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07 Mai

Commentaires fermés sur Résultat du 2e tour de l’élection présidentielle – Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 7 mai 2017

Résultat du 2e tour de l’élection présidentielle – Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – Dimanche 7 mai 2017

par


Jean-Christophe Cambadélis : « La France doit… par PartiSocialiste

Déclaration de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, siège du Parti socialiste

Dimanche 7 mai 2017

Seul le prononcé fait foi


Françaises, Français, mes chers compatriotes,

La victoire d’Emmanuel Macron est un succès pour la République qui ce soir est mise à l’abri.

Nous sommes fiers d’avoir contribué à freiner la poussée nationaliste en appelant explicitement à voter pour Emmanuel Macron, sans fausse pudeur et sans calcul. Je tiens ici à remercier les militants et les sympathisants socialistes qui ont distribué des tracts et fait campagne activement pour faire reculer la haine.

Malgré la menace, beaucoup de nos concitoyens ont choisi l’abstention. Nombreux sont ceux qui ont choisi un bulletin blanc ou nul.

Surtout, avec près de 11 millions de voix, l’extrême droite atteint ce soir un triste record pour notre pays.

Ce résultat est à l’image de cette campagne : il est déroutant voire inquiétant. Ce résultat nul ne peut s’en satisfaire, il a une trop grande part d’ombre.

Même si le succès d’Emmanuel Macron est indéniable et nous saluons le nouveau Président de la France, ce résultat est un appel urgent au rassemblement.

Oui, le nouveau président de la République se trouve devant l’ardente obligation de rassembler tous les Français, certes comme chaque Président, mais plus que jamais rassembler, cela veut dire ne pas céder aux vertiges de la victoire.

Rassembler, cela suppose de reconnaître l’ardente nécessité de l’écoute.

Rassembler, cela nécessite de construire dans un esprit de compromis des solutions concrètes, efficaces, sociales et justes pour tous nos concitoyens.

Ce soir, la République reste préservée du populisme xénophobe. Mais, dès demain, il va falloir travailler d’arrache-pied pour renforcer partout la République. N’oublions pas les grands défis de notre pays : la fracture sociale, les inégalités salariales, le chômage, la croissance, le terrorisme ou l’Europe.

De fait, personne ne peut souhaiter l’échec de ce quinquennat qui s’ouvre. Il faut maintenant penser à la France, ne pas préjuger et encore moins se réfugier derrière des raisons partisanes.

Si nous souhaitons la réussite de ce quinquennat pour la France et les Français, nous sommes persuadés que seuls l’esprit de dialogue, l’impérieuse obligation de préserver notre cohésion ‎par la justice sociale et l’écologie solidaire permettront à notre pays de s’en sortir.

La tâche qui attend le nouveau Président de la République est à l’image de sa responsabilité : immense ! Les forces du commencement seront les plus difficiles à mobiliser. Car il n’y aura dans les tréfonds du pays, peu d’état de grâce.

Face à la fragmentation contemporaine qui tiraille notre pays, c’est le rôle irremplaçable de la gauche de rassembler les Français et de redonner sa force et son unité à la France. Notre position est donc claire : la France doit avancer, mais en ne laissant aucun des siens au bord du chemin. Autrement dit, nous nous battrons pour que personne ne reste en marge. C’est dorénavant notre rôle.

Ce souci premier de justice, inscrit dans notre histoire, nos principes et notre programme, va être utile à la France. Cet esprit de responsabilité mais aussi cette volonté de justice sociale est la meilleure façon d’aborder ces temps du commencement.

Le pays a besoin de tous ses enfants et d’abord de la gauche.

Je vous remercie.

 

 

Crédit photos: Mathieu Delmestre

25 Avr

Commentaires fermés sur L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 25 avril l’invité politique d’Elizabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de RTL par rtl-fr

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle

On a un deuxième tour et une extrême droite qui menace. Dans une majorité de localités, Marine Le Pen est arrivée en tête.

Le score de Benoît Hamon ? « Extrêmement décevant, déroutant, cruel pour les socialistes.  Nous aurons à discuter. Le temps des explications aura lieu. Mais pas maintenant ».

C’est la fin d’un cycle politique, la fin d’une histoire. C’est la fin d’Epinay. C’est ce que je dis depuis maintenant 3 ans. (…) Le Parti socialiste doit s’interroger sur sa nature, sur son organisation, sur ce qu’il est. Est-ce qu’il est un parti social-démocrate ou est-ce qu’il est un parti à vocation macroniste ou mélenchoniste ? Pour moi, c’est un parti social-démocrate à colonne vertébrale social-écologique.

Score du Front national

Je trouve que l’on a eu pendant 48h une sous-estimation du résultat de Marine Le Pen. Aujourd’hui on nous annonce dans les sondages qu’elle est à 40 %, quand on pense au pourcentage que faisait son père à l’époque de Jacques Chirac, c’est quand même une progression d’un million de votants. Elle est en marche, si je puis dire, Marine Le Pen. Donc il faut peut-être s’en occuper. Et je n’ai pas trouvé que les 48h du candidat républicain étaient à un niveau tel qu’il repoussait l’attaque.

