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26 Fév

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L’invité de Francis Letellier dans Dimanche en politique sur France 3

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce dimanche 26 février 2017, aux questions de Francis Letellier dans « Dimanche en politique » sur France 3.

 

Pour visionner le replay de l’émission:


Jean-Christophe Cambadélis : « Emmanuel Macron pense que Fillon a perdu »

20 Fév

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L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Caroline Roux dans « Les 4 vérités » sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


4 Vérités – Présidentielle : Hamon et Mélenchon… par francetvinfo

 

Gauche

Face à la droite et à l’extrême-droite, nous sommes condamnés à nous entendre, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon. Tout le monde sait très bien et tout le monde comprend très bien que dans les conditions actuelles, nous sommes éliminés du second tour. Donc il faut que le mouvement se fasse autour d’un candidat.

Le problème n’est pas ce que pense Jean-Luc Mélenchon mais la nécessité de réconcilier la gauche sur un axe un peu plus à gauche, sur la réhabilitation du bilan et une crédibilité assumée.

Quand vous ne pouvez pas vous mettre d’accord au sommet, quand vous ne pouvez pas vous mettre d’accord entre les appareils, il faut créer de la dynamique pour que ce soit les électeurs qui tranchent. Par exemple aujourd’hui, les électeurs qui sont autour de Jean-Luc Mélenchon voient bien que l’efficacité commande de se rassembler autour de Benoît Hamon; et faire en sorte que celui-ci puisse engager sa dynamique. Quels sont les désaccords avec Jean-Luc Mélenchon ? Ils sont minimes au regard de l’enjeu de la présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon n’avait pas prévu l’arrivée de Benoît Hamon. Il est gêné par cette nouvelle donne, d’autant que Benoît Hamon peut tout à fait s’entendre avec Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

La dynamique est en place autour de Benoît Hamon. Les discussions se poursuivront.

Si Benoît Hamon gagne l’élection présidentielle, toutes les gauches seraient représentées dans son gouvernement. Ça vaut le coup de discuter !

Sur Emmanuel Macron

Emmanuel Macron va parfois plus vite que la musique et ne prend pas en compte la situation, les difficultés.  À force d’être ni de gauche ni de droite il est nulle part.

Sur François Fillon

Les Français hésiteraient à voter pour François Fillon s’il était face à Marine Le Pen au 2e tour de l’élection présidentielle. Il prend une grande responsabilité pour la droite et pour la France en se maintenant candidat à la présidentielle.

Je pense que Marine Le Pen est en dynamique et je crois qu’on aurait tort de ne pas penser qu’elle puisse gagner l’élection présidentielle. Je dis cela depuis des mois et des mois, mais aujourd’hui on commence à s’en apercevoir. Et je pense qu’il faut des candidats qui soient capables de créer une dynamique face à elle. C’est pour ça que je pense que quelqu’un comme Benoît Hamon est plus à même de rassembler le pays que beaucoup d’autres.

14 Fév

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L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info:

 


Pour Jean-Christophe Cambadélis, « l’inventivité… par franceinfo

 

Depuis 2005 la situation est très difficile car une stigmatisation des banlieues s’est développée. Vous ne pouvez pas prendre la manière dont on regarde les banlieues indépendamment de la situation politique, de la montée de l’identitaire dans la vie politique et quelque part de cette stigmatisation des banlieues.

On est dans le vieux monde. On ne comprend pas ce que veulent les jeunes dans les banlieues. L’erreur de tout le monde, c’est de proposer aux banlieues les services publics, alors que les jeunes veulent innover par eux-mêmes

On est dans la nécessité que les services publics soient présents évidemment. On est dans « il faut que ce ne soient pas des zones de non-droit » : absolument. Mais ce n’est pas ça, le fond. Le fond, c’est qu’ils se sentent totalement exclus et ils ne peuvent pas accéder à la société telle qu’elle est aujourd’hui.

Dans les banlieues il y a une inventivité, une énergie considérable qui n’est pas prise en compte.

J’appelle tous les responsables politiques à ne pas instrumentaliser la situation. Ils auraient tort.

Marine Le Pen stigmatise. Elle crée une situation de grand désordre. (…) Il y a un vrai malaise qui n’est pas que sécuritaire.

