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31 Mai

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L’invité de Questions d’info sur LCP avec France Info, AFP et Le Monde

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Jean-Christophe Cambadélis était mercredi 31 mai l’invité de « Questions d’info » sur LCP, France Info, AFP et Le Monde.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (à partir de la 22e minute):

 

Sur l’affaire Richard Ferrand

Il aurait déjà dû partir, on connait tous ces histoires, à partir du moment où il y a un soupçon, les journalistes creusent, une concurrence s’organise à celui qui en sortira le plus, le pouvoir manifeste sa solidarité, ça exaspère les Français et à la fin on est obligé de constater qu’on doit démissionner. (…) Quand il y a une mise en cause il faut se mettre en retrait pour revenir après.

Nous sommes dans la nouvelle donne politique, dans une recentralisation du pouvoir

Liste des eurodéputés dénoncés par le FN

C’est une manœuvre de diversion du Front national qui a frappé large.

Election présidentielle

Benoît Hamon est arrivé en fin de cycle où le pouvoir socialiste était contesté de toutes parts.

Sur les mouvements lancés par Anne Hidalgo et Benoît Hamon

J’encourage la multiplication des initiatives permettant de refonder le PS. C’est ma thèse puisque je trouve que dans le courant progressiste il n’y a plus de synthèse entre ceux qui veulent accompagner la mondialisation, pour la maîtriser, et ceux qui veulent résister.

Elections législatives

Tout le monde a constaté que le Premier ministre était de droite et que les ministres de l’Economie et du Budget étaient de droite ainsi que le ministre de l’Education nationale, donc ils ne vont pas faire une politique de gauche, ils vont faire une politique de droite ! Donc il faut évidemment à l’Assemblée nationale des hommes et des femmes qui protègent les Français de cette dérive droitière !

Le Parti Socialiste est encore une formation majeure dans le paysage politique et notamment au niveau local. (…) On peut avoir un échec électoral pourquoi cela serait-il synonyme de disparition?

C’est le 2e tour qui va être important: que ce soit France Insoumise ou La République en Marche, ils n’auront pas de réserves de voix. Vers qui vont-ils se tourner ?

J’observe que le Parti Socialiste progresse dans les sondages et que Jean-Luc Mélenchon est en chute libre.

Beaucoup de socialistes vont accéder au second tour et ils sont en situation de gagner.

Propos de Jean-Luc Mélenchon sur Bernard Cazeneuve

Ses mots ont dépassé sa pensée mais il ne veut pas le dire. C’était des propos inacceptables. (…) Il y a une volonté de durcir le ton pour capter la lumière et attirer l’attention des Français.

Benoît Hamon en soutien au candidat PC à Evry et à Caroline de Haas dans le 18e arrondissement

Je pense qu’il a tort, il peut le faire contre Manuel Valls parce qu’il n’y a pas de candidat socialiste et nous avons adopté une résolution sur ce sujet, vis-à-vis de Caroline de Haas c’est quelque chose qui n’est pas acceptable, voilà, c’est tout !

Rénovation du Parti Socialiste

e crois qu’il faut une étude, une réflexion approfondie sur les raisons de notre échec ! Les raisons historiques, structurelles, conjoncturelles, organisationnelles. Il faut que les socialistes se mettent au travail. Ce n’est pas simplement en disant, en sautant sur sa chaise, et en disant « je vais être le premier des rénovateurs », ou « le premier des refondateurs » que l’on y arrivera. C’est un processus collectif qui va prendre du temps. (…)

Nous devons être prêts pour une nouvelle donne aux municipales. Il faut organiser un processus qui mènera à la refondation. Tout le monde pourra, et tout le monde devra mener la bataille de la refondation ! On aura besoin de tous les cerveaux, de toutes les intelligences ! Il s’agit de reformuler une culture politique qui est indispensable à la République.

Emmanuel Macron

L’hyper-présidence qu’on nous propose va se heurter à un pays fragmenté. D’ailleurs, on le voit déjà dans les sondages, où le président de la République n’a pas le succès escompté.

10 Mai

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L’invité de « L’actu c’est toi » sur Beur FM

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité d’Adile Farquane et Nacer Kettane dans l’émission « l’Actu c’est toi » sur Beur FM.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations (et pour revoir l’émission cliquez ici):

Situation du Parti socialiste

Notre démocratie mérite mieux que de petits enfantillages, il faut travailler au redressement de la France.

Oui les idées des socialistes doivent encore être représentées en France.

Je plaide depuis longtemps pour le dépassement du PS c’est pour cela que l’on a créé la Belle Alliance populaire.

Elections législatives

Les socialistes avec leur idée de justice sociale et de cohésion sociale seront présents aux législatives.

Le PS n’est pas mort, il sera présent dans plus de 400 circonscriptions.

Le jour où les socialistes se mettent d’accord sur une plateforme commune on titre sur 3 candidats qui ont décidé de sauter sur le porte-bagage de M. Macron!

Nous présentons 60% de candidats nouveaux, 50% de femmes et 10% de nos candidats sont de ce que l’on appelle pudiquement « la diversité ». Nous sommes le seul parti à le faire !

Situation de Manuel Valls : Il y a une procédure en cours. C’est-à-dire qu’il est devant la commission des conflits. Je ne veux pas peser sur la commission des conflits, elle va prendre sa décision en toute indépendance. Au PS ce n’est pas comme au Front National à En Marche! ou France Insoumise: ce n’est pas le chef qui décide le matin d’exclure. Il y a des procédures.

Sur le Front national

Partout les partis nationalistes existent. Cela a des conséquences terribles pour nos démocraties. Il faut y répondre et travailler ensemble. Un Parti unique ne peut y faire face.

Dans les régions des Hauts-de-France et de PACA, le Parti socialiste s’est sacrifié aux régionales pour faire barrage au FN.

Je propose une candidature commune avec France Insoumise ou En Marche! là où le FN a terminé à plus de 60%.

Je pense que Marion Maréchal Le Pen avait peur d’être battue aux législatives. Elle préfère se mettre de côté pour mieux revenir. (…) Le FN a pris conscience du barrage républicain contre eux.

Election d’Emmanuel Macron et campagne des législatives

Le pays demande du renouvellement. Emmanuel Macron va devoir y répondre autrement que par du recyclage de personnalités. Aujourd’hui c’est le rendez-vous avec la réalité.

Nous voulons la réussite de la France. Et cela passe par la gauche au Parlement. Ce pays a besoin de gauche. Et il faut que la gauche soit fortement représentée au Parlement et donc que le PS soit présent.

En Marche! s’est construit contre le PS avec l’envie de le détruire. Non, En Marche! n’est pas l’héritier du Parti socialiste.

Notre plateforme pour les élections législatives permet de répondre aux problèmes des Français. (…) Les socialistes ont besoin de clarté et d’unité. Arrêtez de vous chamailler! Pensez aux Français.

La justice sociale d’abord! sera notre slogan aux élections législatives.

Emmanuel Macron ne veut pas d’alliance. Je pense qu’il a tort. Jean-Luc Mélenchon n’en veut pas non plus. Les socialistes avancent. Nous sommes une gauche constructive avec qui veut et vigilante sur un certain nombre de points.

