Tag jeunesse

10 Jan

Commentaires fermés sur Mémoire Comme Une : Un film pour restituer le travail de plusieurs mois des « Ambassadeurs de la Fraternité »

Mémoire Comme Une : Un film pour restituer le travail de plusieurs mois des « Ambassadeurs de la Fraternité »

par

memoirecommeune

L’histoire de 6 jeunes qui, volontaires en service civique, ont exploré la mémoire collective du 19e arrondissement.

Pendant plusieurs mois, les « Ambassadeurs de la Fraternité » ont rencontré, échangé, interrogé les acteurs de notre Histoire, qu’ils soient habitants, combattants, élus, déportés ou résistants. Un projet qui les portera de la France au camp d’Auschwitz en Pologne, puis sur les traces de l’esclavage en Guadeloupe car en effet, l’histoire de notre pays s’étend bien au-delà de nos frontières.

Un partenariat entre une élue de la Mairie du 19e arrondissement, des directeurs des centres d’animation de la Ligue de l’Enseignement fédération de Paris, un jeune réalisateur, un éducateur, auquel j’ai eu plaisir d’apporter une petite pierre, celle de la confiance et de l’espoir.

Dès le 14 janvier vous pourrez découvrir sur les réseaux sociaux le documentaire « Mémoire comme Une » .

Un projet emplit d’espoirs et d’optimisme, porté par les « Ambassadeurs de la Fraternité », écrit par Karine Gautreau, Adjointe au Maire du 19e chargée de la vie associative et de l’éducation populaire et réalisé par Cyril Lefèvre avec les jeunes ambassadeurs.

 

01 Sep

Commentaires fermés sur Conférence des présidents d’université – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – jeudi 1er septembre 2016

Conférence des présidents d’université – Discours de Jean-Christophe Cambadélis – jeudi 1er septembre 2016

par

CPU - 01092016

Discours de Jean-Christophe Cambadélis,

Premier secrétaire du Parti socialiste

Conférence des présidents d’université

Paris, Jeudi 1er septembre 2016

(seul le prononcé fait foi)

 

 

 

 

Mesdames et Messieurs les présidents,

Chers amis,

 

J’en ai mené, des combats, entre ces murs.

Combien de fois j’ai ferraillé, ici et ailleurs, contre l’ordre établi et vos prédécesseurs ? En prenant la parole devant vous, je me sens un peu comme le criminel revenu sur le lieu de son premier crime. Je contemple la scène. Je me remémore les luttes et les joutes. Elles furent souvent épiques. Je vois même siéger parmi vous certains de mes complices de l’époque. L’Histoire se joue parfois de nous pour jouer sa propre partition.

L’Université a beaucoup compté dans ma vie. Je la retrouve donc avec plaisir. Je vous rencontre avec amitié. Merci à Jean-Loup Salzmann de m’avoir invité à parler devant vous de l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche.

 

L’Université a compté dans ma vie, comme elle a toujours compté pour les socialistes. On dit bien qu’à Solférino, les Nanterre font jeu égal avec les Voltaire. Ce n’est pas qu’un bon mot : c’est le signe de la reconnaissance que nous lui portons. C’est la marque de l’importance que nous lui accordons.

Lorsque nous affirmons que l’Université est un lieu d’arrachement à la détermination par le savoir, nous savons de quoi nous parlons.

Lorsque nous la désignons comme un lieu où recule l’assignation à résidence sociale et culturelle, nous savons ce que nous avançons. Si la contestation de l’ordre établi s’est jouée à l’Université, c’est parce qu’elle est le lieu de l’émancipation par excellence. Elle a donc toujours été au cœur du projet socialiste.

Dans les 110 propositions de François Mitterrand, elle avait déjà toute sa place. En un peu plus d’une génération, nous l’avons transformée.

Nous l’avons démocratisée dans son fonctionnement.

Nous l’avons démocratisée en l’ouvrant au plus grand nombre, en diversifiant notamment son offre éducative, en améliorant l’orientation et l’accès.

Nous l’avons ouverte, au monde extérieur, à l’Europe et à l’international. Je ne peux que me réjouir que notre pays soit aujourd’hui le premier pays d’accueil non anglophone des étudiants étrangers.

