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27 Oct

Commentaires fermés sur «Voter à l’extrême-droite n’est pas en accord avec la tradition juive», interview à Israël Actualités

«Voter à l’extrême-droite n’est pas en accord avec la tradition juive», interview à Israël Actualités

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ITW Israël Actualités oct 2016

 Israël Actualités publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

Le premier secrétaire du Parti Socialiste revient d’Israël. Un séjour qu’il a apprécié et qui l’a marqué par bien des aspects. Il a voulu partager avec nos lecteurs ses impressions mais aussi aborder ce qui nous préoccupe : alyah, antisémitisme, relations de la gauche avec Israël, avec l’islam de France et échéance électorale majeure. A l’approche de la Présidentielle, Israël Actualités proposera régulièrement des grandes interviews de responsables politiques de premier plan, afin d’interroger les différents partis et candidats sur tous les sujets, en particulier ceux qui nous tiennent à cœur. Nous inaugurons donc cette série de rendez-vous avec Jean-Christophe Cambadélis.

Bonjour Monsieur Cambadélis et merci d’accepter ce rendez-vous avec nos lecteurs. Ma première question sera sur Israël. Quel regard portez-vous sur ce pays ?

J’en reviens. J’ai passé plusieurs jours en Israël. Je suis allé me recueillir sur la tombe des assassinés de l’Hyper cacher, sur la tombe d’Ilan Halimi. J’étais là-bas le jour de la mort de Shimon Pérès, il y avait donc, dans l’air, une vraie ambiance de deuil. Et en même temps cela m’a permis d’appréhender la situation très particulière qui est celle de ce peuple. Les Israéliens ont un pays en véritable boum économique : ça construit partout, il y a des grues partout, des autoroutes, des trains à grande vitesse, mais une certaine joie de vivre d’ailleurs quand on est à Tel-Aviv. En parallèle, on sent également un arrière-fond de méfiance, de peur de l’agression, du terrorisme, de la guerre. Un pays encerclé par des peuples qui ne lui veulent pas du bien. Et cette double tension crée une atmosphère très particulière qu’on ne connaît dans aucun autre pays au monde. J’ai aussi été reçu par Mahmoud Abbas. J’ai vu tous les responsables politiques israéliens et palestiniens. J’ai essayé de plaider là-bas la solution française lors d’une conférence internationale tout en respectant les partis. Au fond je suis allé là-bas, non pour donner des leçons, mais pour comprendre.

Parlons de l’Alyah française qui a été massive ces dernières années. De plus en plus de juifs partent en Israël, est-ce un désaveu ? Un constat d’échec pour la France qui se vide de ses juifs en quelque sorte ?

C’est un drame pour la France. Au fond cela veut dire que des juifs estiment qu’ils ne peuvent plus vivre comme ils le souhaitent en France. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette situation, parce que c’est un échec. Face à ce constat, je dis qu’il faut avoir à cœur de maintenir les principes républicains qui permettent une France fraternelle.

Un élément, particulièrement, a joué un rôle important dans cette émigration, c’est le terrorisme. Il a d’abord visé les juifs avec l’affaire Ilan Halimi puis l’affaire Merah. Pourtant on a le sentiment que tant qu’on ne visait que des juifs, cela n’était pas considéré comme du terrorisme…

Moi en tous les cas, j’ai toujours considéré cela comme du terrorisme. Quand on tue des Français quelles que soient leurs origines, leur religion ou leur inclinaison, c’est du terrorisme. Moi je ne fais pas de hiérarchie. Quand on commence à en faire, c’est qu’on est déjà dans le début de l’antisémitisme. Donc, le terrorisme est là. Il frappe. Il frappe maintenant, indifféremment les Français quels qu’ils soient.

Lorsqu’un déséquilibré en Israël attaque des civils ou un centre commercial comme le Sarona market, on a du mal à entendre les condamnations de la classe politique, en général, surtout à la gauche de l’échiquier politique… Pourtant c’est le même terrorisme qu’il y a en Israël que celui qu’il y a Nice, à Paris…

Tout à fait. Il faut condamner tous les crimes contre des êtres humains d’où qu’ils viennent et quel que soit l’endroit où ils se déploient. Moi je n’ai aucun problème à le faire. Même si je constate qu’à gauche ça peut exister ou qu’il y a parfois des réticences à vouloir l’exprimer !

