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06 Avr

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Génocide rwandais : la France n’est pas un Etat criminel

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logops160Le Parti socialiste dénonce les propos du président rwandais qui attribue à nouveau un rôle direct de la France dans le génocide de 1994. Ces propos provocateurs, à l’occasion du vingtième anniversaire de cette tragédie, sont un frein à la réconciliation et à la normalisation des relations entre les deux pays alors que le Rwanda a besoin de se reconstruire.

La France a fait toute la lumière sur les responsabilités des uns et des autres dans les événements de 1994 qui ont faits 800 000 victimes, principalement tutsi.

Le Président Kagamé par ses propos met de la confusion là où on a besoin de clarté. Il se déshonore en salissant l’honneur de la France et de la Belgique.

La France ne participera donc pas aux cérémonies à la mémoire des victimes, mais elle ne se laissera pas traîner dans la boue par le mensonge.

En revanche, parce qu’elle est fidèle aux valeurs de la solidarité internationale, elle demeure au côté des peuples pour le développement.

07 Avr

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Génocide au Rwanda: il faut rendre justice pour ne pas trahir la mémoire des victimes

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Entre avril et juillet 1994, dans un contexte de guerre civile, les extrémistes Hutu au pouvoir à Kigali organisaient puis mettaient en œuvre un atroce génocide qui devait conduire à la mort au moins 800.000 Rwandais.

La visite présidentielle au Rwanda en 2010 a permis, en reconnaissant « l’aveuglement » du soutien de la France au régime raciste et autoritaire d’Habyarimana, de confirmer enfin au plus haut niveau de l’État les conclusions de la mission parlementaire dirigée par Paul Quilès en 1998. Le travail historique, mémoriel et politique de connaissance et de reconnaissance de la réalité doit se poursuivre.

Au-delà, le Parti socialiste s’inquiète de l’extrême lenteur des procédures judicaires engagées en France contre des personnes suspectées d’implication dans le génocide. Si chacun doit avoir droit à un procès équitable, il est indispensable que l’instruction des dossiers soit faite dans des délais raisonnables, avec les moyens nécessaires à l’établissement de la vérité. Les cas d’Eugène Rwamucyo et de Wenceslas Munyeshyaka sont particulièrement préoccupants. La France a déjà, dans le second cas, été condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme en raison de la lenteur de la procédure. La France doit consacrer à ces instructions et à toutes celles liées à des génocides ou crimes contre l’Humanité des moyens adéquats, donc importants. Le PS demande au gouvernement que les moyens dévolus au projet de pôle spécialisé dans l’instruction des génocides et crimes contre l’Humanité au Tribunal de Grande Instance de Paris, dont l’annonce début 2010 n’a pas été suivie d’effet, soient à la hauteur des engagements pris.

Le Rwanda a lui aussi des devoirs particuliers en matière de justice et de démocratie. Pour que « plus jamais » des crimes tels que ceux de 1994 ne se réitèrent, le pouvoir rwandais doit laisser une opposition démocratique et une société civile exister et s’exprimer librement. Il doit accepter que la vérité historique et la justice soient faites pour tous les crimes.