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22 Oct

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Visite à J2P !

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Le Centre Social et Culturel J2P, cette année développe deux initiatives majeures : Mom’action, un projet axé sur la formation linguistique à visée professionnelle, destiné aux femmes issues de l’immigration.
Mais aussi, « S’unir pour agir » dont l’objectif est de soutenir la formation d’associations jeunesse et d’un collectif de jeunes adultes du 19ème arrondissement, engagés dans la réflexion et l’action sur l’environnement social, culturel ou encore éducatif.
Lors de notre rencontre d’hier après-midi, j’ai pu échanger avec les membres de l’équipe et les habitants du quartier, notamment sur la place faite aux jeunes dans notre société et le rôle essentiel qu’ont les structures associatives dans leur intégration sociale et professionnelle.
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Je tiens à remercier Kétia Rodrigues, directrice de J2P ainsi les membres de son équipe et habitants du quartier pour ce temps d’échange qui nous permet d’avancer ensemble à la construction de demain.
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Crédit photos: Mathieu Delmestre

01 Sep

Commentaires fermés sur Conférence des présidents d’université – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – jeudi 1er septembre 2016

Conférence des présidents d’université – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – jeudi 1er septembre 2016

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CPU - 01092016

Discours de Jean-Christophe Cambadélis,

Premier secrétaire du Parti socialiste

Conférence des présidents d’université

Paris, Jeudi 1er septembre 2016

(seul le prononcé fait foi)

 

 

 

 

Mesdames et Messieurs les présidents,

Chers amis,

 

J’en ai mené, des combats, entre ces murs.

Combien de fois j’ai ferraillé, ici et ailleurs, contre l’ordre établi et vos prédécesseurs ? En prenant la parole devant vous, je me sens un peu comme le criminel revenu sur le lieu de son premier crime. Je contemple la scène. Je me remémore les luttes et les joutes. Elles furent souvent épiques. Je vois même siéger parmi vous certains de mes complices de l’époque. L’Histoire se joue parfois de nous pour jouer sa propre partition.

L’Université a beaucoup compté dans ma vie. Je la retrouve donc avec plaisir. Je vous rencontre avec amitié. Merci à Jean-Loup Salzmann de m’avoir invité à parler devant vous de l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

L’Université a compté dans ma vie, comme elle a toujours compté pour les socialistes. On dit bien qu’à Solférino, les Nanterre font jeu égal avec les Voltaire. Ce n’est pas qu’un bon mot : c’est le signe de la reconnaissance que nous lui portons. C’est la marque de l’importance que nous lui accordons.

Lorsque nous affirmons que l’Université est un lieu d’arrachement à la détermination par le savoir, nous savons de quoi nous parlons.

Lorsque nous la désignons comme un lieu où recule l’assignation à résidence sociale et culturelle, nous savons ce que nous avançons. Si la contestation de l’ordre établi s’est jouée à l’Université, c’est parce qu’elle est le lieu de l’émancipation par excellence. Elle a donc toujours été au cœur du projet socialiste.

Dans les 110 propositions de François Mitterrand, elle avait déjà toute sa place. En un peu plus d’une génération, nous l’avons transformée.

Nous l’avons démocratisée dans son fonctionnement.

Nous l’avons démocratisée en l’ouvrant au plus grand nombre, en diversifiant notamment son offre éducative, en améliorant l’orientation et l’accès.

Nous l’avons ouverte, au monde extérieur, à l’Europe et à l’international. Je ne peux que me réjouir que notre pays soit aujourd’hui le premier pays d’accueil non anglophone des étudiants étrangers.

Nous l’avons confortée dans ses moyens. Les plans n’ont pas manqué. Université 2000, U3M…

Transformer l’université est une affaire de temps long. Il faut de la constance, de la détermination, de la maturation, des valeurs intangibles.

Vous êtes familiers de ce temps : c’est aussi celui de la recherche et de la transmission, de la production du savoir et des apprentissages. Ce n’est pas nécessairement le temps politique. C’est encore moins celui des technocrates.