Attardons-nous sur le sujet de la sécurité : le festival de Cannes 2016, les jeux olympiques, l’Euro, autant de manifestations pour lesquelles l’expertise israélienne en la matière a été sollicitée. La France va-t-elle, de ce point de vue, renforcer ses liens avec Israël au niveau sécuritaire ?

Je crois que les liens avec Israël sont, dans ce domaine, excellents. Tant du point du vue du renseignement que de la collaboration militaire par rapport à L’Etat Islamique. Quand on a du bombarder L’EI, l’espace aérien israélien nous a été ouvert sans problème dans la seconde. J’ai rencontré des responsables qui s’occupent du renseignement et on sait qu’ils sont pointus. Ils m’ont fait part d’une excellente collaboration avec la France. Il y a, entre la France et Israël, des désaccords sur la manière d’aborder le problème de la paix. Ces derniers nous disent « notre sécurité c’est à nous de la gérer, ce n’est pas à vous, Français, de nous dire comment assurer notre sécurité ».

« Ce n’est pas avec le FN que la communauté juive sera plus protégée ou respectée »

Parlons d’antisémitisme : il est aujourd’hui le fruit d’une frange de la population musulmane envers la communauté juive. L’école de la République a-t-elle échoué dans l’enseignement du vivre ensemble ?

Malheureusement l’antisémitisme ne se niche pas seulement dans une fraction minoritaire de la communauté musulmane. Il existe aussi à la droite de l’échiquier français un antisémitisme militant, jamais démenti.

Certes, mais ceux qui tuent des juifs ou qui commettent des attentats sont à 100 % des personnes issues de la communauté musulmane. Non ?

Je crois qu’il vaudrait mieux, plutôt que de dire issus de la communauté musulmane, bien caractériser les gens et les choses : on parle non pas de musulmans, mais d’islamistes intégristes. Daech, ce n’est pas, heureusement, la lecture majoritaire du monde arabo-musulman. C’est ultra minoritaire et le Djihad terroriste n’est pas porté par l’ensemble des musulmans.

Que dites-vous de la tribune qui est passée dans le JDD du mois d’août lorsque des intellectuels musulmans ont pris la parole pour condamner les attentats, en passant les victimes juives sous silence ?

C’est regrettable, mais je crois que c’était précisément l’inverse de ce qu’ils voulaient faire. Ils voulaient démontrer qu’il y avait une autre voie, d’ailleurs peut être plus laïque que cultuelle et quand on les connaît, ce qui est mon cas, puisque je connais un certain nombre d’entre eux, on ne peut pas faire leur procès. Cela dit, c’est regrettable et cela a donné lieu à une polémique qu’eux ne souhaitaient pas. Bien au contraire…

L’antisémitisme aujourd’hui, se cache aussi sous un vocable plus sournois : antisionisme. Que pensez-vous du BDS et de son boycott organisé ?

Cette question m’a été posée par les membres du Fatah. Et je leur ai répondu qu’il était possible en France de critiquer Israël, comme n’importe quel autre pays, mais que ce n’était pas possible, y compris constitutionnellement, d’organiser une campagne visant à bloquer ou interdire les produits venant d’Israël. Que la solution qui avait été trouvée me semblait acceptable, à savoir que l’on indique la provenance des produits, car chacun a le droit de choisir les produits qu’il veut consommer. Ils ont accepté ma déclaration.

A droite comme à gauche, les primaires s’annoncent et l’ambiance est tendue. Les candidats d’un même camp n’hésitent pas à s’affronter durement…

La primaire c’est un peu comme la sélection de l’équipe de France de football : il faut des matches préliminaires pour trouver le meilleur collectif et dans ce cas le meilleur candidat. Ce que je dis, à ma famille politique, c’est débattez mais dans le respect, car l’heure viendra où il faudra se rassembler…

Que dites-vous aux juifs qui seraient tentés par l’extrême droite, essentiellement pour des raisons sécuritaires ?

« Je dirais que la stigmatisation de l’autre n’est pas dans la tradition juive et que ce n’est pas avec le Front National que la communauté sera plus respectée et plus protégée. Loin de là.

