Tag histoire

09 Mai

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Le 10 mai 1981

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Le 10 mai fut d’abord un pur moment jubilatoire. Ces moments rares où l’on sait que l’on est dans l’Histoire, en tout cas dans une histoire. A 20h, nous marchons vers la Bastille, drapeau rouge en tête. Le Figaro magazine ne manquera pas de publier cette photo: les drapeaux rouges convergent vers la Bastille ! Là, je pris la parole aux côtés de Lionel Jospin, Paul Quilès, Gaston Deferre, Michel Rocard, Pierre Juquin et bien d’autres. Tout semblait possible, François Mitterrand n’était pas encore là. C’est un moment où Valéry Giscard d’estaing tombe et François Mitterrand n’est pas encore installé. La France rêve de lendemains qui chantent. De fait partout c’est la joie, les taxis s’arrêtent pour boire du champagne, les gens sont aux fenêtres joyeux, heureux… Ils règnent dans Paris, comme dans toute la France, un sentiment léger et insouciant de libération. Le 10 mai devient une date historique. La première fois que la gauche accède au pouvoir, 45 ans après le Front populaire. Il y a 30 ans…

02 Mai

Commentaires fermés sur La mort de Oussama Ben laden marque la fin de l’ennemi numéro 1 de l’humanisme

La mort de Oussama Ben laden marque la fin de l’ennemi numéro 1 de l’humanisme

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La mort de Oussama Ben laden marque la fin de l’ennemi numéro 1 de l’humanisme. Au delà de ce qui sera dit sur son histoire, Lire la suite…

26 Avr

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Sarkozy dans les livres

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Le week-end fut beau et j’ai donc rattrapé mon retard de livres, quelques romans intéressants, mais en deçà du monde, palpitant. Je ne les citerai pas, ils furent à la mode. Je les ai déjà oubliés. Quelques livres politiques ont attiré mon attention malgré la chaleur. D’abord le Giesbert: « M. le Président ». L’homme est à la politique ce que Lacouture est à l’Histoire. Il y a du Saint-Simon chez le vrai-faux patron du Point, chez cet aristocrate du journalisme qui aimerait tant parler de lui, comme son dernier ouvrage le laisse entrevoir. Son Sarkozy est signifiant et avouons – le, signifié. Si son Mitterrand était romanesque, son Chirac pittoresque, son Sarkozy est « picaresque » et passablement agacé. Point d’histoire, juste 50 chapitres, parfois de 3 pages, comme si l’homme décrit n’était qu’une multitude de faits sans cohérence interne. Ce sont des scénettes offrant, avec brio et parfois un surplomb un peu méchant, les facettes d’un homme qui s’efface devant l’événement. Ce n’est pas un homme d’état qui est décrit mais c’est un homme dans tous ses états. Colérique, énergique, aventuriste mais sans épaisseur historique. A la fin de ce récit hachuré, on a mal au coeur, malgré le bonheur de l’écriture. Et on se dit: l’un des deux n’est pas au rendez-vous.

Le rendez-vous c’est bien le problème du deuxième livre politique. Ce fameux « off » de Michel Szafran et Nicolas Domenach livre, transgresse, sur un homme transgressif. Là, les deux compères qui furent fascinés, décrivent un ado dans le monde des grands. C’est Alice au pays des merveilles de la politique. Scènes hallucinantes, répliques confondantes, situations affligeantes, tout converge vers un « Nicolas le petit ». On est un peu interdit à la sortie devant cet homme qui agit avec la France comme avec ses amours. Le livre dit ce que Nicolas Sarkozy n’aurait pas dû dire dans le off. Ce portrait complète le premier, sans le contredire loin s’en faut.

Le troisième livre c’est « le nègre du Président » de Daniel Carton, pour l’auteur de « bien entendu c’est off » comme diraient Domenach et Szafran, le roman confirme la réalité. Dans un road movie sarkozyste, l’auteur invente le parcours, aussi vrai que les précédents, d’un « nègre » de Sarkozy plus vrai que nature. On reconnaîtra des proches éconduits et des faits vérifiés. Au total, même en ces jours de Pâques, on en sort avec l’idée que l’homme est là par obsession mais pas par conviction. Il vaudrait mieux que ces 5 années ne soient qu’une parenthèse.

Franz-Olivier Giesbert « M. le Président, scènes de la vie politique 2005-2011″, Flammarion, 286 pages, 19,90 euros
Michel Szafran et Nicolas Domenach « Off: Ce que Nicolas Sarkozy n’aurait jamais dû nous dire », Fayard, 18 euros
Le nègre du Président par Daniel Carton, Hugo et Compagnie, 15€

23 Fév

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Déclaration de Jean-Christophe Cambadélis ce soir sur BFM TV

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV. Il a notamment déclaré:

« Nous assistons au naufrage de notre diplomatie. C’est un drame national. Nicolas Sarkozy a totalement raté son rendez-vous avec l’histoire. Il est passé à côté de la révolution démocratique du monde arabo-musulman. Je ne comprends pas pourquoi nous avons tant tardé à réagir, tant tardé à s’occuper de sortir nos compatriotes. »



13 Fév

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Nicolas Sarkozy a raté son rendez-vous avec l’Histoire !

