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07 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de Fabien Namias sur Europe 1

L’invité de Fabien Namias sur Europe 1

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Fabien Namias sur Europe 1.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Syrie, Emmanuel Macron, PS: Jean-Christophe… par Europe1fr

 

Syrie

Le monde dangereux s’invite dans la présidentielle. On s’aperçoit que ce n’est pas simplement une partie de plaisir pour désigner le plus sympathique et que nous sommes dans une situation mondiale pour le moins déséquilibrée. Je pense qu’on aurait dû écouter François Hollande en son temps, quand il avait proposé à la communauté internationale de frapper le régime de Bachar el-ASSAD lors de la première fois où il avait gazé son peuple

Il faut frapper mais dans un cadre multilatéral. La communauté internationale doit faire bloc mais dans un cadre de droit.

Emmanuel Macron

Il a été longtemps le conseiller de François Hollande, il a été le ministre de l’Economie. Il n’y a pas de honte à avoir été dans ce gouvernement de Manuel Valls et d’avoir été un des soutiens et un des concepteurs de la politique de François Hollande sur le plan économique.

Parti socialiste et campagne présidentielle

Au Parti socialiste contrairement à En Marche! nous avons des procédures qui sont des procédures collectives, des procédures où il y a des gens qui sont non pas désignés mais élus par les militants, et puis il y a un certain nombre de statuts qu’il faut respecter.

Les élus socialistes qui soutiennent M. Macron sont renvoyés devant la commission des conflits. e ne peux pas décider moi tout seul que les gens sont virés ou pas.

Il n’y a pas de double appartenance. Ceux qui adhèrent ou parrainent Emmanuel Macron n’auront pas l’investiture  du Parti socialiste et s’ils se maintiennent ils seront exclus, parce qu’on ne peut pas être membre de deux clubs. On ne peut pas jouer à la fois avec le PSG et Monaco. Ce n’est pas possible. Au Parti socialiste, c’est la même chose. On ne peut pas être au PS et à En Marche! Il n’y a pas de double appartenance. J’ajoute une chose, parce que j’en ai fait la proposition hier soir au bureau national. C’est que tout candidat à l’élection législative signera un engagement comme quoi il siègera, s’il est élu, au groupe socialiste. On ne peut pas siéger à la fois au groupe socialiste et à En Marche !

Exclusion de Manuel Valls? « Jusqu’à preuve du contraire, ce que la commission nationale des conflits va démontrer, c’est est-ce qu’il adhère ou pas à En Marche! Est-ce qu’il est adhérent de En Marche! ? Je ne le pense pas. Est-ce qu’il a décidé de quitter le Parti socialiste ? Je ne le pense pas. Est-ce qu’il a parrainé monsieur Macron ? Je ne le pense pas. Vous voyez que nous ne sommes pas des gens qui coupons les têtes comme cela. Il y a une instruction et on discute avec ceux qui sont déférés devant la commission nationale des conflits ».

Je vous ferai remarquer que nous sommes le seul parti qui n’a pas de dettes. Le seul.

La campagne de Benoît Hamon a été obstruée par le brouhaha autour des affaires et la ritournelle sur « Qui peut battre Marine Le Pen ? »

Benoît Hamon fera un bon Président. Je le soutiens, j’ai lancé un appel d’une centaine de personnalités pour être derrière lui, j’ai organisé une convention nationale. Je crois qu’il est nécessaire d’avoir l’unité du Parti socialiste. Nous sommes derrière lui.

François Fillon – Cabinet noir

François Fillon c’est le retour du refoulé, ils se souvient peut être de l’époque où il était au pouvoir avec Nicolas Sarkozy. ps cabinets noirs quand il était PM avec Sarkozy

24 Mar

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L’invité d’Yves Calvi dans 24h en questions sur LCI

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Jean-Christophe Cambadélis répondait aux questions d’Yves Calvi dans 24h en questions sur LCI.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (interview à visionner à 1’06’00):

Affaires Fillon

François Fillon est acculé. Donc il veut accuser pour essayer de se sauver. (…) Il n’y a pas un jour sans une révélation. Son honneur politique est mis en jeu.

Tout le monde a compris qu’il s’agissait de l’instrumentalisation d’un livre pour se sortir d’une difficulté judiciaire.

