulu participer à ce formidable débat européen. On le comprend, vu leur passif. Ils veulent à tout prix rester dans une campagne franco-française. Ils veulent tout ramener à Paris, ils veulent à tout prix détourner l’attention de Bruxelles et de Strasbourg, où ils ont la majorité, où ils sont aux responsabilités.

Ils essayent de cacher un bilan lamentable derrière le slogan pitoyable d’une « autre Europe ». Mais, leur Europe c’est leur bilan. Tout cela prend une tournure un peu surréaliste. La semaine dernière, je suis tombé sur les propos proprement ahurissants de Monsieur Lamassoure, tête de liste UMP en Ile-de-France. Vous ne connaissez pas Monsieur Lamassoure ? Mais si… Vous savez… Celui pour lequel Monsieur Guaino de l’UMP ne votera pas. A ne pas confondre avec la situation dans l’Est, où la tête de liste, Madame Morano, la madame sans gêne de l’UMP, ne pourra pas, elle, compter sur les suffrages de deux députés UMP de Moselle. Oui, je suis désolé… C’est un peu compliqué à l’UMP, il faut suivre. Donc, je suis tombé sur ces propos ahurissants de Monsieur Lamassoure, en particulier sur une phrase magnifique que je vous livre.

Je cite : « Le pouvoir est à prendre en Europe, le 25 mai »

C’est incroyable non ?

Personne ne lui a dit?

Monsieur Lamassoure, le pouvoir, vous l’avez. Vous dirigez le Parlement européen depuis 10 ans. La Présidence de la Commission européenne est entre les mains des Conservateurs depuis 1995, une Commission où ne siègent aujourd’hui que 5 sociaux-démocrates. Il n’y a que 7 chefs d’État sociaux-démocrates sur 28 en Europe…

Mais Monsieur Lamassoure n’est pas le seul à souffrir d’amnésie. Monsieur Sarkozy dans sa tribune sévère mais juste contre 10 ans de politique de droite publiée hier, nous a offert une sortie tout aussi délicieuse, sans doute la perle de cette campagne. Je cite : « L’Europe souffre aujourd’hui de graves erreurs qui furent commises au nom d’une pensée unique de plus en plus insupportable. »

Mais qui gère l’Europe depuis 10 ans ? Qui a administré l’Europe sous l’étendard du Merkozy ? Qui a voté pour Barroso à la Présidence de la Commission ? Qui a imposé l’hyperaustérité avec sa logique punitive pour les peuples qui veulent conserver la cohésion sociale ? Qui a imposé une lecture hémiplégique des traités, où la stabilité s’est transformée en austérité et d’où la croissance est absente ? C’est vous Monsieur Sarkozy ! Et vous avez raison : c’est « insupportable ».

Face à cette amnésie généralisée, je pense qu’il faut en appeler directement au Président de l’UMP. Qu’il se saisisse du peu d’autorité qui lui reste et qu’il fasse appel à ses amis communicants, pour une prestation sans doute un peu chère mais effective cette fois.

Je dis « un peu chère », en fait je ne fais que me référer aux propos du directeur de Cabinet de Monsieur Copé, Monsieur Lavrilleux lui-même candidat UMP dans l’eurorégion Nord-Ouest. Voilà ce qu’il dit: « L’UMP peut administrer ses comptes comme bon lui semble. Si l’on veut payer 4 à 5 fois le prix, rien en nous empêche ».

« Payer plus pour moins de travail » : tel est le nouveau slogan de l’UMP. Et après, étonnez-vous qu’ils nous aient laissé une dette colossale !

A l’UMP, la division est devenu un art de diversion. Mais, ne nous laissons pas avoir. Leur ligne européenne, mes chers amis, on la connaît par cœur : une politique austéritaire aux effets sociaux délétères sur lesquels les populistes prospèrent.

Ils font semblant de ne pas l’assumer pendant cette campagne, mais la vérité c’est que cette politique, ils l’appliquent depuis 10 ans et surtout c’est qu’ils veulent à nouveau l’appliquer aussi en France. Il suffit de regarder le programme de l’UMP.

130 milliards de coupes sombres en plus. Un million de fonctionnaires en moins. Tu vois, c’est ça l’austérité, Manuel !