Nous l’avons confortée dans ses moyens. Les plans n’ont pas manqué. Université 2000, U3M…

Transformer l’université est une affaire de temps long. Il faut de la constance, de la détermination, de la maturation, des valeurs intangibles.

Vous êtes familiers de ce temps : c’est aussi celui de la recherche et de la transmission, de la production du savoir et des apprentissages. Ce n’est pas nécessairement le temps politique. C’est encore moins celui des technocrates.

Or depuis 2012, nous avons été happés par le temps court. Ce que la droite nous a laissé en héritage l’imposait. Des déficits, abyssaux. Des comptes publics, dans un état lamentable. Un appareil productif, en pleine déliquescence. Le moteur France était en train de caler. Nous avons d’abord dû parer au plus urgent.

L’urgence était d’abord budgétaire. Oui, nous avons dû faire des économies. Oui, nous avons dû faire des choix. Mais ces choix n’ont jamais été faits au détriment de l’enseignement supérieur et de la recherche. Depuis le début du quinquennat, nous avons sanctuarisé les moyens qui lui sont consacrés. Les efforts ont été portés par d’autres ministères – celui de l’écologie, celui des finances, en particulier.

La bataille avec Bercy fut parfois rude. La dernière en date, en mai dernier, vous a profondément inquiétés. J’ai partagé cette inquiétude. J’ai exprimé publiquement ma désapprobation, comme vous l’avez fait. Je suis intervenu, plus officieusement, pour que Bercy recule. Quand on fait de l’école le premier sujet, le premier projet et le premier budget du quinquennat, on ne touche pas aux financements de l’enseignement supérieur et à la recherche. C’est une question de cohérence. L’un ne va pas sans l’autre. Et Bercy a reculé.

 

L’urgence, c’était aussi le sort des étudiants, qu’il fallait améliorer au plus vite. Nul ne l’ignore ici : leurs conditions de vie sont déterminantes dans la réussite de leurs études. Lorsque 45% des étudiants sont contraints de travailler pour financer leur formation, comme peuvent-il lui consacrer le temps nécessaire ?

Nous avons donc investi 400 millions d’euros pour revaloriser les bourses sur critères sociaux et créer deux nouveaux échelons. Les plus modestes ont vu leurs aides augmenter de 15%. Désormais, un étudiant sur quatre bénéficie d’une bourse.

Nous avons massivement investi dans la construction de logements étudiants : d’ici la fin du quinquennat, le parc immobilier du CROUS aura augmenté de 25%. 40 000 logements supplémentaires seront sortis de terre. Pour ceux qui vivent dans le parc immobilier privé, nous avons mis en place une caution locative universelle. C’est apporter à chacun davantage de sérénité.

Je pourrais encore évoquer le gel des droits d’inscription, la création du statut d’étudiant entrepreneur, la réglementation des stages. Je pourrais parler de notre mobilisation pour que les crédits consacrés par l’Union européenne au projet Erasmus soient en progression – il le seront de 40%.

La liste est longue. Beaucoup de chantiers ont été menés. Beaucoup reste encore à faire. Je pense par exemple aux restaurants universitaires, qui devrait être encore plus accessibles. Je pense aussi à la santé. Nous avons déjà amélioré la couverture sociale des étudiants. Mais les campus devraient à mon sens abriter de véritables dispensaires et non seulement une médecine préventive. Voir certains jeunes renoncer à se soigner est inacceptable pour une démocratie comme la nôtre, qui revendique un haut niveau de protection sociale.

L’amélioration des conditions de vie des étudiants, c’est aussi une affaire de confiance. Nous avons voulu leur en témoigner, en reconnaissant mieux leur engagement. C’est l’année de césure. Ce sont les projets de « la France s’engage », pour lesquels beaucoup d’étudiants se sont mobilisés, ou le service civique, qu’ils sont nombreux à rejoindre.