Election présidentielle de 2017 / gauche

Jean-Luc Mélenchon a tort. Si la gauche est fragmentée, c’est Marine Le Pen qui gagne. (…)

Jean-Luc Mélenchon a son 1/4 d’heure chasseur de têtes. Jean-Luc Mélenchon dit que Benoît Hamon a été porté par une vague qui venait de lui. Mais je constate qu’il ne veut pas la prendre et qu’il reste sur son rocher. Il ne peut pas rester sur l’Aventin en disant il y a quelques têtes qui ne me plaisent pas. C’est de quel niveau politique ça ?

Il faut avoir un petit peu le sens unitaire de la gauche vue la situation.

Je ne dis pas « dégage » comme Jean-Luc Mélenchon mais « discutons ».

Benoît Hamon a été élu contrairement à Jean-Luc Mélenchon. La primaire a eu lieu et a été un succès.

Affaire Fillon

Il va falloir que le parti Les Républicains tranche vite parce qu’aujourd’hui il n’y a pas de débat possible, parce que tout le monde ne parle que de l’affaire Fillon. Soit il reste, soit ils le changent mais c’est terminé.

Je dis: le feuilleton Fillon ça suffit ! Il y a une présidentielle ! Et pendant ce temps-là tranquillement, tout doucement, dans le silence le plus absolu, le Front national progresse. Personne ne peut installer un vrai débat donc il faut lever l’hypothèque Fillon : il reste ou il s’en va, mais ça ne dure pas.

Sur Emmanuel Macron

Nous avons un désaccord avec Gérard Collomb sur le candidat à la présidentielle. S’il parraine Emmanuel Macron il sera en dehors du PS. Gérard Collomb est un ami, on pourra toujours de retrouver plus tard. Tout le monde comprend qu’on ne peut pas être joueur du PSG et jouer pour Monaco.

Gérard Collomb a été cohérent: il est parti avant la primaire.

Je voudrai éclairer le tapis. Je veux dire où il est ? A un moment donné c’est quand même difficile de poser un débat politique sur les uns qui obscurcissent le débat, les autres qui se dérobent du débat.

08 Fév

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L’invité de « Questions d’info » sur LCP en partenariat avec AFP, Le Monde et France Info

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Questions d’info sur LCP en partenariat avec AFP, Le Monde et France Info.

Il répondait aux questions de Frédéric Haziza, Frédéric Dumoulin, Françoise Fressoz et Yaël Goosz.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

 

Agression de Théo à Aulnay

« Le président de la République a eu parfaitement raison de se rendre à son chevet, c’est un acte fort ».

Affaire François Fillon

« Quand on s’excuse, c’est qu’on a commis une faute. Donc il a commis une faute. (…) Je ne voudrais pas être cruel, mais imagine-t-on le Général de Gaulle conseiller rémunéré de multinationales ?

Il faut voir quand même que le candidat à l’élection présidentielle doit incarner l’intérêt général et qu’à partir du moment où vous avez cet intérêt particulier et cette liaison avec de nombreuses multinationales, vous allez avoir du mal à incarner l’intérêt national.

Fillon a un rapport assez bizarre à l’argent. Les questions d’argent sont des questions importantes pour lui. (…) Je pense que l’attaque de M. Bayrou est juste.

Nous sommes dans un climat qui ressemble à ce qui s’est passé aux Etats-Unis. On n’a pas vu la personnalité de Donald Trump, on a vu le rejet d’une représentation politique qui semblait éloignée des intérêts des Américains liée à la finance. Tout ça crée un climat de suspicion dans lequel le Front national se propulse et se construit. (…) Je n’annonce pas la victoire de Marine Le Pen, je crois qu’on peut se rassembler pour la battre. »

Election présidentielle

« L’équation de Benoît Hamon, à savoir un avenir pour tous et une préoccupation du quotidien, est une équation gagnante.

Cécile Duflot revient sur ses errements, c’est une bonne chose. Elle revient à l’unité. Toute personne qui revient à l’unité, pour moi, c’est positif.

Emmanuel Macron profite d’une situation incertaine et pour bien en profiter il ne veut pas se définir. Emmanuel Macron ne dit rien. Cette absence de définition cache telle quelque chose?

Notre stratégie est très simple : c’est mettre Hamon au deuxième tour.

Si les parlementaires signent le parrainage à Emmanuel Macron ils ne seront plus socialistes.