Je pense que Jacques Chirac avait une certaine gravité face à Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen était évidemment qualifié, les Français étaient surpris, saisis, on va dire. A cette époque là on était instruit, et pourtant, elle est au second tour, malgré une campagne dont tout le monde a dit – à juste raison – qu’elle n’était pas terrible. Donc cela veut dire quand même que le nationalisme en France reçoit des soutiens de plus en plus importants.

Il y avait un certain manque de gravité dans le discours du candidat républicain dimanche. Il était satisfait, il pensait à tort que c’était fait, ce n’est pas fait. Y compris pour Emmanuel Macron, que Marine Le Pen soit en-deçà ou au-delà de 40%, c’est un élément d’importance pour l’ensemble de son quinquennat. Il a mis à côté de la plaque comme avait dit le Général de Gaulle.

Marine Le Pen construit briques par briques. C’est à chaque fois un peu plus. Elle réduit l’écart à chaque élection.

Il faut caractériser et se mobiliser contre le Front National, son danger pour la France et pour la République.

Je crois que Jean-Luc Mélenchon commet une faute politique. Quand on est de gauche, on n’hésite pas face à l’extrême droite, et il faut d’emblée dire que ce combat-là, c’est le nôtre, et on fait barrage. Je ne pense que ça ne remettait pas en cause Jean-Luc Mélenchon et son score.

Entre deux tours et élections législatives

Je vote Emmanuel Macron parce que c’est le dernier candidat républicain en lice face à l’extrême droite.

Le score du Parti socialiste sera beaucoup plus haut aux législatives et il sera très utile pour rassembler tous les progressistes.

Pourquoi voulez-vous qu’on propose un accord législatif à Emmanuel Macron qui le refuse ? Il le refuse. Il a dit qu’il présenterait 577 candidats dans 577 circonscriptions exactement comme Jean-Luc Mélenchon, se préparant ainsi à une situation du quitte ou double. Soit il a la majorité absolue tout seul, soit c’est une cohabitation, soit, il sera obligé ou contraint à une coalition.

 

16 Mar

Commentaires fermés sur « L’élection présidentielle ce n’est pas un pronostic mais un choix ». Interview au Point

« L’élection présidentielle ce n’est pas un pronostic mais un choix ». Interview au Point

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Le site du Point publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Le Point : Manuel Valls ne soutient pas Benoît Hamon. Il ne respecte pas l’engagement de la primaire. Vous qui êtes le garant de la charte, qu’en pensez-vous ?

Jean-Christophe Cambadélis : Il faut toujours respecter les instances, les votes démocratiques. C’est une constante de l’engagement politique. Mais, force est de constater que ce quinquennat n’a pas été avare de remises en cause tous azimut de nos décisions collectives. Je ne donne pas aux déclarations de Manuel Valls, à huis clos, un autre sens que la légitimation de son non-parrainage et le refus de rejoindre Emmanuel Macron. Allons au-delà de l’écume des choses.

De plus en plus de responsables socialistes, issus des réformateurs, comme Pierre Moscovici, vont appeler à voter Macron sans forcément le rejoindre. N’est-ce pas une anticipation de ce que sera la position du Parti socialiste in fine ?

Non, le Parti socialiste a décidé en convention nationale à l’unanimité de soutenir le vainqueur de la primaire. Le Premier secrétaire s’y tient. C’est de bonne politique car une présidentielle n’est pas un pronostic mais un choix. Une présidentielle dit toujours beaucoup de chose sur le moment politique…

Plutôt le chaos en ce moment…

Nous sommes dans une phase de décomposition de la Vème République. Les affaires en sont le symptôme. Le fait que deux candidats qui professent le « ni droite ni gauche », sans être équivalent dans leur nature, soient en tête en est le second élément. Le Front national s’installant dans la vie politique française à un haut niveau a fait exploser le bipartisme, c’est le troisième élément. Le scrutin majoritaire à deux tours n’est plus capable de contenir les offres politiques.

Un moment de décomposition ou de révolution politique ?

De décomposition politique car la révolution n’est pas encore là. Manifestement, le prochain président de la République va être élu par défaut puisqu’il sera élu, au second tour, dans le « tout sauf le Front national ». Un barrage ne fait pas un programme. Donc, il sera faible alors que nos institutions sont faites pour qu’il soit fort et  ordonne la vie politique. A cette étape, nul ne sait s’il aura une majorité parlementaire. Nous entrons dans une forme de IVème République dans la Vème. Le fait que le Front national ordonne toutes les réflexions politiques, en positif comme en négatif, n’est pas sain pour notre pays. La situation est enfin aggravée par la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne pas soutenir le candidat socialiste qui lui était proche sur tous les thèmes. C’est une rupture stratégique de l’union de la gauche. Et, dans le même temps, les affaires et la radicalité de François Fillon ont provoqué l’émergence d’un nouveau centre qui s’est émancipé de la droite classique et de la gauche. Si bien que la concomitance de ces trois phénomènes – crise de nos institutions, montée du FN et changement stratégique – ouvre une nouvelle histoire de la politique française.

Barré sur sa gauche par Mélenchon, Benoît Hamon aurait-il dû faire plus de concessions aux socialistes réformistes de manière à rattraper Macron ?