A l’UMP ils sont dans le refoulé complet. Ils fuient le débat, parce qu’ils ont honte de leur bilan, honte de leur Europe. Ils ont même honte de leur candidat, Jean-Claude Juncker. Pauvre Monsieur Juncker… Monsieur Wauquiez veut le priver d’Europe, puisqu’il propose, une « Europe des 6 » sans le Luxembourg. Monsieur Sarkozy, dans son pamphlet anti-merkozyste, oublie tout bonnement de le citer. Quant à Madame Merkel, elle l’a tout simplement fait disparaître de ses affiches de campagne. Monsieur Juncker, l’homme du paradis fiscal, vit avec ses amis conservateurs du PPE un véritable enfer. Mais  ne versons pas trop de larmes sur Monsieur Juncker, lui qui a tant versé aux banques.

Oui, mes chers amis cet échec de la droite il va falloir le rappeler très clairement ce dimanche et il va falloir le sanctionner très fortement. Le bulletin de la sanction porte un nom : c’est le bulletin PSE, le bulletin des socialistes et des radicaux ! Mes chers camarades, la droite sortante ne doit pas s’en sortir dimanche. La droite sortante, il faut la sortir !

 

Mais, il ne faut pas pour autant faire entrer les populistes. Arrêtons nous un instant sur le Front national puisque nous l’évoquons. Le Front national, comme à son habitude, veut récupérer la révolte de nos concitoyens pour en faire sa récolte. Le Front National, n’est que le réceptacle stérile de cette colère légitime. Car, le Front National ne fera rien de cette colère. Il ne peut rien résoudre, il ne veut que dissoudre. Le Front national dont on connaît le programme réel : le chacun pour soi et le pire pour tous ! Ce Front National la n’est jamais dans le registre des solutions, mais toujours à la recherche de boucs émissaires. Il faut dire que les boucs émissaires, chez les Le Pen, cela ne manque pas: les musulmans, les immigrés, les intellectuels, les noirs, les élites, les États-Unis, les journalistes, l’Allemagne, les socialistes, les européistes, les Polonais, les artistes, les roumains, les syndicalistes, les bulgares, les francs maçons, les voisins du Nord, ceux du Sud que sais-je encore…

En dehors de la famille Le Pen, point de salut au Front National. Les Le Pen drapent leur extrême droite dans le drapeau des patriotes. Ils ne sont pas patriotes, ils sont nationalistes ! Oui, ils sont nationalistes et d’extrême droite. Ils ne veulent pas l’entendre. Ils ne veulent pas qu’on le dise. Alors, je le répète : ils sont nationalistes et d’extrême droite. Et j’ajoute : islamophobes.

Après avoir défini leur ennemi de l’intérieur – l’Islam- ils ont trouvé en l’Europe leur « ennemi de l’extérieur ». Avec eux l’ennemi est partout. Cohérente, Madame Le Pen dit donc non à Bruxelles. D’ailleurs, elle n’y siège pas. Elle dit non à Bruxelles ? Soit. Mais, elle a toujours dit « oui » aux indemnités de Bruxelles !

Oui, mes chers amis, le Front National garde son ADN de haine! A tel point que Monsieur Farage l’eurosceptique anglais a refusé toute alliance. Plus le vote approche, plus le masque tombe. Depuis quelques jours, ces obsédés des frontières dépassent les bornes de l’immonde et de l’abject. Les propos de Monsieur Le Pen qui en appelle au virus Ébola pour « régler » l’immigration en témoignent. Propos scandaleux mais aussi symptomatiques : oui, le FN est fébrile. Fébrile, car il sent que son électorat ne répondra pas forcément présent, que son électorat potentiel n’est pas sûr de son choix. D’ailleurs Marine Le Pen ne s’y est pas trompée, elle qui a scandé lors de son meeting du 1er mai : « Ne me décevez pas ! ».

Mais chers amis, les suffrages prennent un malin plaisir à faire mentir les sondages. Le populiste des Pays-Bas – on ne va pas l’appeler « Hollandais »… – Monsieur Wilders en sait quelque chose depuis hier soir. Il sait surtout que l’alliance annoncée avec le Front National a effrayé ses propres électeurs. Sa défaite, Monsieur Wilders la doit à Madame Le Pen. On le pronostiquait à 21%, il fait 12%.