Or depuis 2012, nous avons été happés par le temps court. Ce que la droite nous a laissé en héritage l’imposait. Des déficits, abyssaux. Des comptes publics, dans un état lamentable. Un appareil productif, en pleine déliquescence. Le moteur France était en train de caler. Nous avons d’abord dû parer au plus urgent.

L’urgence était d’abord budgétaire. Oui, nous avons dû faire des économies. Oui, nous avons dû faire des choix. Mais ces choix n’ont jamais été faits au détriment de l’enseignement supérieur et de la recherche. Depuis le début du quinquennat, nous avons sanctuarisé les moyens qui lui sont consacrés. Les efforts ont été portés par d’autres ministères – celui de l’écologie, celui des finances, en particulier.

La bataille avec Bercy fut parfois rude. La dernière en date, en mai dernier, vous a profondément inquiétés. J’ai partagé cette inquiétude. J’ai exprimé publiquement ma désapprobation, comme vous l’avez fait. Je suis intervenu, plus officieusement, pour que Bercy recule. Quand on fait de l’école le premier sujet, le premier projet et le premier budget du quinquennat, on ne touche pas aux financements de l’enseignement supérieur et à la recherche. C’est une question de cohérence. L’un ne va pas sans l’autre. Et Bercy a reculé.

 

L’urgence, c’était aussi le sort des étudiants, qu’il fallait améliorer au plus vite. Nul ne l’ignore ici : leurs conditions de vie sont déterminantes dans la réussite de leurs études. Lorsque 45% des étudiants sont contraints de travailler pour financer leur formation, comme peuvent-il lui consacrer le temps nécessaire ?

Nous avons donc investi 400 millions d’euros pour revaloriser les bourses sur critères sociaux et créer deux nouveaux échelons. Les plus modestes ont vu leurs aides augmenter de 15%. Désormais, un étudiant sur quatre bénéficie d’une bourse.

Nous avons massivement investi dans la construction de logements étudiants : d’ici la fin du quinquennat, le parc immobilier du CROUS aura augmenté de 25%. 40 000 logements supplémentaires seront sortis de terre. Pour ceux qui vivent dans le parc immobilier privé, nous avons mis en place une caution locative universelle. C’est apporter à chacun davantage de sérénité.

Je pourrais encore évoquer le gel des droits d’inscription, la création du statut d’étudiant entrepreneur, la réglementation des stages. Je pourrais parler de notre mobilisation pour que les crédits consacrés par l’Union européenne au projet Erasmus soient en progression – il le seront de 40%.

La liste est longue. Beaucoup de chantiers ont été menés. Beaucoup reste encore à faire. Je pense par exemple aux restaurants universitaires, qui devrait être encore plus accessibles. Je pense aussi à la santé. Nous avons déjà amélioré la couverture sociale des étudiants. Mais les campus devraient à mon sens abriter de véritables dispensaires et non seulement une médecine préventive. Voir certains jeunes renoncer à se soigner est inacceptable pour une démocratie comme la nôtre, qui revendique un haut niveau de protection sociale.

L’amélioration des conditions de vie des étudiants, c’est aussi une affaire de confiance. Nous avons voulu leur en témoigner, en reconnaissant mieux leur engagement. C’est l’année de césure. Ce sont les projets de « la France s’engage », pour lesquels beaucoup d’étudiants se sont mobilisés, ou le service civique, qu’ils sont nombreux à rejoindre.

La disposition que nous avons prise, dans le projet de loi égalité et citoyenneté, permettra de mieux prendre en compte la participation des étudiants, dans des associations, de mieux valoriser ce temps passé au service de soi et des autres. Ce n’est pas anecdotique : les apprentissages se jouent aussi en dehors de la formation universitaire, et la vie associative est essentielle à la vie de campus.

