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26 Mai

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Marche Blanche dans le 19ème

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Ce soir, nous étions nombreux à la marche blanche organisée par les parents, amis, voisins du jeune garçon décédé suite à l’accident dont il a été victime de la part d’un conducteur en « défaut de permis » rue Curial dans le 19ème arrondissement de Paris, le 19 mai dernier.

Cet accident est épouvantable et laisse une famille et un quartier tout entier dans une tristesse sans nom.

Sans rentrer dans une polémique, je ne peux m’empêcher de relier cet événement dramatique avec les manquements criants de la politique menée par le gouvernement en matière de lutte contre l’insécurité et la récidive.

De ne pas relier cet événement dramatique avec les mesures d’urgence et de préconisations qui auraient dues être prises pour réduire les risques liés à la consommation d’alcool au volant et la récidive plutôt que l’assouplissement du permis à point.

Et pour finir, de ne pas relier cet événement dramatique avec les polémiques actuelles de celles et ceux qui, sous couvert électoraliste, continuent de clamer haut et fort le maintien des radars au détriment des vies humaines.

De même, je m’étonne que dans ces conditions, Monsieur Guéant, toujours prompt à se porter auprès des victimes n’est pas eu ce soir, un geste, pire, qu’il ne se soit pas même pas déplacé.

Il s’agissait, ce soir, d’une marche blanche organisée suite au décès d’un enfant de 5 ans du fait du comportement imbécile d’un automobiliste récidiviste et en matière de délinquance routière, il n’y a pas de fatalité à l’échec. Mais encore faut-il agir vraiment.

26 Avr

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Interview publiée dans Libération

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions du journal Libération publié le mardi 26 février:

«Nicolas Sarkozy vient d’entrer en campagne sur la ligne du FN»

Par CHRISTOPHE FORCARI

Secrétaire national du PS à l’Europe et aux relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis dénonce le débat lancé par le chef de l’Etat sur une possible suspension des accords de Schengen. Une polémique qui s’inscrit dans la stratégie électorale du chef de l’Etat, selon le député socialiste de Paris, de braconnage sur les terres du FN.

Faut-il procéder aujourd’hui à «un contrôle technique» des accords de Schengen comme le souhaite le gouvernement après avoir demandé leurs suspensions ?

Nicolas Sarkozy vient d’entrer en campagne électorale sur la ligne du Front national, c’est-à-dire immigration, insécurité, identité nationale. Pendant un an, il y aura donc une provocation de tous les jours. Sur ce sujet des accords de Schengen comme sur d’autres. Le problème qui est posé aujourd’hui porte moins sur Schengen que sur la possibilité d’un accord à dimension européenne mettant en œuvre un véritable plan Marshall pour le Maghreb.

La coopération internationale peut-elle permettre, selon vous, de réduire les flux d’immigrés en provenance des pays arabes ?

Je crois qu’on ne peut pas bombarder la Libye et ensuite s’étonner que les gens fuient. On ne peut pas refuser de soutenir financièrement le Maghreb et s’étonner des flux migratoires. Un plan d’urgence aujourd’hui, s’il devait voir le jour, est assez simple. Il doit s’articuler autour de trois points. Premièrement, comme je l’ai déjà dit, un plan Marshall d’intervention pour cette région du monde. Deuxièmement, la mise en place d’un statut provisoire pour les migrants. Et enfin, dernier point, un plan d’urgence pour les camps en Tunisie et en Egypte. L’Europe a déjà absorbé, sans problème, plus de 100 000 migrants à la chute du mur de Berlin. Elle ne peut pas aujourd’hui se dire incapable d’assumer seulement 20 000 migrants venus du Maghreb.

Ce débat sur les accords de Schengen et la libre circulation des personnes en Europe a-t-il juste été lancé, selon vous, pour couper l’herbe sous le pied du FN et de sa présidente, Marine Le Pen ?

En tout cas, il s’inscrit dans le début de la campagne électorale nationale pour la présidence de la République. Nicolas Sarkozy a en tête la constitution d’un bloc des droites avec une proximité des thèmes et une convergence idéologique pour gagner cette élection. Donc il utilisera tous les événements quels qu’ils soient, à partir du moment où il a déclaré devant les parlementaires qu’il serait candidat. C’était le début de sa campagne et il subordonnera tous les faits de l’actualité à cette stratégie.

Etes-vous d’accord avec ceux qui, au sein même du PS, comme Manuel Valls, n’excluent pas la possibilité de suspendre ces accords dans certaines circonstances bien précises ?