Oui, ils sont fébriles car les Français sont en train de réaliser que le vote FN à cette élection est un vote stérile, car il n’a ni candidat pour la Commission, ni programme. Un vote stérile car ce ne sont pas la poignée de députés frontistes qui vont pouvoir dissoudre l’Europe. Ce vote est stérile mais pas neutre : le vote FN est le vote utile… de l’UMP. Mieux encore : le vote FN est le vote béquille de l’UMP et du PPE.

Voter FN c’est en effet empêcher la sanction des Conservateurs sortants. Voter FN c’est empêcher la réorientation de l’Europe. Voter FN c’est donc empêcher l’Europe de la croissance et de la transition écologique.

Le FN qui se targue de vouloir bouleverser la donne en Europe est en fait la garantie absolue que rien ne changera. Rien ne changera… Enfin, pas tout à fait : si le FN arrivait par malheur en tête ce dimanche cela nuirait fortement à l’image de la France. En Europe et dans le monde. Je ne sais pas combien de temps il nous faudrait pour soigner cette blessure faite à l’Europe, pour laver cette injure faite à la France.

Cela, mes chers amis, nous ne pouvons tout simplement pas l’accepter. Nous ne pouvons pas le tolérer. Pourquoi ? Mais, parce que perdre l’Europe ce serait tout d’abord perdre la paix. Et ceux qui pensent qu’elle est acquise n’ont qu’à réécouter ce qui s’est dit au moment de la crise en Grèce : dans la bouche des Grecs à propos des Allemands et inversement. Nous ne pouvons pas perdre l’Europe, parce que ce serait nous perdre nous même. L’Europe a fait de nous ce que nous sommes. L’Europe c’est ce qu’on en fait. L’Europe est constitutive de notre identité. L’Europe est bien plus qu’un simple continent. L’Europe, c’est cette partie du monde qui a fait du monde un grand tout, avec ses idées folles d’universalisme et d’humanisme. L’Europe, c’est cette géographie gonflée d’espoir et gorgée d’histoire. L’Europe, c’est l’espoir de paix absolue et de progrès continu. L’Europe a tourné le dos aux guerres atroces mais qui a gardé au coeur les luttes sociales magnifiques. Oui, l’Europe est le berceau des luttes sociales et le bastion des droits. L’Europe, c’est ce territoire chargé d’espoir mais également chargé d’esprit. L’Europe c’est le continent où l’on croit encore que la culture n’est pas une marchandise. L’Europe c’est LE continent où la liberté guide les pas de l’humanité. L’Europe, c’est cette terre où sont nées tant de belles idées. L’Europe, c’est ce continent où tous les espoirs continuent de se tourner quand il est question de liberté.

Oui, c’est le nom de l’Europe que les manifestants de Kiev scandaient dans leur dernier cri.

Oui, c’est le nom de l’Europe que les échoués de Lampedusa, les empalés sur les fils barbelés de Ceuta prononcent dans leur dernier souffle.

Ce nom d’Europe il faut le protéger et le défendre, car le monde a besoin de l’Europe. L’Europe, ce n’est pas dissoudre la République française, c’est lui donner une arène à la hauteur de son génie !

 

Mes chers amis, il existe une alternative aux eaux glacées de l’austérité et au feu brûlant de la haine. Entre ces deux fléaux, il y a notre Europe.

L’UMP dit : « il n’y a pas d’alternative, notre avenir c’est notre présent ». Le FN dit : «  Il n’y a qu’une alternative, notre avenir c’est le passé ». Nous devons dire : « Nous sommes l’alternative, notre avenir c’est l’Europe de progrès ».

L’Europe, je le dis, a besoin des euroréformistes que nous sommes. L’Europe a besoin d’être réorientée, de se libérer de l’austérité et de faire de la croissance sa priorité.