Ce n’est pas l’Elysée qui a payé le costume de Monsieur Fillon, ce n’est pas l’Elysée qui a embauché Pénélope Fillon , ce n’est pas l’Elysée qui a fait l’intermédiaire avec M. Poutine… Ce n’est pas un cabinet noir, c’est une réalité.

Que Monsieur Fillon réponde sur les faits et non pas sur la médiatisation.

Cette campagne est abîmée par les affaires, il est difficile d’avoir un débat sur le fond deux jours de suite. Tout cela au grand profit de Marine Le Pen.

Campagne présidentielle

Les sondages ce n’est pas une élection! Ce sont des pronostics et non des choix.

Je fais des cafés politiques dans ma circonscription pour défendre le programme de Benoît Hamon reviens et j’explique la situation politique. Dans ces cafés on me parle plus de François Fillon que d’Emmanuel Macron!

Pourquoi ne parle t-on pas des 13 ministres, 172 parlementaires et très nombreux élus qui soutiennent Benoît Hamon?

Soutiens de socialistes à Emmanuel Macron

J’ai répondu à Mme Berger lundi soir au Bureau national: je lui ai dit qu’une épuration non statutaire n’aiderait pas pour autant notre candidat.

J’ai dit que ceux qui parrainaient Emmanuel Macron ne seraient plus candidat du PS. (…) Gérard Collomb est parti avant la primaire. Au moins lui a été cohérent.

Je ne peux pas décider comme cela d’exclure. Il y a des règles. Je les respecte. On n’est pas au Parti communiste d’Union soviétique.

Le PS doit être uni et doit respecter ses règles.

Benoît Hamon fait une campagne sur des thèmes qui touchent les Français mais ne peut être entendu vu les anathèmes.

À l’exception de quelques circonscriptions, nos candidats aux législatives ont été désignés le 17 décembre lors d’une convention nationale du PS. J’imagine mal les retirer dans la mesure où ils ont été élus par les militants.

C’est Solférino qui donne l’investiture du PS et personne ne peut décider à la place du PS.

Un parti a ses règles et mon rôle est de les respecter et de les faire respecter.

L’unité est toujours ce qui nous sauve. À la fin de ces élections nous serons toujours présents.

Je crois à la remontée de Benoit Hamon et je crois à notre score aux législatives.

Ce n’est pas en s’égayant vers Emmanuel Macron que l’on aidera le PS. Ce n’est pas en l’épurant que l’on l’aidera tout autant.

Restons unis. C’est notre principale possibilité de pouvoir prospérer.

16 Mar

Commentaires fermés sur « L’élection présidentielle ce n’est pas un pronostic mais un choix ». Interview au Point

« L’élection présidentielle ce n’est pas un pronostic mais un choix ». Interview au Point

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Le site du Point publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Le Point : Manuel Valls ne soutient pas Benoît Hamon. Il ne respecte pas l’engagement de la primaire. Vous qui êtes le garant de la charte, qu’en pensez-vous ?

Jean-Christophe Cambadélis : Il faut toujours respecter les instances, les votes démocratiques. C’est une constante de l’engagement politique. Mais, force est de constater que ce quinquennat n’a pas été avare de remises en cause tous azimut de nos décisions collectives. Je ne donne pas aux déclarations de Manuel Valls, à huis clos, un autre sens que la légitimation de son non-parrainage et le refus de rejoindre Emmanuel Macron. Allons au-delà de l’écume des choses.

De plus en plus de responsables socialistes, issus des réformateurs, comme Pierre Moscovici, vont appeler à voter Macron sans forcément le rejoindre. N’est-ce pas une anticipation de ce que sera la position du Parti socialiste in fine ?

Non, le Parti socialiste a décidé en convention nationale à l’unanimité de soutenir le vainqueur de la primaire. Le Premier secrétaire s’y tient. C’est de bonne politique car une présidentielle n’est pas un pronostic mais un choix. Une présidentielle dit toujours beaucoup de chose sur le moment politique…

Plutôt le chaos en ce moment…

Nous sommes dans une phase de décomposition de la Vème République. Les affaires en sont le symptôme. Le fait que deux candidats qui professent le « ni droite ni gauche », sans être équivalent dans leur nature, soient en tête en est le second élément. Le Front national s’installant dans la vie politique française à un haut niveau a fait exploser le bipartisme, c’est le troisième élément. Le scrutin majoritaire à deux tours n’est plus capable de contenir les offres politiques.

