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05 Sep

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Le mauvais week-end de Nicolas Sarkozy

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En coulisses les leaders de l’UMP se réjouissaient de l’attention médiatique pour DSK. On a moins vu les problèmes auxquels ils étaient confrontés. Nicolas Sarkozy a raté son lifting, transformant l’hyperactif en président. Il ne décolle pas et il a perdu une définition -certes critiquée – au profit d’un halo présidentiel indéfini. Il a perdu une image sans gagner un statut. Il a fait Pschitt ! Très durement touché dans les sondages, il ne tient plus ses nerfs. Agressant Jean-Pierre Raffarin à propos d’une « taxe et jardins », pas tout à fait à la hauteur présidentielle à laquelle il est censé planer. Pire… ayant le dit Raffarin au téléphone, il cède. Mais nouveau camouflet, le Premier ministre ne l’entend pas ainsi et indique que rien n’est tranché… Et ceci au moment où le ministre de l’agriculture ouvre un projet à « zéro euro ». Immédiatement descendu par Patrick Devedjian qui ne voit nul part le souffle d’un projet de société. Le tout sur l’œil goguenard de Jean-François Copé qui n’a pas l’air désolé de la tournure des évènements. Et un Jean-Louis Borloo qui annonce que la défiscalisation des heures supplémentaires a probablement été une erreur. Sans oublier la polémique autour du « Sarko m’a tuer » livre bombe incendiaire. Et le soupçon plus grave d’écoute des journalistes. Quant à sa grande manœuvre stratégique: la règle d’or dans la constitution. Soit il va au congrès et la demande sera retoquée, soit il n’y va pas et il aura démontré aux partenaires Européens sa faiblesse. Belle manœuvre !

A really bad week-end for Mister Sarkozy !

14 Mai

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Un tournant: Jean-Louis Borloo s’en va

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Après la percée de Marine Le Pen à l’extrême droite, la sécession de Jean-Louis Borloo est un tournant majeur dans la pré-campagne présidentielle.  Non que Jean-Louis Borloo devancerait Nicolas Sarkozy. Et si l’ancien ministre était candidat, il y a fort à parier qu’il retirerait sa candidature si Sarkozy risquait d’être éliminé. Mais, il s’agit là de la sanction symbolique d’une perte de leadership. Un perte de confiance dans l’avenir du président sortant. C’est d’ailleurs la raison du raidissement des sarkozystes contre la gauche. Évidemment dans l’entourage présidentiel, on tente de faire de ce revers un atout : le double élargissement le FN et le centre pour le second tour. Mais l’épisode du RSA montre que cela ne marche pas. Parce que le ressentiment anti – sarkozy est à son comble et le bilan ne passe pas. Et provoquer l’union par le rejet des socialistes ne passe pas plus. Alors, la droite se fragmente.

12 Mai

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Fillon plus Droopy que Youpi !

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Le Premier ministre n’a pas forcé son talent en inaugurant la nouvelle émission politique de TF1. Le ton morne, l’oeil en berne, François Fillon a mollement défendu le bilan de Nicolas Sarkozy. Il ne s’est animé que pour les chiffres de la croissance, heureusement annoncés au moment de l’émission, ce fut le clou du show. Pourtant, pas de quoi pavoiser avec 0,8, on ne va pas à 2 points de croissance, et il en faut au moins 3 pour réduire le chômage et commencer à résorber nos déficits sociaux. Pour le reste Laurent Wauquiez a fait amende honorable et Jean-François Copé maintient le cap sur le RSA. Jean-Louis Borloo va quitter l’UMP, et Marine Le Pen progresse dans la droite classique. Alors pour conjurer cette époque émolliente, François Fillon propose la continuité après 17 ans de droite, on reprend la droite. Avec un Sarkozy jugé « crédible et solide » (ça c’était le plus rigolo). Évidemment cette perspective ne le remplissait pas de joie….

02 Avr

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Interview: mon petit déjeuner avec…

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu, sans détour, aux questions de Constance Vegara pour France-Soir.

« J’ai découvert très tard, en entrant au PS, la compétition effroyable qui règne au sein d’un parti politique »

FRANCE-SOIR Quel événement historique contemporain vous a le plus marqué ?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS. La chute du mur de Berlin. J’étais issu d’une histoire politique qui était celle des trotskistes : la chute du régime de Moscou me parlait donc beaucoup ! En 1989, je venais d’arriver au PS : c’était donc aussi, pour moi, une rupture.

F.-S. Quel événement vous a insufflé l’envie de vous lancer en politique ?