Manuel Valls a pris soin de préciser également qu’aujourd’hui, suspendre ces accords constituerait une réponse disproportionnée aux problèmes de l’arrivée des migrants en provenance de Tunisie. Que l’on s’interroge sur la meilleure manière possible de répondre à des flux migratoires temporaires et extraordinaires me semble digne d’un homme d’Etat. Mais que l’on utilise ces événements à des fins électorales me paraît à la fois totalement à côté de la plaque et «agitatoire», plutôt que de permettre d’apporter une réponse viable aux véritables raisons de ce problème.

08 Avr

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Ce matin sur Europe 1: « Appel à une grève des commentaires »

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Jean-Christophe Cambadélis a réagi ce matin à l’actualité politique sur l’antenne d’Europe 1:

J’appelle à la grève des commentaires des propos de Monsieur Guéant tout simplement parce qu’il souhaite faire de l’immigration ce que Chirac fit de l’insécurité en 2002. Peu leur importe que la France soit défigurée pourvu que Sarkozy soit réélu. Sarkozy a échoué sur le plan économique, social ou sociétal. Il n’a plus de projet mais un mauvais bilan. Donc il tente de créer un nouveau clivage qui lui soit plus favorable. Il n’y a aucune raison de tomber dans ce piège (…) traitons de l’immigration mais à sa place qui n’est pas la première. Les français veulent que l’on règle leur problème concret. Logement, salaire, emplois ou vie cher. »

19 Sep

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« Monsieur le président, respectez la France »

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Entretien au Parisien daté du 18 septembre 2010. Propos recueillis par Rosalie Lucas

Dans le monde entier, la France est critiquée pour les expulsions de Roms. Cela a provoqué un clash au sommet de Bruxelles. Qu’en pensez-vous ?

Nicolas Sarkozy fait n’importe quoi et fait condamner la France. La France ne sort pas grandie de ce sommet peu glorieux. Il y a une fébrilité, un énervement et une impatience au sommet de l’État français. On a envie de dire au président : « Reprenez-vous ! Cessez de trouver des responsables de vos échecs. Respectez la France, cessez de communautariser l’insécurité et proposez un vrai plan pour régler le problème des Roms ».

L’Europe est-elle dans son rôle quand elle menace la France de sanctions ?

Oui, elle est dans son rôle quand elle fait respecter le droit européen. Mais elle ne l’est pas quand elle est impuissante à régler le problème des Roms. Il y a une double responsabilité. L’impuissance de Bruxelles et l’impatience de Paris. Lire la suite…

03 Mar

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Violence à l’école: la responsabilité directe d’un gouvernement qui veut instaurer la peur

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Il ne se passe plus une semaine sans que les médias ne titrent sur une violence qui a eu lieu dans une école, un collège, un lycée. Sans qu’un élève n’en ait agressé un autre.

C’en est assez ! Alors, reprenons donc les choses dans le bon ordre :

Lorsqu’un enfant va à l’école, il est confié à la République. Pas à quelqu’un de notre famille, pas à un ami ou une connaissance mais à la République. Celle qui doit permettre de lutter contre les inégalités pour permettre à chacun de trouver sa place dans la société. L’école doit être le moteur du système républicain.

Et parce que ce sont des enfants, parce que la société a le devoir de les protéger, ces violences sont inacceptables et scandaleuses. Évidemment, loin de moi l’idée de ne pas rappeler à l’ordre ceux qui commettent ces actes de violences, ces délits. Il faut bien sûr les remettre dans le droit chemin.

Mais comment expliquer l’absence de prévention ? Comment expliquer que les solutions qui sont proposées par le gouvernement soient de l’ordre du répressif ou du punitif exclusivement ou presque ?

A quoi cela sert-il d’intervenir après alors que plus rien n’est fait avant ? Car si ces violences ont lieu, ce n’est pas « la faute à pas de chance ».

Car si l’insécurité se fait sentir là où, normalement, tout devrait être encadré, sécurisé, c’est évidemment non pas, non plus une erreur, mais bien la faute d’une politique menée tambour battant depuis maintenant 8 ans à coups de suppressions de moyens pour l’éducation : 36000 postes adultes supprimés en 4 ans et plus de 16 000 encore annoncés pour l’année scolaire 2010/2011, suppression de la carte scolaire, situation sociale dégradée, etc…

Et tout comme on ne peut pas supprimer des postes de pompiers, allumer des feux et se plaindre des incendies, le gouvernement ne peut pas prétendre trouver la solution alors qu’il est le problème. Lire la suite…

27 Oct

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Le Secrétaire Général de l’UMP a changé de nom !