Un moment de décomposition ou de révolution politique ?

De décomposition politique car la révolution n’est pas encore là. Manifestement, le prochain président de la République va être élu par défaut puisqu’il sera élu, au second tour, dans le « tout sauf le Front national ». Un barrage ne fait pas un programme. Donc, il sera faible alors que nos institutions sont faites pour qu’il soit fort et  ordonne la vie politique. A cette étape, nul ne sait s’il aura une majorité parlementaire. Nous entrons dans une forme de IVème République dans la Vème. Le fait que le Front national ordonne toutes les réflexions politiques, en positif comme en négatif, n’est pas sain pour notre pays. La situation est enfin aggravée par la décision de Jean-Luc Mélenchon de ne pas soutenir le candidat socialiste qui lui était proche sur tous les thèmes. C’est une rupture stratégique de l’union de la gauche. Et, dans le même temps, les affaires et la radicalité de François Fillon ont provoqué l’émergence d’un nouveau centre qui s’est émancipé de la droite classique et de la gauche. Si bien que la concomitance de ces trois phénomènes – crise de nos institutions, montée du FN et changement stratégique – ouvre une nouvelle histoire de la politique française.

Barré sur sa gauche par Mélenchon, Benoît Hamon aurait-il dû faire plus de concessions aux socialistes réformistes de manière à rattraper Macron ?

On aurait pu toujours souhaiter que son mouvement soit plus rapide. Mais ce qui n’était pas prévu, c’est que Jean-Luc Mélenchon ferme la porte à gauche et que François Fillon, à son corps défendant, ouvre  la sienne en libérant le centre. Depuis, on assiste à un phénomène paradoxal autour d’Emmanuel Macron : ses ralliements viennent de la gauche alors que ses électeurs viennent de la droite.

Si on vous suit bien, nous allons droit vers une chambre ingouvernable… Comment le PS peut-il espérer tirer son épingle du jeu ?

Le changement de calendrier électoral avec des législatives qui suivent la présidentielle va, cette fois-ci, pleinement jouer son effet. En dehors du cas où Marine Le Pen serait élue Présidente, nous avons trois cas de figure possibles. Si François Fillon est élu, nul ne peut exclure une cohabitation avec la gauche. Si c’est Emmnauel Macron, nul ne peut exclure qu’il n’ait pas de majorité absolue et qu’il soit contraint de ne plus être dans le « ni droite ni gauche » mais d’être dans le « et droite et gauche », soit de manière permanente avec un accord de gouvernement ou au cas par cas sur l’ensemble de ses projets. Ce qui naturellement fragilisera l’exécutif. Enfin, si c’était Benoît Hamon, il y aurait fort à parier qu’il serait contraint d’organiser une majorité parlementaire allant de Macron à Mélenchon.

Et donc d’adapter son projet… 

Disons qu’il serait dépendant de cette majorité.

Mais il n’y a pas de points communs entre Macron, Hamon et Mélenchon… C’est ingouvernable ! Autant dissoudre…

Parce que vous pensez qu’il y a des points communs entre Alain Madelin et Robert Hue? Entre Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet ? Il va falloir apprendre les compromis et les coalitions.

Que restera-t-il du PS après la présidentielle ?

Outre le fait que nous devons soutenir le candidat désigné par la primaire, il y a un intérêt politique à rester groupés. Le PS doit serrer les rangs pour que son candidat soit le plus haut possible soit pour être au second tour soit pour que le Parti socialiste soit en capacité de peser dans les législatives où nécessairement il refera son unité. Car j’imagine mal de nombreux responsables socialistes se départir du dossard PS. D’autant que le Parti socialiste sera LE facteur d’ordre, de stabilité et de protection dans l’instabilité générale, si les socialistes sont capables de s’unir, et de saisir l’histoire. Que nous gagnons ou perdons la présidentielle, le groupe parlementaire PS jouera un rôle déterminant, soit pour faire respecter le programme présidentiel, soit pour protéger de l’absence de programme présidentiel.

