Tag frondeurs

22 Oct

Commentaires fermés sur « Une primaire pour surmonter les désaccords », interview à La Nouvelle République

« Une primaire pour surmonter les désaccords », interview à La Nouvelle République

par

La nouvelle république bis

 

La Nouvelle République du Centre Ouest publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver dans son intégralité en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

La gauche s’est-elle remise de la déflagration du livre de confidences de François Hollande ?

(Il cherche ses mots) C’est toujours sensible. Mais la violence de la droite et les menaces de l’extrême droite demeurent l’élément central de la mobilisation de la gauche.

Est-ce que cela a cassé quelque chose ?

Cassé n’est pas le terme. Il y avait des interrogations avant, elles continuent maintenant. Elles sont globales sur les chances pour les socialistes, et la gauche, de l’emporter à la présidentielle. Car à cette étape aucun candidat putatif, quel qu’il soit, ne semble pouvoir battre la droite. Et même passer le premier tour. C’est grave !

Où en est la Belle alliance populaire et l’unité de la gauche ?

La Belle alliance populaire continue son chemin. Les universités de l’engagement en sont la démonstration. Nous en sommes à la sixième. Nous publions régulièrement les cahiers de la présidentielle. Nous aurons des réunions au niveau national avec le mouvement associatif, les syndicalistes et une grande convention anti-droite le 3 décembre à Paris. L’alliance des socialistes, des radicaux, des écologistes et des syndicalistes et associatifs créée l’espace politique nécessaire, pour être au deuxième tour de la présidentielle préparé par la primaire.

Vous venez sur les terres d’un député frondeur. Le PS peut-il surmonter ses désaccords avec Christian Paul et les députés qui l’entourent ?

Je suis le Premier secrétaire de tous les socialistes. J’étais avec Martine Aubry à Lille, avec Gérard Collomb à Lyon, je serai avec Laurent Baumel et Manuel Valls à Tours. Je crois l’unité nécessaire malgré les désaccords. Nous aurons une primaire pour surmonter tout cela. Elle permettra de se rassembler autour d’un candidat ou d’une candidate qui soit capable de diriger le pays dans un moment de tension sociale, d’interrogation sur la République et de guerre contre le terrorisme.

Ces frondeurs ont soulevé de réelles préoccupations d’une partie de la gauche. Avez-vous des regrets, aujourd’hui, de ne pas les avoir suivis ?

Les regrets, ce n’est pas le terme. Nous avons cherché constamment à discuter. On n’a pas pu aboutir certaines fois. Mais même quand les Socialistes ont tranché, très majoritairement, dans un congrès, ce n’est pas pour autant que les frondeurs ont accepté ce qui était le résultat de la démocratie interne. Ils ont gardé leurs désaccords et ont continué à le manifester bruyamment, indépendamment de cet acte de rassemblement qui est celui d’un congrès du Parti socialiste.

S’ils ne rentrent pas dans le rang, peut-il y avoir des sanctions, des retraits d’investiture ?

Dans le moment présent où le Front national rôde, utilisant les désaccords à gauche et la surenchère à droite, il ne faut rien faire qui accentue la fragmentation. Il faut donc plutôt  travailler au rassemblement, dans la clarté, sans cacher les désaccords pour pouvoir les surmonter. C’est cette méthode que je préconise, à travers la Belle alliance populaire et la primaire.

La primaire à droite a permis de révéler au grand jour, le projet de l’opposition et la quasi-unanimité sur les questions économiques et sociales. Pourquoi la gauche n’arrive-t-elle pas à vendre le bilan de son quinquennat ?

Nous le faisons. Mais ceci sera peut-être plus lisible dans notre propre primaire. On peut opposer point par point notre bilan à leur projet. Il est épouvantable. Le projet commun de la droite et d’une partie de l’extrême droite c’est un programme autoritaire et inégalitaire. Il est daté, très libéral. Jamais nous avons vu une droite française si à droite. Il conduirait la France dans une tension sociale absolue, de régression économique totale et d’une confrontation identitaire jamais vue.

Que doivent espérer les Français et les électeurs de gauche des derniers mois du quinquennat ?