J.-C. C. L’assassinat de John Kennedy. En 1963, j’avais 12 ans. J’habitais Sarcelles. Je me souviens de la tête de mes parents, consternés par les images à la télé. Ces images en boucle d’un président des Etats-Unis assassiné…

F.-S. Comment est apparue votre dyslexie ?

J.-C. C. C’était une dyslexie très lourde, qui a surgi à cause d’un instituteur qui n’a pas accepté que je sois gaucher. Pendant toute l’année scolaire, il m’a attaché la main gauche dans le dos pour me forcer à écrire avec la main droite. J’ai régressé partout. Je ne savais plus écrire une addition ni lire. Il m’a fallu beaucoup d’années pour surmonter ce handicap. Et je suis devenu, du coup, très tchatcheur !

F.-S. La parole comme moyen de défense ?

J.-C. C. Oui. Le théâtre m’a aussi beaucoup aidé. D’ailleurs, pendant longtemps, j’ai voulu faire de la mise en scène. Ma mère me dit souvent que c’est exactement ce que je fais au PS (rire). Je montais des spectacles au collège. J’étais fasciné par Peter Brook.

F.-S. Pourquoi ne pas avoir persévéré ?

J.-C. C. Parce que je suis tombé dans la politique ! J’ai attrapé le virus en 1968. Là, on était les acteurs de l’événement. Je faisais le mur de mon internat, le soir, pour aller à la Sorbonne et y animer des débats. J’ai commencé à fréquenter des groupuscules comme Rouge et Noir. Puis je suis entré à ce qui était à l’époque l’Alliance des jeunes socialistes. A la fac, j’ai rencontré un historien qui est devenu mon meilleur ami : Benjamin Stora. Je suis devenu président de l’Association générale des étudiants de Nanterre, puis président de l’Unef.

F.-S. Quelles étaient alors vos ambitions ?

J.-C. C. je n’ai jamais souhaité faire carrière en politique : je voulais « faire » de la politique. J’ai la chance d’avoir commencé par l’extrême gauche : ça m’a sauvé de tout plan de carrière (rire) ! Pour moi, on pouvait à la fois travailler et faire de la politique, sans problème. J’ai donc été chargé de cours à la fac, chercheur, et j’ai travaillé dans une boîte de com.

F.-S. Vous n’avez pas un parcours classique. En avez-vous souffert ?

J.-C. C. Président de l’Unef, je faisais le tour de France en sillonnant toutes les régions. C’est le terrain qui m’a beaucoup aidé dans ma formation. Puis j’ai soutenu une thèse de doctorat en sociologie politique.

F.-S. En quoi vous sentiez-vous utile en politique ?

J.-C. C. Ce qui me passionnait, et c’est toujours vrai, c’est cette espèce de jeu de stratégie politique : avoir ce regard qui permet de saisir une situation, un moment clé. Et, bien sûr, le plaisir d’être conteur dans une AG. Je me suis aperçu que j’avais cette capacité. C’était plaisant.

F.-S. Et compter au sein du parti ?

J.-C. C. J’ai découvert très tard, en entrant au PS, la compétition effroyable qui règne au sein d’un parti politique, avec ses jalousies extrêmes et ses coups de couteau dans le dos.

F.-S. … et vous êtes devenu vous-même un pro de la « petite phrase » ! Un « sniper », dit-on…

J.-C. C. (Rire) C’est vrai ! Ce que je déteste, c’est la lâcheté. Ces gens qui, dans leur petit coin, sont très violents et qui, en réunion, hochent la tête comme les petits chiens à l’arrière des voitures. J’ai tendance à dire clairement ce que je pense. Ce qui n’est pas une qualité car je me fais beaucoup d’ennemis. C’est ça le mauvais côté de la politique : un monde cruel où les gens assument rarement leurs désaccords.

F.-S. Pour qui avez-vous de la sympathie à droite ?

J.-C. C. Jean-Louis Borloo quand il appelle à ne pas voter pour le FN mais plutôt pour le PS, et qu’il assume ses choix. J’ai aussi de la sympathie pour Bayrou, avec son côté Don Quichotte.

F.-S. A gauche, quel est votre meilleur ennemi ?

J.-C. C. J’en ai tellement (rire) !

F.-S. On sait que vous soutenez DSK. Et si c’était François Hollande qui était élu ?

J.-C. C. François Hollande a beaucoup de talent. Il est un très bon orateur et un très bon analyste, mais il n’a pas que des qualités. Je trouve qu’il intervient trop tôt dans la présidentielle. Ce n’est pas parce qu’on est brillant qu’on est présidentiable. J’ai dit que c’est un talent qui mérite un destin, mais que ce n’est pas le moment.