Je dis aux candidats socialistes aux législatives: Soyez fiers, ayez confiance, restez groupés, défendez vos valeurs! La bataille sera rude mais nous serons prêts !

Palestine/ Israël: « Nous sommes pour deux États sur des frontières sûres et reconnues.  Il y a un mouvement pour une double reconnaissance et je veux l’encourager ».

 

02 Mai

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Meeting de Dijon contre le Front National – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – mardi 2 mai 2017

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Discours de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Dijon, mardi 2 mai 2017

Seul le prononcé fait foi

 

Mes cher-e-s camarades, cher-e-s ami-e-s,

Nous voici donc ici, à Dijon, au cœur de la Bourgogne. Au cœur aussi d’une étrange campagne qui a mis l’extrême droite au second tour. Vous l’aurez compris, le lieu me convient bien plus que le moment.

Mais ce moment difficile, dangereux, il faut l’accepter tel qu’il est. Il faut y répondre avec volonté. Il faut l’affronter sans transiger. Il faut donc le qualifier et dire les choses sans se tromper : La bataille de France vient de commencer.

Oui, deux destins sont possibles pour notre grande nation. L’issue de cette grande bataille déterminera le chemin que la France prendra dans ce siècle. Elle ne se jouera pas seulement dans cette élection car le combat durera au moins une décennie. Mais, l’issue de cette élection marquera de son empreinte le déroulement de cette bataille de France, en France et pour la France.

Mes chers amis,

Nous sommes rassemblés ici pour adresser un message clair au pays. Un message limpide dans une période trouble. Un message fort, pour la République, contre le nationalisme.

Ce message, tu l’as porté à l’instant, cher François, comme tu penses et comme tu agis : avec conviction et avec précision. Ici, dans cette belle ville qui t’a vu naitre, qui peut être fière de t’avoir choisi comme maire. Et qui peut être fière que ce message parte de son enceinte.

Ce message, chère Laurence, tu l’as délivré avec justesse et avec sincérité.

Ce message, le Premier ministre est venu le porter personnellement. Tu as dit les choses comme il se doit cher Bernard, avec gravité, en homme d’État que tu es, avec une haute conception de la France.

Ce message, je veux également le porter devant vous, prendre ma part dans ce moment, en aidant la République à trouver la réplique.

 

*          *          *

Mes chers amis,

Vous le sentez n’est-ce pas ?

Vous le sentez ce poids ?

Il nous vient de notre responsabilité face à l’Histoire. Mais, pas seulement. Ce poids, c’est aussi celui du regard que le monde entier pose sur nous en ce moment. Oui, le monde entier nous regarde. Inquiet. Impatient. Il veut savoir ce que la France va dire. Ce que la patrie des droits de l’Homme et le berceau de la Révolution va faire. Le monde entier veut savoir si la vague nationaliste va également emporter la France. Il veut savoir si la longue chaîne qui nous relie à 1789, à cette Révolution qui a enfanté la République, va se briser sous leurs yeux.

Oui, vous le sentez, l’Histoire s’écrit en ce moment. Et elle nous invite aussi à regarder la géographie. Partout dans le monde, je dis bien partout, la régression est en progrès. Partout, la peur étreint les cœurs et brouille la raison. Partout, on observe cette lame de fond autoritaire et xénophobe. En Pologne, en Slovaquie, en Tchéquie et en Hongrie, les populistes font reculer les droits. En Turquie, l’islamisme est en train d’enterrer le kémalisme. Et, après le choc du Brexit, il y a eu le coup de tonnerre de la victoire de Trump. Et pendant ce temps, monsieur Poutine avance ses pions, en Europe et au Moyen-Orient. Et ensemble, Poutine et Trump réunis, observent de manière gourmande et intéressée le lent délitement de l’Europe. Ils verraient bien entendu d’un bon œil que la France cède elle aussi aux sirènes du nationalisme.

En France, ce nationalisme a pris les traits de madame Le Pen. Si le Front national avait sa spécificité, il prend aujourd’hui sa place dans ce concert international des nationalistes. Le Front national est un maillon d’une chaîne redoutable qui va créer le chaos et jeter les peuples les uns contre les autres.

Dimanche prochain, ce n’est pas une élection comme les autres car le Front national n’est pas un parti comme les autres. Chacun essaye de voir dans ce vote un référendum. Pour ou contre l’Europe disent certains. Pour ou contre la mondialisation disent d’autres. Je vous le dis : dimanche prochain, c’est un référendum pour ou contre la République.

Mes chers camarades,

Oui, le Front national est un danger pour la République. Pas seulement par son passé, par ce qu’il fait dans les collectivités mais par l’avenir qu’il nous promet. C’est un triple péril, pour les Français, pour la République et pour l’Europe.

Le peuple Français, Madame Le Pen en parle sans cesse. Elle parle sans gêne en son nom. Elle se prend pour le peuple. Mais, il est où le peuple ? Dans 23% des Français ? Et les 77% restants ? Le peuple il est partout ! Personne n’a le monopole du peuple. Surtout, quand on sait que les premières victimes de sa victoire, ce serait le peuple lui-même. Car Madame Le Pen va ruiner les Français en organisant le repli aux frontières. La sortie de l’Euro et de l’Europe ? C’est la ruine des petits épargnants et de tous les ménages, l’augmentation des prix et le surendettement national.

Alors, même si madame Le Pen s’emmêle les pinceaux sur les modalités de sa sortie de l’Europe avec son nouvel ami Dupont-Aignan, par contre, soyez-en sûrs : il n’y aura pas de retard en ce qui concerne la sortie de la République.

Madame Le Pen s’apprête à piétiner notre devise républicaine. Elle compte bien remettre en cause tout de suite le cœur du droit, à savoir les droits de l’homme. Elle envisage en effet l’instauration d’un principe constitutionnel de « préférence nationale ». Madame Le Pen va trier les Français en les obligeant à prouver leur « francité » pour pouvoir bénéficier de la protection sociale et des conventions collectives. Elle fragilisera la protection de l’État en organisant la chasse aux « faux Français » dans l’administration, l’armée, la police, l’école, les hôpitaux.

Hier, le 1er mai, nous avons assisté à une véritable manipulation. Jean-Marie le Pen parlait à l’extrême droite classique et dépeignait de manière à peine voilée sa fille en Jeanne d’Arc. Il s’agissait là de convaincre les plus xénophobes que celle-ci n’avait pas changé malgré la dédiabolisation. Et au même moment, Madame Le Pen entonnait son champ nationaliste traduisant en termes adaptés les mêmes thèmes, pour montrer qu’elle avait bien changé, pour ne pas effrayer, pour mieux capter les colères multiformes de la société française.

Il ne faut pas se laisser abuser : il y a une ligne commune dans les deux discours, il y a une filiation évidente : tous deux veulent abattre la république en séparant – de force si besoin – ceux qu’ils appellent les Français « de souche » et les Français « de papier ».