On aurait pu toujours souhaiter que son mouvement soit plus rapide. Mais ce qui n’était pas prévu, c’est que Jean-Luc Mélenchon ferme la porte à gauche et que François Fillon, à son corps défendant, ouvre  la sienne en libérant le centre. Depuis, on assiste à un phénomène paradoxal autour d’Emmanuel Macron : ses ralliements viennent de la gauche alors que ses électeurs viennent de la droite.

Si on vous suit bien, nous allons droit vers une chambre ingouvernable… Comment le PS peut-il espérer tirer son épingle du jeu ?

Le changement de calendrier électoral avec des législatives qui suivent la présidentielle va, cette fois-ci, pleinement jouer son effet. En dehors du cas où Marine Le Pen serait élue Présidente, nous avons trois cas de figure possibles. Si François Fillon est élu, nul ne peut exclure une cohabitation avec la gauche. Si c’est Emmnauel Macron, nul ne peut exclure qu’il n’ait pas de majorité absolue et qu’il soit contraint de ne plus être dans le « ni droite ni gauche » mais d’être dans le « et droite et gauche », soit de manière permanente avec un accord de gouvernement ou au cas par cas sur l’ensemble de ses projets. Ce qui naturellement fragilisera l’exécutif. Enfin, si c’était Benoît Hamon, il y aurait fort à parier qu’il serait contraint d’organiser une majorité parlementaire allant de Macron à Mélenchon.

Et donc d’adapter son projet… 

Disons qu’il serait dépendant de cette majorité.

Mais il n’y a pas de points communs entre Macron, Hamon et Mélenchon… C’est ingouvernable ! Autant dissoudre…

Parce que vous pensez qu’il y a des points communs entre Alain Madelin et Robert Hue? Entre Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet ? Il va falloir apprendre les compromis et les coalitions.

Que restera-t-il du PS après la présidentielle ?

Outre le fait que nous devons soutenir le candidat désigné par la primaire, il y a un intérêt politique à rester groupés. Le PS doit serrer les rangs pour que son candidat soit le plus haut possible soit pour être au second tour soit pour que le Parti socialiste soit en capacité de peser dans les législatives où nécessairement il refera son unité. Car j’imagine mal de nombreux responsables socialistes se départir du dossard PS. D’autant que le Parti socialiste sera LE facteur d’ordre, de stabilité et de protection dans l’instabilité générale, si les socialistes sont capables de s’unir, et de saisir l’histoire. Que nous gagnons ou perdons la présidentielle, le groupe parlementaire PS jouera un rôle déterminant, soit pour faire respecter le programme présidentiel, soit pour protéger de l’absence de programme présidentiel.

Là, nous parlons du PS à la mode Hollande qui n’est pas la ligne du candidat Hamon lequel était un frondeur…

Le PS est resté dans ses clous qui sont ceux du Congrès de Poitiers, c’est à dire une majorité qui allait de Manuel Valls à Martine Aubry en passant par Gérard Collomb (aujourd’hui chez Macron, NDLR). Les cahiers de la présidentielle que nous avons élaborés pour celle-ci sont son ancrage. Mais la présidentielle n’est plus depuis l’introduction de la primaire, la projection mécanique du Parti socialiste ou des partis de gouvernement.

En 1995, Lionel Jospin, vainqueur d’une primaire interne, n’était pas sur la ligne d’Henri Emmanuelli, premier secrétaire. Henri Emmanuelli avec élégance et sens de la famille socialiste a soutenu Lionel Jospin tout en laissant au candidat d’avoir son autonomie durant la présidentielle. En 2007, François Hollande, Premier secrétaire, a fait de même avec Ségolène Royal. En 2012, Martine Aubry, Première secrétaire, avec tact, n’a pas entravé le candidat François Hollande.

Est-ce qu’il faut renoncer à la primaire ouverte qui, au fond, a jeté les Républicains et les socialistes dans le mur ?

Je ne pense pas. Sur ce sujet, on passe rapidement de l’adoration à la détestation. Pourquoi y-a-t-il des primaires ? Parce qu’il n’y a plus de leader incontestable. Pourquoi une primaire à droite ? Parce que Nicolas Sarkozy n’allait pas de soi. Pourquoi en fallait-il une à gauche ? Parce que François Hollande ne s’imposait pas, d’autant moins que son ministre de l’Economie et ancien conseiller se préparait à le quitter. Le temps du général de Gaulle voire de François Mitterrand dominant est révolu. Ce n’est pas prendre en compte la réalité. Hier, on pouvait s’appeler Michel Rocard et s’effacer derrière François Mitterrand. Ou être Chaban-Delmas et s’effacer devant le Général. Aujourd’hui, personne ne veut s’effacer et donc la seule légitimité si on veut rassembler un tant soit peu un camp, c’est toujours la primaire. Soit elle sera organisée, soit elle sera sauvage au 1er tour de la présidentielle comme entre Chirac et Balladur en 1995. De toute façon, nous sommes dans le temps des offres multiples, du multipartisme, des réseaux sociaux et non plus dans celui de la colline inspirée regardant la France au fond des yeux avec l’ORTF. En fait les primaires ne sont pas en soi un bien ou un mal, elles dépendent du contexte.