La disposition que nous avons prise, dans le projet de loi égalité et citoyenneté, permettra de mieux prendre en compte la participation des étudiants, dans des associations, de mieux valoriser ce temps passé au service de soi et des autres. Ce n’est pas anecdotique : les apprentissages se jouent aussi en dehors de la formation universitaire, et la vie associative est essentielle à la vie de campus.

L’urgence, en 2012, c’était enfin la gouvernance universitaire. La loi Recherche de 2006, la loi LRU de 2007, ont laissé des traces. L’autonomie adoptée par la droite était incohérente parce qu’elle était sans moyens ; elle était déséquilibrée parce qu’elle était sans contrôle. Il fallait de l’apaisement. La loi pour l’enseignement et la recherche portée par Geneviève Fioraso y a pourvu. Désormais, les enseignants-chercheurs et les étudiants décident librement de la direction de leur université et de la direction que doit prendre leur université. La politique de site est poursuivie, mais rééquilibrée. L’autonomie appelait aussi une simplification administrative. Ce n’est pas vous qui me contredirez : la bureaucratie pèse sur de façon majeure sur votre travail, sur celui des enseignants chercheurs et sur celui des étudiants. La simplification était aussi devenue une urgence. C’est un chantier que Thierry Mandon porte depuis son arrivée. Il en a l’expérience. Il en connaît la nécessité. Il l’évoquera mieux que moi. Mais je sais combien le temps gagné sur le suivi administratif et financier des projets ANR, ou l’accréditation rapide de l’offre de formation des universités peuvent changer votre vie.

Les urgences, au cours de ce quinquennat, se sont donc massivement imposées à nous. Nous les avons affrontées. Nous y avons apporté des réponses. Elles méritent pour partie d’être amplifiées. Mais nous n’avons pas oublié le temps long.

Il n’a même cessé d’occuper notre esprit. Dans le monde qui vient, la matière première sera la matière grise.

La formation et la recherche occuperont une place déterminante. Il faut dix ans pour construire cette place. Nous avons commencé à le faire.

 

Nous avons commencé par le commencement : le socle éducatif. Là où la droite a découpé les réformes, nous avons choisi le continuum, qui est un pas à pas et qui est une vision globale de la formation initiale. Avant de réformer l’université, il fallait réformer le lycée. Avant de nous consacrer au lycée, il fallait nous atteler à l’enseignement primaire et secondaire. C’était un préalable essentiel. Il ne nous a pas empêchés, bien entendu, de jeter les bases d’une réforme de l’orientation post bac, d’instaurer des quotas dans les filières courtes, ou d’appuyer la spécialisation progressive pour une meilleure réussite en licence. Mais la réforme du premier cycle ne peut pleinement porter ses fruits sans ce travail mené en amont sur l’enseignement secondaire.

Pour l’avenir, nous avons établi une feuille de route : il nous fallait des objectifs, partagés sur dix ans. C’est la Stratégie Nationale pour l’Enseignement Supérieur. L’ensemble de la communauté universitaire y a contribué. Elle est aujourd’hui consensuelle. C’est indispensable pour réformer avec sérénité. Pour les dix prochaines années, nous avons repris ses objectifs dans nos Cahiers de la Présidentielle :

Nous voulons poursuivre la démocratisation et atteindre, en 2025, 60 % d’une classe d’âge diplômée du supérieur, 50% diplômée d’une licence, et former 20 000 docteurs par an. Nous voulons réduire l’écart de réussite entre les enfants d’ouvriers et les enfants de cadre.

Nous voulons faire en sorte que la moitié des étudiants du pays bénéficient d’une bourse contre un tiers aujourd’hui.

 

 

Pour atteindre ces objectifs, il faut naturellement des moyens. En la matière, les socialistes ont formulé des choix clairs : pour qu’il soit démocratique, cet effort doit être collectif, porté par la Nation et non par l’augmentation des frais d’inscription. Nous considérons que les financements consacrés à l’enseignement supérieur et à la recherche devraient atteindre 2% du PIB d’ici à la fin de la prochaine législature.