Si François Hollande déclarait forfait, ce qui pourrait être le cas, quel serait votre candidat ?

Je n’ai pas à faire de choix. Je souhaite, justement, que ce soit le vote des sympathisants de gauche qui choisissent le candidat à l’élection présidentielle. Avec ou sans François Hollande.

Quel est le message, pour conclure, que vous voulez faire passer aux juifs de France ?

On les aime.

 

Propos recueillis par Alain Sayada

 

29 Sep

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L’invité de Paul Amar sur I24News

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I24News 28092016

Jean-Christophe Cambadélis était mercredi 28 septembre l’invité de « Paris-Jaffa » sur I24News.

Il répondait notamment aux questions de Paul Amar.

Retrouvez ci-dessous les vidéos de l’interview:

 


Jean-Christophe Cambadélis revient sur sa… par i24news-fr

 


Débat : pourquoi le silence du monde arabe sur… par i24news-fr

28 Sep

Commentaires fermés sur Toda Shimon

Toda Shimon

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« Toda Shimon », retrouvez la tribune de Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste publié ce jour dans le Huffington Post:

Nous devions nous rencontrer lors de ma visite en Israël cette semaine. Je me faisais une joie de l’entendre et j’avais tant de chose à lui dire. Je tenais à lui marquer mon admiration pour cette immense qualité qui l’anime, cet optimisme sans failles qui force le respect. Shimon Peres a toujours été engagé pour la paix. Et il a toujours été optimiste pour la paix. Habité par la conviction profonde que la majorité des Israéliens et la majorité des Palestiniens veulent la paix, il a mis son expérience et sa volonté au service de ce bien suprême.

Shimon Peres a occupé quasiment toutes les fonctions et affronté toutes sortes de défis. Et c’est sans doute son expérience sans commune mesure qui lui a enseigné l’art du possible. Là où il y a une volonté, il y a un chemin et donc là où il y a un problème, il y a une solution. Il rappelait aussi qu’il fallait éviter les faux problèmes. Je me souviens d’ailleurs de lui nous disant à propos des sondages : « C’est comme les parfums, on peut les sentir, mais il ne faut surtout pas les boire ».

C’est parce qu’il avait la passion infinie de son pays qu’il a servi la paix sans relâche. Ce n’est pas facile. La paix est un combat, un effort incessant, un labeur épuisant. Avancer sur le chemin de la paix, c’est faire reculer les logiques de guerre, de haine et de méfiance. C’est lutter aussi contre les mauvaises volontés, contre le pessimisme militant, contre ces folles idées de paix impossible et de guerre promise.

Lui qui avait frôlé la paix des doigts en 1993, il savait combien elle est fragile mais aussi qu’elle est possible. Les obstacles lui étaient connus : incitation insoutenable à la violence et implantation illégale des colonies. Les paramètres de la solution étaient connus : Deux États en sécurité, avec une capitale partagée.

On dira de lui qu’il aura connu beaucoup de rendez-vous manqués et qu’il ne fut reconnu que tardivement par les siens, devenant le dernier des Pères de la Nation qui avait été témoin des grands bouleversements du siècle. De l’idéal des juifs fuyant les persécutions en Europe à l’invention d’un pays qui devait malgré un environnement hostile, à la fois se défendre et apprendre à vivre avec ses voisins qui devaient eux-mêmes apprendre à vivre avec lui.

 

Shimon a toujours été le plus français des Israéliens, ami de Guy Mollet, de François Mitterrand et de Lionel Jospin. Cette amitié doit rester comme un héritage partagé pour que dans les deux pays, une société juste, pacifiée et passionnée par l’Egalité s’établisse durablement. C’est ainsi que nous honorerons sa mémoire. En donnant vie le plus vite possible à son rêve de paix.

Avec sa sagesse légendaire, Shimon Peres disait souvent qu’il ne fallait pas essayer de changer autrui, mais plutôt essayer de changer soi-même. C’est le chemin à emprunter par tous. Le monde a changé, il le répétait aussi sans cesse : il ne s’agit plus de conquérir des territoires mais de développer le savoir. La science est infinie et constitue notre alliée principale pour préparer l’avenir.