Là, nous parlons du PS à la mode Hollande qui n’est pas la ligne du candidat Hamon lequel était un frondeur…

Le PS est resté dans ses clous qui sont ceux du Congrès de Poitiers, c’est à dire une majorité qui allait de Manuel Valls à Martine Aubry en passant par Gérard Collomb (aujourd’hui chez Macron, NDLR). Les cahiers de la présidentielle que nous avons élaborés pour celle-ci sont son ancrage. Mais la présidentielle n’est plus depuis l’introduction de la primaire, la projection mécanique du Parti socialiste ou des partis de gouvernement.

En 1995, Lionel Jospin, vainqueur d’une primaire interne, n’était pas sur la ligne d’Henri Emmanuelli, premier secrétaire. Henri Emmanuelli avec élégance et sens de la famille socialiste a soutenu Lionel Jospin tout en laissant au candidat d’avoir son autonomie durant la présidentielle. En 2007, François Hollande, Premier secrétaire, a fait de même avec Ségolène Royal. En 2012, Martine Aubry, Première secrétaire, avec tact, n’a pas entravé le candidat François Hollande.

Est-ce qu’il faut renoncer à la primaire ouverte qui, au fond, a jeté les Républicains et les socialistes dans le mur ?

Je ne pense pas. Sur ce sujet, on passe rapidement de l’adoration à la détestation. Pourquoi y-a-t-il des primaires ? Parce qu’il n’y a plus de leader incontestable. Pourquoi une primaire à droite ? Parce que Nicolas Sarkozy n’allait pas de soi. Pourquoi en fallait-il une à gauche ? Parce que François Hollande ne s’imposait pas, d’autant moins que son ministre de l’Economie et ancien conseiller se préparait à le quitter. Le temps du général de Gaulle voire de François Mitterrand dominant est révolu. Ce n’est pas prendre en compte la réalité. Hier, on pouvait s’appeler Michel Rocard et s’effacer derrière François Mitterrand. Ou être Chaban-Delmas et s’effacer devant le Général. Aujourd’hui, personne ne veut s’effacer et donc la seule légitimité si on veut rassembler un tant soit peu un camp, c’est toujours la primaire. Soit elle sera organisée, soit elle sera sauvage au 1er tour de la présidentielle comme entre Chirac et Balladur en 1995. De toute façon, nous sommes dans le temps des offres multiples, du multipartisme, des réseaux sociaux et non plus dans celui de la colline inspirée regardant la France au fond des yeux avec l’ORTF. En fait les primaires ne sont pas en soi un bien ou un mal, elles dépendent du contexte.

Si la Vème République est au bout du rouleau, proposez-vous la VIème République et sous quelle forme ?

A mon avis, cette question n’est jamais prise dans le bon sens. La Vème République, c’est évidemment la prééminence de l’exécutif sur le législatif avec un Président incarnant la Nation, sorte de recours ultime. Mais c’est surtout le scrutin uninominal à deux tours qui permet au Président d’avoir une majorité captive à l’Assemblée nationale.

Encore une fois, nous n’avons plus les hommes politiques nous permettant d’incarner ce schéma. Il y a eu les primaires, il y a eu les frondes et il y a aujourd’hui un Président qui sera élu par défaut et une majorité difficilement trouvable. Donc, la proportionnelle s’impose pour retrouver une légitimité et une stabilité. Et le jour où vous avez la proportionnelle avec une prime majoritaire, le Parlement retrouve tout son pouvoir, il rééquilibre le président de la République. Ça peut toujours s’appeler la Vème République mais nous sommes dans une autre forme institutionnelle.
Propos recueillis par Emmanuel Berretta

 

14 Mar

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Mise en examen du candidat du parti Les Républicains

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La mise en examen pour détournement de fonds publics du principal candidat de la droite à moins de 40 jours de l’élection présidentielle est sans précédent.
Elle met la droite dans la plus grande difficulté alors que son électorat pensait que sa victoire était assurée. Au-delà des questions judiciaires qu’il ne me revient pas de traiter, le coût politique pour notre démocratie est majeur.
Personne ne mesure aujourd’hui les conséquences d’un tel état de choses pour la suite de la présidentielle et pour le second tour de l’élection dans le cas où Marine Le Pen serait qualifiée.
Monsieur Fillon, par son acharnement à être candidat dans des conditions dont il n’ignorait rien, porte une grande responsabilité devant l’histoire de notre pays.

