Tag Finistère

13 Sep

Commentaires fermés sur « Une conjoncture qui n’est pas si simple », interview au Télégramme

« Une conjoncture qui n’est pas si simple », interview au Télégramme

par

Capture d’écran 2014-09-11 à 20.47.39

 

Le Télégramme publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous:

 

Député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis a succédé à Harlem Désir au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Grâce à son savoir faire et son sens politique salué au-delà même des rangs du PS, il crédibilise aujourd’hui la parole du PS, même si la majorité traverse une crise sans précédent.

 

L’affaire Thévenoud n’est-elle pas l’affaire de trop ?
C’est une affaire grave. Le fait de ne pas déclarer ses revenus au fisc, quand on est un responsable politique renvoie à l’éthique et à la façon dont les parlementaires doivent se conduire. Cette affaire choque l’opinion à juste raison.

 

Combien de temps un pouvoir aussi fragilisé que celui de François Hollande et Manuel Valls peut-il tenir ?
Il peut tenir jusqu’à la fin du quinquennat. Personne ne devrait souhaiter provoquer une nouvelle élection dans le temps présent, alors que la gauche est diminuée et que Marine Le Pen est aux portes de l’Elysée, voire de Matignon. Et cela, personne ne peut le souhaiter.

 

Manuel Valls affirme que Marine Le Pen est « aux portes du pouvoir », mais tous les présidentiables de l’UMP l’emporteraient contre la présidente du Front national, contrairement à François Hollande. Comment pensez-vous éviter un nouveau 21 avril ?
Il faut tordre le cou à cette idée que la droite ferait mieux que nous face à Marine Le Pen. Les options très thatchériennes préconisées par l’UMP sur le plan économique et social (100 milliards d’économie, la réduction du nombre de fonctionnaires) tout cela ne fait pas un programme susceptible de faire face au Front national. Nicolas Sarkozy n’est pas dans une forme qui lui permette de combattre efficacement Marine Le Pen. La gauche reste la formation politique la plus efficace pour mener ce combat.

 

Les sondages n’en sont pas moins désastreux pour votre camp…
Je me souvient que les sondages donnaient Edouard Balladur élu en 1995. Il faut relativiser les choses. Quand on est à deux ans d’une échéance électorale, il y a des phénomènes de contestation qu’on ne retrouve pas dans les urnes, le moment venu. Je rappelle que Nicolas Sarkozy était très bas au début de la campagne de 2012. Il a terminé à quelques longueurs de François Hollande.

 

Vous serez dimanche en Bretagne. Trois départements de notre région sont renouvelables au Sénat. Quelles sont vos espérances à la veille de ce scrutin sénatorial ?
J’espère que nous ferons le maximum dans une conjoncture qui n’est pas simple pour les socialistes. Mais les grands élus savent qu’ils peuvent compter sur nous pour être défendus. La droite, elle, sera très divisée, notamment sur la question de la présidence du Sénat. La droite sénatoriale est affaiblie alors que la gauche sénatoriale est plutôt bien portante.

 

Propos recueillis par Philippe Reinhard