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05 Sep

Commentaires fermés sur Les attaques contre Cécile Kyenge doivent cesser

Les attaques contre Cécile Kyenge doivent cesser

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kyengeUne fois de plus, la ministre italienne de l’intégration, Cecile Kyenge, subit l’hystérie raciste de l’extrême droite italienne. Après les provocations dans la presse et au sein même du Parlement italien, c’est maintenant dans la rue que la haine se déverse.

Alors que La commission européenne a fait de 2013, l’année des citoyens, les nationaux populistes italiens foulent aux pieds les fondements mêmes de l’idée européenne. Alors que nous œuvrons pour la réussite de l’intégration de tous dans le projet de société européen, un travail de désintégration est à l’œuvre avec son cortège de violence.

Nous dénonçons ce racisme qui s’exprime impunément. Nous regrettons les silences qui donnent l’impression d’un laisser faire.

Tous les progressistes et les démocrates doivent faire front face à cette folie qui démontre une fois de plus, une fois de trop que la bête immonde est toujours là.

26 Fév

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L’Italie introuvable

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piereluigibersani

Tout le monde semble avoir gagner et l’Italie est éperdue. La courte victoire de nos amis du Parti démocrate – qui avaient réussi à rassembler la gauche, socialistes et socialistes écologistes de Nicky Vendola -, les rends majoritaire à la Chambre, mais pas au Sénat.

Ils devancent de peu le PDL de Berlusconi qui était majoritaire dans l’assemblée sortante. Monti est très loin derrière. La troisième force est celle du populo-amuseur Bepe Grillo qui, avec le PD et le PDL sont aussi  très hauts. Le pays a tranché mais se cabre et se cherche devant l’austérité.  Le parti anti-système a réussi à troubler la fête et cela oblige Bersani à trouver un ou plusieurs alliés pour construire sa majorité.

La stabilité d’un futur gouvernement ne semble pas acquise même si l’Italie a une culture de coalition alors que déjà les marchés se sont mêlés de l’élection…
Berlusconi a réveillé une droite populaire sur une ligne « nationale tribunicienne » prenant Monti comme cible : le parti de l’étranger responsable de l’austérité. Ce qui en dit long du rejet d’Angela Merkel et sa politique.

On dit souvent que la situation politique italienne préfigure toujours ce qui peut se passer ailleurs. Pour le coup, l’irruption d’un parti anti-système qui n’est que l’expression d’une désaffection, alors que les peuples ont besoin de solutions, est une configuration qui pourrait exister en Autriche où le duel permanent SPÖ – ÖVP risque d’être perturbé par un homme d’affaires qui recycle des anciens cadres du BZÖ, l’ancien parti de Haider, par exemple.

La troisième économie de la zone euro entre donc dans une zone de turbulences dont les élections devaient l’éloigner.

Ce qui ne sera pas sans conséquence pour l’Europe et l’Euro. On peut  parler ce matin de imbroglio européen et d’une Italie introuvable.

 

03 Déc

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Italie: les primaires du Parti démocrate, une leçon de démocratie, la première étape de l’alternance

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Le Parti socialiste salue la victoire de notre ami Pierluigi Bersani lors du deuxième tour des primaires italiennes qui démontrent une fois de plus la maturité de la gauche italienne face à une droite qui n’a le choix qu’entre Monti et Berlusconi. C’est un pas décisif vers la reconquête que nous souhaitons pour nos camarades italiens en 2013 lors de leurs élections législatives.

Les électeurs italiens vivant à Paris pouvaient d’ailleurs voter rue de Solférino. Ils ont été près de 3 millions à participer à ce choix.

Après cinq ans dans l’opposition, la gauche italienne représente plus que jamais l’alternative au conservatisme populiste incarné par Berlusconi et au centre droit incarné maintenant par Monti. Nous avons besoin d’une Italie dirigée par la gauche pour réorienter l’Europe afin de sortir durablement de la crise et de répondre avec efficacité et justice aux peuples plutôt que d’obéir aux marchés.