Oui, Madame Le Pen c’est le désordre dans la société, en France et en Europe. Voilà son programme : Noyer les Français dans le poison de la division et broyer la France dans les replis du nationalisme étroit.

Pourtant, face à l’évidence de la menace, certains nous disent : « Voter Macron ? Mais, quand même, son programme est un peu flou… ». « Voter Macron ? Mais, il incarne un peu le néolibéralisme qui enfante l’extrême droite… Il incarne les causes et madame Le Pen les conséquences… ».

Je vais le dire le plus clairement possible : le 7 mai, il n’y aura pas de « mais » ! L’extrême droite est près du pouvoir. Tout près. Elle n’est plus à 18% mais à 40% au moins !

Elle est près du pouvoir et elle est prête aussi à l’exercer pour appliquer son programme, non pas d’alternance mais d’altération de ce qu’est la France !

Mes chers amis,

Oui, la République est en jeu car l’extrême droite l’a mise en joue.

Face à ce danger pas comme les autres, il ne faut pas tergiverser. Il ne faut pas se tromper de colère ni se tromper d’élection. Ce soir, devant vous, je mets donc solennellement en garde les dirigeants politiques de tous bords qui pensent pouvoir instrumentaliser ce second tour de la présidentielle en vue du premier tour des législatives.

Tout ce qui conditionne le vote pour monsieur Macron renforce le vote pour madame Le Pen. Chaque phrase qui pointe une faiblesse de monsieur Macron redonne de la superbe à madame Le Pen. Il y a déjà eu beaucoup trop de calculs et pas assez de convictions dans le premier tour de cette élection présidentielle pour continuer à prendre des risques.

Et pourtant, certains continuent de jouer aux apprentis-sorciers. Ils pensent pouvoir contrôler et donc doser la vague du dégagisme. Mais, le dégagisme sort toujours de son lit. Le dégagisme n’obéit jamais aux démocrates. Jamais. Nulle part. Les tenants du ras-le-bol et du renouveau devraient bien l’avoir en tête, où qu’ils se situent.

Pour ma part, je n’en appelle pas au dégagisme. J’en appelle à la République !

Et la République, on ne la sert pas à moitié.

La République, on ne la porte pas à demi.

La République, on ne la défend pas avec du ni-ni.

Quand la République est en danger, on ne peut pas faire le choix de la neutralité. Quand la France est en jeu, on ne se drape pas dans le drapeau Suisse. Il faut dire ce qui est : Le ni-ni débouche sur l’abstention et l’abstention débouchera sur la victoire de madame Le Pen.

Certains sont en train de nous inventer une nouvelle catégorie du vote : le vote subtil… Mais, l’heure n’est pas aux raisonnements fins, débités par des fines bouches. Ceux qui abandonnent la stratégie front contre front pour lui préférer le froufrou des calculs politiciens en seront pour les frais. On les retrouve à droite comme à gauche.

A droite, certains tentent d’expliquer à leur électorat qu’un Emmanuel Macron affaibli permettrait de renforcer la droite et donc de forcer une cohabitation en juin.

A gauche, certains tentent de nous vendre l’idée que le soutien à Emmanuel Macron doit être le plus laconique et le moins évident possible pour mieux préparer l’opposition en juin.

Toute cette finesse me dépasse. Vous aussi ? Vous avez raison. Lorsque qu’un animal vous charge alors que vous avez une pierre attachée au pied, vous ne discutez pas. Vous prenez la pierre pour vous défendre.

Plus madame Le Pen sera forte à l’issue du second tour, plus elle pourra peser sur les débats des mois et des années à venir. Son score élevé, elle le transformera en capital politique pour peser sur le destin de notre pays. Avec un score élevé, elle pourra s’appuyer sur la rue pour toute sorte de chose. Aucun doute : Un score élevé sera utilisé pour nous enjoindre de ne plus la ramener.

Alors, mes chers camarades, l’objectif est clair : il faut mettre madame Le Pen le plus bas possible sinon elle mettra un jour ou l’autre à bas la République.

Pour juger d’un danger, il faut considérer non seulement ce qui menace mais aussi et surtout ce que l’on peut perdre. Là aussi il faut être clair car les intentions de l’ennemi sont évidentes. Je comprends toutes ces positions qui découlent d’analyses différentes de ce moment. Je comprends que trop bien les désaccords qui se dessinent. Mais, disons-le, dans la France de madame Le Pen, il n’y aura pas de désaccords possibles.

Il ne faut pas tout confondre. Je ne confonds pas les élections. Bien entendu que nous avons un programme différent du candidat En marche. Le programme de Monsieur Macron, comme les autres programmes, j’aurai l’occasion d’en parler, plus en détails mais plus tard. Pas ici, pas maintenant. Ce qui est en jeu ce n’est pas le contenu de la politique dont notre République a besoin. Ce qui est en jeu, c’est la survie politique de la République.

Je ne confonds pas non plus madame Le Pen et ses électeurs, leur colère et sa volonté à elle de les exploiter. Mais, je sais très bien que si elle gagne, ce ne seront pas ses électeurs qui seront à l’Élysée, ce sera elle. Je sais pertinemment qu’elle agira en suivant les raisons et les réseaux de son père.

Dans ce moment plein de tourment, il faut avoir le sens des priorités, il faut avoir le sens de l’intérêt général, de ce qui compte et donc aussi du temps long. Nous l’avons dit, la bataille de France durera au moins une décennie. Chaque faux pas se paiera au prix fort. En conséquence, il faudra peser chaque parole, chaque action.

Ainsi, à celles et ceux qui sont sûrs de leur vote, je dis : ne cherchez pas à donner des leçons mais cherchez plutôt à donner des raisons d’aller voter le 7 mai.

A ceux qui doutent, je dis : Dimanche prochain, j’irai voter pour monsieur Macron d’un pas serein. Je choisirai ce bulletin calmement. Et tranquillement je le glisserai dans l’urne avec le sentiment du devoir républicain accompli.

 

*          *          *

Mes chers camarades,

Voilà le moment où nous sommes : Un moment qui teste la puissance de nos convictions et la force de notre engagement.

Voilà l’ennemi qui se tient devant nous : Un ennemi qui a rompu son isolement.

Dans ce moment et face à cet ennemi, il faut se tenir tranquille et droit mais surtout tenir bon. Notre parti ne peut pas se perdre dans les faux calculs et l’esthétique de la tactique. J’ai confiance. Si notre parti se tient droit, c’est qu’il incarne une raison au service d’un espoir. Si notre parti tient bon, c’est qu’il repose sur une conviction commune profonde, celle de la République, dans le sens de la justice et du progrès, au service de tous les Français.

Comme toujours, nous sommes du côté de la France. La France forte et diverse. Forte parce que diverse. Elle est à l’image de ces tuiles colorées et vernissées de Bourgogne, diverse mais harmonieuse, attirant les regards, inspirant le beau et le bon. Le Front national détruirait tout cela, c’est écrit dans son passé et dans son projet. Il l’assume et le revendique.

Oui, le moment est plus qu’inquiétant. Mais, quand un progressiste voit quelque chose qui l’inquiète et le révolte, eh bien, il ne s’agite pas, il agit !

