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12 Mar

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L’horreur !

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Yarmouk camp de réfugiés syriensIl faut en appeler à la conscience universelle. Bachar al-Assad affame son peuple.

Encerclés par l’armée de Bachar al-Assad, des centaines de civils du camp palestinien de Yarmouk seraient morts de faim.

La Syrie est en proie à la plus effroyable barbarie d’un régime prêt à tout pour briser la résistance de son peuple. Yarmouk est le Guernica du monde arabe, l’horreur de femmes, d’hommes et d’enfants affamés par une soldatesque barbare. Un crime de guerre à Yarmouk, épouvantable et lâche, qui n’est malheureusement pas unique en Syrie.

Affamer les gens faute de pouvoir les gazer, c’est assassiner en silence, sûr du désintérêt de la communauté internationale. C’est une tragédie épouvantable qui insulte la dignité humaine.

Il est temps de voler au secours du peuple syrien ! Il faut ouvrir des couloirs humanitaires et par la force s’il le faut ! Ne rien faire c’est se rendre complice de l’étranglement d’un peuple.

Et ce n’est pas tout ! On estime à 200 000 le nombre de personnes mortes de maladies chroniques. La poliomyélite touche jusqu’à 8o ooo enfants. Qui pourra dire « je ne savais pas » ? Qui osera regarder ces enfants affamés et hagards en disant « je ne pouvais pas » ? Qui osera se réclamer des droits de l’homme en laissant faire cela ? Ou sont les autorités morales, les églises, les intellectuels, les syndicalistes, et les femmes et hommes de bonne volonté ?

Il faut faire sauter les blocus, nourrir, soigner, sauver ce peuple qu’on assassine. Cette non assistance à peuple en danger hantera les mémoires occidentales si rien n’est fait.

C’est à l’opinion mondiale de réagir : nous ne laisserons pas mourir de faim, de soif et de maladies le peuple syrien. C’en est assez ! Il faut que cela cesse ! Si rien n’est fait, nous serons coupables du crime d’indifférence.

 

03 Sep

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Somalie: la famine s’étend: l’inaction est un crime collectif contre l’humanité

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Elle a disparu de la « une » des journaux, mais pas de la réalité des millions d’hommes et de femmes dans la corne de l’Afrique. La famine qui touchait déjà le sud de la Somalie, est en train de gagner du terrain, et ceci malgré l’aide internationale.

Un demi million de personnes viennent ainsi de s’ajouter aux douze millions d’hommes, de femmes et d’enfants déjà victimes de la famine. L’aide internationale est déjà massive, mais encore insuffisante et toujours fragile car elle n’est pas à l’abri des raids de la rebellion Shebab, proche d’Al-Qaida. Ces islamistes tiennent la plus grande partie du pays, ce qui complique la distribution d’aide.

Plus que jamais, l’inaction contre la famille et les pillages de la guérilla Shebab contre les structures d’aide à la population constitue un crime collectif contre l’Humanité si la communauté internationale ne se mobilise pas massivement dans l’urgence.

catégorie Ecrits, Expressions

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16 Août

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Famine, il faut agir vite !

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M. Jean-Christophe Cambadélis alerte M. le ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation tragique dans la Corne de l’Afrique. Depuis le début de l’été, la Corne de l’Afrique connaît une famine tragique qui frappe des milliers de familles en Somalie, mais aussi au Kenya, en Éthiopie et en Ouganda. C’est la famine la plus grave depuis 60 ans. Plusieurs nations, ONG et institutions internationales ont lancé un cri d’alarme et nombre d’entre elles ont commencé des actions d’acheminement de nourriture dans ces pays. Il a bien noté que le gouvernement avait pris la décision d’envoyer un avion de fret humanitaire à Djibouti mercredi 10 août et que le Président de la République avait aussi décidé de tripler l’aide de la France, la portant à 30 millions d’euros d’aide d’urgence au profit des pays touchés par la crise alimentaire dans la corne de l’Afrique. Un tiers de cette aide a d’ores et déjà été allouée à des organisations internationales et à des ONG actives dans ces pays. Toutefois ces envois ne sont pas suffisants pour le moment par rapport à l’ampleur des besoins. Au niveau mondial en effet, seule une aide d’un demi-milliard a été débloquée alors qu’il en faudrait 1,2 milliards pour sauver 12 millions de personnes. Au-delà de l’aide humanitaire d’urgence, seul un plan de développement solidaire durable permettra d’assurer la sécurité alimentaire de ces pays notamment en luttant contre la spéculation sur les matières premières agricoles et en encourageant la production agricole locale. La France s’honorerait à réclamer une réunion internationale pour augmenter et coordonner l’action contre la famine, ainsi que préparer ce plan de développement solidaire. Il souhaiterait donc savoir quelle est l’intention de M. le Ministre d’état sur cette demande de réunion internationale et quelles autres décisions concrètes il envisage de proposer en urgence et pour empêcher qu’une telle catastrophe ne se reproduise.