Avec Gérard Collomb nous ne partageons pas le même choix à la présidentielle, ce qui ne veut pas dire qu’on ne se retrouvera pas. »

Front national

«Le Front national est facteur de désordre : désordre avec nos partenaires en Europe, désordre dans le pays. (…) Le point de faiblesse de Marine Le Pen c’est qu’elle insécurise la France, et qu’elle ne protège pas les Français.

Le parti du désordre, parfois même de l’affrontement social dans notre pays, c’est le Front national.»

07 Fév

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L’invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin dans « Bourdin Direct » sur BFM TV et RMC.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que  ses principales déclarations:

 

Sur François Fillon

« François Fillon a dit à son camp, la droite, j’ai  commis une faute mais vous n’avez pas le choix. À partir du moment où Alain Juppé a dit qu’il n’irait pas, François Fillon a pris en otage son propre camp. (…) Je ne veux pas l’abattre mais le combattre car son programme est épouvantable pour les salariés.

François Fillon s’est présenté comme l’homme honnête dans sa campagne. Quand je vois son rapport à l’argent je suis un peu dubitatif. Il a décidé de rester mais nous verrons dans quelques semaines s’il a eu raison ou pas. »
Les Français jugeront

Sur Emmanuel Macron
«  Emmanuel Macron n’est pas un gourou  mais je suis inquiet car il ne veut pas dévoiler son programme. Qu’est-ce qu’il cache? Depuis juillet, on nous dit que c’est la ‘semaine prochaine’. Est-ce qu’il y a quelque chose qui n’est pas avouable? Emmanuel Macron ne veut pas se définir et ça commence à poser problème. En attendant c’est un peu creux. (…) Je ne peux pas discuter avec Emmanuel Macron, je ne sais pas ce qu’il veut ! ‘La présidentielle c’est moi’ c’est un peu court quand même !

Ceux qui mandateront Macron ne seront plus au Parti socialiste. Comme ceux qui auraient voté la motion de censure ne pouvaient plus l’être. »

Sur Benoît Hamon

« Le bilan du quinquennat est globalement positif. (…) Benoit Hamon doit défendre ce qu’il estime bon dans le bilan de François Hollande.
Benoit Hamon n’est pas candidat sur un bilan mais pour un avenir. Nous avons un candidat qui rassemble. Il n’y a pas d’explosion du Parti socialiste.

Jean-Luc Mélenchon veut-il rester à 10% dans son splendide isolement ou participer à une action de redressement ?

Benoît Hamon a une personnalité solide et incarne le renouveau. (…) Il fait revenir à la politique une génération. Les jeunes. Et cela est très important. (…) Il y a un intérêt pour la vie quotidienne des Français chez Benoît Hamon qu’on ne voit pas chez les autres candidats.

Les Français se diront : avec Benoît Hamon on a du renouveau et en même temps on a la solidité du Parti socialiste. »

05 Fév

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Discours de Jean-Christophe Cambadélis lors de la convention d’investiture de Benoît Hamon – dimanche 5 février 2017

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Retrouvez le discours de Jean-Christophe Cambadélis lors de la Convention nationale d’investiture du candidat à l’élection pésidentielle: Benoît Hamon :


Discours de Jean-Christophe Cambadélis à la… par PartiSocialiste


Crédit photos: Mathieu Delmestre

25 Jan

Commentaires fermés sur Lettre de Jean-Christophe Cambadélis aux candidats à la primaire de la Belle alliance populaire

Lettre de Jean-Christophe Cambadélis aux candidats à la primaire de la Belle alliance populaire

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Retrouvez ci-dessous la lettre de Jean-Christophe Cambadélis envoyée ce jour aux candidats à la primaire de la Belle alliance populaire :

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Paris, le 25 janvier 2017

 

 

 

A l’attention de Manuel Valls et Benoît Hamon

 

Mon cher Manuel, Mon cher Benoît,

Nul ne peut l’ignorer. Nous sommes confrontés à une offensive qui va au delà de l’élection présidentielle.

Ce qui est en jeu ce n’est pas seulement le Parti socialiste. C’est la gauche que l’on veut fractionner, pour mieux fracturer le modèle social. Voire pire, imposer le national populisme fort du précédent Donald Trump.