A nous d’agir ! A nous de nous engager jusqu’à dimanche. A voter Macron et à faire voter Macron !

On vous dit que nous serions marginalisés ? Mais, quoi ? Les combats des socialistes seraient devenus inutiles ? C’est tout l’inverse ! Comme jamais la République a besoin de nous !

L’attachement viscéral aux libertés, ce serait futile de le porter ? Mais, c’est le ferment de la France !

La passion de l’égalité, ce serait une faiblesse de l’incarner ? Mais, c’est la force de la France !

L’engagement pour la fraternité, ce serait un peu caduc de s’y plonger tout entier ? Mais, c’est le sens de la France !

Quoi ? Le combat pour la République serait dépassé ? Mais, c’est l’âme de la France !

Oui, il nous revient, chers camarades, d’être en première ligne pour que la France reste la France !

Voilà pourquoi, mes chers camarades, ce soir, j’ai le cœur fier en prononçant devant vous ces derniers mots. Ces mots avec lesquels tout prend sens et tout se mesure. Ces mots qui achèvent les discours mais qui inaugurent toute action au nom du progrès. Ces derniers mots qui sont en fait les premiers :

Vive la République et vive la France !

 

Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

02 Mai

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L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Frédéric Rivière sur RFI.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


J-C Cambadélis (PS) : « Marine Le Pen ne… par rfi

 

Campagne présidentielle

Je ne pense pas que Marine Le Pen puisse gagner dimanche prochain. Marine Le Pen sera battue. Mais le problème qui est posé c’est l’ampleur de sa défaite. Il faut la mettre le plus bas possible.  On l’annonce à 40% ! Imaginez ce que ça représente dans la société française. Il faut se mobiliser.

La xénophobie très présente, une blessure sociale évidente et la montée du nationalisme. La combinaison de ces 3 phénomènes explique la dynamique de Marine Le Pen.

Débat Macron/ Le Pen Je ne pense pas que les gens se détermineront par rapport à un débat. Je crois qu’Emmanuel Macron est très compétent et très présidentiable et Marine Le Pen connaît moins bien ses dossiers que l’ancien ministre de l’Economie.

Le FN se nourrit à la fois des peurs, des insatisfactions, des crises, des colères mais c’est un phénomène qui n’est pas franco-français. C’est un phénomène qui est présent dans toute l’Europe et qui dépasse la question de la fracture sociale.

Nous sommes sur le terrain dans un combat contre Marine Le Pen. Ce soir nous serons en meeting à Dijon avec Bernard Cazeneuve et François Rebsamen et appeler à la mobilisation.

L’élection présidentielle a tourné autour de « Qui peut battre Marine Le Pen ? » et on a jugé que seul Emmanuel Macron pouvait le faire. Cette présidentielle n’a pas tourné sur les véritables problèmes des Français, elle s’est complètement articulée autour de cette seule question.

Il est paradoxal de vouloir le renouvellement la vie politique et d’avoir des que partis entreprises autour d’un homme ou d’une femme.

Elections législatives

Nous n’allons pas attendre un congrès de refondation. Dès les élections législatives, nous allons renouveler profondément à la fois notre plateforme et surtout les candidats que nous présenterons dans cette élection. On ne reconnaîtra plus le Parti socialiste. Il y aura des nouveaux candidats partout.

Il ne faut pas que ces élections législatives se terminent avec une majorité de droite et un fort Front national. Pour cela il faut que la gauche se mobilise et se regroupe.

Le Parti socialiste portera cette campagne des législatives. Bernard Cazeneuve sera notre meneur de jeu. C’est cela l’esprit d’équipe. Il n’y a pas qu’une personnalité mais tout le monde sur le pont.

Je crois que l’on ne peut pas faire de pronostic, dans chaque circonscription il y aura des situations différentes.

Après le 18 juin il est clair qu’il faudra une reconstruction voire une refondation du Parti socialiste. Le parti d’Epinay est mort et bien mort.

Maison commune entre les écologistes et les socialistes ?  C’était la Belle Alliance Populaire, c’était ce que j’avais commencé à faire, donc tout ce qui permet de construire la social-écologie me semble positif. C’est l’avenir. Rassembler l’ensemble de la gauche, faire émerger un projet social-écologiste ça me semble nécessaire pour le pays qui est bien fracturé aujourd’hui.

 

30 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de Frédéric Haziza sur Radio J

L’invité de Frédéric Haziza sur Radio J

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Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 30 avril 2017 l’invité de Frédéric Haziza dans le Forum de Radio J.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations et pour réécouter l’émission cliquez ici.

 

Election présidentielle

Sur le Front national: Marine Le Pen a plus pensé le second tour que le premier. (…) Pour l’instant, elle n’a pas encore gagné. Elle a réussi à enrôler Mme Boutin, M. Dupont-Aignan quelques personnalités. Elle a cherché à montrer qu’il y avait une dynamique autour d’elle. Ça ne grandit pas monsieur Dupont-Aignan mais ça ne m’étonne pas !

Il n’y a pas de changement européen chez Marine Le Pen, il y a simplement l’idée d’essayer de rassurer une partie des Français qui pourraient se laisser abuser.

La vision du FN de la France du FN tourne le dos à ses fondamentaux, il n’y aurait plus l’égalité entre les Français mais entre les Français de souche et les Français de papier. Il y a à partir de là, la vision de l’Etat, de la Sécurité sociale des relations sociales avec une France qui rassemblerait les moyens plus sur les Français de souche et pas les Français de papier et ensuite, il y a la grande sortie de l’Europe, donc c’est la sortie de la République et la sortie de l’Europe.

Le FN est un parti politique dans la démocratie mais ce n’est pas un parti républicain puisqu’il met en cause l’élément fondamental de la République qui est l’égalité des citoyens.

L’élection présidentielle n’est pas « pliée ». Il y a la droite qui fait des déclarations publiques mais qui ne milite pas sur le terrain. Il y a les responsables de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui ne militent pas sur le terrain. A part le PS et le PCF voire quelques militants d’En Marche, personne …

L’idée de la droite, c’est : plus faible sera le score d’Emmanuel Macron plus il sera possible de faire la cohabitation, c’est-à-dire une majorité de droite au Parlement. C’est une erreur parce qu’on ne transige ou on ne calcule pas avec la démocratie, c’est l’inverse : il faut mettre Marine Le Pen en dessous des 40% parce que sinon, la dynamique peut se faire et avec une abstention forte, elle peut tutoyer la victoire.

Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas qu’il faut un vote républicain dans cette élection, que le problème n’est pas l’orientation de la France, celle-ci viendra lors des élections législatives, que c’est la nature de la France qui est en jeu, c’est-à-dire la République.

Sur le silence de Jean-Luc Mélenchon : Jean-Luc Mélenchon met un signe égal entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron

dans sa dangerosité. Non, il y a d’abord un cadre à fixer. Ce cadre, c’est la République et puis

après il y a une majorité à construire dans les élections législatives. (…) Je crois qu’il faut respecter Jean-Luc Mélenchon et ses électeurs, c’est indispensable, ce n’est pas en les insultant qu’on les fera venir voter contre Marine Le Pen, il faut simplement dire que ça devrait être pour un homme pour une femme de gauche un réflexe inné. On ne crée pas les conditions d’un succès de l’extrême droite.