Mais, cette nouvelle croissance ne doit pas se faire avec des modèles de production dépassés, elle ne doit pas se faire au détriment de l’écosystème de notre planète et aux dépens de notre santé. Notre nouveau modèle de croissance doit faire de l’Europe un éco-continent. Car, au fond, il ne peut en aller autrement: l’Europe sera sociale-écologique ou ne sera pas. C’est cela qu’il nous faut : une Europe qui protège et qui nous projette dans l’avenir, une Europe qui fait le choix des nouvelles sources d’énergie et de l’écoconception des produits dans notre industrie. Et cette approche n’est pas qu’une contribution indispensable pour préserver à long terme notre environnement, elle est inévitable si l’on veut créer des emplois nouveaux et durables. L’Europe a besoin de cette transition écologique qui est aussi, il faut le dire, une transition économique. De manière générale, l’Europe a besoin de se recentrer sur l’essentiel : un smic européen ! Un traité social vite ! Une garantie jeunesse ! Un traité énergétique ! Une Europe de la défense ! Voilà ce dont l’Europe a besoin, et voilà, surtout, ce que nous sommes les seuls à pouvoir lui offrir !

 

Mes camarades, l’Europe a besoin de tout cela, mais nous avons besoin, pour ce faire, de lui donner une nouvelle majorité. Il nous reste deux jours pour rendre cette majorité possible. Cette majorité qui est à portée de voix et qui tient à 3 sièges. Nous devons y arriver. Et je vous le dis : nous pouvons y arriver. Je sens, depuis quelques temps, comme un frémissement. Les indices s’accumulent : nos meetings sont très fréquentés, nous en sommes la preuve vivante ce soir. Nos tracts font parler sur les marchés. Nos propositions font toujours mouche dans les débats. Les réseaux sociaux résonnent sans cesse de nos messages. Et même les sondages montrent un frémissement.

 

Mes chers amis, toutes les élections européennes ont accouché d’une surprise. Eh bien, faisons en sorte que ce dimanche, la surprise ce soit nous !

Dimanche, créons la surprise en Europe !

Dimanche, créons les conditions de la victoire des sociaux-démocrates en Europe !

Dimanche, faisons gagner l’espoir en Europe !

Je vous remercie.

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

22 Mai

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Cambadélis répond à Nicolas Sarkozy: « Qui a soutenu Manuel Barroso ? »

par

le_point.fr

Le Point publie ce jour la réaction de Jean-Christophe Cambadélis suite à la tribune publiée par Nicolas Sarkozy dans le même média. Vous pouvez retrouver sa réponse en cliquant ici ou la retrouver ci-dessous:

 

« La tribune de Nicolas Sarkozy dans Le Point est une critique sévère mais juste de 10 ans de droite en Europe. Elle est aussi l’annonce du retour de l’ancien président à la présidentielle, ce qui lui a valu le propos peu amène de François Fillon : « Ce n’est pas un texte anodin, mais ce n’est pas le centre de la campagne. »

Voilà pour l’ambiance, un mot encore sur l’entame du papier. L’ancien président déclare : « La France a toujours coulé dans mes veines aussi naturellement que mon sang. » Cette phrase plagie celle de l’immense écrivain et le plagie mal en lui donnant une coloration biologique que son auteur n’avait pas voulue. Lui dont le propos était à la fois patriotique et universaliste. « Je n’ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines, » écrivait en effet Romain Gary, né Kacew en 1914, capitaine dans l’escadrille lorraine, Compagnon de la Libération. L’Europe était en ce temps-là la promesse de l’aube.

Décidément, Nicolas Sarkozy n’est pas de Gaulle. Mais revenons à l’essentiel.

L’ancien président de la République reprend son programme présidentiel. Il s’agit de poursuivre le Merkozy en proposant la fusion franco-allemande assortie, pour faire bonne figure par ce temps de grand vent xénophobe d’une proposition de Schengen 2 contre l’immigration.

Pas de quoi se pâmer ni faire voter UMP.

L’apparence de l’audace

Nicolas Sarkozy a toujours opposé l’axe franco-allemand au Conseil regroupant les États, le Conseil à la Commission, la Commission au Parlement. Le fait qu’il ne cite même pas Jean-Claude Juncker, le candidat du PPE (Parti populaire européen, regroupant la droite et le centre droit, NDLR) à la présidence de la Commission, est de ce point de vue illustratif du mépris qu’il porte au traité de Lisbonne, qu’il a pourtant tant vanté. Mais pour Nicolas Sarkozy, un clou chasse l’autre. Le Merkozy a laissé en Europe beaucoup de blessures, et Nicolas Sarkozy se propose de l’institutionnaliser. Il tourne le dos à la fédération des États-nations équilibrée par le Parlement européen devant lequel la Commission est responsable.