Oui, Shimon Peres va nous manquer. Il va manquer à son pays et à la paix. Il savait que le statu quo actuel est une impasse et une menace, car si les négociations de paix sont bloquées, le sectarisme et l’extrémisme progressent partout dans la région et donc aussi en Israël. L’obscurité assaille la région, la barbarie des djihadistes semble contagieuse et les peuples sont pris de lassitude et de frustration.

Lors de notre rencontre, j’aurais aimé lui dire que puisque ce statu quo est intenable, le Parti socialiste soutient la démarche des autorités françaises pour raviver les négociations israélo-palestiniennes. La semaine dernière, à la tribune de l’ONU, le Président français François Hollande a exprimé son espoir que Paris puisse accueillir une conférence de paix entre Israël et les Palestiniens cette année.

Oui, le Proche-Orient a besoin d’un miracle. Nous savons ici en Europe que la paix est un miracle et donc aussi que les miracles adviennent, non par magie mais par volonté. Cette année nous avons célébré le grand ami de Shimon Peres, un grand dirigeant socialiste, un grand Président, tout comme lui, François Mitterrand, qui, en 1982 à la Knesset, rappela que la France est l’amie d’Israël et de la paix. L’année prochaine, en 2017, nous célébrerons la création d’Israël.

En ami, je lui aurais dit que la France ne laissera jamais en paix ceux qui font la promotion du terrorisme contre Israël, mais qu’en amie fidèle, elle travaillera sans relâche pour que la paix se fasse avec une Palestine souveraine et indépendante.

Shimon Peres disait sans cesse qu’il ne faut jamais sous-estimer la puissance des rêves. Il n’y aurait donc pas plus bel hommage que de se donner rendez-vous l’année prochaine à Jérusalem, où Israéliens et Palestiniens, frères humains, surprendront le monde.

Au revoir Shimon et « Toda », merci. Tu as été un pilier de ton pays et de la paix. Fidèle à ton héritage socialiste, à ta sagesse de dirigeant qui enseignait de ne pas briller mais d’éclairer, nous servirons la paix.

 

 

04 Nov

Commentaires fermés sur Pour Rabin, pour la paix.

Pour Rabin, pour la paix.

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hommage à Yitzhak Rabin

 

Le Huffington Post publie une tribune de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Pour Rabin, pour la paix. 

 

Ils ont tué Rabin. Il y a vingt ans de cela. Ils lui ont tiré dans le dos, lui qui dans sa vie a toujours su faire face. Lui, le Prix Nobel de la paix qui ne connaissait que trop bien le prix cruel de la guerre.

Ils ont tué Rabin, parce qu’il avait emprunté le chemin du dialogue avec les Palestiniens, parce qu’il avait voulu extirper son peuple de la spirale de la guerre promise. Qu’il est dur de se souvenir de ce jour, car c’est rouvrir une plaie profonde, c’est aussi constater un manque immense.

Ils ont tué Rabin, à Tel Aviv, à l’issue d’un rassemblement pour dénoncer la haine qui tenait la rue depuis des mois, organisant de violentes manifestations. Le 6 octobre 1995, ils allèrent jusque sous les fenêtres du domicile d’Yitzhak Rabin à Jérusalem, le grimant en officier SS et en appelant littéralement au meurtre.

« Surveille tes pensées », nous dit la sagesse rabbinique, « car elles préfigurent tes paroles. Maîtrise tes paroles, car elles précèdent tes actes ». Le 4 novembre 1995, la haine est passée à l’action. Avant que l’irréparable soit commis, Rabin entonna le « Chant de la Paix », à l’unisson de la foule. Il prit la parole, jugeant le moment historique, propice au rapprochement, ajoutant que cela n’avait pas toujours été le cas, qu’il avait « combattu, tant qu’il n’y avait aucune chance pour la paix ».

Rabin avait signé les accords d’Oslo pour permettre la paix avec les Palestiniens. Il était prêt à aller plus loin, à abandonner le Golan pour obtenir la paix avec les Syriens. L’extrémisme religieux renaissant ne pouvait le tolérer.

Ceux qui ont guidé la main de son assassin sont toujours là. Ils continuent de répandre la haine et de ronger les fondements démocratiques de l’État Israël. Mais, pour aborder l’Orient complexe, il faut être complet, alors n’oublions pas qu’après la mort de Rabin, le terrorisme au nom d’un islam pris en otage a lancé sa vague d’attentats, visant les civils dans les bus, dans les cafés et les universités.