La France n’est que l’expression française d’une vague nationaliste qu’il y a dans toute l’Europe et on pourrait dire dans l’ensemble du monde dit occidental.

C’est une rhétorique populiste classique d’opposer le peuple aux élites ; c’est une stratégie de division de la France qui va nous conduire et qui nous conduirait au chaos, je n’ai jamais défendu cette thèse. (…) Je suis pour qu’il y ait des représentants du peuple français et non pas un bloc du peuple contre les élites.

Élections législatives

Pour l’instant, Emmanuel Macron est défavorable à toute coalition avec le Parti socialiste.

Pour l’instant, c’est le combat contre le Front national, il me semble essentiel. Tout le monde doit s’y mettre quel que soit son vote du premier tour. Après, il y a une élection législative et il faudra que les uns et les autres se définissent. A partir du moment où M. Macron ne veut pas de coalition avec le Parti socialiste, le PS doit affirmer son autonomie. Jean-Luc Mélenchon ne veut pas d’alliance à gauche, Emmanuel Macron ne veut pas d’alliance avec le PS, donc c’est au Parti socialiste de rassembler l’ensemble des hommes et les femmes de gauche et les progressistes pour avoir une majorité de gauche au Parlement, sinon ça sera une majorité de droite.

Premier secrétaire du Parti socialiste, je dis à tout le monde : affirmons notre autonomie, c’est ce qui nous permettra de faire en sorte qu’il y ait une majorité de gauche au Parlement. Le Parti socialiste doit être lui-même, il ne doit pas se comporter comme une formation politique adjacente à des personnalités qui ont fait des scores non négligeable aux élections présidentielles.

Le PS n’est pas en voie de disparition, le PS a perdu une élection, il ne faut pas confondre. Si nous avions dû disparaître, nous aurions disparu en 2002 alors que nous n’étions pas au deuxième tour de l’élection présidentielle.

Accord entre EELV et la France Insoumise ? « C’est proprement incompréhensible et inacceptable parce que les écologistes ont un accord avec nous, nous avons retiré des candidats pour qu’ils puissent avoir les leurs et une fois cet accord passé. (…); j’attends qu’il y ait une clarification chez les Verts ».

Il faut construire une majorité progressiste, vraiment progressiste à l’Assemblée nationale ; je suis un candidat pour cela.

26 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2

L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Actu – Les 4 vérités : Jean-Christophe Cambadélis par telematin

Sur Emmanuel Macron

Je crois que quand on veut être président de la République, il faut avoir de la détermination, mais il faut aussi avoir de l’écoute parce que on peut très facilement ne plus entendre ce que dit le peuple, ou les autres. (…) Ce n’est pas ce que je pense est juste et ce que disent les autres est faux. Quand vous n’êtes pas capable d’écouter, il est clair que vous n’écouterez pas les Français

Emmanuel Macron doit être dans l’écoute et déterminé face à Marine Le Pen.

Le niveau de Marine Le Pen même battue est aussi important: Je crois qu’Emmanuel Macron a pensé qu’il était déjà élu (…). Ce n’est pas si simple que cela et je crois que le niveau de Marine Le Pen, si elle est battue, est aussi important que le fait d’être battue. Si elle est à plus de 40% cela pèsera sur la vie politique demain

Marine Le Pen peut difficilement gagner. Il y a une banalisation du Front national mais aussi une banalisation de la lutte anti FN. Mais sur le terrain les gens de gauche qu’ils aient voté Hamon, Macron ou Mélenchon nous disent « Nous serons là pour lui faire barrage »

Campagne du Parti socialiste contre le FN

Beaucoup de responsables ne voulaient pas coller ou diffuser la tête de Marine Le Pen mais nous aurons tout de même un tract avec la photo de la République qui sera massivement diffusé dans toute la France.

Sur Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a mené de nombreux combats contre le FN. Quand on est de gauche on ne biaise pas face au FN.  Pour moi, la lutte contre le Front national, quand on est de gauche, est un réflexe spontané, ce n’est pas une introspection, une interrogation, une consultation, c’est le combat de tous temps, des hommes et des femmes de gauche.

Ce que je crains, moi, lors du second tour, c’est une espèce de situation d’abstention générale et c’est très mauvais parce que c’est ce qui fait monter le FN.

Elections législatives

Emmanuel Macron n’a pas ouvert  le guichet. Il n’est pas dans la coalition, même pas dans un processus unitaire. (…) Pour les législatives Macron résume son programme: c’est lui ou rien. Il n’acceptera des hommes ou des femmes de gauche que la corde au cou. Pourtant s’il y a 577 candidats de chez Macron, 577 candidats Mélenchon et 577 candidats socialistes, eh bien c’est très simple, c’est la droite qui va gouverner.

Il veut que les socialistes soient les bourgeois de Calais, ça ne se passe pas comme cela. Le PS est sortant dans 270 circonscriptions, donc une implantation politique, une histoire politique

Nous ouvrons nos bras à tous les progressistes, à tous ceux qui veulent une majorité de gauche à l’assemblée

Le pays à besoin des socialistes et d’une majorité de gauche

Défaite de Benoît Hamon: « Nous avons tous à voir quelque chose dans cette histoire, évidemment. Il y a bien longtemps que le Parti socialiste aurait du se rénover, se refonder, se restructurer, nous l’avons tenté, c’était difficile, mais je préfère toujours des partis politiques qui ont des courants et des discussions, à des partis politiques qui n’ont qu’un seul responsable qui décide tout. Alors, c’est plus difficile au Parti socialiste, parce qu’il faut faire des synthèses, parce qu’il faut écouter les uns et les autres. (…) Le sujet c’est quand même quel type de formation politique, parce que cela indique quel type de pouvoir vous allez avoir. Quand vous n’êtes pas capables d’écouter, il est clair que vous n’écouterez pas les Français.

Parti socialiste

Le PS va redevenir un Parti d’avenir.  Il peut et doit se reconstruire

 

24 Avr

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Résultat du premier tour de l’élection présidentielle – Déclaration du Premier secrétaire – lundi 24 avril 2017

par

Déclaration de Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

Paris, siège du Parti socialiste

Lundi 24 avril 2017

Seul le prononcé fait foi

 

 

Mes chers compatriotes, Mesdames, Messieurs,

 

Hier, le peuple français s’est exprimé de manière souveraine. Ce vote doit être respecté. Mais il n’est pas interdit de l’expliquer. La participation – plus forte que celle qu’annonçaient les sondages – indique de manière claire que les Français ne se sont pas laissés impressionner par les attentats qui visaient à bousculer notre démocratie.

Au moment où je vous parle, l’extrême droite a mis un pied dans la porte du pouvoir en progressant de plus d’un million de voix. J’en mesure la portée pour notre pays et l’immense responsabilité qui revient désormais à notre parti.