14 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur C News

L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur C News

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 14 mars l’invité politique de Jean-Pierre Elkabbach sur C News.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


L’invité de Jean-Pierre Elkabbach par CNEWS

 

Benoit Hamon a l’étoffe, l’histoire, l’ancrage d’un bon candidat. Il a été élu par une primaire qui réunie 2 millions de personnes.

Nous ne voulons ni de de Marine Le Pen, ni de François Fillon. Il y en a une avec qui c’est la révolution nationale, l’autre la révolution conservatrice. Les deux sont des attentatoires soit à notre modèle républicain, soit à notre modèle social. Nous préférons Benoît Hamon, l’homme de gauche, au centriste Emmanuel Macron.

Je pense que quand on s’engage dans une primaire, quand on la réclame et quand l’organise on respecte les règles à la fin. Le Parti socialiste a un candidat. On peut avoir des désaccords mais il faut défendre notre candidat.

Les prises de positions de personnalités du Parti socialiste n’ont pas siphonné Benoît Hamon au profit d’Emmanuel Macron. Il faut que Benoît Hamon continue d’être le candidat de toutes les gauches et de tous les écologistes.

Ceux qui parraineront Emmanuel Macron à la présidentielle  ne pourront plus représenter le Parti socialiste aux législatives.

Manuel Valls a été très clair, il a salué le soir de l’élection Benoît Hamon, il lui a souhaité bonne chance publiquement et il a dit qu’il serait en retrait. On ne comprendrait pas qu’il soit à côté de lui vu ce qu’ils se sont dits lors de la campagne ». Pour les parrainages Benoît Hamon n’a pas besoin de celui de Manuel Valls. Benoît Hamon est qualifié à un niveau élevé, ce qui montre que les socialistes se sont mobilisés pour qu’il soit candidat à l’élection présidentielle.

François Hollande ne veut pas que Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle, ni que la droite arrive au pouvoir pour défaire tout ce qu’il a fait.

Les costumes de M. Fillon sont de l’ordre du privé à condition que l’on sache qui lui a offert ! J’aimerais bien connaître le nom de ce gentil donateur.

Le programme de François Fillon c’est un Munich social avec l’augmentation des frais de santé, avec la paupérisation des retraites, avec des coupes dans les comptes sociaux, avec la restriction sur le logement social – c’est ça son projet – et il y aura une majorité pour ça ? Je vous dis qu’elle n’aura pas lieu !

C’est l’obsession de la droite de réduire le nombre de fonctionnaires et d’augmenter leur temps de travail, on a l’impression qu’aujourd’hui les fonctionnaires sont le bouc émissaire de l’absence de croissance, c’est une erreur majeure, c’est ce qui fait notre cohésion et notre spécificité. Si on scie cela, on scie l’arbre sur lequel la France est posée.

Pour moi l’essentiel c’est qu’il y ait un Parti socialiste parce que le Parti socialiste, c’est la garantie demain de la stabilité et du progrès. . Je ne me noie pas dans un marais allant de Robert Hue à Alain Madelin. Je défends le progrès, la stabilité. Ça me semble essentiel.

Si le Front national est présent au 2e tour de l’élection présidentielle, nous voterons pour le candidat républicain quel qu’il soit, et la majorité se constituera dans les élections législatives. Pour qu’elle se constitue, il faut un Parti socialiste solide avec ses alliés.

Il fallait une primaire. Je n’ai pas de regrets. C’était nécessaire.

Beaucoup de gens veulent renouveler tout le monde mais à la fin ce sont ceux qui travaillent sur le terrain qui sont élus.

 

07 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Michel Grossiord dans L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Les Echos et Radio Classique

L’invité de Michel Grossiord dans L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Les Echos et Radio Classique

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Radio Classique et Les Echos.

Retrouvez ci-dessous le replay de l’émission ainsi que ses principales déclarations:


Invité : Jean-Christophe Cambadelis – L’épreuve… par publicsenat

 

Sur le Front National 

Les idées du FN ont pénétré très largement la société française. Quelque soit la personne élue le mal est fait.

Marine Le Pen s’installe définitivement dans le paysage politique et pèsera de tout son poids dans les législatives. (…) Il y a un risque, il faut le conjurer et pour cela il faut revenir au débat et non pas être dans la séquence que nous vivons en ce moment autour des affaires

Je tire un bilan très négatif de notre combat contre le Front National. La gauche collectivement n’a pas pu ou su réduire le Front National à cause de ses divisions et de son projet progressiste qui  n’est plus efficace dans le bilan présent

Sur l’affaire Fillon

Si vous mentez à la HAPTVP comment peut on vous faire confiance après ? François Fillon a voulu que l’attitude prenne le pas sur ses turpitudes.