Si la Vème République est au bout du rouleau, proposez-vous la VIème République et sous quelle forme ?

A mon avis, cette question n’est jamais prise dans le bon sens. La Vème République, c’est évidemment la prééminence de l’exécutif sur le législatif avec un Président incarnant la Nation, sorte de recours ultime. Mais c’est surtout le scrutin uninominal à deux tours qui permet au Président d’avoir une majorité captive à l’Assemblée nationale.

Encore une fois, nous n’avons plus les hommes politiques nous permettant d’incarner ce schéma. Il y a eu les primaires, il y a eu les frondes et il y a aujourd’hui un Président qui sera élu par défaut et une majorité difficilement trouvable. Donc, la proportionnelle s’impose pour retrouver une légitimité et une stabilité. Et le jour où vous avez la proportionnelle avec une prime majoritaire, le Parlement retrouve tout son pouvoir, il rééquilibre le président de la République. Ça peut toujours s’appeler la Vème République mais nous sommes dans une autre forme institutionnelle.
Propos recueillis par Emmanuel Berretta

 

14 Mar

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L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur C News

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 14 mars l’invité politique de Jean-Pierre Elkabbach sur C News.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


L’invité de Jean-Pierre Elkabbach par CNEWS

 

Benoit Hamon a l’étoffe, l’histoire, l’ancrage d’un bon candidat. Il a été élu par une primaire qui réunie 2 millions de personnes.

Nous ne voulons ni de de Marine Le Pen, ni de François Fillon. Il y en a une avec qui c’est la révolution nationale, l’autre la révolution conservatrice. Les deux sont des attentatoires soit à notre modèle républicain, soit à notre modèle social. Nous préférons Benoît Hamon, l’homme de gauche, au centriste Emmanuel Macron.

Je pense que quand on s’engage dans une primaire, quand on la réclame et quand l’organise on respecte les règles à la fin. Le Parti socialiste a un candidat. On peut avoir des désaccords mais il faut défendre notre candidat.

Les prises de positions de personnalités du Parti socialiste n’ont pas siphonné Benoît Hamon au profit d’Emmanuel Macron. Il faut que Benoît Hamon continue d’être le candidat de toutes les gauches et de tous les écologistes.

Ceux qui parraineront Emmanuel Macron à la présidentielle  ne pourront plus représenter le Parti socialiste aux législatives.

Manuel Valls a été très clair, il a salué le soir de l’élection Benoît Hamon, il lui a souhaité bonne chance publiquement et il a dit qu’il serait en retrait. On ne comprendrait pas qu’il soit à côté de lui vu ce qu’ils se sont dits lors de la campagne ». Pour les parrainages Benoît Hamon n’a pas besoin de celui de Manuel Valls. Benoît Hamon est qualifié à un niveau élevé, ce qui montre que les socialistes se sont mobilisés pour qu’il soit candidat à l’élection présidentielle.

François Hollande ne veut pas que Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle, ni que la droite arrive au pouvoir pour défaire tout ce qu’il a fait.

Les costumes de M. Fillon sont de l’ordre du privé à condition que l’on sache qui lui a offert ! J’aimerais bien connaître le nom de ce gentil donateur.

Le programme de François Fillon c’est un Munich social avec l’augmentation des frais de santé, avec la paupérisation des retraites, avec des coupes dans les comptes sociaux, avec la restriction sur le logement social – c’est ça son projet – et il y aura une majorité pour ça ? Je vous dis qu’elle n’aura pas lieu !

C’est l’obsession de la droite de réduire le nombre de fonctionnaires et d’augmenter leur temps de travail, on a l’impression qu’aujourd’hui les fonctionnaires sont le bouc émissaire de l’absence de croissance, c’est une erreur majeure, c’est ce qui fait notre cohésion et notre spécificité. Si on scie cela, on scie l’arbre sur lequel la France est posée.

Pour moi l’essentiel c’est qu’il y ait un Parti socialiste parce que le Parti socialiste, c’est la garantie demain de la stabilité et du progrès. . Je ne me noie pas dans un marais allant de Robert Hue à Alain Madelin. Je défends le progrès, la stabilité. Ça me semble essentiel.

Si le Front national est présent au 2e tour de l’élection présidentielle, nous voterons pour le candidat républicain quel qu’il soit, et la majorité se constituera dans les élections législatives. Pour qu’elle se constitue, il faut un Parti socialiste solide avec ses alliés.

Il fallait une primaire. Je n’ai pas de regrets. C’était nécessaire.

Beaucoup de gens veulent renouveler tout le monde mais à la fin ce sont ceux qui travaillent sur le terrain qui sont élus.

 

05 Mar

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L’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J

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Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 5 mars l’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’émission: radioj.fr/node/11

 

Sur l’affaire Fillon

Cette situation ne peut plus durer. On ne peut pas à 49 jours du 1er tour de l’élection présidentielle continuer à commenter l’affaire Fillon. Des débats extrêmement importants pour la France ne peuvent pas être posés car nous sommes dans la chronique judiciaire. Retournons à la chronique présidentielle. Ce climat malsain, délétère, d’affaires renforce la situation de Marine Le Pen.