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Depuis dimanche le patron de l’UMP a changé de nom. Xavier Bertrand déjà aphone s’est fait piquer son job dans le coeur de Sarkozy et dans les médias par Eric Besson. Nicolas Sarkozy qui a besoin de réactiver les 3 « i » Immigration, Insécurité, Identité, pour ne plus dévisser dans la crise qu’il travers, a choisi son nouveau porte parole ! Eric Besson qui, devenu Secrétaire adjoint de l’UMP, porteur de la vraie fausse polémique sur l’identité nationale, a supplanté Xavier Bertrand. Tout va mal à droite, les jacqueries des agriculteurs, les suicides dans le monde du travail, les colères contre la taxe carbone, la taxe professionnelle, la réforme des collectivités locales, les impôts, les bas salaires, la vie chère ! Et puis le retour du refoulé « Angolagate » et la condamnation à une peine de prison ferme pour Charles Pasqua, voire l’assassinat de Robert Boulin rappellent les années RPR de Chirac dont on dit qu’il pourrait aller en correctionnelle.

Il faut donc changer d’époque car c’est la « rupture » qui est en jeux. Et voilà pourquoi le traitre de mélodrame, sans états d’âme, Eric Besson est pour Nicolas Sarkozy l’homme de la situation. Et voilà pourquoi le patron de l’UMP a changé de nom.

07 Sep

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Ça cafouille dans le pouvoir Sarkozy

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bloc_note_copieV2.jpgIl y a eu l’épisode de l’insécurité galopante contraignant le président de la République à traverser la rue pour prêter main-forte à Hortefeux qui ne s’en sort pas. On imagine le haut-le-cœur de Sarko lorsqu’il prit connaissance du dialogue Police Banlieue alors que l’insécurité flambe.

Il se précipita donc dare-dare pour exiger le retour des bonnes vieilles méthodes : des « résultats » et la convocation express des préfets.

À peine le feu circonscrit, ce fut la taxe carbone. Et la bourde du Premier ministre qui croyant s’afficher rayonnant sur le papier glacé du Figaro annonça doctement que la taxe carbone, ce serait 14 euros. L’annonce ruinait le tête-à-tête N. Sarkozy C. Duflot. Le Président cherchait à mettre en scène son interlocutrice. Il fut contraint à désavouer le Premier ministre et reporter l’annonce faite à Cécile.

C’était déjà le week-end où l’on envoya dare dare le ministre de l’écologie lui-même qui fit des moulinets pour stigmatiser les cuistres qui refusaient la fiscalité écologiste – on les cherche encore ! Le Premier ministre peina sous l’œil gourmand de Jean-François Copé à se rétablir et ce fut l’augmentation du forfait hospitalier ou des médicaments. Bref l’annonce d’un nouvel impôt au moment où l’on tentait d’étouffer l’annonce de l’impôt carbone.

Et pourquoi voulez-vous que N. Sarkozy se décarcasse ? Après un test d’effort pour rassurer le bon peuple, le Président décida de partir au Brésil. Là-bas au moins, l’équipe nationale est qualifiée pour le Mondial. Il va falloir aussi qu’il s’occupe de cela… En attendant, les Français sont confrontés à une rentrée épouvantable en se demandant si Sarkozy sait très exactement où il va.

16 Sep

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Appel pour une marche blanche contre la violence dans le 19ème arrdt

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arrdt_19.gifIl y a trois mois, un jeune était roué de coups, rue Petit, Il y a deux semaines, un jeune de 23 ans décédait par balle suite à un coup de feu rue Mathis, la semaine dernière, trois jeunes ont été frappés par des individus rue Petit, tandis qu’un autre jeune a été l’objet de coup de feu qui l’ont conduit à l’hôpital, il portera une broche à la jambe pendant l’année à venir.

Hier soir 15 septembre, deux jeunes ont été victimes de plusieurs coups de couteau, l’un d’entre eux est dans un état critique. Tous ces jeunes allongent la liste déjà trop longue de victimes de la violence dans nos quartiers.

C’est inacceptable, insupportable. Cela suffit.

Le 19ème arrondissement n’est ni un ghetto, ni le terrain d’affrontements sanguinaires. Malgré tous les efforts entrepris par la Mairie de Paris et du 19ème arrondissement ainsi que de l’ensemble des élus, nous sommes en train de payer le tribut chaque jour un peu plus lourd de la politique d’une droite aux affaires depuis 6 ans !

Pas de travail, pas de politique sociale, moins de pouvoir d’achat, pas police de proximité, plus d’insécurité !
Parce que nous refusons cette violence, parce que nous avons droit à la sécurité où que nous soyons, cela nécessite des moyens exceptionnels, cela oblige le gouvernement à intervenir. Nous n’avons pas à quémander cela : c’est notre droit, c’est leur devoir.

C’est pourquoi j’appelle l’ensemble des habitants du 19ème arrondissement, les acteurs de terrain,les associations, les clubs de prévention à une marche blanche contre la violence dans nos quartiers, pour réclamer l’arrêt de cette violence et le retour d’une véritable police de proximité dans le 19éme arrondissement.