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Là où le Général de Gaulle a eu le 18 juin, Georges Pompidou les accords d’Helsinski, Valéry Giscard d’Estaing Kolwezy, François Mitterrand la crise des SS-20, la réunification allemande voir l’Euro et Jacques Chirac la guerre d’Irak, Nicolas Sarkozy a raté le rendez-vous de la liberté au Maghreb ou au Machrek. La politique arabe de la France s’est réduite au soutien aux régimes en place. Puis ce furent les soins palliatifs. Et pour épilogue, la mise sur le même plan, le coup de chapeau au geste d’Hosni Moubarak et le courage du peuple. Barack Obama, lui, du discours du Caire, point d’appui à la résistance iranienne, théorisant la démocratisation de l’intérieur contre celle exportée de George W. Bush, au soutien prudent certes, mais réel à la rue égyptienne, le Président américain s’est hissé au niveau de l’Histoire. Mieux en étant en résonance avec le peuple égyptien, il a marqué plus de points contre Al Qaida que l’intervention en Irak ou en Afghanistan. Nicolas Sarkozy ne s’est même pas adressé à son peuple, mais de quoi a t-il peur ?

14 Jan

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Ben Ali a fui ! Le peuple tunisien a gagné !

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Pour tous ceux qui ont suivi sur ce blog les événements tunisiens, l’alternative était le scenario iranien (répression hyper violente) ou le roumain (effondrement du château de cartes et fuite en hélicoptère). C’est ce dernier qui l’a emporté. Les déclarations de Ben Ali répétées et à contre-temps le laissaient présager. C’est une chute du régime. C’est la manifestation sur l’avenue Bourguiba qui a eu raison du pouvoir. Symbole incroyable, coup de pied symbolique de l’histoire pour Ben Ali qui par un coup d’état déposa Bourguiba. Maintenant que l’après Ben Ali commence plusieurs questions se posent. Stabilisation ou explosion ? Sanctuaire tunisien ou exportation au Maghreb, etc. Si le nouveau pouvoir est visiblement appuyé par l’armée, rien n’est réglé. Nous sommes dans l’intérim et évidemment une course de vitesse entre les islamistes et les laïques va commencer. Quand à l’idée que Ben Ali, jouant sur la constitution, pourrait revenir, cela relève de la nostalgie. L’après Ben Ali a commencé. Quelque soit le pays où il se pose, le peuple tunisien a gagné. Contrairement au cycle ouvert par l’Iran, ce n’est pas une révolution islamique qui a conduit à chasser un tyran mais une révolution citoyenne dans la rue. Voilà qui devrait marquer la rue arabe.

07 Jan

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François Mitterrand ou la rencontre d’un destin et d’une génération

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Lionel Jospin avait dit un jour: « Mitterrand nous a fait, autant que nous l’avons fait ». Cela n’avait pas plu. Mais c’était vrai, ce qui n’est ni le cas de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. François Mitterrand fut tout autant choisit par une génération qu’il l’a fit vivre par sa victoire. La génération d’Epinay et la suite en 1974, celle de Pierre Mauroy, Jean-Pierre Chevènement, Jean Poperen, Michel Rocard, Louis Mermaz, Louis Mexandeau, Claude Estier, Pierre Joxe, Henry Emmanuelli, Lionel Jospin, Laurent Fabius, Georges Fillioud, Daniel Percheron, Gaston Deferre, Robert Badinter, Jacques Delors, Pierre Guidoni, Jack Lang, Yvette Roudy, etc… Ils avaient choisi François Mitterrand, parfois difficilement. Mais c’est la rencontre de deux choses qui fit la victoire: celle d’un homme d’exception (même s’il n’est pas exempt de critiques) et d’une génération remarquable, forgée dans la lutte contre le gaullisme triomphant et le parti communiste dominant. C’est la rencontre des deux qui donna en partie 1981. On aurait tort d’oublier cet enseignement.

27 Déc

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90ème anniversaire du Congrès de Tours

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S’il n’est ni de sauveur suprême, ni dieu, ni César ni tribun, la semaine de Noël 1920 a pourtant vu naître le parti de ceux qui attendirent avec foi l’avènement du communiste avec la scission du congrès de Tours au cours duquel les trois quart des délégués socialistes décidèrent de suivre Cachin et Frossard et d’adhérer à la IIIe Internationale pour fonder quelques temps plus tard le Parti communiste français.