25 Avr

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La facture européenne de Sarkozy

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La crise se rappelle à notre bon souvenir. L’Espagne vient de voir ses taux d’intérêt doubler, car le pays est entré en récession. L’Italie subit le même assaut quoique moins fort. Le Portugal est à la même enseigne. Les Pays-Bas voit leur coalition gouvernementale éclater sous le poids de la crise. Personne ne voulant respecter la rigueur imposée par le traité Merkel – Sarkozy. Et c’est bien de cela dont il s’agit. Ce fameux traité qui ne règle rien et condamne les économies au carcan de l’austérité. La crise était derrière nous disait Nicolas Sarkozy tout heureux de fêter avec Mme Merkel le traité Merkel. Mais rien du tout ! La crise est là et bien là. Sarkozy et Merkel ont plongé l’Europe dans la récession. Et cette politique a un prix le dépôt de bilan de nombreuses entreprises, un chômage en hausse vertigineuse, la dette qui gonfle, les emprunts plus chers, un pouvoir d’achat qui s’effondre. Et la conséquence politique est imparable: la montée des nationaux populistes et l’exaspération des peuples. Voilà la facture européenne de Nicolas Sarkozy. Elle lui revient en boomerang dans l’entre deux tours.

 

 

14 Nov

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Monti/Papademos n’ont pas les moyens de leur politique

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L’Europe ferme les robinets de la solidarité et de l’aide aux démunis, ce qui indique au passage l’extrême intransigeance de la droite allemande sur une ligne ultra libérale, individualiste et bornée. La pression aveugle conduisant à la récession a comme corollaire de déposséder les peuples de leur représentation.

L’Italie et la Grèce en font les frais. Mais les technocrates dépolitisés et censés faire la politique qui rassure les marchés n’ont pas les moyens de cette politique. D’abord parce que les fonds souverains principalement anglo-saxons ne veulent pas sauver l’euro. Ils cherchent des nouveaux gisements de spéculation. Ensuite les majorités parlementaires ne sont pas liées aux nouveaux premiers ministres (Silvio Berlusconi d’une part, Georges Papandreou de l’autre règnent sur leur majorité). Elles évolueront en fonction de leurs intérêts électoraux. Enfin les peuples privés de parole n’accepteront pas longtemps les plans  » d’ajustement d’austérité  » à répétition. Donc cela ne tiendra pas ! Il est temps de parler haut et fort pour une autre politique européenne car nous courons à la catastrophe…

21 Sep

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On danse sur un volcan

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Mais quand nos élites médiatico-politiques vont elles saisir que nous courons à la catastrophe ? La Grèce étranglée, dans l’impossibilité de rembourser. L’Italie dégradée. L’Espagne, le Portugal arrêtés. L’Euro craque de toute part, l’Europe flirte avec la récession. Le FMI pense qu’il y a une chance sur trois que les Etats-Unis fassent de même. Les indignés sont dans les rues et les banques dans le rouge. Et l’on va d’un fait divers à un commentaire, fascinés par l’affaire DSK, Chirac, Bettencourt, Guerini, obsédés par les demi phrases, cherchant avec une jubilation morbide à se moquer de tout. Insouciants au drame qui vient. Mais mes pauvres amis, il ne sera pas seulement question d’économie, cela débouchera sur des bouc émissaires et autres tentations nationalistes. Les historiens qui se demandent comment les sociétés ont été aveuglées dans l’avant guerre en 1913 ou en 1939. Ils ont sous leurs yeux cette irrésistible et insouciante envie de danser sur le volcan. Pendant que nos gouvernants repoussent devant eux les problèmes de peur de déranger nos élites qui s’amusent et nos peuples qui s’inquiètent. Le ciel s’assombrit jour après jour et les marchés, canards sans tête, courent en tous sens.

31 Mai

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Elections municipales en Italie: « ce n’est qu’un début »

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Saluons la victoire de la gauche aux élections municipales de dimanche 29 mai qui ont vu la défaite de la droite à Milan, le fief de Berlusconi. C’est une victoire qui en appelle d’autres. Cette victoire doit servir de point d’appui à la gauche italienne pour hâter la fin du berlusconisme. Le vote de dimanche a montré qu’il était possible de battre la droite; il faut maintenant construire une alternative progressiste au conservatisme.