Il est temps de parler du fond et non pas des affaires.
La position de Fillon est intenable: celle de la guerre des pouvoirs: pouvoir politique contre pouvoir judiciaire. Il serait souhaitable pour la démocratie et la lutte contre le FN qu’il renonce. Il pourrait faire don de sa personne à la démocratie
Il faut maintenant la clarification pour retourner au débat présidentiel.
Sur le rassemblement au Trocadéro
L’idée de faire un rassemblement dans la rue pour défendre un homme politique qui s’est mis lui-même dans un piège, est dangereuse. La stratégie de défense de M.Fillon abîme la France. Il prend en otage l’élection présidentielle. Plus Francois Fillon radicalise, plus il crée les conditions de la montée du FN.
Affaires Fillon et Le Pen
Ces deux affaires obscurcissent le débat présidentiel.
Marine Le Pen peut gagner et c’est un risque que nous ne pouvons pas exclure. On ne peut pas combattre Marine Le Pen par la pipolisation ni par le libéralisme.
Seule la gauche avec une politique de protection et de progrès peut être en capacité de l’emporter face à Marine Le Pen.
Benoît Hamon a un projet de progrès nécessaire à notre pays contrairement à Marine Le Pen et sa révolution nationale
Le PS et son candidat qui doit rassembler toutes les gauches et tous les écologistes doit être indépendant et autonome. Il ne doit pas se comporter comme un partenaire junior d’Emmanuel Macron un partenaire senior de Jean-Luc Mélenchon.
Benoît Hamon rassemble autour de lui le PS dans toutes ses sensibilités, les radicaux,
l’UDE, EELV. C’est suffisamment large pour gagner la présidentielle. Le vote utile contre Le FN c’est un vote efficace contre le FN, et donc un vote pour benoît hamon.
Le conflit a l’air très sévère entre Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste. Je ne sais pas si tout le monde fait un effort pour qu’il soit candidat.
C’est la présidentielle introuvable. On ne sait pas qui sortira du chapeau.

08 Oct

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«Pour une nouveau quinquennat rose», interview au Figaro

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logofigaro

Le Figaro publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Emmanuel Macron est de plus en plus candidat. Diriez-vous comme Nicolas Sarkozy qu’il est un «donneur de leçon» ?

Pourquoi voudriez-vous que je soutienne, ou que je m’intéresse à un candidat qui ne veut, ni du soutien de la gauche en général, ni de celui du PS en particulier et qui refuse la primaire… Emmanuel Macron a fait sa carrière à gauche et il se veut un avenir à droite. Un jour, il sera rattrapé par cette absence de choix. Mais je ne veux pas faire de caractérisation personnelle comme le fait Nicolas Sarkozy, car j’aurai dû le faire quand Emmanuel Macron était à gauche.

Pourquoi ne l’avez-vous pas fait à ce moment-là ?

Le problème avec Emmanuel Macron, n’est pas un problème personnel, il est éminemment politique. Qu’est ce qu’il
cherche à part lui? Nul ne le sait ? Au fond, il veut faire échouer la gauche, empêcher le président de la République, se substituer à Alain Juppé et à François Bayrou, battre Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, tout en renouvelant de fond en comble l’espace public. On doit appeler cela l’ambition, en tout cas le manque d’inhibition.

Son succès dans les sondages, n’est-il pas le signe d’un éclatement du PS, du rejet des appareils ?

Je ne le crois pas. Pour l’instant, Emmanuel Macron a plus de soutien dans l’électorat de droite qu’à gauche, même s’il y est soutenu par quelques parlementaires. Il profite d’un moment particulier où la gauche ne sait pas si François Hollande sera candidat et où la droite ne sait pas qui sera son candidat. Dans ce moment incertain, ambigu et flottant , il crée l’illusion d’être le substitut aux deux solutions. Quant au rejet des partis, il a toujours existé avant une présidentielle. François Bayrou a utilisé ce créneau jusqu’à la corde. C’est un grand classique de la vie politique française… Lecanuet, Servan-Schreiber, Tapie, Bayrou, ils ont tous joué de ce registre.

Vous êtes samedi à Lyon avec Gérard Collomb pour l’une de vos universités de l’engagement. Emmanuel Macron ne vous oppose-t-il pas désormais ?

Nous sommes assez amis et nous avons assez cheminé ensemble pour pouvoir nous retrouver dans un meeting contre la droite, et particulièrement contre Laurent Wauquiez. Le maire de Lyon estime que les sondages vont faire le travail : selon lui si Emmanuel Macron s’impose dans les sondages, les socialistes suivront. Mais il ne dit pas que si François Hollande s’imposait, il ne le suivrait pas…

Les cadres du PS viennent de lancer un appel à soutenir la candidature de François Hollande. Peut-il seulement se présenter au vu des sondages ? «Vous risquez pire que moi», n’est-ce pas déprimant ?