Nous avons fait beaucoup pour les entreprises. Notre bilan de la lutte contre la fracture sociale a moins été mis en lumière. Il faut dans ces derniers mois le rendre plus visible et accentuer notre lutte contre toutes les inégalités, le précariat et les exclusions. Ce peut être une réponse budgétaire, des mesures en direction des plus déshérités qui semblent être dans le débat national d’aujourd’hui, les oubliés. Dans le débat de la primaire à droite, il n’en a pas été question une seule fois. Ni d’écologie. Ça tombe bien, c’est le cœur de notre problématique : la social-écologie.

 

Propos recueillis par Olivier Pirot

12 Sep

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2

L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2

par

Les 4 vérités 12092016

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 12 septembre 2016 l’invité de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:

 


Actu – Les 4 vérités, Jean-Christophe Cambadelis par telematin

 

 

Primaire de toute la gauche

« En janvier, j’ai déjà dit que j’étais personnellement pour une primaire de Macron à Mélenchon. Entre temps, Emmanuel Macron est parti vers d’autres rivages, Jean-Luc Mélenchon a refusé, le parti communiste veut une primaire des anti-gouvernementaux, les écologistes ont fait leur propre primaire donc il reste au Parti socialiste à organiser une primaire de la gauche de gouvernement, c’est ce que nous faisons.

Je tends la main à toute la gauche. Si elle n’est pas unie, elle ne sera pas présente au second tour de l’élection présidentielle. Nous serons éliminés et ça durera longtemps. La gauche doit se rassembler.

Primaire de toute la gauche ? C’est un peu tard mais pas désespéré. Cela ne doit pas être une formule pour cacher la division des frondeurs.

Nous avons bataillé, on a perdu beaucoup de temps pour faire en sorte qu’une partie qu’il y ait une primaire de toute la gauche (…) mais une partie de la gauche estimait ne pas pouvoir faire de primaire avec une autre partie de la gauche.

Election présidentielle

Il ne faut pas se fixer sur les sondages : on ne connaît ni les candidats ni les programmes.

« Marine Le Pen paraît tellement apaisée qu’elle pourrait participer à la primaire des Républicains! Et pendant ce temps là Nicolas Sarkozy surfe sur les thèmes du Front national ».

Gauche

Je crois que la gauche a besoin de toutes ses voix y compris de celle de Christiane Taubira.

Il faut essayer de créer une convergence à l’élection présidentielle et aux législatives. Il faut barrer la route à une droite qui s’extrémise et à une extrême droite qui se banalise. Il ne faut pas désespérer. Il faut mener la bataille contre la droite.
C’est ce que nous allons faire au Parti socialiste à travers nos universités de l’engagement. Il faut dire ce qu’est le programme de la droite et se rassembler.

Quand on voit la minorité du PS s’émietter entre 4 candidats je dis « rassemblons nous »

Sécurité / Terrorisme

« Le gouvernement fait ce qu’il y a à faire. Je n’aime pas cette manière de stigmatiser l’action de nos forces de sécurité. Il faut raison garder. Nous sommes dans une société démocratique. L’action menée par nos forces de sécurité est efficace. Nous faisons tout ce qui est possible là bas et ici pour réduire les risques. Tout est perfectible mais nous avons les instruments pour lutter ».

 

29 Juin

Commentaires fermés sur L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

par

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Frédéric Rivière sur RFI.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Jean-Christophe Cambadélis (PS): « ….. par rfi
Conséquences du Brexit :

Le peuple anglais a voté et il faut le respecter.

Une situation où l’on ne sait pas où l’on va serait préjudiciable à la fois pour l’Angleterre et pour l’Europe

Si l’Angleterre ne sait pas où elle va, il y aura des tensions économiques, des tensions sur les marchés financiers, et ce n’est pas bon pour l’Angleterre qui est déjà dans une situation extrêmement difficile, après ce choc, et je crois qu’il faut aller vite
Il faut à la fois rassurer en Angleterre et au niveau de l’Europe car les gens sont inquiets

Les Anglais se sont rendus un mauvais service. Le problème posé à l’Europe c’est comment nous allons faire.