Pour atteindre ces objectifs, il faut aussi poursuivre les réformes engagées dans l’organisation des universités. A gauche, la question de l’autonomie est désormais tranchée. Nous avons dit oui. Il s’agit désormais d’en tirer toutes les conséquences, sur le plan pédagogique et sur le plan financier. Pour autant, la confiance n’exclut pas le contrôle. En la matière, le contrôle, c’est le contrat, entre l’Etat et l’Université. Les instruments existent déjà.

 

Cette autonomie doit être ouverte : ouverte aux recrutements extérieurs et ouverte au monde. Ouverte à la circulation des enseignants et ouverte à la circulation des étudiants étrangers, ce qui est un atout, et ce qui doit être facilité.

Pour atteindre ces objectifs, on ne peut plus penser l’enseignement supérieur d’un côté et la recherche de l’autre. L’internationalisation des universités l’impose, comme elle impose le rapprochement entre grandes écoles, classes préparatoires et universités. Il ne s’agit pas pour autant de nous aligner sur le modèle américain, comme le souhaite ardemment la droite, si j’en crois son programme, mais d’inventer notre propre chemin. Nous avons commencé à le faire.

Mes chers amis, vous l’aurez compris, ce que veulent les socialistes, c’est que l’Université retrouve dans les discours, les débats et les intentions politiques la place qu’elle mérite et la place qu’il faut lui donner à l’avenir : toute la place.

Ce que veulent les socialistes, c’est une France nouvelle où la formation par la recherche soit accessible au plus grand nombre. La démocratisation doit être poursuivie. La sélection par la réussite, par l’information et par l’orientation, et non la sélection par l’échec, doit être notre ambition.

Ce que veulent les socialistes, c’est une France nouvelle où les élites, celles qui sont à la tête des entreprises, celles qui sont à la tête des administrations publiques, seront aussi familiers de ce qu’apporte la recherche et viendront s’y ressourcer. Nous avons commencé à y travailler. On a souvent reproché aux Nanterre de ne pas être assez Voltaire. Je crois qu’avec la révolution de l’immatériel, où les connaissances évoluent extrêmement vite, nous avons besoin que les Voltaire soient un peu plus des Nanterre.

Merci à vous.

 

 

06 Juil

Commentaires fermés sur Festival Talents dans le 19ème arrondissement de Paris

Festival Talents dans le 19ème arrondissement de Paris

par

Pour la troisième édition, la mairie du 19 ème et Christophe Adji Ahoudian, adjoint au maire chargé de la jeunesse organisent  le Festival Talents du 19e du 6 au 9 juillet dans le 19 ème arrondissement.

Moment fort de l’année permettant la mise à l’honneur de l’engagement et le soutien aux jeunes de l’arrondissement en découvrant en avant première les talents de demain en sport, musique, humour ou danse.

Le programme détaillé


28 Juin

Commentaires fermés sur Explication de vote sur la justice pénale et le jugement des mineurs

Explication de vote sur la justice pénale et le jugement des mineurs

par

L’Assemblée Nationale vient d’adopter par 298 voix le projet de loi relatif à la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale et le jugement des mineurs.

Deux axes à ce projet de loi :

L’introduction de nouveaux jurés populaires.

Depuis 5 ans, chaque fait divers fait l’objet d’une intervention de la part du gouvernement et de déclarations politiques à la volée et parfois totalement improvisées n’ayant pour conséquence que de discréditer, influer et mépriser le fonctionnement et les personnels de la justice vis à vis de l’opinion.

La participation des citoyens dans les juridictions correctionnelles s’inscrit totalement dans cette logique.

Et l’objectif est clairement affiché : Sous couvert de démocratiser l’accès à la justice ou de la re légitimer, le gouvernement veut, par l’intervention de citoyens, donner un sentiment de durcissement pour mieux masque la pénurie de fonctionnement et de personnels issus des réformes passées.

Pour nous, députés du groupe SRC, il faut restaurer la confiance des citoyens envers la justice non pas en y impliquant des citoyens mais bien en lui rendant une indépendance réelle de tout pouvoir politique et de revenir sur les moyens lui permettant un fonctionnement juste et efficace.

Sur la justice des mineurs :

L’ordonnance de 1945 introduisant les principes de justice des mineurs est un modèle en Europe. Plusieurs pays tels l’Allemagne, l’Espagne en ont repris les grands principes. D’autres pays tels la Suède, est même allée plus loin en appliquant les droits des mineurs à 21 ans.