La droite existe en France, elle a une force, une représentation et cette droite là ne veut pas de la gauche sous toutes ses formes.C’est pour cela que je suis inquiet. Quel sera le réflexe de cette droite et de Monsieur Fillon si Marine Le Pen est au 2nd tour de l’élection présidentielle et que lui n’y est pas? Je lui demande de nous dire si en cas d’élimination il appellerait à voter pour un candidat républicain. Le ni-ni c’est quand même une théorie qui existe.

Conférence de presse d’Alain Juppé: C’est une réaction d’un homme d’Etat éconduit.

Nicolas Sarkozy ne changera jamais. Il veut toujours être le grand ordonnateur de la droite.

La droite n’a jamais cessée d’être une menace.

Campagne de Benoît Hamon

Nous sommes dans la plaine et allons aborder les premières falaises de l’Alpe d’huez

Benoît Hamon est passé de 6% à 16% dans les sondages. C’est un saut considérable.  Il rentre dans le cœur de sa campagne mais c’est difficile car il ne peut pas installer son jeu. Les Français commencent à être exaspérés qu’on ne parle pas d’eux et de la France.

Il y  a comme toujours chez les socialistes le fait que l’on veut l’emporter et qu’on est nombreux à suggérer. Moi je dis à tout le monde de garder ses nerfs.  Il y a une présidentielle et des législatives. Il faut se concentrer sur l’ensemble. Faire des propositions au candidat, ce n’est pas inutile. Chercher à le déstabiliser, ça me semble inutile.

Il faut maintenant que Benoît Hamon soit le candidat de toutes les gauches et de tous les écologistes. Il faut qu’il ouvre les bras, qu’il parle à tout le monde et qu’il rassemble.

Benoît Hamon se réinsère aujourd’hui dans la campagne présidentielle en précisant son projet sur le revenu universel.

Accord Hamon/Jadot 

Je pose aux Verts la question de la réciprocité: on ne peut pas faire d’accord avec le PS et s’allier également avec le Front de gauche face aux candidats socialistes.

Ralliement à Macron?

Je dis à tout le monde: gardez votre sang-froid. Il faut prendre le temps que la campagne s’installe.

Pour battre Marine Le Pen il faut une dynamique populaire et il ne faut pas de pipolisation. Il faut un ensemble avec des propositions qui mobilisent le peuple.

Soutiens de socialistes à Macron

Je n’ai pas exclu les frondeurs qui étaient favorables au dépôt d’une motion de censure contre leur propre gouvernement.

A chaque fois, je fixe des limites, tout en comprenant les réflexions, les interrogations. Je ne suis pas un épurateur, mais un rassembleur.

Si Gérard Collomb pense surmonter les blocages en faisant une majorité autour d’Emmanuel Macron de Robert Hue à Alain Madelin ça me semble un peu large!

Sur l’interview de Claude Bartolone au Monde

Je sais que Claude Bartolone est tarabusté par la montée du FN.

Le PS ne doit être ni le partenaire junior d’Emmanuel Macron ni le partenaire sénior de Jean-Luc Mélenchon. Le PS doit être incontournable dans la victoire comme dans la défaite.

Sang-froid et responsabilité. Le Parti socialiste sera totalement nécessaire a notre démocratie dans la période qui s’ouvre.

Congrès du PS? 

Je vous donne rendez-vous le 18 juin, non pas pour lancer un appel mais pour discuter de cette importante question.

Des socialistes peuvent avoir des états d’âmes mais ils restent attachés au Parti socialiste.

 

05 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J

L’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J

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Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 5 mars l’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’émission: radioj.fr/node/11

 

Sur l’affaire Fillon

Cette situation ne peut plus durer. On ne peut pas à 49 jours du 1er tour de l’élection présidentielle continuer à commenter l’affaire Fillon. Des débats extrêmement importants pour la France ne peuvent pas être posés car nous sommes dans la chronique judiciaire. Retournons à la chronique présidentielle. Ce climat malsain, délétère, d’affaires renforce la situation de Marine Le Pen.