L’Europe que défendaient les anglais était handicapante. Cette dernière est morte.

Il y a une opportunité. Je ne dis pas que c’est une bonne chose, c’est une opportunité pour faire autre chose que ce qui a été fait jusqu’à présent

C’est une opportunité pour la France. Tout le monde comprend que la France, par exemple, est maintenant la représentante de l’Europe au Conseil de sécurité. (…) Tout le monde comprend que la France est attractive sur le plan financier ou sur le plan de l’industrie. Tout le monde comprend que le poids relatif de la France vis-à-vis de l’Allemagne s’est accru.

Loi Travail

Il faut entendre ce que va dire la commission, il faut entendre ce que dira le gouvernement, il faut revenir bien sûr sur le texte du Sénat, qui est passé inaperçu mais qui est une régression totale et après on va voir ce qu’il est possible de faire évoluer, mais la voie est étroite parce qu’il ne faut pas changer l’architecture de la loi.

Je ne rentre pas dans la discussion avec l’idée de passer au 49-3. Je pense que tout le monde a évolué. Particulièrement ceux qui étaient pour le retrait, que ce soit dans les organisations syndicales, que ce soit au Parlement. J’observe que le ton et les réflexions par exemple de ceux qu’on appelle les frondeurs ne sont plus du tout les mêmes. Qu’aujourd’hui il y a la volonté -est-ce que elle sera affirmée jusqu’au bout, je n’en sais rien, je le souhaite- de trouver le chemin d’un compromis

Primaires

Les primaires c’est un acte démocratique. Nous avons inventé les primaires, nous inventons qu’elles s’appliquent y compris à un président sortant. Nous avons été suivis dans le premier cas, nous le serons dans le second.

27 Fév

Commentaires fermés sur Interview dans Ouest France: « Cambadélis minimise les poussées de fièvre au PS »

Interview dans Ouest France: « Cambadélis minimise les poussées de fièvre au PS »

par

Ouest France logo

 

Ouest France publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous:

 

 

Quelle est l’ambiance au PS avant les élections départementales?

Les militants sont conscients que la bataille va être rude. Il y a un risque Front national qui pose des problèmes à la République. Mais ils sont fiers de ce qu’ont fait le Président et le Premier ministre lors des événements sanglants au mois de janvier et ils ont été rassurés lors du vote dans le Doubs.

Le gouvernement a-t-il sa part de responsabilité dans la montée du FN?

Le FN surfe sur la désespérance et l’islamophobie. Nous sommes tous responsables. Les politiques parce que nous n’avons pas pu ou su répondre. Les journalistes parce qu’ils ont participé à la banalisation. La gauche parce qu’elle se divise. Les citoyens parce qu’ils sont restés les bras croisés. La réponse est républicaine. On ne peut pas séparer les Français entre Français de souche et Français de papiers comme le demande le FN. L’égalité reste la clé de voûte de notre République. En même temps, cette République pour être vivante et efficace dans son intégration doit s’attaquer au chômage.

Que reste-t-il de l’esprit du 11 janvier ?

Il est vivace chez les Français, même s’il a disparu chez les politiques. Les Français ont indiqué qu’il fallait s’unir sur l’essentiel. Souvent les représentants politiques sont dans la posture, voire dans l’imposture.

Les frondeurs du PS sont-ils allés trop loin lors du débat sur la loi Macron?

Le débat est normal et souhaitable. Mais à un moment, il faut trouver le chemin du compromis. Quand celui-ci a été obtenu, on ne peut pas remettre en cause la solidarité nécessaire entre le parti de la majorité et le gouvernement. Nous avions toléré au-delà de nos statuts l’abstention et certaines manifestations d’hostilité à certains textes. Mais on ne peut pas tolérer le vote contre.

Les élus devront suivre les consignes de vote. C’est le retour du caporalisme?

Ce n’est pas du tout mon état d’esprit. Le PS doit être un parti de débat, de combat, mais pas un parti illisible. Si l’opposition interne sombre dans un esprit de système, alors il n’est plus possible d’entendre le PS.

N’avez-vous pas été trop gentil avec les frondeurs que Manuel Valls a accusé d’être immatures et irresponsables?