Aujourd’hui, Rabin repose en paix. La guerre, elle, rode tout autour. Les faucons se sont emparés de la région, même le Hamas est dépassé, en lutte à Gaza contre la présence de Daech. Les temps ont changé, ils ont empiré. L’islamisme ultra est ultra-dominant. Le messianisme juif progresse comme jamais, colonisant la Palestine et la société israélienne, voulant reconstruire le Temple sur les ruines d’al-Aqsa. 20 ans après la mort de Rabin. Mahmoud Abbas a prononcé à la tribune des Nations Unies l’acte de décès d’Oslo, déclarant que les Palestiniens ne peuvent « continuer à être engagés par ces accords ».

Aujourd’hui, le sentiment prédomine qu’il n’y aurait qu’un miracle pour sauver l’esprit de paix, pour soigner ce que Rabin appelait le « cancer » des colonies. A sa mort il y avait 150.000 colons, aujourd’hui ils sont 400.000. Il faudrait un miracle pour que les jeunes générations palestiniennes qui ont été élevées dans la détestation de cette occupation, se départent de la haine du juif trop souvent entretenue, héroïsant les attaques au couteau.

Oui, il faudrait un miracle. Mais, au Proche-Orient, tout est possible. La paix des braves reste pensable, la solution à deux États réalisable, à condition de ne pas voir en Yitzhak Rabin seulement une icône mais avant tout une politique, courageuse, humaniste et volontaire. Il faut que les fous de la paix osent enfin relever la tête et affronter les fous de dieu, ces soldats du chaos, ces serviteurs aveugles d’illusions meurtrières.

Aujourd’hui, il faut donc se souvenir de ce jour funeste qui arracha nos larmes et une partie de l’âme israélienne. Pour rendre hommage à la grandeur de Rabin, être à la hauteur de l’histoire et pour préparer enfin le règne de la raison. Se souvenir pour construire, pour que Rabin ne soit pas mort pour rien. Pour que la jeunesse de cette belle partie du monde cesse de mourir pour rien et vive enfin en paix, cette plus belle chose au monde. Pour que l’espoir revive, pour que le sang cesse enfin de couler, pour que ne coulent que le lait et le miel.

 

 

Jean-Christophe Cambadélis

08 Fév

Commentaires fermés sur AFP: Cambadélis déplore que « l’on identifie » les juifs à Israël et les musulmans à l’EI

AFP: Cambadélis déplore que « l’on identifie » les juifs à Israël et les musulmans à l’EI

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Paris, France | AFP | dimanche 08/02/2015

Jean-Christophe Cambadélis, numéro un du PS, a déploré dimanche que l’on assimile les juifs à Israël et les musulmans à l’organisation Etat islamique, même s’il ne met pas « sur le même plan » l’Etat hébreu et Daech.

Comme Radio J lui demandait si les manifestations de janvier auraient été aussi nombreuses avec uniquement la tuerie de l’Hypercasher, le député a répondu : « je ne sais pas et c’est un peu vain. Ca a eu lieu et c’est ignoble et les Français ont parfaitement bien réagi alors que dans des actions précédentes antisémites, les Français n’avaient pas réagi ».

« Est-ce que nous sommes dans un antisémitisme de masse ou dans une riposte de masse pour la République ? Ma position, c’est que nous sommes dans une riposte de masse pour la République, même s’il y a des cristallisations antisémites, racistes ou islamophobes », a argumenté le Premier secrétaire.

« Le projet politique du FN, c’est l’apartheid, la séparation des communautés », a-t-il encore dit.

« Evidemment, on pense tout de suite à la communauté musulmane, mais vous verrez que derrière », ce sera « la communauté juive, dont on indiquera que ce sont les représentants d’Israël en France, qu’ils ont des idées et des modes de vie qui ne correspondent pas à la France ».

« Je suis contre que l’on identifie une communauté à un Etat », a encore dit le responsable PS. « On identifie la communauté juive à Israël et on identifie les musulmans à Daech. C’est le même raisonnement ».