1920, ce fut le temps de l’espoir. La faillite de la IIe Internationale devant la guerre avait été réparée par les soviets et bientôt, la révolution serait sans patrie ni frontière car elle serait mondiale et que rien ne s’opposait à ce qu’elle déferle des rives de la Moscova jusqu’aux bords de la Loire en ce mois de décembre.

Mais le phénomène stalinien plaqué sur la culture du syndicalisme révolutionnaire et anarchiste français provoqua surtout une vague de froid. 1936 c’est le Front populaire, mais ce sont aussi les procès de Moscou contre les trotskystes ou tous ceux qui s’opposaient sans oublier le goulag décrit plus tard par Soljenitsyne, ingrédients du stalinisme que le PC français s’obstina longtemps à soutenir. Mais tous les camarades n’applaudirent pas au pacte avec Hitler, ils voulaient certes défendre l’URSS, mais ils n’hésitèrent jamais à mourir pour la France comme des milliers et des milliers de soldats sont morts dans les rangs de l’Armée rouge notamment à Stalingrad. Ce fut le « Parti des fusillés », mais auréolé de cette gloire, il participa activement à la reconstruction de la France, en contribuant avec les socialistes et les gaullistes à construire ce « modèle social » que la droite aujourd’hui démantèle pierre par pierre.

Cependant, le Parti communiste participa activement à la décolonisation de l’Indochine et de l’Algérie après avoir soutenu les massacres de Sétif.

Le PCF fut aveugle à la déstalinisation, il approuva Budapest. Le couple Thorez pétrifia la « culture ouvrière » dans une société bloquée et une France qui finit par s’ennuyer. Le PCF prêchait la révolution mondiale, mais pratiquait la realpolitik. Religion de masse pour des générations entières, mouvement d’éducation populaire, le communisme français fut longtemps la colonne vertébrale de la gauche, mais lui-même fut tétraplégique, incapable de condamner la répression dans l’Empire soviétique.

Il entra dans sa troisième période, après l’espoir et la glaciation, ce fut le temps de la dégénérescence alors que la gauche était justement en train de se rajeunir et qu’elle se préparait à changer la vie. De Prague à Kaboul, le bilan était « globalement positif » alors que longtemps après que Blum, Luxemburg et Kautsky eurent prophétisé l’avenir de cette illusion, le grand public découvrait les dissidents et les crimes de masse.

Je veux en profiter pour saluer ici ceux du PCF avec lesquels nous avons travaillé à l’unité de la gauche, certains sont partis, d’autres sont restés. Tous restent de grands militants de gauche. Robert Hue, Pierre Blotin, Patrick Braouezec, Jean-Claude Gayssot, Marie-George Buffet…

Le parti de la faucille et du marteau est devenu une étoile morte, fauché par l’Histoire, mais l’idéal des fondateurs, l’esprit de justice sociale reste une idée qu’il faut continuer de marteler dans la mondialisation.

12 Nov

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[Parti Socialise] Irak

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L’accord politique entre les différentes forces irakiennes intervenu hier, mettant fin à huit mois d’impasse politique, est un important pas en avant dans le processus de stabilisation et de normalisation en Irak. Cet accord permet, pour la première fois dans l’histoire de ce pays, la représentation équilibrée de l’ensemble des composantes du peuple irakien au sein du gouvernement.

Le Parti socialiste se félicite de la réélection de Jalal Talabani à la présidence de la République et souhaite qu’il puisse participer, comme il a été annoncé, à la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste, dont il est vice-président, qui aura lieu les 15 et 16 novembre à Paris.

10 Mai

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Commémoration de l’abolition de l’esclavage

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Visu Commemoration esclavage 2010A l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, la Mairie du 19e en partenariat avec l’association Protéa organisent la projection du film « Victor Schoelcher, un homme contre l’esclavage » le lundi 10 mai 2010 à 19h30 à la Mairie du 19e. Ve film a reçu le prix spécial du festival audiovisuel de Paris, décerné par le Sénat en 1998.

La Projection est suivie d’un débat en présence d’un historien spécialisé sur les questions de la traite, de l’esclavage et de la colonisation.

Ce documentaire retrace l’histoire des abolitions de l’esclavage dans les colonies françaises (1794 et 1848), sous l’influence des partisans de la philosophie des Lumières ou des mouvances philanthropiques en Europe, conjuguées aux multiples formes de résistances développées par les esclaves (marronnage, révoltes, etc). Fondés sur des documents d’archives et des analyses d’historiens, il dresse en filigrane un portrait impartial de Victor Schoelcher (1804-1893), abolitionniste convaincu, inscrit dans un XIXe siècle tout en ambiguïté.