François Hollande, dans ce quinquennat, je l’ai vu tomber amoureux de la France et des Français. Un malentendu s’est installé. Il a compris que les Français sont intraitables mais qu’ils voulaient être traités, il a cherché à les rassembler, parfois au détriment de son propre camp. Ce sont les institutions de la Ve République qui veulent cela. On a voulu voir dans cette volonté de trouver un chemin de rassemblement, une indécision, alors qu’il faut beaucoup de sang-froid, une grande volonté, une capacité d’écoute.

Le problème posé à François Hollande s’il était candidat serait le suivant : un deuxième quinquennat, pour quoi faire ? Il ne s’agit pas de choisir le meilleur défenseur de la gauche, mais le meilleur à gauche pour défendre la France. Car je crois que les Français choisiront un président de temps de guerre. Cela présuppose une capacité à l’assumer. Pour le reste, je souhaite que le prochain quinquennat soit un quinquennat rose. Après avoir redressé la France, il doit reposer sur un socle de cinq idées simples : la reconstruction européenne, une France pour tous, une croissance verte, une sécurité collective et surtout, la lutte contre le précariat. Cela fait 20 ans que tous les politiques de gauche et de droite ont mis au cœur du débat la question nécessaire mais non suffisante de l’économie et de l’entreprise. Il est temps de revenir au débat sur la société, de s’attaquer à cette plaie française qui est une France à plusieurs vitesses. Cette fracture non traitée par le discours politique, est un impensé, elle mine la cohésion nationale et sociale. Elle est la source de la colère française.

Cette plaie est-elle vraiment impensée au FN ou chez Jean-Luc Mélenchon ?

Le Front national tente de substituer à cette question éminemment sociale une question identitaire, censée expliquer les raisons sociales de cette précarité. S’il y a fracture sociale, elle serait due à l’immigration voire aux français de culture musulmane. Or les exclure, les reléguer ou les raccompagner aggraverait la crise nationale sans régler la crise sociale. Jean-Luc Mélenchon a saisi cette faille dans notre société mais il en a tiré d’autres conclusions: il faut opposer la France d’en bas à celle d’en haut pour qu’enfin ce problème soit résolu. Ce faisant, il ouvre une nouvelle fracture dans notre cohésion nationale, qui n’est pas de même nature que celle du FN.

Vous souhaitez des primaires apaisées mais la haute autorité est déjà saisie pour absence d’impartialité de la direction du PS.

Je ne dirais pas cela. La gauche est fragmentée, divisée, émiettée et elle ne se rend pas compte du danger. Ce danger n’est pas spécifique à la France. Il parcourt toutes les démocraties occidentales. Elles s’interrogent sur la fin de l’hégémonie de leur civilisation, elles ont peur du «grand remplacement», ce qui provoque un courant de plus en plus massif souverainiste, nationaliste, xénophobe. Quand on voit les États-Unis, l’Angleterre, l’Autriche, la France, l’Allemagne, la Hongrie, on voit bien que c’est le sujet du jour. C’est face à cela qu’il faut se rassembler. Pour ce qui est du cas du PS, il ne faut pas confondre le rassemblement nécessaire et la liberté de chacun d’appeler au soutien de son candidat préféré. Que l’on n’utilise pas l’appareil du PS pour tel ou tel candidat, je l’accepte. Mais que l’on interdise à des dirigeants de souhaiter un candidat, c’est de l’intolérance.

François Hollande ne va-t-il pas avoir besoin de toutes les voix dès le premier tour ?

Les candidatures sont libres et doivent permettre d’animer le débat. Avec un candidat venant du MoDem comme Jean-Luc Bennahmias ou des écologistes comme François de Rugy, c’est une manière de montrer que cette primaire va au-delà du PS. Et honnêtement, je n’ai pas l’impression que le président de la République, s’il est candidat, soit menacé par qui que ce soit. Dans les sondages sur les primaires, de droite ou de Gauche, on fait intervenir soit un vote de gauche dans la droite, soit un vote de droite dans la gauche.

Certains appellent pourtant à voter aux deux primaires pour empêcher un nouveau duel Hollande-Sarkozy. Vous n’y croyez pas ?

Alain Juppé n’est pas à ce point menacé qu’il déclenche une avalanche de parjures abjurant les valeurs de la gauche pour le sauver. Et puis Alain Juppé aux primaires, c’est Marine Le Pen aux législatives… Car si Nicolas Sarkozy est trop à droite pour la France, Alain Juppé est nulle part. Trop centriste sur l’identité pour la droite, trop ultra-libéral sur le social pour la gauche. Et je comprends que Marine Le Pen, dans ces conditions, l’épargne. Quant aux électeurs de droite et d’extrême droite, je ne les vois pas venir arbitrer un débat dans une gauche dont on dit dans les sondages qu’elle ne sera même pas au second tour. Pas plus que je ne vois les mélenchonistes ou les duflotistes soutenir un candidat qui serait obstacle au leur. Donc tout cela est construction.

 

Propos recueillis par Sophie de Ravinel

20 Sep

Commentaires fermés sur L’invité de l’Épreuve de vérité sur Public Sénat avec AFP, Radio Classique et Les Echos

L’invité de l’Épreuve de vérité sur Public Sénat avec AFP, Radio Classique et Les Echos

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L'épreuve de vérité 20092016

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Michel Grossiord, Michaël Szamès, Lucile Malandain et Jean-Francis Pécresse dans L’Epreuve de vérité sur Public Sénat avec Radio Classique, AFP et Les Echos.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

Sur les propos de Nicolas Sarkozy sur « Nos ancêtres les gaulois »

Ça fait un peu l’histoire pour les nuls. On a retrouvé le Nicolas Sarkozy d’avant, il nous fait une rechute !

