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03 Sep

Commentaires fermés sur Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de « Politiquement show » jeudi 1er septembre

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de « Politiquement show » jeudi 1er septembre

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« Le premier débat portait sur les primaires du Parti socialiste. J’ai notamment déclaré: « les primaires sont une chance pour la gauche. C’est un moyen de vaincre le scepticisme français car 70% d’entre eux estiment que la gauche ne ferait pas mieux que la droite dans la crise. C’est le moyen de démontrer que nous avons un chemin alternatif crédible. C’est le moyen, au travers d’une compétition cordiale, de propulser notre candidat au 2ème tour. Le peuple de gauche aura parlé. (…) Le sondage du Figaro est étonnant car il n’indique pas le 2ème tour où Martine Aubry progresse fortement et où François Hollande régresse… soyons donc prudents. Soit les électeurs viennent signer les sondages, soit le résultat dépendra du différentiel de mobilisation des différents électorats que cherchent les candidats.

Le 2ème débat portait sur la règle d’or et le piège tendu à la France. J’ai expliqué que c’était un piège tendu à la France. C’est au mieux une ligne Maginot, au pire la France se coupe les mains. (…) Une ligne Maginot qui ne rassure pas les marchés et désespère les peuples. Car Nicolas Sarkozy s’est déjà affranchi de la règle d’or, de la convergence à 3% de déficit imposés par le Traité de Maastricht, supérieur à la Constitution. Et cette austérité sinistre la production et la croissance. En plus sans être cruel, avec cette règle nous n’aurions pu sauver le système bancaire ou Nicolas Sarkozy n’aurait pas eu de plan de relance. (…) Nicolas Sarkozy n’est pas en situation de capitaliser sa campagne sur l’irresponsabilité du PS ! trop faible ! Trop rejeté ! (…) soit il sera battu au Congrès. Comme nous avons dit non avant, il aura agit en connaissance de cause. Il s’infligera une défaite et fragilisera la France. Soit il n’ira pas au bout et lui qui a dû réclamer cette règle pour l’Europe, aura dû reculer.

08 Juin

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[AFP] Rencontre avec Noam Shalit, père de Gilad Shalit

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PARIS, 7 juin 2011 (AFP) – La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a rencontré mardi à Paris Noam Shalit, le père du jeune soldat franco-israélien Gilad Shalit détenu depuis cinq ans dans la bande de Gaza, et a redemandé la « libération immédiate » du jeune homme.

Mme Aubry et le secrétaire à l’international du PS, Jean-Christophe Cambadélis, ont exprimé à M. Shalit leur « pleine solidarité face à cette terrible épreuve », selon un communiqué.

« Personne ne peut être indifférent face au drame vécu par la famille et les proches de Gilad Shalit. Sans nouvelles, ils vivent dans l’angoisse. Alors qu’ils attendent depuis 5 ans de revoir leur fils, le poids des jours est de plus en plus difficile à supporter pour ses parents », ajoute le texte.

« Le PS a réitéré sa demande de libération immédiate de Gilad Shalit » et « demande que dès maintenant un droit de visite soit accordé au comité international de la Croix Rouge, conformément au droit humanitaire international ».

Les parents de Gilad Shalit, Noam et Aviva, ont porté plainte à Paris lundi pour enlèvement et séquestration, une action en justice qui s’ajoute aux négociations internationales restées infructueuses.

Gilad Shalit a été capturé à la lisière de la bande de Gaza le 25 juin 2006 par un commando de trois groupes armés palestiniens de Gaza, dont l’un relevant du Hamas, qui a récemment scellé un pacte de réconciliation avec le Fatah du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

07 Juin

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L’invité du 20h de France 2

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Jean-Christophe Cambadélis était, lundi 6 juin l’invité du 20h de France 2. Il répondait aux questions de David Pujadas. Vous pouvez retrouver la vidéo de cette édition du journal de 20h en cliquant sur le lien suivant. Pour retrouver l’interview de Jean-Christophe Cambadélis rendez-vous à la 19ème minutes du journal.

29 Avr

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Aux rencontres du PSE et des leaders des révolutions arabes

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Discours de Jean-Christophe Cambadélis

Je vous propose de nous rassembler pour faire de Mohamed Bouazizi le prochain prix Nobel de la paix.