Mettrait-il sur le même plan les islamistes de Daech et l’Etat juif ? « Non », « je disais que c’était le même raisonnement », s’est défendu le député de Paris. « Je suis loin de mettre Daech sur le même plan qu’Israël ».

cgd/mat/DS

30 Juil

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Israël-Palestine : Reprise des négociations de paix

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drapeau_israelien-palestinienIl faut se réjouir de la reprise des négociations de paix entre Israël et la Palestine après trois années de suspension, et saluer également la détermination du secrétaire d’Etat américain John Kerry à réunir les deux parties, s’appuyant sur l’action de la diplomatie européenne, et particulièrement celle de la France, avec ses partenaires du Quartette pour le Proche-Orient.

Les socialistes ont toujours été convaincus qu’une paix durable entre les deux peuples et dans l’ensemble de la région ne pouvait être obtenue que par la création d’un Etat palestinien viable et souverain, vivant aux côtés d’Israël, dans la paix et la sécurité. Les éléments pour parvenir à un accord final sont connus et sur la table des négociations depuis plusieurs années.

Il est temps que les dirigeants israéliens et palestiniens fassent preuve de volonté, de détermination et de clairvoyance pour mettre fin à un drame qui a duré trop longtemps. Une paix définitive incluant la création d’un Etat palestinien à côté d’Israël sera non seulement une grande révolution qui bouleversera le visage politique de la région, mais également un coup sévère, sinon mortel, contre le terrorisme, un encouragement pour la démocratie et l’amitié entre les peuples, et un facteur du développement des pays de la région.

Je tiens à réaffirmer mon soutien et ma solidarité avec les peuples israélien et palestinien dans la recherche d’une solution de paix définitive.

30 Nov

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[Communiqué du PS] Etat palestinien: un pas vers la paix

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L’Assemblée Générale des Nations Unies a aujourd’hui reconnu en son sein l’Etat palestinien comme un Etat non-membre. Ce vote fait de la Palestine le 194ème Etat de l’Organisation des Nations Unies et constitue un pas important vers la reconnaissance d’un Etat palestinien souverain et viable.

Le Parti socialiste se réjouit de ce vote de l’Assemblée générale de l’ONU, ainsi que de la position de la France, qui avait annoncé sa décision de soutenir cette adhésion, conformément aux engagements pris par le Président de la République.

Le Parti socialiste souhaite que, désormais, seule se fasse entendre la voix des négociations entre Israël et la Palestine, pour parvenir à la création d’un Etat palestinien souverain vivant à côté de l’Etat d’Israël, en paix et en sécurité. Il est temps que les peuples de la région, particulièrement le peuple israélien et le peuple palestinien connaissent une paix juste et durable.

21 Nov

Commentaires fermés sur Proche-Orient: Appel au cessez-le-feu

Proche-Orient: Appel au cessez-le-feu

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Le Parti socialiste condamne fermement l’attentat commis aujourd’hui à Tel Aviv, et qui a causé une vingtaine de blessés. Il déplore cet acte terroriste qui marque un pas supplémentaire dans l’escalade des violences, et dont les civils payent encore le prix.

Le Parti socialiste réaffirme l’urgence d’instaurer un cessez-le-feu durable pour mettre fin aux violences à Gaza et en Israël.

Conformément à sa position ferme sur le conflit israélo-palestinien, le Parti socialiste rappelle qu’une paix durable ne pourra être instaurée que lorsqu’à l’issue de négociations, un Etat palestinien viable et souverain existera aux côtés de l’Etat d’Israël dont le droit à l’existence et à la sécurité doit être pleinement reconnu et garanti.

15 Nov

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Proche Orient: arrêter l’escalade de la violence et revenir à la négociation

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Après le lancement de l’opération militaire israélienne « Pilier de défense » dans la bande de Gaza contre les groupes armés proches du Hamas, suite aux tirs de roquettes, la riposte a entraîné la mort de trois Israéliens aujourd’hui.

Le Parti socialiste exprime sa vive inquiétude devant cette escalade de la violence dans un contexte régional déjà très tendu, et dont les premières victimes sont les civils palestiniens et israéliens.

Le Parti socialiste lance un appel aux deux parties à la désescalade immédiate, à l’arrêt des violences. Il réaffirme qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit israelo-palestinien et appelle au retour immédiat à la négociation pour une solution de paix fondée sur la reconnaissance de deux Etats vivant en sécurité avec le soutien de la communauté internationale.