Tag irlande

09 Nov

3 Comments

Et maintenant Silvio Berlusconi !

par

Après Gordon Brown, Yves Leterme en Belgique, Seguei Stanichev en Bulgarie, Lokke Rasmussen au Danemark, Ferenc Gyurscany en Hongrie, Brian Cowen en Irlande, Jan Peter Balkenende au Pays-Bas, José Socrates au Portugal, Robert Fico en Slovaquie, Georges Papandreou en Grèce ou Luis Zapatero contraint à ne pas se représenter, c’est au tour de Silvio Berlusconi d’être emporté par la vague de la crise et des dettes en Europe !

Là où les gouvernements avaient résisté aux manifestations, pétitions, grèves et autres mobilisations, les marchés ont tourné le pouce manifestant la fin de partie pour les gouvernants. Le parlement ou l’électeur finissant le travail. Nous sommes non seulement dans l’instabilité économique dû aux dettes souveraines et à la fébrilité des marchés. Mais l’instabilité ministérielle est venue se rajouter aux crises. Loin de moi de défendre ce satrape de Silvio Berlusconi mais constatons que même Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans les élections intermédiaires subissent des revers après les critiques de la Bourse. On comprend pourquoi dans ces conditions Nicolas Sarkozy s’accroche à son triple A.

21 Déc

2 Comments

« Il est faux de dire que DSK sponsorise l’austérité en Europe »

par

Dans sa rubrique « Le fait du jour » Le Parisien consacre deux pages à Dominique Strauss-Kahn. Jean-Christophe Cambadélis répond à une interview que vous pouvez retrouver ci-dessous:

DSK peut-il se retrouver dans le projet que propose de PS ?

Le candidat, Dominique Strauss-Kahn ou un autre, trouvera, en octobre 2011, un PS fin prêt. Les arbitrages auront été faits sur tous les sujets. Les propositions seront hiérarchisées et préfinancées. Le piano sera donc accordé. Il ne restera plus, au candidat ou à la candidate, qu’à jouer pour captiver la France. Le problème n’es pas simplement d’être, aujourd’hui, en résonance avec le programme du PS, mais d’être en capacité de sortir le pays de la crise et de battre Nicolas Sarkozy.

La multitude de propositions sur l’égalité, que le PS a adoptées, ne compliquent-elles pas son retour ?

Non, Il faut être réaliste mais aussi de gauche. Rien dans les propositions du PS n’est inatteignable pour DSK. Sa crédibilité et celle de Martine Aubry sont telles que la confiance sera au rendez-vous pour faire avancer la France. Et dire qu’on ne peut rien faire d’autre que du Nicolas Sarkozy, c’est économiquement faux, socialement insupportable et politiquement idiot.

Peut-on être socialiste et imposer l’austérité, comme en Grèce et en Irlande ?

Mais c’est l’austérité qui s’est imposée aux gouvernements et pas l’inverse ! Elle est souvent due à l’échec antérieur des politiques libérales. Il est faux de dire que Strauss-Kahn sponsorise l’austérité en Europe. Les gouvernements l’appellent parce que ces pays sont au bord de la banqueroute. Ce n’est pas le pyromane mais le pompier.

Comment convaincre l’électorat populaire quand on gagne 500000$ par an (372000€) ?

On convainc l’électorat populaire quand on a des réponses qui règlent leurs problèmes. Si DSK revient en France, il aura sacrifié un certain confort pour être utile aux français. En 1936, la droite nous a déjà fait le coup du train de vie: Léon Blum mangeait, soi-disant, dans de la vaisselle en or ! C’est un grand classique.

Laurent Fabius a dit, dimanche, que la candidature de DSK « chemine ». Êtes-vous d’accord ?

Elle ne chemine pas. Mais elle trotine dans l’opinion pour Strauss-Kahn et Aubry. Il n’y a, pour l’instant, rien à dire d’autre.

Propos recueillis par Eric Hacquemand

30 Avr

Commentaires fermés sur La solidarité européenne en panne

La solidarité européenne en panne

par

La crise grecque met clairement l’Europe à l’épreuve. Après l’invention par Goldman Sachs et reprise depuis par tout le monde, des BRIC (Brésil Russie Inde Chine) qui était sensé représenter le bloc des émergeants – mais dont il faut admettre qu’il n’est pas aussi homogène qu’on le pense, voici maintenant les PIGS, (Portugal Italie (et Irlande) Grèce Espagne) qui désignent ces pays les plus fragiles de la zone Euro. Ces pays ont en commun d’être la cible des marchés à cause de l’importance de leur endettement. On doit cet acronyme clairement injurieux (« pigs » signifie « porcs » en anglais) à des traders et des journalistes anglo-saxons un jour de 2008. On les accuse de ne pas respecter la discipline budgétaire.

Le gouvernement grec doit affronter la colère de la rue, même si dans l’ensemble, il bénéficie du soutien des deux tiers des Grecs, d’après les sondages et que les syndicats ne font pas souffler de vent de révolte, la rigueur est dure pour tout le monde. Mais, on a l’impression à entendre l’extrême gauche, qu’il est aussi coupable que le gouvernement conservateur qui a été battu aux élections et dont on a découvert qu’il avait trafiqué les chiffres avec l’aide de la banque d’affaires Goldman Sachs.

L’intervention du Fonds monétaire international, si elle est salutaire, n’en est pas moins la démonstration d’une carence européenne.

Si la Grèce avait été une banque, en aurait-il été de même ? Lire la suite…

20 Nov

1 Comment

La France s’honorerait de demander à rejouer le match France-Irlande

par

La France s’honorerait de demander à rejouer le match France-Irlande. En effet peut-on demander à un peuple de revoter pour un Traité Européen et ne pas lui accorder de rejouer un match gagné dans les conditions que l’on sait ? Et puis au moment où l’on parle tant de l’identité française, quelle image donne t-on de notre pays qui fait de la justice une valeur universelle ? Enfin, comment faire respecter la règle aux jeunes si par un silence coupable on cautionne une victoire hors la loi ?

04 Oct

Commentaires fermés sur Le OUI irlandais clôt un débat, mais ne met pas fin à la panne européenne

Le OUI irlandais clôt un débat, mais ne met pas fin à la panne européenne

par

Le Parti socialiste salue les résultats du référendum par lequel une majorité d’Irlandais a ratifié le Traité de Lisbonne. Le Parti socialiste félicite particulièrement le Parti travailliste irlandais et son leader, Eamon GILMORE, de leur importante contribution à ce résultat.

Dans un pays fortement ébranlé par la crise économique et financière, l’importante minorité de votes négatifs et d’abstentions rappelle cependant que de nombreux irlandais sont inquiets de la situation du monde et des effets des politiques libérales et inégalitaires conduites par les Droites majoritaires en Europe. Le vote irlandais clôt un débat institutionnel, mais l’Europe est toujours en panne.

Tant que l’Europe n’aura pas changé de cap, tant qu’elle tournera le dos aux préoccupations quotidiennes des Européens, elle n’entraînera pas les peuples.