Chacun va chercher à caractériser ce premier tour de cette élection un peu hors-sol. Car il faut le dire d’emblée : la France n’a pas réussi son grand rendez-vous avec elle-même. Ce vote insaisissable est le fruit d’une présidentielle anxieuse, nerveuse, fiévreuse et pour finir, douloureuse. Une campagne sans fond visible, où les sujets n’ont pas dominé, dont tout le monde souhaitait qu’elle se termine enfin, alors qu’elle n’aura jamais véritablement démarré. Une campagne dont une majorité de Françaises et de Français n’a jamais pu se saisir malgré le spectacle des meetings et des débats.

Dans cette étrange campagne, il y aura eu beaucoup de colère et de calculs mais très peu de propositions faisant débat sur les attentes politiques et les demandes programmatiques. Ce premier tour fut réduit à une seule injonction : Qui pour battre Madame Le Pen ? Tant il est vrai qu’aux lendemains du Brexit, de l’élection de Trump et sur fond de montée générale du nationalisme en Europe, chacun se demande si le tour de la France n’est pas venu.

Mais cette donnée a pesé au-delà du raisonnable dans l’avant-premier tour.

Le vote utile contre le Front national a littéralement mutilé le débat, qui se sera limité à une série d’engouements pour des personnalités plutôt que pour des projets.

Aucun d’entre eux ne dessinait d’ailleurs une France majoritaire, mais seulement un engagement éphémère dont le ressort était la qualification au second tour, signe d’une victoire assurée – ce qui reste à démontrer – face à la candidate de l’extrême droite. Avec un brouillage des clivages et un brouillard des affaires qui auront empêché le grand débat auquel les Français aspiraient pourtant ardemment et légitimement. Avec enfin, la terrible piqûre de rappel du réel des attaques terroristes qui ont fini d’aggraver le désarroi.

Nous voici devant le résultat. Beaucoup vont vouloir y lire l’émergence d’un nouvel ordre électoral alors que nous sommes uniquement dans un grand désordre politique. Beaucoup vont vouloir y déceler une recomposition là où il faut plutôt voir une certaine décomposition amorcée il y a bien longtemps. Je mets en garde contre les analyses hâtives définitives et les certitudes des nouveaux cours.

La marque de ce premier tour est l’accession du Front national au second tour. Et une victoire sur ce rejet ne fait pas une majorité de projet. Restons prudents.

La présence du Front national au second tour est un choc de forte magnitude pour notre pays, malgré le fait que, contrairement à 2002, les Français étaient prévenus du risque lepéniste. Ainsi, ce premier tour marque tout autant un tournant qu’un tourment.

Ce vote va indéniablement marquer la décennie à venir, qui sera tout entièrement articulée autour de la lutte entre la démocratie et le nationalisme. Entre une démocratie affaiblie et un nationalisme plus ou moins xénophobe mais profondément raffermi, hantant l’Europe mais aussi le reste du monde dit occidental.

C’est dans ce contexte, avec ces éléments en tête, qu’il faut analyser le résultat décevant, déroutant et inquiétant du candidat de la Belle alliance populaire, Benoît Hamon. Ce résultat est dû à un enchaînement d’attitudes dans une conjoncture redoutable, marquée par une laborieuse sortie de crise et le retour du tragique, qui combinés, auraient nécessité l’unité. Que nous ayons été au milieu de la tranchée gouvernementale ou au cœur de la campagne.

C’est une lourde défaite, nous l’assumons, due tout autant à un contexte qu’à l’essoufflement d’un projet politique. Les socialistes n’ont pas été jugés sur leur bilan, ni sur leur projet mais sur la capacité à affronter le 2e tour. Cette élection présidentielle n’est ni un début ni une fin, mais un moment d’une séquence politique, moment cruel pour des socialistes trop divisés. Ces résultats marquent la fin d’une époque et appellent un profond renouvellement tout en gardant la spécificité du Parti socialiste : Gouverner à gauche pour transformer.

L’introspection viendra. L’analyse de cette défaite prendra du temps, car elle vient de loin. Mais pas maintenant. Car le temps de l’explication n’est pas venu. Aujourd’hui, il faut se situer dans le temps de l’action. Et la séquence politique va jusqu’au 18 juin et la fin des élections législatives.

Dans cette période troublée, la main des socialistes ne peut pas trembler. Dans ce grand désarroi, le Parti socialiste assume ses responsabilités et fait un choix de clarté: Marine Le Pen Présidente ? Ça jamais ! Il faut faire barrage à l’extrême droite et voter pour la République.

En conséquence, le 7 mai prochain je voterai, nous voterons pour Emmanuel Macron. Je le ferai sans hésiter, sans détour et surtout sans condition, comme nous l’avions fait pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen.

Le Premier Ministre s’est exprimé avec la même clarté. Benoît Hamon est allé dans le même sens. Et je ne doute pas que le Président de la République, qui a été constant dans sa dénonciation de l’extrémisme national-populiste enverra un message fort à la Nation.

Il est de notre responsabilité de mettre en échec l’extrême droite. Tout nous y oblige : nos principes, le poids de notre histoire et l’imminence du danger. Oui, le danger est imminent. Comment ne pas le voir ? Mais, quand nous disons que le Front national est un péril, ce n’est pas uniquement par rapport à son passé, ou à ce qu’il fait au présent dans les collectivités, c’est aussi et surtout par rapport à l’avenir qu’il nous promet.

Le Front national est un danger pour la République et pour la France et donc bien entendu pour les Français. Madame Le Pen va ruiner les Français en organisant le repli aux frontières. La sortie de l’Euro et de l’Europe ? C’est la ruine des petits épargnants et de tous les ménages, l’augmentation des prix et le surendettement national. Madame Le Pen va trier les Français en les obligeant à prouver leur « francité ». Elle remettra en cause la protection sociale et les conventions collectives, au seul profit de « qui on est » et de « qui on n’est pas ». Elle fragilisera la protection de l’Etat en organisant la chasse aux « faux Français » dans l’administration, l’armée, la police, l’école, les hôpitaux.

Ainsi, le programme de Madame Le Pen ne se limite pas à la sortie de l’Europe : Elle veut aussi mettre en œuvre la sortie de la République. En effet, Madame Le Pen s’apprête à piétiner notre devise républicaine.

Il faut se le dire : le Front national ne rendra aucun service à la France. Alors même que Madame Le Pen veut nous faire croire que tous les défis d’aujourd’hui peuvent être résolus au niveau national. Son parti n’apportera aucune solution à la crise économique ou au défi écologique. Encore moins à la menace terroriste. La France est attaquée par le djihadisme de l’EI et confrontée à une multitude de défis. La France a besoin de l’esprit de concorde qui est sa meilleure ligne de défense. Or, le Front national incarne tout l’inverse. C’est le désordre assuré, la crise sociale et la tension entre les Français. C’est un saut, non pas dans l’inconnu, mais dans l’instabilité et dans la division, dans la marginalisation politique et historique de notre grand et beau pays. Le 7 mai au soir, si le plafond de verre s’écroule, il laissera la place à une chape de plomb. Si Madame Le Pen l’emporte, nous ne serons pas « chez nous » mais sans « nous » français.