En France, la justice des mineurs est fondée sur trois principes : juridictions spécialisées, procédures spécialisées et but éducatif.

Dans ce projet de loi, le gouvernement propose purement et simplement de revenir sur les principes même de l’ordonnance de 1945.

Après avoir voulu appliquer aux enfants les peines « planchers » en matière de récidive et tenté de permettre au parquet de poursuivre un mineur devant le tribunal pour enfants selon la procédure de citation directe sans instruction préparatoire par le juge pour enfants, le gouvernement propose que des juges non spécialisés puissent juger des mineurs de plus de 16 ans.

Encore une fois, sous couvert de ce projet de loi, le gouvernement tente encore et toujours plus de dresser un peu plus la société contre ses enfants, ses jeunes, en les désignant comme dangereux, et nécessitant en conséquence la mise en place de dispositions répressives spécifiques selon leur âge.

Il y a là clairement une volonté d’infantiliser la société en désignant un bouc émissaire : le jeune. Souvenons nous de ce qui disait Nicolas Sarkozy en parlant des jeunes de 16 ans d’1,85metres…. .

Pour nous, députés socialistes, il est impératif de préserver la spécificité de la justice des mineurs. Spécificité et efficacité qui, depuis des années reste et demeure le parent pauvre de la justice.

La jeunesse est l’avenir et dans ce projet de loi, le gouvernement ne souhaite qu’une chose : la stigmatiser vis à vis de la société et la rendre responsable de la politique menée depuis 5 ans de désengagement de l’Etat face à l’école, face à l’emploi et maintenant face à la justice.

Pour toutes ces raisons, avec mes collègues députés du groupe SRC, j’ai voté CONTRE le projet de loi relatif à la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale et le jugement des mineurs.

12 Mai

1 Comment

Cambadélis sur le terrain pour le projet… et pour DSK

par

Le Figaro publie un article racontant le déplacement de Jean-Christophe Cambadélis à Trappes dans les Yvelines dans le cadre des rencontres pour présenter le projet des socialistes pour 2012:

Lundi soir, Cambadélis était dans les Yvelines, là où le porte-parole du PS a décidé de s’implanter, pour présenter aux militants le projet du PS pour 2012. Il fait le job à la place de DSK, tenu au silence jusqu’en juin.

Ils l’ont envoyé chez Benoît Hamon, autant dire chez les «gauchistes». Ça fait sourire Jean-Christophe Cambadélis, qui en a vu beaucoup d’autres. «Je ne sais pas combien j’en ai fait des réunions comme celle-là!» glisse-t-il. Le bras droit de Dominique Strauss-Kahn, symbole de la gauche sociale-démocrate, si ce n’est sociale-libérale, est rodé à tous les terrains.

Lundi soir, pour présenter aux militants le projet du PS pour 2012, il était à Trappes, dans les Yvelines, là où le porte-parole du PS a décidé de s’implanter. Près de 150 réunions similaires sont prévues dans toute la France avec les dirigeants du parti. Jean-Christophe Cambadélis fait le job à la place de son champion, tenu au silence jusqu’en juin.

«Je fais confiance»

Direction la «maison des familles» dans le quartier Jean Macé, la zone la plus défavorisée de Trappes. Benoît Hamon, souffrant, est excusé. La salle se remplit plus que prévu. On rajoute des chaises. Près de 130 militants sont là: on repère quelques membres du MJS (les jeunes socialistes), «avec leurs slogans tirés du NPA», sourit-on dans la salle, où quelques élus locaux, font le tour des poignées de main.

Le projet, imprimé en version courte, est distribué en paquet. La plupart des militants l’ont déjà lu. Sauf Jean-François: «Je fais confiance», dit-il, puisque le texte a été adopté par tous les ténors. D’autres sont venus avec des questions en tête. «Ce sont celles que les gens leur posent au quotidien», explique Estelle Rodes, la première fédérale des Yvelines.