L’urgence, en 2012, c’était enfin la gouvernance universitaire. La loi Recherche de 2006, la loi LRU de 2007, ont laissé des traces. L’autonomie adoptée par la droite était incohérente parce qu’elle était sans moyens ; elle était déséquilibrée parce qu’elle était sans contrôle. Il fallait de l’apaisement. La loi pour l’enseignement et la recherche portée par Geneviève Fioraso y a pourvu. Désormais, les enseignants-chercheurs et les étudiants décident librement de la direction de leur université et de la direction que doit prendre leur université. La politique de site est poursuivie, mais rééquilibrée. L’autonomie appelait aussi une simplification administrative. Ce n’est pas vous qui me contredirez : la bureaucratie pèse sur de façon majeure sur votre travail, sur celui des enseignants chercheurs et sur celui des étudiants. La simplification était aussi devenue une urgence. C’est un chantier que Thierry Mandon porte depuis son arrivée. Il en a l’expérience. Il en connaît la nécessité. Il l’évoquera mieux que moi. Mais je sais combien le temps gagné sur le suivi administratif et financier des projets ANR, ou l’accréditation rapide de l’offre de formation des universités peuvent changer votre vie.

Les urgences, au cours de ce quinquennat, se sont donc massivement imposées à nous. Nous les avons affrontées. Nous y avons apporté des réponses. Elles méritent pour partie d’être amplifiées. Mais nous n’avons pas oublié le temps long.

Il n’a même cessé d’occuper notre esprit. Dans le monde qui vient, la matière première sera la matière grise.

La formation et la recherche occuperont une place déterminante. Il faut dix ans pour construire cette place. Nous avons commencé à le faire.

 

Nous avons commencé par le commencement : le socle éducatif. Là où la droite a découpé les réformes, nous avons choisi le continuum, qui est un pas à pas et qui est une vision globale de la formation initiale. Avant de réformer l’université, il fallait réformer le lycée. Avant de nous consacrer au lycée, il fallait nous atteler à l’enseignement primaire et secondaire. C’était un préalable essentiel. Il ne nous a pas empêchés, bien entendu, de jeter les bases d’une réforme de l’orientation post bac, d’instaurer des quotas dans les filières courtes, ou d’appuyer la spécialisation progressive pour une meilleure réussite en licence. Mais la réforme du premier cycle ne peut pleinement porter ses fruits sans ce travail mené en amont sur l’enseignement secondaire.

Pour l’avenir, nous avons établi une feuille de route : il nous fallait des objectifs, partagés sur dix ans. C’est la Stratégie Nationale pour l’Enseignement Supérieur. L’ensemble de la communauté universitaire y a contribué. Elle est aujourd’hui consensuelle. C’est indispensable pour réformer avec sérénité. Pour les dix prochaines années, nous avons repris ses objectifs dans nos Cahiers de la Présidentielle :

Nous voulons poursuivre la démocratisation et atteindre, en 2025, 60 % d’une classe d’âge diplômée du supérieur, 50% diplômée d’une licence, et former 20 000 docteurs par an. Nous voulons réduire l’écart de réussite entre les enfants d’ouvriers et les enfants de cadre.

Nous voulons faire en sorte que la moitié des étudiants du pays bénéficient d’une bourse contre un tiers aujourd’hui.

 

 

Pour atteindre ces objectifs, il faut naturellement des moyens. En la matière, les socialistes ont formulé des choix clairs : pour qu’il soit démocratique, cet effort doit être collectif, porté par la Nation et non par l’augmentation des frais d’inscription. Nous considérons que les financements consacrés à l’enseignement supérieur et à la recherche devraient atteindre 2% du PIB d’ici à la fin de la prochaine législature.

Pour atteindre ces objectifs, il faut aussi poursuivre les réformes engagées dans l’organisation des universités. A gauche, la question de l’autonomie est désormais tranchée. Nous avons dit oui. Il s’agit désormais d’en tirer toutes les conséquences, sur le plan pédagogique et sur le plan financier. Pour autant, la confiance n’exclut pas le contrôle. En la matière, le contrôle, c’est le contrat, entre l’Etat et l’Université. Les instruments existent déjà.

 

Cette autonomie doit être ouverte : ouverte aux recrutements extérieurs et ouverte au monde. Ouverte à la circulation des enseignants et ouverte à la circulation des étudiants étrangers, ce qui est un atout, et ce qui doit être facilité.