F.-S. Vous, vous êtes bagarreur mais est-ce que DSK, lui, montera sur le ring ? N’attend-il pas qu’on lui déroule le tapis rouge ?

J.-C. C. Je ne sais pas s’il sera candidat mais ce n’est pas quelqu’un qui, dans le débat, est timide ! Qu’il ne souhaite pas être abîmé avant l’épreuve finale, ça me paraît normal. S’il prend sa décision, il saura l’assumer.

F.-S. Et s’il était élu, peut-être deviendriez-vous enfin ministre ?

J.-C. C. Je préférerais être le premier secrétaire du PS. Le terrain, les militants, la gauche, c’est ce qui me plairait ! Dans mon logiciel, il n’y a pas ministre.

F.-S. C’est la soixantaine qui vous assagit ?

J.-C. C. Peut-être un peu. Mais on m’a souvent traité d’aristocrate car je ne me suis jamais mis en compétition avec les autres. Devant ma glace, je n’ai jamais rêvé d’être ministre ! En revanche, je n’en connais pas beaucoup qui seraient capables d’assumer et de prendre les rênes du parti. Moi, si.

F.-S. Quels sont vos dérivatifs quand la coupe est pleine ?

J.-C. C. La lecture me fait beaucoup de bien, surtout quand j’ai une insomnie à cause d’une déconvenue politique. Je le lis deux heures, et je me rendors. Je m’occupe aussi de mes enfants qui ont 22, 17 et 3 ans. Ça demande quand même pas mal de temps.

F.-S. Vous avez connu des déboires judiciaires, à qui vous confiiez-vous à cette époque ?

J.-C. C. Je me suis fermé comme une coquille et j’ai attendu que ça se passe. C’est de la pudeur.

F.-S. Vous arrivez à vous extraire facilement du ring politique ?

J.-C. C. Quand je décide de suivre le Tour de France ou celui d’Italie, je ne suis plus dans la politique !

F.-S. Quelle est pour vous la meilleure soirée ?

J.-C. C. Une belle table d’amis drôles et cultivés, à qui je prépare un dîner. Je fais de la cuisine grecque, ou un bon poisson. Ce qui compte surtout pour moi, c’est de rire.

F.-S. Le théâtre vous intéresse-t-il toujours ?

J.-C. C. Plus que jamais. La direction d’acteurs plus particulièrement. J’ai d’ailleurs en tête l’écriture d’une pièce. Si la politique me laisse un peu de temps, j’aimerais m’y consacrer.

F.-S. Pourquoi ne pas arrêter tout de suite ?

J.-C. C. Je vais vous faire une confidence : je me suis dit qu’il faudrait que j’accompagne l’élection d’un ou d’une socialiste à la présidence de la République (Dominique ou Martine) – car je pense que je n’y serai pas pour rien – pour dire ensuite : c’est fini, j’arrête !

Par Propos recueillis par Constance Vergara

30 Mar

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Sarkozy en guerre !

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Nous apprenons par le journal Le Monde que Nicolas Sarkozy s’est interrogé sur sa candidature, tellement il était bas dans les sondages et isolé dans la droite classique, après les prises de distance de Jean-Louis Borloo, François Fillon et autres Dominique de Villepin. Pour que le doux, le mesuré Président du Parti Radical, André Rossinot, ait fixé un ultimatum d’un mois à l’UMP pour changer, cela en dit long sur l’exaspération au sein de l’UMP. Mais voilà le général Sarkozy a décidé d’y aller estimant « qu’une campagne laminerait DSK » et nous qui pensions que DSK était le candidat le moins dangereux pour la droite et que seul François Hollande leur faisait peur. On ne sait pas si DSK serait laminé, en tous cas Sarkozy, lui, l’est déjà avant de commencer. Et puis son conseiller spécial Patrick Buisson avance un argument massif: DSK serait devenu américain… Maintenant on sait d’où vient l’argumentaire. Mais il vaut mieux avoir pris des leçons chez Barack Obama que comme Nicolas Sarkozy chez Silvio Berlusconi. A chacun son style…

 

21 Mar

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Fillon-Borloo-Sarkozy-Copé: La crise de régime affleure !

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Nicolas Sarkozy espérait utiliser la crise libyenne pour se rétablir. Les élections cantonales viennent percuter sa chanson de geste d’une France enfin digne de son rang.