Il évacue la question des politiques menées en Europe au profit d’une hypothétique intégration franco-allemande. Cela à l’apparence de l’audace, mais a une réalité cruelle : il ne l’a pas fait quand il était en état de le faire. Et pour cause, l’Elysée pestait en sourdine contre l’intransigeance de Madame Merkel. Mais déficit oblige, l’ancien président boudait en silence.

Pour prévenir cette critique, sa réponse tient en une phrase : « L’Europe souffre aujourd’hui de graves erreurs qui furent commises au nom d’une pensée unique de plus en plus insupportable. » Mais qui a gouverné l’Europe pendant 10 ans ? Qui a appliqué avec zèle une lecture biaisée des traités : austérité massive au nom de la stabilité, dérégulation, concurrence ? Qui a soutenu Manuel Barroso jusqu’à aller le visiter dans sa première sortie post-présidentielle ?

Le paquet sur l’immigration

Un peu affolé par les conséquences dans l’électorat de droite de sa proposition de fusion franco-allemande, l’ancien président met le paquet sur l’immigration pour faire bon poids.

Cette question sans être la priorité des Français qui souhaitent comme nous une nouvelle croissance n’est pas moins préoccupante. Dès octobre dernier, sous l’impulsion du président François Hollande, la France, l’Italie et l’Espagne ont appelé à mettre en place une véritable « politique des frontières », mais des frontières DE l’Europe.

Suspendre immédiatement Schengen, donc rétablir des frontières avec l’Allemagne, serait tout à la fois contradictoire avec le projet annoncé de fusion et cela s’accompagnerait du rétablissement des frontières avec l’Italie, l’Espagne, etc. Ce serait le début de la fin de l’Europe.

Il court tout au long de ce texte une conception « conservateurs anglais » de l’Europe. Le fameux grand marché mais doté d’une fédération franco-allemande. Cette conception fait la part belle au libre marché, mais oublie la régulation nécessaire pour lutter contre le dumping social et fiscal.

Le but caché de l’exercice

Loin d’être une réflexion sur l’avenir de l’Europe, c’est une tentative de répondre à plusieurs électorats, de droite et d’extrême droite. Monsieur Hortefeux, ce matin, a vendu la mèche. Il estimait le texte de Monsieur Sarkozy excellent parce qu’il rassemblait « les eurosceptiques et les europhiles » de droite.

Tel était donc le but caché de l’exercice qui est « à côté de la plaque » ! L’enjeu de ces élections n’est pas d’être le mécano pour les prochaines primaires de l’UMP, mais de changer l’Europe. Et pour la changer, il faut changer de majorité. Tourner le dos à 10 ans d’austérité et investir dans une nouvelle croissance. La Commission doit se recentrer sur l’essentiel : un traité énergétique, l’harmonisation sociale, l’éco-continent et la défense européenne. C’est le sens du Manifeste des 25 partis sociaux-démocrates d’Europe qui propose Martin Schulz comme candidat à la Commission pour tourner la page du Merkozy en Europe !  »

Jean-Christophe Cambadélis

Premier secrétaire du Parti socialiste

 

22 Mai

Commentaires fermés sur L’invité des Indés Radios en partenariat avec Métronews et LCI

L’invité des Indés Radios en partenariat avec Métronews et LCI

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JCC Indesradios22052014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité des Indés Radios en partenariat avec Métronews et LCI.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

21 Mai

Commentaires fermés sur L’invité de Bruce Toussaint et Christophe Barbier sur I

L’invité de Bruce Toussaint et Christophe Barbier sur I

par

JCC itele 20052014

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité ce matin de la matinale d’I<télé. Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 

19 Mai

7 Comments

MERCI !

par

JCC MLP débat 19052014 ter

 

Je ne peux tous vous remercier tellement vous êtes nombreux.  Vous avez visiblement aimé ce débat.

Marine Le Pen ne sachant comment se sortir du nationalisme d’extrême droite. Sans voix sur l’immigration ou aphone sur la sortie de l’Europe. Voire sans arguments quant à la masse critique européenne pour peser dans la mondialisation face aux défis de la finance folle, de l’écologie, de l’immigration ou du terrorisme.