Ainsi, face à ce danger, j’appelle tous les Français, quel que soit leur engagement partisan, à faire obstacle à la marche de l’extrême droite vers le pouvoir présidentiel.

Ainsi, face à ce danger, j’appelle tous les électeurs de gauche à nous rejoindre dans ce combat : Électeurs socialistes qui ont voulu faire barrage à Marine Le Pen en votant Emmanuel Macron ; Électeurs socialistes qui ont voulu soutenir la démarche originale et courageuse, que je salue, de Benoît Hamon ; Électeurs socialistes enfin qui ont espéré mettre un candidat se réclamant de la gauche au deuxième tour en soutenant Jean-Luc Mélenchon. A tous, je leur dis : aucun choix politique à gauche ne sera possible si Marine Le Pen gagne la présidentielle.

Les socialistes répondent toujours présents quand la France est alarmée, déboussolée et bousculée, quand le tourbillon tragique de l’Histoire s’enclenche à nouveau.

Le Parti socialiste a toujours été l’ardent défenseur de la République. Il l’a maintes fois démontré, jusque dans le cœur de la nuit de l’Occupation. Le Parti socialiste a toujours défendu le principe du barrage républicain. Nous sommes inconditionnellement pour la défaite du Front national, parce que nous sommes inconditionnellement pour la sauvegarde de la République.

Disant cela, j’appelle tous les militants socialistes, dont je salue l’engagement courageux dans cette campagne présidentielle, à redoubler d’efforts, partout, sur tous les territoires, sans relâche ni arrière-pensée, pour repousser le Front national et défendre ensemble les valeurs qui nous unissent indéfectiblement à la République.

Il ne s’agit pas ici simplement d’un appel solennel ou d’une déclaration sans lendemain. Il nous revient de porter ce message sur le terrain, auprès de tous nos concitoyens au moment même où de nombreuses forces politiques seront dans l’incertitude ou le retrait, voire la précaution.

Ainsi, nous allons nous lancer pour faire triompher la République le 7 mai prochain. Dans quelques heures, un tract sera publié à 4 millions d’exemplaires, plusieurs centaines de milliers d’affiches seront imprimées et placardées partout en France, des milliers de porte à porte et des centaines de réunions seront organisées par nos élus et militants tout au long des deux prochaines semaines.

Car il est hors de question de laisser la France perdre son âme. Car, c’est de cela qu’il s’agit : de l’âme de notre pays, du sens de la France.

Puis, viendront d’autres échéances. Nous refusons de les évoquer à présent tant que ne sera pas écarté le danger imminent.

Dans l’époque qui vient, l’avenir appartient à ceux qui sauront conjuguer la cohérence, la cohésion et la confrontation avec les nationalistes. C’est ainsi, la bataille de France vient de débuter. Elle sera longue. Le Parti socialiste y jouera tout son rôle et il sera à sa place : la première.

 


Jean-Christophe Cambadélis : « Il est hors de… par PartiSocialiste

20 Avr

Commentaires fermés sur L’invité de « C à Vous » sur France 5

L’invité de « C à Vous » sur France 5

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Anne-Sophie Lapix dans l’émission « C à Vous » sur France  5.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Le patron du PS s’exprime sur Benoit Hamon – C… par C-a-vous

 

Rassemblement « Notre République » en soutient à Benoît Hamon

« Je reviens de la place de la République et il y a énormément de monde. C’est à la fois sympathique et militant. »

Mauvais sondages pour Benoît Hamon? « La plupart du temps, les sondages se trompent. Regardez Trump, le Brexit. (…) C’est le sport électoral, c’est comme ça ! Mais vous savez, on est jugés par les sondages, on n’est pas jugés par la réalité ! Donc quand on sait que dans la plupart des cas, les sondages se trompent, on s’accroche. »

Campagne présidentielle

On a très peu parlé des programmes dans cette campagne.

On a vu qu’il était difficile de poser le débat. Pourtant Benoît Hamon était très bien parti au lendemain de la primaire.

Benoît Hamon a fait un choix stratégique de campagne qui était de dire qu’il avait été élu dans la primaire, pas obligatoirement avec le Parti socialiste pour le Parti socialiste, qu’il avait réussi à drainer – ce qui était vrai – des jeunes, des nouveaux militants, des responsables associatifs et qu’il voulait garder cette veine-là dans la campagne. Donc ne pas être étouffé par un certain nombre de personnes

Meeting de Bercy: Benoît Hamon ne m’a pas proposé de prendre la parole lors de ce meeting, comme il ne l’a pas proposé à différents dirigeants du Parti socialiste ! C’est un choix que moi, je respecte ! Mais je crois que j’ai fait plus de médias que je n’en avais jamais faits dans cette campagne ! Donc j’y ai participé très fortement ! Et je suis en meeting demain à Goussainville.

J’ai fait beaucoup de médias dans cette campagne pour défendre la candidature de Benoît Hamon.

Ceux qui ont parrainé Emmanuel Macron sont en dehors du Parti socialiste. Ceux qui appellent à voter pour lui sont devant  la Commission nationale des conflits

Accord EELV : « Je ne comprends Danielle Auroi ! C’est un accord qu’on a passé avec les écologistes, il a été signé par monsieur Jadot et Cécile Duflot. Donc qu’elle s’en prenne aux responsables écologistes ! Pas à nous ! Nous, nous n’y pouvons rien ! Nous avons fait cette proposition, ils l’ont acceptée, je ne vais pas revenir sur une proposition acceptée par les écologistes ! (…) Ils ont trouvé ça très intéressant pour eux parce qu’ils penseraient qu’ils feraient plus de voix dans ces circonscriptions puisqu’ils seraient soutenus par le Parti socialiste, et que les autres seraient avec Emmanuel Macron. Je ne comprends pas cette polémique !

Cette présidentielle  est tellement atypique qu’on ne peut en tirer de leçon politique. Pour une raison toute simple: parce que, fondamentalement, ça se couplera avec les élections législatives. Et c’est aux élections législatives que l’on reparlera de Jean-Luc Mélenchon et du nombre de députés qu’il aura.

J’essaie de rassembler, bon an mal an, tout le monde parce que je ne veux pas de cohabitation avec la droite, je ne veux pas que ces élections se terminent en fin de compte par la victoire posthume de Monsieur Fillon, même s’il a été battu au premier tour.

Percée de Jean-Luc Mélenchon : « Jean-Luc Mélenchon était plutôt pour le peuple contre la gauche. Aujourd’hui il réintroduit la gauche dans son discours. (…) Le mouvement de Mélenchon c’est Mélenchon. Il n’y a pas de courant. Son mouvement s’incarne dans une seule personne. »

Front national :  » Je sonne l’alarme sur le danger Front national. Je suis clairement contre la droite et l’extrême droite.

Tous ceux qui sont sur l’orientation de rompre avec l’Europe seront à terme dans une situation difficile parce que les Français ne veulent pas sortir de l’Europe et ne veulent pas sortir de l’euro et ils ont raison. Aujourd’hui dans la mondialisation, c’est une nécessité avec une réorientation évidente de l’Europe, c’est une nécessité de garder l’Europe et l’euro.