Nicolas Sarkozy propose un pacte d’assimilation, sous-entendu il y aurait des Français qui ne seraient pas « de souche » et c’est exactement ce que prône le Front national. Et même ça, Jean-Marie Le Pen n’a jamais osé le dire, dans aucune de ses déclarations.

Nicolas Sarkozy construit un programme commun entre une droite extrême et l’extrême droite

Sarkozy est critiqué sur la formule sur les gaulois mais sur le reste, tout le monde s’aligne sur ce qu’il propose. Je n’entends aucune nuance. Sarkozy et Juppé, ce sont les frères siamois de la même politique.

La France marche au mélange et elle marche bien.

Présidentielle 2017

On n’est pas candidat, ou pas, à cause des sondages, on l’est pour un dessein pour la France. (…) Les discours de François Hollande infusent. Je pense que c’est plus ouvert qu’on ne le dit.

La fraternité laïque c’est la possibilité du vivre ensemble. (…) La société n’est pas apaisée car elle a été percutée par le terrorisme. Nous voulons une France fraternelle, nous voulons une France sans césure entre les Français.

Le bilan du quinquennat je veux le confronter au projet de la droite. On a pas réussi sur tout, mais on a réussit à redresser la France. Nous pouvons prétendre avoir réussi à avoir remis la France sur les rails.

Je serais impartial mais je crois que le Président peut se présenter et qu’il doit se présenter. Ceci est nécessaire pour la France.

Gauche irréconciliable? 

La gauche est irréconciliable depuis 1920 ce qui ne l’empêche pas de s’unir. L’histoire montre que quand la gauche est unie, elle travaille bien ensemble comme dans les collectivités locales.

Sur les primaires: « Je n’ai pas peur de la confrontation et je pense qu’elle peut être salutaire »

Dans la primaire de La Belle Alliance Populaire nous aurons toutes les positions de la gauche et nous trancherons sur qui sera le candidat.

La primaire est un moyen de rassembler.

Si Arnaud Montebourg n’y est pas, nous ne serons pas présent au 2e tour de l’élection présidentielle. Certains ont une stratégie punitive vis-à-vis du président de la République. Pour eux il ne s’agit pas d’avoir un candidat face à la droite mais de faire trébucher François Hollande.

Je propose que l’on concentre les bureaux de vote dans des endroits où il y a un fort taux de vote à gauche.

Emmanuel Macron

Il n’est ni de droite ni de gauche, il ne peut donc pas participer à une primaire de la gauche.

Front national/ Les Républicains

La droite revient et en plus elle prévient sur un programme violent pour le corps social et irréalisable.

Les Républicains ne sont pas raisonnables parce qu’ils sont dans une primaire. Avec eux c’est « plus à droite que moi tu meurs »

Les quatre Dalton de la droite – et je ne vous dirais pas qui est Joe –  sont dans la surenchère. Ils finissent par dépasser dans les mots Marine Le Pen.

Marine Le Pen dit que le Front national est « et droite et de gauche » moi je dis qu’il est d’extrême droite! Ce qui fonde le FN , ce qu’elle ne peut gommer, c’est le souverainisme xénophobe

Alain Juppé est friable en campagne: On le voit, il s’énerve vite, on l’a vu récemment à Strasbourg. (…) Il est très rapidement droit dans ses bottes. Il est aussi attaquable que Nicolas Sarkozy.

Il est possible que la gauche ne soit pas au second tour de l’élection présidentielle c’est pour cela qu’il faut tout faire pour la rassembler et apaiser les tensions.

Réfugiés 

Le gouvernement cherche à régler le problème. L’accueil s’impose à tout le monde. Ce n’est pas de l’autoritarisme mais de la solidarité nationale.

11 Août

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« Sarkozy ira le plus loin possible dans le tutoiement du FN pour battre Juppé », interview à Libération