Il ne s’agit pas d’être gentil ou méchant. Il s’agit d’être efficace, en réaffirmant les règles tout en permettant le débat. Il n’y a pas eu de sanctions, mais il n’y a pas eu d’absolutions.

Dernière sommation avant sanctions?

Non, parce que je ne pense pas qu’on arrivera à ce point. Je ne vois pas de texte qui produirait des oppositions comme nous en avons connue sur la loi Macron. Et les récents bons résultats, en matière de chômage ou de croissance, peuvent modifier le climat interne.

C’est une crise passagère?

Il y a des désaccords politiques depuis très longtemps au PS. Alors, de temps en temps, il y a des poussées de fièvre.

 

Propos recueillis par Thierry Richard

25 Fév

Commentaires fermés sur « Ni sanction, ni absolution », retrouvez l’interview de Jean-Christophe Cambadélis dans Paris Match

« Ni sanction, ni absolution », retrouvez l’interview de Jean-Christophe Cambadélis dans Paris Match

par

Paris match logo t

 

Paris Match publie sur ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ci-dessous ou en cliquant ici:

 

Après l’épisode de la loi Macron existe-t-il un risque d’implosion du PS ?

Je ne pense pas. Le Parti socialiste est suffisamment solide, même s’il y a des divergences persistantes et parfois des irresponsabilités au regard de la situation politique.

Diriez-vous comme Manuel Valls que les frondeurs sont « irresponsables et immatures» ?

Il y a eu de l’irresponsabilité, c’est évident. Rien, ni dans le texte, ni dans le contexte, ne devait conduire à voter contre. On venait de gagner l’élection du Doubs, l’exécutif était reparti à la hausse…  Tout ce qui affaiblit le Parti socialiste, témoigne d’une incapacité à se mettre d’accord, renforce ce sentiment « qu’on ne vaut pas le coup ». Nous avons, face à nous, un Front national dans une dynamique. Que l’on s’abstienne je peux le comprendre, mais que l’on vote contre après 190 heures de débat, c’est incompréhensible.

Comprenez-vous la position des frondeurs ?

Ils ont eu beaucoup de temps pour s‘exprimer, la loi Macron a évolué, on a perdu l’esprit de compromis qui est au coeur du socialisme.

Quelle responsabilité porte Benoit Hamon ?

Il a pris la responsabilité de la division. C’est très étonnant de sa part.

Martine Aubry, n’a-t-elle pas elle aussi apporté sa pierre à la division ?

Non. Je n’ai pas trouvé que l’expression de Martine Aubry consistait à « chercher des noises ». Elle a dit ce qu’elle pensait sans pour autant en rajouter. Martine Aubry veut défendre des principes, défricher l’avenir et voir à la fin du quinquennat un socialiste élu ou réélu. Cela fait une feuille de route qui n’est pas incompatible avec celle du premier secrétaire…

La brutalité des propos de Manuel Valls envers certains ne contribue-t-elle pas à empêcher le rassemblement ?

Certains propos contestant le Premier ministre n’ont pas été tendres non plus. La formule de Manuel Valls était virile mais correcte. Et les socialistes n’ont pas l’épiderme si sensible !

Portez-vous vous aussi une responsabilité dans ces divisions ?

J’ai tout fait pour qu’elles n’aient pas lieu. Mon rôle à la tête du PS, c’est de donner du sens, de la lisibilité et de l’unité. J’essaye de faire en sorte que le parti se modernise en gardant ses principes… D’autant que souvent, les désaccords sont hypertrophiés à partir du seul prisme de l’action économique alors que nous risquons de passer à coté des grands enjeux, qui intéressent les Français, que sont l’éducation, la laïcité, l’écologie ou l’immigration.

On ne vous a pas beaucoup entendu ces derniers jours, étiez-vous favorable au 49-3 ?

Oui, je l’étais. Je connais ces périodes. Tout le monde monte au cocotier et il faut ensuite que d’autres les en fassent redescendre ! Certains étaient déjà dans la scission, pour un Podemos à la française, d’autres pour l’exclusion des frondeurs ! Si j’étais rentré dans ce débat, je serais dans l’incapacité aujourd’hui de trouver les moyens de rassembler !