08 Août

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Lettre aux député(e)s français pour une initiative dʼurgence pour sauver des centaines de milliers dʼAfricains de la famine

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Jean-Christophe Cambadélis adresse une lettre aux Député(e)s français pour demander une initiative commune pour sauver des centaines de milliers d’Africains de la famine.

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08 Août

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Lettre à Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen

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Jean-Christophe Cambadélis adresse une lettre à Poul Nyrub Rasmussen pour demander une initiative commune pour sauver des centaines de milliers d’Africains de la famine.

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08 Août

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Lettre à George Papandreou, président de l’International Socialiste

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Jean-Christophe Cambadélis adresse une lettre à George A. Papandreou pour demander une initiative commune pour sauver des centaines de milliers d’Africains de la famine.

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06 Août

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Et l’Éthiopie fut à nouveau frappée par la famine

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Quand on parle de la famine en Afrique, trois régions viennent immédiatement à l’esprit car ce furent les famines les plus « médiatisées ». Le Biafra, cette contrée du Nigeria qui a connu une guerre civile et une famine qui fit près de deux millions victimes en 1968. La Somalie pour la famine qui y a sévi au début des années 90 et bien sûr, l’Ethiopie où la catastrophe frappa tant les esprits au milieu des années 80 que ce fut l’occasion de nouvelles formes de mobilisations dans les pays occidentaux. Les causes humanitaires prirent le pas sur les causes plus politiques. Dans les années 60 on s’était mobilisé contre la guerre en Algérie ou au Vietnam, dans les années 70, ce fut contre la dictature en Amérique latine ou en Europe du sud, dans les années 80, beaucoup de jeunes se sont engagés contre la faim.

Des concerts de masse ou les tubes engagés enregistrés par de nombreux artistes réunis pour la cause – comme avec Bob Geldof, bien avant Bono ont rencontré un franc succès et permirent de lever d’importantes sommes. On se souvient de la campagne USA for Africa avec la chanson « We are the world » furent un des temps forts de ces nouvelles formes de lutte. On se souvient de l’initiative similaire en France des chanteurs Renaud et Michel Berger…

Tout cela semble assez loin aujourd’hui.

Dans les structures profondes, malgré cette prise de conscience déjà ancienne, on n’est pas parvenu à éradiquer la famine ni à mettre en place des dispositifs durables de prévention.

Pire, si on en croit l’ONG Survival, l’Ethiopie aurait vendu alors que la famine avait déjà commencé des terres agricoles parmi les plus productives du pays à des compagnies étrangères, basées en Malaisie, en Corée mais aussi… en Italie ! Pour mémoire, la Somalie, comme l’actuelle Libye furent des colonies italiennes et l’Ethiopie, que l’Italie n’était jamais parvenu à coloniser au 19e siècle, fut occupée par Mussolini dans les années 30. Ces terres seront destinées à une agriculture intensive d’exportation. La région concernée est la vallée de l’Omo, au sud-ouest de l’Ethiopie. Cela prive directement 90 000 personnes de ressources issues directement de ces terres de plus de 245 000 hectares car le gouvernement éthiopien envisage de son côté de consacrer la parcelle qu’il s’est procuré à la culture de la canne à sucre.

En outre, le projet du gouvernement éthiopien comprend la construction de plusieurs barrages sur l’Omo dont celui de Gibe III qui pourrait devenir le plus grand du continent.

Les populations locales n’ont jamais été consultées. Toute contestation ou communication avec la presse étrangère est sévèrement réprimée et les exactions de l’armée éthiopienne seraient nombreuses contre ces populations.

Comme le dit justement Rony Brauman, on le voit, cette famine ne pourra pas être vaincue uniquement par des pluies de dollars, mais par une action internationale qui intègre dans sa stratégie, une pression sur les gouvernements de ces pays pour qu’ils cessent d’aggraver la situation déjà précaire de leurs propres populations.

05 Août

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Kenya: la famine ou la « double peine »

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Le Kenya est au sud de la corne de l’Afrique. C’est là ou en Tanzanie ou encore en Ouganda que vont les amateurs d’images d’Épinal. Ceux qui rêvent de safaris dans les lodges au pied du Kilimandjaro dont les neiges ont fondu, réchauffement climatique oblige.

Loin des récits d’Hemingway en effet, la réalité est devenu plus dure. Pour des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants ou de vieillards, c’est la mort dans l’après-midi assurée avec la famine qui avait début chez le voisin du nord, la Somalie. C’est la pire famine depuis soixante ans et, selon un responsable de l’ONU, la pire crise de sécurité alimentaire depuis vingt ans.

Le Kenya a eu à affronter en 2008 de terribles émeutes urbaines à la suite d’élections contestées. Dans les bidonvilles qu’il abrite – dont certains comme celui de Mataré sont les plus grands d’Afrique, s’amasse une misère qui s’ajoute aux dizaines de personnes encore déplacées depuis les violences de 2008.