Le premier tour de la primaire fut un succès, ce qui a évidemment contrarié ceux qui s’attendaient ou attendaient une déroute en terme de participation.

Le déchaînement qui s’en est suivi, indique les difficultés qui attendent l’un d’entre vous.

Dans ce moment incertain, l’unité est notre bien. Benoît tu as déclaré que « tu ne te trompais pas d’ennemis : François Fillon et Marine Le Pen ». Manuel, tu as déclaré que « tu n’avais pas d’ennemis dans ta famille politique ».

Je n’ignore rien de ce qui se dit sur les réseaux sociaux au sujet de Manuel ou ce qui fut dit ici ou là pour Benoît. Mais je veux retenir votre double attitude qui, si elle est ferme sur les idées, n’oublie pas qu’il y aura un lendemain.

Le Parti socialiste se tiendra au côté du vainqueur qui aura la lourde charge de conduire la bataille présidentielle.

Le Parti socialiste sera facteur d’unité en toute occasion. Nous ferons tout pour rassembler. Nous ferons tout pour battre la droite et l’extrême droite.

Nous ferons tout collectivement pour que notre histoire, notre culture, nos succès gouvernementaux depuis un siècle soient source de victoires et de combats renouvelés.

Voilà pourquoi après avoir été officiellement saisi, je voulais vous présenter des mots d’apaisement. Même si je perçois un débat de fond qui est loin d’être médiocre sur l’Europe, le travail, la laïcité et bien d’autres choses.

Je n’ai jamais cru à l’impossibilité de l’unité – au regard des enjeux – dans cette élection présidentielle. La gauche est plurielle. La difficulté du redressement de la France après le bilan catastrophique de la droite a aiguisé les divergences. La dureté du monde qui vient où le national populisme a sa dynamique nécessite sang-froid et homme d’Etat. Les crises de la société où la précarité galope obligent à penser différemment. Je ne doute pas que vous serez à la hauteur de ces enjeux.

Voilà pourquoi je vous souhaite tout à la fois un bon débat et un grand rassemblement.

Amitiés socialistes,

 

Jean-Christophe Cambadélis

 

24 Jan

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Votons dimanche prochain pour faire gagner la gauche !

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J’appelle les électeurs socialistes, écologistes, radicaux et démocrates à voter massivement dimanche prochain lors du second tour de la primaire de la Belle alliance populaire.

Le premier tour fut un succès en termes de participation. Et ce simple fait a déchaîné les passions de tous ceux qui avaient parié sur l’échec du scrutin.

Une participation massive au second tour est utile pour désigner notre candidat pour gagner l’élection présidentielle. Car c’est de cela dont il s’agit et c’est possible. Pour cela notre candidat doit être au second tour. Notre candidat doit pouvoir battre François Fillon et Marine Le Pen. Il faut donc lui donner de la force et la plus grande légitimité dimanche prochain.

22 Jan

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Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis – 1er tour des primaires citoyennes

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Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis par PartiSocialiste

 

Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis

Dimanche 22 janvier 2017

Seul le prononcé fait foi

 

Mesdames, Messieurs, Cher-es ami-es de gauche,

 

Un grand merci !

 

Vous êtes venus par centaines de milliers participer à la primaire de la Belle Alliance Populaire.

Vous êtes venus malgré la campagne incroyable, inlassable contre le scrutin.

Vous êtes venus malgré l’idée distillée que c’était inutile.

Vous êtes venus malgré les discours des concurrents pour vous dire que la solution c’était eux, en tout cas, pas la Belle Alliance.

Vous êtes non seulement venus mais plusieurs dizaines de milliers, voire 150 000 d’entre vous non adhérents, ont décidé d’aller plus loin en se déclarant partenaires de la Belle Alliance Populaire.

 

Merci pour votre résistance à l’air du temps.

Merci pour votre enthousiasme, pour ce nouveau temps.

Merci aux bénévoles de la primaire qui non seulement ont tenu bon, mais ont tenu les bureaux de vote. Sans vous, rien n’aurait été possible.

 

Je salue tous les candidats qui ont fait honneur à la primaire en défendant leurs idées avec sincérité et respect. Nous avons réussi ce premier tour de la primaire.

Les résultats seront annoncés par la Haute Autorité mais ils sont dans l’épure que nous avons fixé.