Envisagez-vous des sanctions contre les frondeurs ?

Il y a des principes à réaffirmer. Le PS ne se construit pas en s’épurant ou en se divisant. A cette étape, je ne suis ni dans la sanction, ni dans l’absolution. Mais le Bureau national a été clair. Dorénavant, tout manquement aura des conséquences. Le PS a des statuts : nul ne peut s’émanciper des décisions collectives sans avis du BN. Si le débat au PS ne se limite pas, la cohésion ne se discute pas.

N’y a-t-il pas maintenant un risque d’immobilisme pour le gouvernement ?

Au contraire. Le 49-3 a montré la volonté du gouvernement d’aller en avant. Il aurait pu décider de retirer le texte. Il est passé. Ceux qui voulaient y faire obstacle ne sont pas allés jusqu’à voter la motion de censure. Je vois le gouvernement déterminé. Il doit l’être sur une ligne équilibrée entre modernisation et justice sociale.

Le prochain congrès en juin du PS risque d’être tendu…

Le débat sur la loi Macron a figé des positions. Il y a d’un côté une minorité forte, divisée ou pas, qui conteste les orientations de l’exécutif, et une majorité qui le soutient tout en souhaitant des inflexions pour réussir la fin du quinquennat. Il faudra permettre à la gauche de se réunir. Il n’y a pas d’autre voie. En dernier ressort, les militants trancheront.

Est-il possible de faire cohabiter au sein du PS ces deux positions ?

Il faut lutter contre la fragmentation dans la gauche. Le PS est le dernier espace de dialogue entre une gauche réformiste et une gauche contestataire. La totalité de la gauche est supérieure au FN. Alors un PS à 17% et une gauche de la gauche à 13% des intentions de vote refusant de travailler ensemble, je vous donne le résultat : c’est trente ans de FN face à l’UMP. Il faut de temps en temps être à la hauteur de l’histoire !

Vous imaginez toujours une motion Cambadélis, soutenue par Martine Aubry et Manuel Valls ?

J’appelle tout le monde à se déterminer sur le fond, pas sur les personnalités. Mais entre Martine Aubry et Manuel Valls, il y a aussi le parti et je les sais tous les deux attachés à son expression et à son identité.

 

 

Propos recueillis par Caroline Fontaine

22 Fév

1 Comment

L’invité de Maïtena Biraben dans le Supplément sur Canal Plus

par

JCC supplément 22022015

Jean-Christophe Cambadélis était ce midi l’invité de Maïtena Biraben dans le Supplément de Canal Plus.

 

Retrouvez l’émission en cliquant ici ou bien ci-dessous:

 

22 Oct

Commentaires fermés sur L’invité politique de la matinale de RTL

L’invité politique de la matinale de RTL

par

RTL JCC 22102014
Jean-Christophe Cambadélis  répondu ce matin aux questions de Jean-Michel Aphatie au micro de RTL.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

08 Oct

Commentaires fermés sur L’invité de la matinale de Sud Radio

L’invité de la matinale de Sud Radio

par

Logo Sud Radio

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Christophe Bordet dans la matinale de France info.

 

Vous pouvez retrouver l’interview  en cliquant ci-dessous:

06 Oct

Commentaires fermés sur « La vie politique a plus d’imagination que les sondages », interview dans la Tribune de Genève et 24heures

« La vie politique a plus d’imagination que les sondages », interview dans la Tribune de Genève et 24heures

par

tribune de genève 2

logo-24heures

 

La Tribune de Genève  et 24heures publient ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez  lire ci-dessous:

 

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste français, Jean-Christophe Cambadélis, un retour en grâce du président n’est pas impossible.

Le mot est à la mode, mais Jean-Christophe Cambadélis ne veut pas être l’homme providentiel du PS. Non, il se définit comme un militant soucieux de la rénovation du socialisme et attentif à ce que sa formation traverse au mieux «les événements terribles» qu’elle a vécus. Le premier secrétaire du PS, en baroudeur de la politique (63 ans) qui a connu bien des retournements – il a été le bras droit de Dominique Strauss-Kahn – a attendu que le bateau traverse la tempête d’une rentrée très chahutée avant de nous répondre.