Il est temps de parler du fond et non pas des affaires.
La position de Fillon est intenable: celle de la guerre des pouvoirs: pouvoir politique contre pouvoir judiciaire. Il serait souhaitable pour la démocratie et la lutte contre le FN qu’il renonce. Il pourrait faire don de sa personne à la démocratie
Il faut maintenant la clarification pour retourner au débat présidentiel.
Sur le rassemblement au Trocadéro
L’idée de faire un rassemblement dans la rue pour défendre un homme politique qui s’est mis lui-même dans un piège, est dangereuse. La stratégie de défense de M.Fillon abîme la France. Il prend en otage l’élection présidentielle. Plus Francois Fillon radicalise, plus il crée les conditions de la montée du FN.
Affaires Fillon et Le Pen
Ces deux affaires obscurcissent le débat présidentiel.
Marine Le Pen peut gagner et c’est un risque que nous ne pouvons pas exclure. On ne peut pas combattre Marine Le Pen par la pipolisation ni par le libéralisme.
Seule la gauche avec une politique de protection et de progrès peut être en capacité de l’emporter face à Marine Le Pen.
Benoît Hamon a un projet de progrès nécessaire à notre pays contrairement à Marine Le Pen et sa révolution nationale
Le PS et son candidat qui doit rassembler toutes les gauches et tous les écologistes doit être indépendant et autonome. Il ne doit pas se comporter comme un partenaire junior d’Emmanuel Macron un partenaire senior de Jean-Luc Mélenchon.
Benoît Hamon rassemble autour de lui le PS dans toutes ses sensibilités, les radicaux,
l’UDE, EELV. C’est suffisamment large pour gagner la présidentielle. Le vote utile contre Le FN c’est un vote efficace contre le FN, et donc un vote pour benoît hamon.
Le conflit a l’air très sévère entre Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste. Je ne sais pas si tout le monde fait un effort pour qu’il soit candidat.
C’est la présidentielle introuvable. On ne sait pas qui sortira du chapeau.

01 Mar

Commentaires fermés sur Réaction du Premier secrétaire du Parti socialiste Jean Christophe Cambadélis après la conférence de presse de François Fillon

Réaction du Premier secrétaire du Parti socialiste Jean Christophe Cambadélis après la conférence de presse de François Fillon

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Avec la décision de François Fillon de s’en prendre à la justice, comme le fit hier Marine Le Pen, nous assistons à une situation grave.
Ces actes marquent, après bien d’autres, la décomposition de la droite. Ceci sur fond de ce qu’il faut bien appeler maintenant une crise politique. Elle ne profite paradoxalement qu’à Marine Le Pen. Chaque jour, la candidate du Front national s’avance un peu plus vers le pouvoir.
Chacun, à ce moment de notre histoire, est comptable de ses gestes et de ses paroles. Chacun aura à s’exprimer – le Président de la République aussi je suppose.
Chacun doit retrouver le chemin de l’État de droit et la sérénité des débats pour éviter que la crise politique débouche sur une crise de régime permettant à l’extrême-droite de s’emparer du pouvoir.
J’appelle à la responsabilité de tous et pour ce qui est de la gauche, à son rassemblement.

20 Fév

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2

L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


4 Vérités – Présidentielle : Hamon et Mélenchon… par francetvinfo

 

Gauche

Face à la droite et à l’extrême-droite, nous sommes condamnés à nous entendre, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon. Tout le monde sait très bien et tout le monde comprend très bien que dans les conditions actuelles, nous sommes éliminés du second tour. Donc il faut que le mouvement se fasse autour d’un candidat.

Le problème n’est pas ce que pense Jean-Luc Mélenchon mais la nécessité de réconcilier la gauche sur un axe un peu plus à gauche, sur la réhabilitation du bilan et une crédibilité assumée.

Quand vous ne pouvez pas vous mettre d’accord au sommet, quand vous ne pouvez pas vous mettre d’accord entre les appareils, il faut créer de la dynamique pour que ce soit les électeurs qui tranchent. Par exemple aujourd’hui, les électeurs qui sont autour de Jean-Luc Mélenchon voient bien que l’efficacité commande de se rassembler autour de Benoît Hamon; et faire en sorte que celui-ci puisse engager sa dynamique. Quels sont les désaccords avec Jean-Luc Mélenchon ? Ils sont minimes au regard de l’enjeu de la présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon n’avait pas prévu l’arrivée de Benoît Hamon. Il est gêné par cette nouvelle donne, d’autant que Benoît Hamon peut tout à fait s’entendre avec Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

La dynamique est en place autour de Benoît Hamon. Les discussions se poursuivront.