Une délégation du PS s’était rendue dans ce pays lors du Forum social mondial de Nairobi en janvier et février 2007.

Si le Kenya abrite des structures onusiennes comme l’ONU Habitat ou les centres de décision pour l’aide à la Somalie, le pays subit deux fois la crise qui touche la région. D’abord à cause de la sécheresse qui ne l’a pas épargné, mais aussi parce que la situation politique et humanitaire au nord provoque un afflux de réfugiés.

Pour la Prix Nobel de la Paix Wangari Maathai, la catastrophe dans son pays et dans la région est aussi bien due à la guerre civile qu’aux mauvaises politiques environnementales qui ont affaiblit la capacité de ces pays à mieux lutter contre la sécheresse. Les pays concernés par ces phénomènes de sécheresse sont aussi des pays dont les gouvernements ne mènent pas toujours les politiques appropriées pour protéger leurs populations contre les conséquences de la sécheresse.

Depuis le début de l’année, l’inquiétude liée à la sécheresse avait gagné nombre d’observateurs sur place. Mais on constate une lenteur dans la réaction de la « communauté internationale », ainsi que l’illustre le report d’une réunion de l’Union africaine consacrée à la levée de fonds d’urgence, prévue pour le 9 août, à la date du 25 août…

Une fois encore, j’appelle la France qui préside le G20 et l’Europe à créer les conditions d’une intervention d’envergure pour sauver ces populations en détresse.

04 Août

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Le peuple somalien victime d’une guerre sans fin

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Depuis le coup d’état qui a chassé le dictateur Mohammed Siad Barré, il y a vingt ans, la violence règne dans une grande partie du pays. La guerre civile, les trafics, la piraterie achève de saigner à blanc ce pays habitué aux sécheresses. C’est la raison pour laquelle les famines ont plusieurs fois touché la Somalie au cours de son histoire récente.

C’est aussi la raison pour laquelle, pour la première fois dans l’Histoire, les Nations unies avaient décidé d’intervenir militairement dans le pays pour des raisons humanitaires. Mais même l’Opération « Restore Hope » (les Etats-Unis sous mandat onusien en 1992) n’a pu venir à bout de la guerre civile. Pire, ce sont les islamistes qui ont fini par prendre le pouvoir.

Encore aujourd’hui, les combats qui se poursuivent sont un obstacle à l’acheminement de toute aide humanitaire.

Les rebelles islamistes, affiliés à Al Qaïda nient carrément la famine, mais reconnaissent la sécheresse. Depuis 2009, le Programme alimentaire mondial (PAM) et plusieurs ONG ont vu leurs actions carrément interdites. Evidemment, dans ces conditions, l’envoi d’argent fait craindre les détournements.

Pourtant, la Somalie fait partie avec l’Ethiopie, le Soudan, l’Erythrée, le Kenya et Djibouti de L’autorité intergouvernementale sur le développement, une structure de coopération créé au milieu des années 80 pour lutter contre les effets de la sécheresse et contre la famine. Mais aujourd’hui, cette structure est impuissante puisque l’essentiel de ses membres sont touchés par une famine qui s’étend.

Déjà, la présidente de la confédération helvétique, la socialiste Micheline Calmy-Rey, s’est rendu dans la région pour mesurer l’ampleur de la situation.

Alors que la France préside le G20, elle pourrait faire plus que tripler son aide – comme cela a été annoncé. Elle pourrait pousser l’Union européenne et les pays membres du G20 pour une intervention d’envergure pour que la solidarité internationale passe des intentions à l’action.

03 Août

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Appel à une initiative d’urgence pour sauver des centaines de milliers d’Africains de la famine

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Une fois de plus, la famine frappe l’Afrique à la « corne ». Elle touche la Somalie, mais aussi le Kenya et l’Ouganda.

C’est une famine qui en cache d’autres, mais celle-là frappe par l’étendue des pays qu’elle touche.

Dans la période la plus chaude et la plus aride, un drame humain est en train de se jouer sous nos yeux.

Depuis plusieurs semaines, le Parti socialiste a interpellé les autorités françaises. Les premières mesures qui ont été prises sont les bonnes, mais elles sont insuffisantes comparées aux besoins.

Une première aide d’un demi milliard a été débloquée alors qu’il en faut, selon la FAO, trois fois plus. 1,2 milliards pour sauver 12 millions de personnes.

Il ne s’agit pas cette fois de sauver des banques ou des économies nationales, mais simplement des vies humaines. Il y a un besoin urgent d’eau, de nourriture, de médicaments. Il faut au-delà de l’aide humanitaire d’urgence un plan de développement solidaire durable qui permette d’assurer la sécurité alimentaire dans les pays les plus pauvres de la planète.

Il faut que toute l’Europe s’unisse dans ce mouvement de solidarité internationale.

La France s’honorerait à réclamer un G20 pour augmenter et coordonner l’action contre la famine.

Ce n’est pas parce que le monde occidental est préoccupé à juste titre par la crise qu’il doit se désintéresser des peuples touchés par la famine.