Pour atteindre ces objectifs, on ne peut plus penser l’enseignement supérieur d’un côté et la recherche de l’autre. L’internationalisation des universités l’impose, comme elle impose le rapprochement entre grandes écoles, classes préparatoires et universités. Il ne s’agit pas pour autant de nous aligner sur le modèle américain, comme le souhaite ardemment la droite, si j’en crois son programme, mais d’inventer notre propre chemin. Nous avons commencé à le faire.

Mes chers amis, vous l’aurez compris, ce que veulent les socialistes, c’est que l’Université retrouve dans les discours, les débats et les intentions politiques la place qu’elle mérite et la place qu’il faut lui donner à l’avenir : toute la place.

Ce que veulent les socialistes, c’est une France nouvelle où la formation par la recherche soit accessible au plus grand nombre. La démocratisation doit être poursuivie. La sélection par la réussite, par l’information et par l’orientation, et non la sélection par l’échec, doit être notre ambition.

Ce que veulent les socialistes, c’est une France nouvelle où les élites, celles qui sont à la tête des entreprises, celles qui sont à la tête des administrations publiques, seront aussi familiers de ce qu’apporte la recherche et viendront s’y ressourcer. Nous avons commencé à y travailler. On a souvent reproché aux Nanterre de ne pas être assez Voltaire. Je crois qu’avec la révolution de l’immatériel, où les connaissances évoluent extrêmement vite, nous avons besoin que les Voltaire soient un peu plus des Nanterre.

Merci à vous.

 

 

03 Déc

Commentaires fermés sur Enseignement supérieur, accès à la formation en orthophonie: question à Madame la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche

Enseignement supérieur, accès à la formation en orthophonie: question à Madame la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche

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Question publiée au JO le : 03/12/2013 page : 12530

M. Jean-Christophe Cambadélis interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation préoccupante de l’accès à la formation en orthophonie. Comme la plupart des formations de santé, l’accessibilité des études d’orthophonie est conditionnée par l’obtention d’un concours. Or il existe 18 centres de formation et 18 concours différents. Chaque concours d’entrée induit des frais de déplacement et d’hébergement à l’occasion d’un « tour de France » qui se révèle très couteux. Selon un questionnaire de la Fédération nationale des étudiants en orthophonie, un étudiant en orthophonie passe en moyenne 9 examens d’aptitudes avant d’entrer dans la formation, ce qui engendre un coût de 720 € de frais d’inscription. Au total, les étudiants déclarent avoir dépensé en moyenne 1 650 € supplémentaires pour le déplacement, l’hébergement et les frais de bouche. C’est pour mettre fin à cette inégalité financière que la Fédération nationale des étudiants en orthophonie a élaboré un projet de concours commun qui aurait lieu à une même date dans toutes les universités dispensant une formation en orthophonie. L’étudiant pourrait ainsi s’inscrire à tous les examens d’aptitudes qui l’intéressent en passant les épreuves écrites dans l’université la plus proche de chez lui. Il souhaiterait connaître ses intentions sur la mise en place d’un projet commun de concours d’entrée en école d’orthophonie.

 

Réponse publiée au JO le : 07/01/2014 page : 249

Le décret n° 2013-798 du 30 août 2013 relatif au régime des études en vue du certificat de capacité d’orthophoniste prévoit dans son article 4 que « pour être autorisés à suivre la formation en vue du certificat d’orthophoniste, les candidats satisfont à des épreuves d’évaluation des aptitudes aux études en vue du certificat de capacité d’orthophoniste, définies à l’annexe 4 du présent décret ». Chaque université habilitée à délivrer le certificat de capacité d’orthophoniste organise ces épreuves conformément à la réglementation en vigueur. Il n’existe pas de concours national d’accès à ces études. Toutefois les universités qui souhaitent organiser en commun les épreuves de sélection peuvent y être autorisées si le projet de mutualisation de ces épreuves respecte la réglementation en vigueur.