 

Le retour de Nicolas Sarkozy, c’est la meilleure chose qui soit arrivée au PS ces derniers temps? Nicolas Sarkozy a tout fait pour être élu. Les Français n’en ont pas voulu. Il reste un redoutable compétiteur mais sa stratégie a un seul slogan: «Moi». Sa tactique a un seul paramètre, «moi», et son programme se réduit à un seul mot d’ordre, «moi». C’est un peu court pour séduire les Français.

Pensez-vous un retour de popularité possible pour François Hollande? La situation politique française est volatile. On disait, dix-huit mois avant la présidentielle, Edouard Balladur imbattable et quelques années plus tard, Lionel Jospin, PS, gagnant d’avance. Pourtant, dans les deux cas, ils ont été éliminés. La vie politique a beaucoup plus d’imagination que les sondages!

Etes-vous favorable à des primaires au sein du PS pour désigner le candidat de 2017? Les statuts le permettent, mais pour l’instant je n’ai ni des demandes ni des candidats.

Et quid des candidatures sauvages? Arnaud Montebourg ou Martine Aubry par exemple… Sûrement pas! Si notre candidat ne fait pas le plein des voix de gauche au premier tour de l’élection présidentielle, il sera éliminé. On aura donc une bataille au deuxième tour: droite – extrême droite. Dans ces conditions, personne ne prendra le risque soit de faire perdre la gauche, soit d’être ultramarginalisé par le vote utile.

Le gouvernement de Manuel Valls ne dispose au Parlement que d’une majorité relative. Est-ce suffisant pour tenir trois ans? Il y a au Parlement une majorité relative pour Manuel Valls. Il n’y a pas de majorité contre Manuel Valls. Les opposants du PS à la ligne économique du gouvernement ont indiqué qu’ils ne voteraient jamais contre le gouvernement car «ce serait synonyme de dissolution et d’exclusion».

Les «frondeurs» sont-ils dans le vrai quand ils disent ne pas avoir été élus sur le programme appliqué aujourd’hui? Les «opposants» ont été «élus candidats» par les militants du PS. La tradition du PS n’est pas la remise en cause des partis. Le lien direct entre les députés et les électeurs, c’est une culture bonapartiste qui n’est pas la nôtre. Leur mandat est de redresser économiquement la France dans la justice. J’observe enfin que le désaccord ne porte pas sur les 50 milliards d’économies mais sur la répartition entre les ménages et les entreprises.

En quoi le tournant social-démocrate du gouvernement français est-il comparable à ceux de Blair et Schroeder? Je pense que cette inflexion de politique n’est que conjoncturelle face à une trop faible croissance. Elle n’a rien à voir avec le blairisme qui théorise la neutralité de l’économie… J’ai dit et je vous le répète, le social libéralisme n’est ni notre culture ni notre vocabulaire.

Alors en quoi ces réformes, la Britannique et l’Allemande, sont-elles différentes de la Française? Blair avait théorisé une troisième voie entre le socialisme étatique et la social-démocratie avant d’arriver au pouvoir. Schroeder, lui, s’est attaqué à certains acquis sociaux au cours de son mandat. Tout simplement parce que l’économie allemande était à cette époque sous-compétitive vis-à-vis de la France. Il a obtenu de l’Europe et grâce à la France une autorisation pour aller au-delà de 4% de déficit et ses réformes se sont étalées sur dix ans.

Le cap économique du pacte de responsabilité semble désormais évident pour le gouvernement. L’est-il pour le Parti socialiste? Le gouvernement a un cap clair. Le PS, lui, redéfinit sa carte d’identité qui ne se veut ni sociale-libérale ni néocommuniste. Il s’agit de fonder un nouveau progressisme où nos valeurs et nos principes retrouveront leur pertinence et leur efficacité dans la «nouvelle économie» et sa révolution de l’immatériel.