Nicolas Sarkozy tentait de droitiser le débat pour en profiter aux élections présidentielles. Mais cette stratégie combinée à son bilan catastrophique conduit à un affrontement avec le Premier ministre. Le Président de la République met sur le même plan le FN et le PS, mais cette position ne passe pas dans sa majorité.

Nicolas Sarkozy ne pense qu’au deuxième tour de la présidentielle. Mais c’est sa candidature à l’élection présidentielle qui est mise en cause dans la vraie fausse offensive de François Fillon et la vraie rupture de Jean-Louis Borloo. C’est bien la crise de régime qui affleure.

Dimanche prochain, soit le FN sauve l’UMP et c’est l’infamie et François Filon ne peut se maintenir, soit c’est la déroute de l’UMP et la crise est là !

05 Jan

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Embouteillage au centre !

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Jean-Marie Cavada vient de nous apprendre que Hervé Morin, de retour de vacances, est candidat à l’élection présidentielle. Si la forme de la candidature – par personne interposée – nous laisse perplexe, elle devrait être démentie, elle illustre l’embouteillage au centre de l’échiquier politique qui le libère pour l’élection présidentielle.

Hervé Morin, donc François Bayrou, Jean-Louis Borloo, Dominique de Villepin, sans oublier un possible Nicolas Hulot, ou un Eva Joly qui ont décidé de situer là l’ancrage écologiste.

Il n’est pas certain que cette situation gêne l’UMP ou le PS, voire le FN qui voit la troisième place à portée de la main.

L’extrême gauche n’ayant pas décider d’une candidature unique entre Front de Gauche, le NPA ou Lutte Ouvrière. L’alternative crédible à Nicolas Sarkozy, si tout reste en l’état, reviendra donc au PS. Mieux l’émiettement au centre, à l’extrême gauche et l’idée du FN en dynamique ouvrent la porte au vote utile dès le 1er tour. Raison de plus au PS pour prendre notre temps, travailler à une alternative solide, et ne pas être irresponsables. Vaste débat !

12 Déc

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La cuillère de Le Pen dans le baril de miel du week-end.

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Tous les partis ont entonné la chansonnette de l’union ce week-end.

L’UMP à tu et à toi entre François Fillon et Jean-François Copé.

Au PS, Martine et Ségolène se sont claquées la bise, chez les Verts, on recollait la porcelaine.

Le Modem faisait bloc derrière François Bayrou. Jean-Louis Borloo avait réuni auparavant les centristes pro-Sarkozy avec le coup de tampon de Xavier Bertrand.

Dans cette atmosphère sirupeuse d’union pré-fête, la déclaration de Marine Le Pen a fait un peu cuillère de goudron. Le tollé fut à la hauteur de la provocation.

Ce qui importe – au delà de la nécessaire condamnation – c’est pourquoi Marine Le Pen a rompu avec le « facho-soft ». Malgré reportages flatteurs, sondages formidables, déclarations intéressées de l’UMP (M. Le Pen est un vecteur d’union), Marine Le Pen est à la peine. Sa ligne visant a rendre l’extrême droite fréquentable passe mal dans l’extrême droite. Il suffit de lire les feuilles de choux de ces derniers pour s’en convaincre. Alors Marine Le Pen a eu recours à la stratégie des mégrétistes qui l’entourent: la différenciation maximale. Cela permet de se distinguer des partis traditionnels et d’être au-delà de ce que d’autres populistes peuvent faire. Bref, être repérée pour mieux cristalliser le vote protestataire. Et en même temps rassurer la base sur l’ancrage xénophobe.

Oui mais voilà, le succès est certain mais le ghetto de la réprobation aussi. Marine Le Pen voit sa ligne invalidée par son vrai faux dérapage. Le facho-bobo, ça ne marche pas !

09 Nov

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Villepin, le Chevènement ou le Debré de l’UMP !

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L’ancien ministre a décidé de brûler ses vaisseaux. Anticipant sur le fait que le remaniement ferait un voire deux mécontents. Comprenant que le Centre allait être humilié en cas d’éviction de Jean-Louis Borloo, ou que François Fillon allait être un recours sondagier à droite, si Nicolas Sarkozy s’en séparait, il lui fallait anticiper et se rendre incontournable dans l’opposition de droite. Petit à petit il tente d’être à Nicolas Sarkozy ce que Jean-Pierre Chevènement fut à Lionel Jospin participant de son échec. Mais il peut tout aussi bien être un Debré qui fut sur le même registre et se marginalisa comme Marie-France Garraud dans son bras de fer avec Jacques Chirac. En tout état de cause la crise à droite ne fait que commencer. Elle va s’accentuer avec le remaniement.