 

Dans ce monde fait d’incertitudes et de danger, les forces de gauche démocrates, radicales, écologistes, socialistes, citoyennes, syndicales ou associatives forment un ensemble stable et durable dans une Belle Alliance. C’est le sens de ce premier tour.

 

Face à la droite de Monsieur Fillon, empêtrée dans sa révolution conservatrice qui veut mettre à terre notre modèle social.

Face à une extrême droite que la classe médiatique sous-estime et qui progresse dans l’ombre, encouragée par le Brexit et la victoire de Donald Trump.

Face à la fragmentation, aux rancœurs et à la tentation du fatalisme, ensemble, nous démontrons une voie possible pour l’avenir et réussir la France de demain.

Je suis persuadé que l’exercice démocratique de ce jour tiendra la gauche debout.

Je suis persuadé qu’un nouvel alliage est en train de naître, scellé par le vote du jour.  Et je suis persuadé que l’élection présidentielle n’est jouée pour personne.

La France doute. Les Français regardent. Ils n’ont pas encore fait leur choix.

Dans ce moment du monde, de l’Europe et de la France, la gauche est l’avenir.

Je vous invite, toutes et tous à participer massivement au deuxième tour de la primaire.

Merci.

22 Jan

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« On sonne le glas du PS trop tôt », mon interview au Parisien

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Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

On a dit que la primaire de la Belle Alliance avait été calibrée sur mesure pour François Hollande. Ne regrettez-vous pas, maintenant qu’il a renoncé, de l’avoir organisée ?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADELIS : « Je regrette que Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, le Parti communiste et les écologistes aient refusé d’y participer. On a donc fait une primaire de la Belle Alliance Populaire (BAP).

Après le renoncement de François Hollande, n’aurait-il pas été préférable de retarder son calendrier?

Non. Cette primaire a été bâtie pour l’unité, pas pour François Hollande. En août dernier, Arnaud Montebourg s’interrogeait s’il passerait par la primaire. La gauche du PS faisait elle valoir que s’il n’y avait pas un tel scrutin, elle réunirait cinq cents parrainages pour présenter son candidat. Emmanuel Macron venait de prendre son envol. Jean-Luc Mélenchon était déjà parti. Des écologistes faisaient de même. En l’absence de primaire, les socialistes se seraient trouvés privés de tout levier pour rassembler et battre la droite ou l’extrême droite Finalement, ce scrutin arrive au bon moment, alors que le pays hésite. Et ceux qui sont partis tôt s’essoufflent.

Que pensez-vous du fait que François Hollande ait décidé de ne pas prendre parti dès le premier tour ?

A partir du moment où il n’est pas candidat, il est normal que le président ne se mêle pas des jeux subalternes des partis politiques.

Le fera-t-il à l’issue du second tour ?

C’est à lui de choisir son moment. Mais je serai très étonné, compte-tenu des dangers qu’il a pointés lors de ses vœux, que le président n’intervienne pas dans les débats qui vont concerner la France.

Dimanche dernier, le chef de l’Etat était au théâtre au moment où les candidats débattaient. Cela vous-a-t-il choqué ?

Le président a le droit d’aller au théâtre ! Je ne suis pas persuadé qu’il ait besoin des débats pour se faire une opinion sur des candidats qui, pour la plupart d’entre-eux, étaient ses ministres ou son Premier ministre.

A partir de quel niveau de participation cette primaire sera-t-elle réussie ?

J’estime qu’entre 1,5 et 2 millions nous aurons atteint notre objectif.

Dans les rangs même de votre parti certains doutent que des gens qui n’ont pas réussi à travailler ensemble au gouvernement puissent se ranger derrière le vainqueur…

Les enjeux de cette présidentielle vont transcender les clivages de personnalités. Pendant que la classe médiatique n’a d’yeux que pour Emmanuel Macron, le malheur arrive par Marine Le Pen. Car ce qu’on ne veut pas voir, c’est qu’elle a repris sa marche. On ne veut voir qu’un Macron meilleur troisième. Alors qu’elle est en tête, forte du précédent Trump, du Brexit et du soutien à peine voilé de Poutine.  J’ai de grandes inquiétudes quant à la suite. Si elle n’est pas éliminée au premier tour, je crains tout au second.

Des partisans de certaines écuries disent déjà qu’ils ne s’imaginent pas faire campagne pour le représentant d’une ligne très à gauche. Comment allez vous les gérer ?