Ce travail de mise à jour n’aurait-il pas dû être fait pendant les dix années d’opposition (depuis 2002)? Le PS a travaillé pendant les dix dernières années. La preuve en est que le programme du candidat Hollande n’était pas une rêverie. Il indiquait que l’on ne pouvait distribuer que ce que l’on avait produit. Et il soulignait l’urgence de la remise à flot budgétaire de la France. Ce que nous avions sous-estimé, ce sont les plans sociaux cachés ou retardés à l’après élection et l’état réel de la production industrielle française qui était en chute libre. Retrouver des marges de compétitivité pour les entreprises tout en asséchant les déficits sans pour autant tomber dans l’austérité ni casser notre modèle social fut notre problème en arrivant au pouvoir.

Social-démocrate; social-libéral, n’est-ce pas pour les politologues? Vos électeurs n’attendent-ils pas simplement des résultats – du pouvoir d’achat, de l’emploi, des perspectives d’avenir? C’est parce que les salariés s’intéressent à leur pouvoir d’achat ou à l’emploi qu’ils ne sont pas indifférents à une politique qui favorise la production, l’industrie; et une politique qui favorise la rente. Ne sous-estimez pas la capacité du peuple de faire le lien entre une «offre» théorique et ses conséquences pratiques.

La parenthèse du sénat à gauche n’aura duré que trois ans. La gauche n’est-elle pas en train de rater une occasion historique de changer la France? Était-elle suffisamment préparée à prendre le pouvoir? Le Parti socialiste a perdu les élections municipales. Et comme le Sénat dépend de ces élections, il était certain que nous allions perdre le Sénat. Constatons quand même que tous les analystes disent que le PS a mieux résisté que prévu. Ce qui indiquerait que le PS, deuxième parti de la haute assemblée avec 112 élus, n’est pas sans ressource. Non seulement nous étions préparés à prendre le pouvoir, mais rien ne dit que nous allons dans deux ans et demi le perdre.

Toujours à propos du pacte de responsabilité, n’avez-vous pas le sentiment de faire le sale boulot de la réforme? Vous tirez les marrons du feu pour la droite? On peut, au nom de l’électoralisme, différer ou refuser des réformes. C’est tourner le dos à l’intérêt général et pousser des réformes devant soi qui deviennent ingérables et se retournent contre ceux qui professent l’immobilisme.

Le MEDEF a fait, en matière de réglementation du travail, des propositions radicales mais peut-être nécessaire. Provocation ou nécessité de faire bouger les lignes politiques? Je trouve que le MEDEF manque d’imagination. Depuis près de trente ans, il avance les mêmes revendications. Revendications elles-mêmes assorties des mêmes promesses d’emplois. Il n’y a rien de nouveau.

Vous avez lancé les Etats généraux du socialisme en France. L’ADN du socialisme à la française semble en péril?
Notre carte d’identité est périmée. Elle a été éditée dans les années 1970 sur la base de réflexion des années 1960. Depuis le monde a changé, le modèle de production a changé, la manière de faire de la politique a changé.

Sur le site du PS, dans votre message, vous parlez du besoin d’une carte d’identité socialiste pertinente à l’époque. Elle ne l’est plus donc? Oui. Un exemple: dans les années 1970, la gauche avait mis au centre des débats la question de l’égalité. Aujourd’hui cette notion est supplantée par l’identité. Voir le monde à travers la nécessaire égalité et l’obligation de l’identité ne provoque pas la même chose dans le combat social ou l’opinion.

Le mot rassemblement revient souvent: le PS est-il à ce point divisé, en proie aux doutes? Le rassemblement est nécessaire. D’abord parce que l’individualisme contemporain fait des ravages dans la gauche. Ensuite parce que les formes nouvelles de communication – chaînes d’infos, l’Internet, Twitter etc. – poussent au chacun pour soi. Enfin parce que la multiplication des propos en tous sens brouille le message.

En fait, comment va la base du PS? Que vous disent les élus sur le terrain qui vous interpellent? La base va bien merci. C’est surtout l’encadrement qui s’interroge, qui doute ou qui conteste. Ce n’est pas anormal. Les militants, eux, ne sont pas dans ce registre. Ils veulent tout à la fois des marqueurs de gauche et de l’unité.


Propos recueillis par Xavier Alonso