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07 Oct

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[Interview – France Soir] C’est le grand bazar !

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Jean-Christophe Cambadélis répond à une interview dans France Soir à propos de la lettre de démission de Bernard Kouchner, rendue publique récemment.

France-soir: La lettre de démission de Bernard Kouchner à Nicolas Sarkozy vous surprend-t-elle ?

Jean-Christophe Cambadélis: Absolument pas. J’avais moi-même fait cette proposition à Bernard Kouchner à la fin de l’été pour qu’il puisse sauver son honneur d’homme de gauche, après le virage sécuritaire de Nicolas Sarkozy. Mais ce qui me frappe, c’est le climat de délinquance gouvernementale dans lequel s’inscrit la révélation de cette lettre.

F.-S: Que voulez vous dire ?

JCC: C’est le grand bazar au seine de l’exécutif ! On a un président qui a peur, un Premier ministre qui râle et n’en fini pas de faire ses adieux, des ministres gaffeurs qui sont obnubilés par la question de leur maintien au gouvernement… Et, pendant ce temps là, les français assistent, consternés, au bal des prétendants à Matignon. J’ai l’impression que rien ne peut surmonter la spirale dépressive du gouvernement: en annonçant six mois avent la date de son prochain remaniement, Sarkozy a contribué à en faire un non-évenement.

F.-S: Dans sa lettre, Kouchner dénonce « les humiliations » que les conseillers du Président lui ont, dit-il, infligées…

JCC: Bernard Kouchner est une victime collatérale de l’hyperprésidence. A partir du moment où Nicolas Sarkozy centralise la politique économique, la politique sociale, la politique culturelle, la politique éducative, la politique étrangère… il est évident que ses ministres sont réduits à être des porte-parole de son action. Mais qu’un ministre des Affaires étrangères puisse faire fuiter une telle lettre et rester au gouvernement en dit long sur l’absence d’autorité de l’Elysée et de Matignon !

F.-S: Kouchner dit aussi prendre « acte de la fin de l’ouverture à gauche »…

JCC: Mais il n’y a jamais eu d’ouverture à gauche, il y a eu des débauchages ! Je note que cela devrait être moins tendance lors du prochain remaniement: Les candidats n’étant pas certains que Sarkozy perdurera, ils n’auront pas envie de se compromettre.

F.-S: Kouchner peut-il revenir toquer à la porte du PS ?

JCC: Cette phase-là est terminée. Il a fait ce qu’il pensait devoir faire et nous, nous avons continué notre chemin sans lui.

Propos recueillis par Gaëtane Morin

28 Mai

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Interview dans France Soir

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Retraites – « Une mobilisation encourageante »

Jean-Christophe Cambadélis, député socialiste de Paris, estime que la mobilisation des Français hier dans la rue contre la réforme des retraites que prépare Eric Woerth se fait « par paliers ».

France-Soir. Les syndicats revendiquent 1 million de personnes dans les rues. Peut-on parler d’une mobilisation massive ?

Jean-Christophe Cambadélis. C’est une mobilisation encourageante. Cela prouve que la tactique gouvernementale d’annonces élastiques n’a pas dupé grand monde. Les gens commencent à se mobiliser. Cela va se faire par paliers.

F.-S. Vous étiez dans le cortège à Paris. Quelle en était la tonalité ?

J.-C. C. J’ai senti les manifestants combatifs, festifs, pas du tout abattus. Leur leitmotiv, c’était : « Ils nous prennent pour des cons. » Ils étaient surtout focalisés sur la question des retraites : le départ à 60 ans, c’est un symbole fort.

F.-S. La journée d’hier (jeudi) va-t-elle suffire aux leaders syndicaux pour peser davantage dans les négociations ? Lire la suite…

13 Avr

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Interview dans France Soir

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J’ai répondu à une interview de France soir que je vous propose ci-dessous:

France-soir: L’euphorie qui règne au PS depuis les régionales est-elle justifiée ?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS : Mes amis s’enflamment un peu rapidement. Le PS a certes retrouvé une position d’alternance, mais il n’y a pas encore d’alternative : il nous manque un projet, des alliances, un candidat… Et, face à nous, la droite présentera un vrai candidat, quel qu’il soit. Nous sommes pour l’unité partout, à tout moment. Mais nous respectons le rythme de nos partenaires. Ce n’est pas à nous de décider de leur calendrier ni de leurs positions.

F-S : Existe-t-il, oui ou non, un accord entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Laurent Fabius selon lequel un seul d’entre eux se présentera à la primaire socialiste ?

J.-C.C. : Lors du congrès de Reims, où nous avons lancé la reconstruction du parti, nous avons estimé nécessaire de distinguer le choix du Premier secrétaire et de son équipe du choix, le moment, venu, du meilleur candidat à la primaire socialiste.

F-S. : Mais y-a-t-il un accord entre eux pour cela ?

J-C. C. Il n’y en a pas. Mais c’est la continuation logique de notre motion lors du congrès. Les socialistes ont perdu en 2007 parce qu’ils étaient divisés. Il faut faire en sorte qu’ils soient unis, cette fois, autour d’un candidat accepté.

F-S : Est-ce à dire que Strauss-Kahn, Fabius et Aubry peuvent tous les trois se présenter à la primaire ?

J.-C.C. : Ils en ont les capacités. Mais il n’y en aura qu’un. Parce que s’ils se présentent tous les trois, ça veut dire qu’on partage les voix du PS en trois. Il vaut mieux qu’au moment de la primaire, il y ait un seul candidat, soutenu par les deux autres.

F-S : Dominique Strauss-Kahn a-t-il envie d’y aller ? Lire la suite…