Chers amis,

On ne peut pas dire que l’Europe et les partis progressistes doivent accompagner les révolutions arabo- musulmanes sans crever un abcès. L’Europe, après le 11 septembre 2001, a privilégié la stabilité sur la démocratie. Funeste erreur, ce sont les dictatures qui créent la radicalité, l’intégrisme, les mouvements migratoires (…). Nous vous devons de reconnaître que le camp progressiste a trop tardé à rompre totalement avec des partis au pouvoir qui ne partageaient pas nos valeurs (…). Dans ce mouvement qui ressemble comme un frère à la révolution de 1848 en Europe et qui a commencé en Iran contre Mahmoud Ahmadinejad volant l’élection au peuple iranien. Dans ce formidable mouvement, une figure se détache, résumant la liberté, le respect, la démocratie. C’est celle de Mohamed Bouazizi.

Je voudrais vous proposer que nous défendions ensemble sa candidature piour le prix Nobel de la paix, saluant ainsi à travers lui, la jeunesse qui a gagné la démocratie (…). Je crois nécessaire que l’Europe comprenne que son intérêt, au delà de ses valeurs, passe par la défense de la démocratie et que celle-ci ne peut s’épanouir dans la précarité, la pauvreté, le chômage. Voilà, il faut un plan du type Marchal avec comme but une monnaie commune, un marché commun, la libre circulation des hommes et des marchandises. On ne peut pas plaider pour l’Europe au nord et dire vouloir rester dans vos états nations dans la mondialisation (…). Il ne faudrait oublier aussi que l’argent des dictateurs retourne au peuple (…) Nous devons aussi tordre le cou à la nouvelle peur européenne : l’invasion du Magreb.(…) Surfant sur l’islamophobie. (…)

Allons, pour l’instant, le fantasme est au nord, la réalité est ici. C’est en Tunisie et en Egypte que sont les flux. Ils sont des centaines de milliers. Alors battons nous au nord pour accueillir transitoirement, avec dignité, et aidons ceux qui le font déjà (…). Il faut ensemble protester contre l’assassinat du peuple syrien (…). Il faut mobiliser nos parlementaires pour agir en direction des ambassades (…). Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures. On ne peut pas bombarder tout le monde. Mais on peut isoler les dictateurs pour les faire plier. (…) Nous devons être attentifs à ce que les acteurs de la révolution n’en soient pas les exclus. (…) Toutes les révolutions ont leur Thermidor. Le premier moyen pour l’éviter, c’est de donner les moyens à celles-ci de se développer. (…)

Encore un mot. Notre ami, Nabil Shâath, négociateur pour le peuple palestinien nous disait : « On ne vous reproche pas votre soutien à Israël. Mais le fait qu’au nom de cela vous ne défendiez pas vos valeurs. (…) Reconnaissez nous aussi. (…)

Nous leur répondons : « Faites votre union ». C’est aujourd’hui chose faite.

05 Avr

Commentaires fermés sur Audition de Messieurs Alain Juppé et Gérard Longuet par la Commission des Affaires étrangères

Audition de Messieurs Alain Juppé et Gérard Longuet par la Commission des Affaires étrangères

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Intervention de Jean-Christophe Cambadélis

Messieurs les ministres,

Laurent Gbagbo devait s’en aller, Lire la suite…

04 Avr

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Dans le 20h de France 2 à propos du programme socialiste

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Jean-Christophe Cambadélis a réagit dans le journal de 20h de France 2 du dimanche 3 avril à l’annonce du programme socialiste pour les élections présidentielles de 2012. Voici le verbatim:

« Un bon programme pour une bonne gauche (…) Chaque programme correspond à une situation donnée. Il n’a donc rien a voir avec celui de 1981 ou de Lionel Jospin ».(…) « C’est un programme tourné vers les français qui répond concrètement à des problèmes concrets (…) Plus économique et social à cette étape que sociétal, ce programme vise au redressement de la France (…) C’est un programme sérieux mais surtout efficace (…) Nous avons là une alternative à la droite, qui est de gauche et crédible  (…)Ce programme n’est fait ni contre quelqu’un, ni pour quelqu’un mais pour répondre aux français et redresser la France ».