par

libe

Libération publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Que vous inspirent les déclarations de Nicolas Sarkozy dans «Valeurs actuelles» ?
Comme d’habitude, avec l’ancien président de la République, ce sont des déclarations à l’emporte-pièce qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Si les jihadistes attaquent la France parce qu’elle est «faible», comme il dit, il faudrait critiquer la présidence Sarkozy avec l’attaque de Mohamed Merah. C’est l’inverse : la France est attaquée parce qu’elle assume son rang, parce qu’elle défend des valeurs et des principes républicains, une liberté d’opinion, de croyance, la laïcité. Le discours pessimiste militant de Nicolas Sarkozy, sa volonté effrénée de rabaisser la France, tout cela nous affaiblit.
L’ex-Président suit aussi l’opinion : les enquêtes montrent que les Français seraient prêts à moins de libertés pour plus de sécurité…
Les sondages ne font pas la politique de la France. A un moment donné, lorsqu’on est un homme d’Etat ou que l’on prétend l’être, il faut incarner l’intérêt général et non pas suivre les humeurs changeantes de l’opinion. Les Français étaient debout en janvier jusque dans le plus petit village de France, ils sont sceptiques aujourd’hui, évidemment exigeants. Mais il ne faut pas se départir de l’union nationale ici et de la coalition mondiale là-bas.
Comment observez-vous le retour de la remise en cause du droit du sol par Nicolas Sarkozy et d’autres candidats de la primaire à droite ?
Nicolas Sarkozy a défini sa tactique pour la présidentielle. Il ira le plus loin possible dans le tutoiement du Front national pour battre Alain Juppé. Et demain, lorsqu’il sera désigné, il nous dira qu’il est le seul rempart au FN… Mais le mal sera fait. Il aura un peu plus légitimé les pensées profondes souvent xénophobes du FN et créé les conditions d’un bloc réactionnaire dont il serait prisonnier si, par malheur pour la France, il l’emportait.
En même temps, Sarkozy qui va chasser sur les terres du FN, ça rouvre un espace pour la gauche plus au centre…
Evidemment, Nicolas Sarkozy entraînant l’ensemble de son camp vers l’extrême droite – y compris Alain Juppé qui ne peut, ni ne veut se distinguer – cela offre un espace à tous les républicains pour résister à la dérive nationaliste, sectaire, coupant la France en deux. Ce que cherchent très exactement les Daechistes (sic) par leurs attentats répétés. La question n’est pas électorale mais politique. C’est la nation qui est en jeu. Or je ne me satisfais pas d’un paysage politique qui serait à ce point coupé en deux, avec une des parties à l’esprit antirépublicain. Cela compliquerait un peu plus le combat pour nos valeurs contre le Daechisme. Il y aurait un paradoxe insurmontable à ce que la France combatte pour ses valeurs là-bas, et, pour ce faire, les abandonne ici.
 
Vous estimez que la droite fait preuve d’«esprit antirépublicain» ?
La droite joue avec les valeurs de la République pour des raisons strictement électoralistes. Certains de ses responsables pensent qu’une élection vaut bien quelques accrocs à nos principes. Mais, ce faisant, ils clivent très fortement la France, renforcent les discours du FN alors que notre pays a profondément besoin de l’arme de l’unité nationale contre les Daechistes.
Propos recueillis par Lilian Alemagna

16 Déc

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L’invité de Zemmour et Naulleau sur Paris Première

par

JCC Paris première 16122015

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité mercredi 16 décembre d’Eric Zemmour et d’Eric Naulleau sur Paris Première.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’émission:

04 Déc

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L’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV

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JCC bourdin 04122015 bis

 

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce vendredi 4 décembre aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

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Élections régionales

Sur les sondages : « L’ensemble de la gauche a été divisé. Si vous prenez le total gauche nous serions devant. »

Participation : « Voter dimanche c’est montrer que l’on a pas peur. Que veulent les terroristes ? C’est que l’on soit planqué et qu’on ose plus sortir. Il faut aller voter dimanche pour montrer que la France est debout.

S’abstenir c’est voter Front national. L’électorat ne vote pas majoritairement pour le Front national, c’est l’abstention qui est majoritaire. Le premier parti de France ce n’est pas le FN, c’est l’abstention.

Dimanche, c’est une élection régionale vue au niveau national et mondial.

Front républicain ? Après les résultats du premier tour, « c’est le total gauche qui comptera. Si nous sommes en position de l’emporter, pourquoi voulez-vous qu’on se retire ? (…) Nous nous réunirons dimanche soir et nous donnerons ses consignes.

La droite ne veut pas prendre de mesures exceptionnelles face au FN. Les seuls qui peuvent faire face au FN c’est la gauche unie. Je dis aux Français ayez confiance, le PS a toujours été présent face au FN. Plus nous serons hauts, moins le FN pourra l’emporter .

Je n’ai pas l’anti-lepénisme honteux. Aujourd’hui on ne peut plus rien dire. Si le FN n’est ni d’extrême droite, ni xénophobe, ni vichyste pourquoi serait-ce un danger dans la France en danger ? Pourquoi nous posez-vous alors la question du désistement ? Il faut caractériser le FN. Leur idéologie est une idéologie vichyste, dangereuse pour la France.

Je suis pour un anti-lepénisme décomplexé. Il faut nommer les choses et je les nomme.

Marine le Pen et Marion Marechal Le Pen sont dans une course au discours le plus identitaire. On se demande bien pourquoi.
Déchéance de nationalité

« La déchéance de nationalité n’est pas une idée de gauche. C’est une idée de droite que le Président a repris dans son discours au congrès. Le Conseil d’État statuera sur le sujet. »
Renouvellement

« Le Parti socialiste doit se modifier de fond en comble comme toutes les autres formations républicaines. Il faut se dépasser, il faut changer tout. Aujourd’hui nous sommes loin des citoyens. Nous sommes divisés sur des queues de cerises alors qu’il faudrait s’unir. Il faut répondre aux défis du temps. Je crois que nous devons à la France un nouveau départ, une nouvelle offre politique. Et je crois que je peux aider à cette mutation »