Si Benoît Hamon gagne l’élection présidentielle, toutes les gauches seraient représentées dans son gouvernement. Ça vaut le coup de discuter !

Sur Emmanuel Macron

Emmanuel Macron va parfois plus vite que la musique et ne prend pas en compte la situation, les difficultés.  À force d’être ni de gauche ni de droite il est nulle part.

Sur François Fillon

Les Français hésiteraient à voter pour François Fillon s’il était face à Marine Le Pen au 2e tour de l’élection présidentielle. Il prend une grande responsabilité pour la droite et pour la France en se maintenant candidat à la présidentielle.

Je pense que Marine Le Pen est en dynamique et je crois qu’on aurait tort de ne pas penser qu’elle puisse gagner l’élection présidentielle. Je dis cela depuis des mois et des mois, mais aujourd’hui on commence à s’en apercevoir. Et je pense qu’il faut des candidats qui soient capables de créer une dynamique face à elle. C’est pour ça que je pense que quelqu’un comme Benoît Hamon est plus à même de rassembler le pays que beaucoup d’autres.

08 Fév

Commentaires fermés sur L’invité de « Questions d’info » sur LCP en partenariat avec AFP, Le Monde et France Info

L’invité de « Questions d’info » sur LCP en partenariat avec AFP, Le Monde et France Info

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Questions d’info sur LCP en partenariat avec AFP, Le Monde et France Info.

Il répondait aux questions de Frédéric Haziza, Frédéric Dumoulin, Françoise Fressoz et Yaël Goosz.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

 

Agression de Théo à Aulnay

« Le président de la République a eu parfaitement raison de se rendre à son chevet, c’est un acte fort ».

Affaire François Fillon

« Quand on s’excuse, c’est qu’on a commis une faute. Donc il a commis une faute. (…) Je ne voudrais pas être cruel, mais imagine-t-on le Général de Gaulle conseiller rémunéré de multinationales ?

Il faut voir quand même que le candidat à l’élection présidentielle doit incarner l’intérêt général et qu’à partir du moment où vous avez cet intérêt particulier et cette liaison avec de nombreuses multinationales, vous allez avoir du mal à incarner l’intérêt national.

Fillon a un rapport assez bizarre à l’argent. Les questions d’argent sont des questions importantes pour lui. (…) Je pense que l’attaque de M. Bayrou est juste.

Nous sommes dans un climat qui ressemble à ce qui s’est passé aux Etats-Unis. On n’a pas vu la personnalité de Donald Trump, on a vu le rejet d’une représentation politique qui semblait éloignée des intérêts des Américains liée à la finance. Tout ça crée un climat de suspicion dans lequel le Front national se propulse et se construit. (…) Je n’annonce pas la victoire de Marine Le Pen, je crois qu’on peut se rassembler pour la battre. »

Election présidentielle

« L’équation de Benoît Hamon, à savoir un avenir pour tous et une préoccupation du quotidien, est une équation gagnante.

Cécile Duflot revient sur ses errements, c’est une bonne chose. Elle revient à l’unité. Toute personne qui revient à l’unité, pour moi, c’est positif.

Emmanuel Macron profite d’une situation incertaine et pour bien en profiter il ne veut pas se définir. Emmanuel Macron ne dit rien. Cette absence de définition cache telle quelque chose?

Notre stratégie est très simple : c’est mettre Hamon au deuxième tour.

Si les parlementaires signent le parrainage à Emmanuel Macron ils ne seront plus socialistes.

Avec Gérard Collomb nous ne partageons pas le même choix à la présidentielle, ce qui ne veut pas dire qu’on ne se retrouvera pas. »

Front national

«Le Front national est facteur de désordre : désordre avec nos partenaires en Europe, désordre dans le pays. (…) Le point de faiblesse de Marine Le Pen c’est qu’elle insécurise la France, et qu’elle ne protège pas les Français.

Le parti du désordre, parfois même de l’affrontement social dans notre pays, c’est le Front national.»