02 Avr

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Interview: mon petit déjeuner avec…

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu, sans détour, aux questions de Constance Vegara pour France-Soir.

« J’ai découvert très tard, en entrant au PS, la compétition effroyable qui règne au sein d’un parti politique »

FRANCE-SOIR Quel événement historique contemporain vous a le plus marqué ?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS. La chute du mur de Berlin. J’étais issu d’une histoire politique qui était celle des trotskistes : la chute du régime de Moscou me parlait donc beaucoup ! En 1989, je venais d’arriver au PS : c’était donc aussi, pour moi, une rupture.

F.-S. Quel événement vous a insufflé l’envie de vous lancer en politique ?

J.-C. C. L’assassinat de John Kennedy. En 1963, j’avais 12 ans. J’habitais Sarcelles. Je me souviens de la tête de mes parents, consternés par les images à la télé. Ces images en boucle d’un président des Etats-Unis assassiné…

F.-S. Comment est apparue votre dyslexie ?

J.-C. C. C’était une dyslexie très lourde, qui a surgi à cause d’un instituteur qui n’a pas accepté que je sois gaucher. Pendant toute l’année scolaire, il m’a attaché la main gauche dans le dos pour me forcer à écrire avec la main droite. J’ai régressé partout. Je ne savais plus écrire une addition ni lire. Il m’a fallu beaucoup d’années pour surmonter ce handicap. Et je suis devenu, du coup, très tchatcheur !

F.-S. La parole comme moyen de défense ?

J.-C. C. Oui. Le théâtre m’a aussi beaucoup aidé. D’ailleurs, pendant longtemps, j’ai voulu faire de la mise en scène. Ma mère me dit souvent que c’est exactement ce que je fais au PS (rire). Je montais des spectacles au collège. J’étais fasciné par Peter Brook.

F.-S. Pourquoi ne pas avoir persévéré ?

J.-C. C. Parce que je suis tombé dans la politique ! J’ai attrapé le virus en 1968. Là, on était les acteurs de l’événement. Je faisais le mur de mon internat, le soir, pour aller à la Sorbonne et y animer des débats. J’ai commencé à fréquenter des groupuscules comme Rouge et Noir. Puis je suis entré à ce qui était à l’époque l’Alliance des jeunes socialistes. A la fac, j’ai rencontré un historien qui est devenu mon meilleur ami : Benjamin Stora. Je suis devenu président de l’Association générale des étudiants de Nanterre, puis président de l’Unef.

F.-S. Quelles étaient alors vos ambitions ?

J.-C. C. je n’ai jamais souhaité faire carrière en politique : je voulais « faire » de la politique. J’ai la chance d’avoir commencé par l’extrême gauche : ça m’a sauvé de tout plan de carrière (rire) ! Pour moi, on pouvait à la fois travailler et faire de la politique, sans problème. J’ai donc été chargé de cours à la fac, chercheur, et j’ai travaillé dans une boîte de com.

F.-S. Vous n’avez pas un parcours classique. En avez-vous souffert ?

J.-C. C. Président de l’Unef, je faisais le tour de France en sillonnant toutes les régions. C’est le terrain qui m’a beaucoup aidé dans ma formation. Puis j’ai soutenu une thèse de doctorat en sociologie politique.

F.-S. En quoi vous sentiez-vous utile en politique ?

J.-C. C. Ce qui me passionnait, et c’est toujours vrai, c’est cette espèce de jeu de stratégie politique : avoir ce regard qui permet de saisir une situation, un moment clé. Et, bien sûr, le plaisir d’être conteur dans une AG. Je me suis aperçu que j’avais cette capacité. C’était plaisant.

F.-S. Et compter au sein du parti ?

J.-C. C. J’ai découvert très tard, en entrant au PS, la compétition effroyable qui règne au sein d’un parti politique, avec ses jalousies extrêmes et ses coups de couteau dans le dos.