Un point a unanimement attiré votre attention : celui du retrait de la France de la ligue des champions au prétexte qu’on perdrait des matchs. Et la capitulation voir le renoncement vis-à-vis de l’Allemagne. Sans oublier l’essentiel combat entre le PPE qui est sortant et le PSE qui veut réorienter l’Europe. Les nationalistes n’ayant pas les moyens de leur démagogie.

Si ce débat a pu démontrer que les socialistes doivent relever la tête, que le Front National n’est fort que de l’abstention, Qu’il peut, qu’il doit être combattu quels que soient ses scores, eh bien nous avons marqué un point.

Merci donc pour votre enthousiasme. Votre engouement fait plaisir à voir. Vous étiez donc nombreux à regarder. Vous devez être nombreux à militer. Chaque heure compte. Amitiés.

 

19 Mai

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Le face à face Cambadélis / Le Pen sur l’Europe , débat sur Europe 1 et I>Télé

par

 

JCC MLP débat 19052014.jpg

Jean-Christophe Cambadélis et Marine Le Pen ont débattu ce jour sur l’antenne d’Europe 1 et d’I <Télé.

 

Vous pouvez retrouver ci-dessous la vidéo de ce face à face:

 

19 Mai

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« Ne pas se tromper de colère », mon interview au Télégramme

par

le télégrammeLe Télégramme publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ci-après: ITW JCC Télégramme 19052014 ou lire ci-dessous:

 

Jean-Christophe Cambadélis a remplacé, il y a un mois, Harlem Désir à direction du Parti socialiste. Au poste de premier secrétaire qu’il guignait depuis longtemps, il s’est imposé avec autorité. Sa tâche n’est pourtant pas facile. Après des municipales perdues, il doit redresser un PS qui a tout à redouter de l’élection européenne.

 

Après le tremblement de terre des élections municipales, craignez-vous une réplique à l’occasion de l’élection européenne ?

 Je pense que les Français ne se tromperont pas de colère. Ce n’est pas Paris et la France qui sont en jeu, mais Bruxelles, et, à Bruxelles, c’est l’UMP qui est majoritaire, et nous qui sommes dans l’opposition.

 

Dans vos rangs, tous les socialistes sont-ils sur la même conception de l’Europe ?

 Cela a été un problème . Sur cette question, nous avons connu de longues et grandes divisions. Elles remontent à la fondation de la construction européenne. La gauche a toujours été divisée sur ce sujet. Mais ceci s’est estompé pour deux raisons. D’abord avec la pratique du pouvoir. Ensuite parce que le texte adopté par les socialistes européens est très proche de la « position française » comme on dit à Bruxelles.

 

Dans cette campagne on parle peu du traité transatlantique de libre échange avec les Etats-Unis. N’est-il pas urgent de prendre position sur cette question ?

 Il y aura une prise de position claire qui sera confirmée par toutes nos têtes de liste. Elle tourne autour d’une idée simple, celle du juste échange.

 

Les socialistes ne souffrent-ils pas du manque de notoriété de vos têtes de listes ?

 C’est effectivement un problème. Mais il fallait choisir. Soit nous ne représentions pas ceux qui travaillent à Bruxelles et à Strasbourg, et qui l’ont fait avec une très grande efficacité. Soit nous présentions des personnalités connues des Français, mais qui n’auraient pas le temps de siéger. Nous avons donc privilégier l’efficacité à Bruxelles et à Strasbourg.

 

Le décret Montebourg, destiné à barrer la route de General Electric dans son projet de reprise d’une partie des activités Alstom est-il pertinent ?

 Tout à fait. Tous les grands pays protègent leurs intérêts stratégiques. IL aurait été anormal que la France ne le fasse pas.

 

Ségolène Royal parle des « boules puantes » qui lui seraient adressées. Est-ce le retour des couacs qui ont affecté si longtemps le gouvernement et votre majorité ?

 Je ne le pense pas. D’ailleurs elle est rapidement revenue sur les propos qui lui ont été prêtés par un hebdomadaire. Je crois que les ministres doivent parler dans leur domaine de compétence. Ils doivent mesurer leurs propos, parce que ceux-ci sont immédiatement instrumentalisés.

 

Propos recueillis par Philippe Reinhard