J’ai entendu ce type de réaction à chaque primaire, depuis celle entre Lionel Jospin et Henri Emmanuelli en 1995. Il est évident que le gagnant devra faire des gestes pour rassembler et ne pas s’inspirer de ce qu’à fait Fillon qui a littéralement éliminé et les juppéistes et les sarkozystes.

Une dynamique semble pourtant porter Emmanuel Macron…

Il est coincé. Il ne veut pas des socialistes pour conserver des soutiens à droite. Or il ne peut pas accéder au second tour sans la gauche, et sans les socialistes. Pour lui, comme hier François Bayrou, il est plus difficile de passer à 25% que de 15% à 18%. Le candidat désigné par la primaire va lui engager sa dynamique, il rassemblera. Je note chez Emmanuel Macron une certaine fébrilité face à la primaire. Sa volonté de fermer la porte à tout accord avec le PS me semble être une grosse faute. Il divise les progressistes qu’il dit vouloir rassembler. Enfin, il a compris que sa déclaration de vouloir désigner lui-même les 577 candidats faisait un peu Berlusconi.  On voit bien que pour lui au delà du sucre des sondages les difficultés commencent.

Vous en avez parlé avec lui ?

Il y a très longtemps. Je lui ai toujours dit qu’il pouvait être un élément complémentaire voire décisif pour faire gagner la gauche, mais qu’il ne pouvait pas se substituer à elle. On ne se substitue pas à la gauche avec les voix de la droite.

Les socialistes qui vont le rallier seront-ils sanctionnés ?

Ceux qui veulent faire battre le PS ne peuvent se réclamer de lui. On ne peut pas être dans l’équipe du PSG et jouer pour Monaco !

Seront-ils exclus ?

Ils ne pourront plus représenter le parti dans les élections à venir s’ils donnent leur signature ou s’ils font campagne pour une autre formation.

Mais si le soutien de personnalités du parti se confirmait, comme Ségolène Royal par exemple, que ferez-vous ?

Il n’y aura pas de sanctions pour les petits et pas pour les grands ! Cela s’appliquera à tout le monde.

Vous retireriez la carte du parti de Ségolène Royal par exemple?

Je n’y crois pas. Elle votera à la primaire pourtant redoutée par Emmanuel Macron.

Est-ce que le PS et Macron sont irréconciliables ?

Si Macron est de gauche, non. S’il est de droite, assurément !

Vous avez des craintes pour l’avenir du PS ?

Le PS existera après la présidentielle. Ce n’est pas un score électoral qui fait l’avenir définitif d’un parti. Sinon nous aurions disparu en 2002. Cela peut l’handicaper. Cela peut même lui permettre de se renouveler. Et comme je crois qu’il y a une possibilité d’emporter cette présidentielle ou de bien y figurer, je ne suis pas inquiet.

Mais les adhésions sont en berne…

Dans la campagne, les adhésions au projet de la BAP seront massives. Faire adhérer comme le fait Macron, c’est-à-dire un clic égal à une adhésion, c’est à notre portée ! Je trouve qu’on sonne le glas du PS trop tôt. Un parti ne disparaît pas comme cela. Il peut se disloquer. Mais s’il reste uni, il a toujours des chances de se ressourcer.

Comment ?

Je suis pour la métamorphose du PS. Il faut qu’il soit plus inclusif : impliquer beaucoup plus les adhérents, les électeurs d’un jour. Et puis à l’époque du tripartisme, le problème n’est pas de rassembler la gauche au second tour, mais d’y être. Il faut créer les conditions d’une fédération des gauches pour le faire.

D’après vous, François Hollande a-t-il été plus gêné par Macron que par Valls ?

Nous n’en avons pas parlé ensemble. Si je juge politiquement, celui qui lui a compliqué le plus la tâche est celui qui a cherché son impeachment, c’est-à-dire Emmanuel Macron. Cette échappée, dont je ne sais pas si elle sera belle, a dû le contrarier. Mais  il a dû être très peiné de voir Arnaud Montebourg quitter le gouvernement avec Benoît Hamon, Christiane Taubira plus tard. Sans parler des députés qui l’ont attaqué avec une rare violence. Chacun a peut-être mis sa pierre dans son jardin des supplices.

Propos recueillis par Ava Djamshidi et Philippe Martinat