L’identité, l’insécurité, l’immigration les 3 i. C’est le grand classique de l’extrême droite française comme de l’extrême droite de l’Europe. Marine Le Pen revient à ses fondamentaux car elle sent que la situation n’est pas aussi simple qu’elle le pensait. Elle est obligée de revenir à Jean-Marie. »

 

22 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Mardi Politique sur France 24 et RFI

L’invité de Mardi Politique sur France 24 et RFI

par

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Roselyne Febvre et Véronique Rigolet dans Mardi Politique sur France 24 avec RFI.

 

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire… par rfi

 

Décès d’Henri Emmanuelli

C’était un personnage de conviction, très chaleureux et respectueux. Il y avait une forme d’élégance chez lui, même dans les désaccords.

 

Démission de Bruno Le Roux

Je respecte sa décision. Il était difficile de se maintenir dans une situation ou d’autres ne démissionnent pas.

Je ne veux pas qu’au nom d’une transparence nécessaire, le parlementaire soit réduit dans ses capacités de contrôle vis à vis de l’exécutif.

Moi je n’embauche ni mes enfants, ni des membres de ma famille.

 

Le quinquennat a été compliqué et difficile pour des raisons économiques et sociales pas pour des changements de Ministères.

Le grand débat

J’ai été un peu surpris que personne n’ait mis l’affaire François Fillon ou Marine Le Pen a l’ordre du jour. Les journalistes auraient pu le faire. Mais pour une fois que l’on pouvait parler des programmes, personne n’a voulu entrer dans un tunnel de 20mn sur les affaires.

Campagne présidentielle

Il n’y a plus de projet, plus de programme seul compte le barrage au Front national. Nous stérilisons la campagne présidentielle. On ne peut pas dire aux Français que l’unique  bataille c’est de faire barrage au FN.

Que ce soit François Fillon, Emmanuel Macron ou Benoît Hamon il ne sera pas élu pour ce qu’il Dit mais parce qu’il faut faire barrage à Marine Le Pen.

Il n’y a pas d’hémorragie socialiste vers Emmanuel Macron, mais des inquiets face à la montée du Front National. Mais il faut être très prudents: que ce soit Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron et même Jean-Luc Mélenchon  je voterai toujours un candidat démocrate face au Front national.

Nous sommes dans une élection présidentielle rocambolesque. Il faut se battre jusqu’au bout, tout est encore possible.

 

07 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Michel Grossiord dans L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Les Echos et Radio Classique

L’invité de Michel Grossiord dans L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Les Echos et Radio Classique

par

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de L’Épreuve de vérité sur Public Sénat en partenariat avec AFP, Radio Classique et Les Echos.

Retrouvez ci-dessous le replay de l’émission ainsi que ses principales déclarations:


Invité : Jean-Christophe Cambadelis – L’épreuve… par publicsenat

 

Sur le Front National 

Les idées du FN ont pénétré très largement la société française. Quelque soit la personne élue le mal est fait.

Marine Le Pen s’installe définitivement dans le paysage politique et pèsera de tout son poids dans les législatives. (…) Il y a un risque, il faut le conjurer et pour cela il faut revenir au débat et non pas être dans la séquence que nous vivons en ce moment autour des affaires

Je tire un bilan très négatif de notre combat contre le Front National. La gauche collectivement n’a pas pu ou su réduire le Front National à cause de ses divisions et de son projet progressiste qui  n’est plus efficace dans le bilan présent

Sur l’affaire Fillon

Si vous mentez à la HAPTVP comment peut on vous faire confiance après ? François Fillon a voulu que l’attitude prenne le pas sur ses turpitudes.

La droite existe en France, elle a une force, une représentation et cette droite là ne veut pas de la gauche sous toutes ses formes.C’est pour cela que je suis inquiet. Quel sera le réflexe de cette droite et de Monsieur Fillon si Marine Le Pen est au 2nd tour de l’élection présidentielle et que lui n’y est pas? Je lui demande de nous dire si en cas d’élimination il appellerait à voter pour un candidat républicain. Le ni-ni c’est quand même une théorie qui existe.

Conférence de presse d’Alain Juppé: C’est une réaction d’un homme d’Etat éconduit.

Nicolas Sarkozy ne changera jamais. Il veut toujours être le grand ordonnateur de la droite.

La droite n’a jamais cessée d’être une menace.

Campagne de Benoît Hamon

Nous sommes dans la plaine et allons aborder les premières falaises de l’Alpe d’huez

Benoît Hamon est passé de 6% à 16% dans les sondages. C’est un saut considérable.  Il rentre dans le cœur de sa campagne mais c’est difficile car il ne peut pas installer son jeu. Les Français commencent à être exaspérés qu’on ne parle pas d’eux et de la France.

Il y  a comme toujours chez les socialistes le fait que l’on veut l’emporter et qu’on est nombreux à suggérer. Moi je dis à tout le monde de garder ses nerfs.  Il y a une présidentielle et des législatives. Il faut se concentrer sur l’ensemble. Faire des propositions au candidat, ce n’est pas inutile. Chercher à le déstabiliser, ça me semble inutile.

Il faut maintenant que Benoît Hamon soit le candidat de toutes les gauches et de tous les écologistes. Il faut qu’il ouvre les bras, qu’il parle à tout le monde et qu’il rassemble.

Benoît Hamon se réinsère aujourd’hui dans la campagne présidentielle en précisant son projet sur le revenu universel.

Accord Hamon/Jadot 

Je pose aux Verts la question de la réciprocité: on ne peut pas faire d’accord avec le PS et s’allier également avec le Front de gauche face aux candidats socialistes.

Ralliement à Macron?

Je dis à tout le monde: gardez votre sang-froid. Il faut prendre le temps que la campagne s’installe.

Pour battre Marine Le Pen il faut une dynamique populaire et il ne faut pas de pipolisation. Il faut un ensemble avec des propositions qui mobilisent le peuple.

Soutiens de socialistes à Macron

Je n’ai pas exclu les frondeurs qui étaient favorables au dépôt d’une motion de censure contre leur propre gouvernement.

A chaque fois, je fixe des limites, tout en comprenant les réflexions, les interrogations. Je ne suis pas un épurateur, mais un rassembleur.

Si Gérard Collomb pense surmonter les blocages en faisant une majorité autour d’Emmanuel Macron de Robert Hue à Alain Madelin ça me semble un peu large!

Sur l’interview de Claude Bartolone au Monde

Je sais que Claude Bartolone est tarabusté par la montée du FN.

Le PS ne doit être ni le partenaire junior d’Emmanuel Macron ni le partenaire sénior de Jean-Luc Mélenchon. Le PS doit être incontournable dans la victoire comme dans la défaite.

Sang-froid et responsabilité. Le Parti socialiste sera totalement nécessaire a notre démocratie dans la période qui s’ouvre.

Congrès du PS? 

Je vous donne rendez-vous le 18 juin, non pas pour lancer un appel mais pour discuter de cette importante question.

Des socialistes peuvent avoir des états d’âmes mais ils restent attachés au Parti socialiste.