F.-S. … et vous êtes devenu vous-même un pro de la « petite phrase » ! Un « sniper », dit-on…

J.-C. C. (Rire) C’est vrai ! Ce que je déteste, c’est la lâcheté. Ces gens qui, dans leur petit coin, sont très violents et qui, en réunion, hochent la tête comme les petits chiens à l’arrière des voitures. J’ai tendance à dire clairement ce que je pense. Ce qui n’est pas une qualité car je me fais beaucoup d’ennemis. C’est ça le mauvais côté de la politique : un monde cruel où les gens assument rarement leurs désaccords.

F.-S. Pour qui avez-vous de la sympathie à droite ?

J.-C. C. Jean-Louis Borloo quand il appelle à ne pas voter pour le FN mais plutôt pour le PS, et qu’il assume ses choix. J’ai aussi de la sympathie pour Bayrou, avec son côté Don Quichotte.

F.-S. A gauche, quel est votre meilleur ennemi ?

J.-C. C. J’en ai tellement (rire) !

F.-S. On sait que vous soutenez DSK. Et si c’était François Hollande qui était élu ?

J.-C. C. François Hollande a beaucoup de talent. Il est un très bon orateur et un très bon analyste, mais il n’a pas que des qualités. Je trouve qu’il intervient trop tôt dans la présidentielle. Ce n’est pas parce qu’on est brillant qu’on est présidentiable. J’ai dit que c’est un talent qui mérite un destin, mais que ce n’est pas le moment.

F.-S. Vous, vous êtes bagarreur mais est-ce que DSK, lui, montera sur le ring ? N’attend-il pas qu’on lui déroule le tapis rouge ?

J.-C. C. Je ne sais pas s’il sera candidat mais ce n’est pas quelqu’un qui, dans le débat, est timide ! Qu’il ne souhaite pas être abîmé avant l’épreuve finale, ça me paraît normal. S’il prend sa décision, il saura l’assumer.

F.-S. Et s’il était élu, peut-être deviendriez-vous enfin ministre ?

J.-C. C. Je préférerais être le premier secrétaire du PS. Le terrain, les militants, la gauche, c’est ce qui me plairait ! Dans mon logiciel, il n’y a pas ministre.

F.-S. C’est la soixantaine qui vous assagit ?

J.-C. C. Peut-être un peu. Mais on m’a souvent traité d’aristocrate car je ne me suis jamais mis en compétition avec les autres. Devant ma glace, je n’ai jamais rêvé d’être ministre ! En revanche, je n’en connais pas beaucoup qui seraient capables d’assumer et de prendre les rênes du parti. Moi, si.

F.-S. Quels sont vos dérivatifs quand la coupe est pleine ?

J.-C. C. La lecture me fait beaucoup de bien, surtout quand j’ai une insomnie à cause d’une déconvenue politique. Je le lis deux heures, et je me rendors. Je m’occupe aussi de mes enfants qui ont 22, 17 et 3 ans. Ça demande quand même pas mal de temps.

F.-S. Vous avez connu des déboires judiciaires, à qui vous confiiez-vous à cette époque ?

J.-C. C. Je me suis fermé comme une coquille et j’ai attendu que ça se passe. C’est de la pudeur.

F.-S. Vous arrivez à vous extraire facilement du ring politique ?

J.-C. C. Quand je décide de suivre le Tour de France ou celui d’Italie, je ne suis plus dans la politique !

F.-S. Quelle est pour vous la meilleure soirée ?

J.-C. C. Une belle table d’amis drôles et cultivés, à qui je prépare un dîner. Je fais de la cuisine grecque, ou un bon poisson. Ce qui compte surtout pour moi, c’est de rire.

F.-S. Le théâtre vous intéresse-t-il toujours ?

J.-C. C. Plus que jamais. La direction d’acteurs plus particulièrement. J’ai d’ailleurs en tête l’écriture d’une pièce. Si la politique me laisse un peu de temps, j’aimerais m’y consacrer.

F.-S. Pourquoi ne pas arrêter tout de suite ?

J.-C. C. Je vais vous faire une confidence : je me suis dit qu’il faudrait que j’accompagne l’élection d’un ou d’une socialiste à la présidence de la République (Dominique ou Martine) – car je pense que je n’y serai pas pour rien – pour dire ensuite : c’est fini, j’arrête !

Par Propos recueillis par Constance Vergara