Pendant près d’une heure, Jean-Christophe Cambadélis présente les points forts du texte, sans jamais citer le nom d’aucun prétendant à l’Élysée. Seule Martine Aubry est évoquée, en tant que première secrétaire. «Les candidats, on n’en parlera pas», prévient-il d’emblée. La salle n’y reviendra pas.

«On a déjà donné»

Mais Cambadélis pose des jalons. Dans l’analyse de la conjoncture, il fait la part belle aux enjeux internationaux. Avantage DSK. Ensuite, il insiste sur les sujets lourds: logement, quartiers difficiles, santé, politique industrielle. Il teste des formules: «Il faut affirmer un nouveau chemin», «il faut changer de logique». Ça peut servir. Il ajoute une mise en garde: «Nous ne pourrons pas faire tout ce que nous disons en un jour.» Les militants demandent des précisions: montée du FN, politique de la jeunesse, enjeu européen, place de la culture… Sur ce point, il reconnaît que le texte «n’est pas à la hauteur»: «C’est dommage, parce que c’est le péché mignon de Martine.»

Sans hostilité, certains sont quand même méfiants dans la salle: «Quelle assurance a-t-on que le candidat appliquera notre projet?» interroge Jean-Claude. «On a déjà donné dans le passé.» Et sur le droit à partir en retraite à 60 ans: «Est-ce qu’on est certain que tous les camarades retiendront cette ligne?» Les socialistes sont sortis traumatisés des expériences de 2002 et 2007.

«Est-ce qu’il faut passer nos candidats au détecteur d’orthodoxie?» interroge Jean-Christophe Cambadélis, qui a sa réponse toute prête: «Je conseillerai au candidat désigné de défendre le programme du PS.» Mais il ajoute: «Mais nous ne sommes pas seuls. Le PS ne fait pas 51%. Ce programme est un socle qui devra s’ouvrir à d’autres.» Les militants écoutent. Il est «subtil», juge l’un d’eux.

Par Nicolas Barotte

10 Mai

Commentaires fermés sur Le 10 mai 1968

Le 10 mai 1968

par

C’est l’anniversaire des premières barricades de 1968. Dans le quartier Latin, les évènements sont à un tournant. La grève générale va commencer. Elle ébranlera le régime gaulliste.

1968 comme la grève des mineurs de 1963 ou les mouvements sociaux, voir ceux de la jeunesse scolarisée des années 1970 ont ouvert le chemin du 10 mai 1981, au même titre que la mise en ballotage de De Gaulle par François Mitterrand en 1965, grâce au soutien du PCF de Waldeck Rochet. Si le 10 mai est la victoire présidentielle de François Mitterrand, elle est le résultat d’une décennie de combats. Dans ce retour de la « Tontonmania » aussi sympathique qu’inattendu, il fallait remettre les évènements « à l’endroit ». Et en ce jour j’aurais une pensée pour la grève générale de 1968.

10 Mai

Commentaires fermés sur Appel aux forces de la gauche et de l’écologie

Appel aux forces de la gauche et de l’écologie

par

Jean-Christophe Cambadélis a signé un appel, publié aujourd’hui dans Libération, pour « un accord de rassemblement de la gauche » en vue des élections présidentielles de 2012:

A l’occasion du 30ème anniversaire de l’élection du premier, et à ce jour seul, président de gauche sous la Vème République, la nostalgie n’est pas de mise. La gauche, parce que c’est sa vocation historique, a le devoir de se projeter dans l’avenir, donc de remporter l’élection de 2012. Une société de plus en plus injuste, à qui l’on prétend faire croire que c’est une fatalité, une jeunesse en panne d’avenir, des classes moyennes et populaires désemparées, la précarité qui s’accroît, la laïcité républicaine menacée, une France controversée. Aujourd’hui comme il y a trente ans, la France a besoin d’espérance, et de profonds changements.

Pour l’emporter, la gauche doit compter sur la vigueur de ses propositions et fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent changer de politique pour changer la société. En ce 10 mai 2011, nous invitons donc toutes les forces de la gauche et de l’écologie à souscrire publiquement un «accord de rassemblement de la gauche» en vue de la prochaine élection présidentielle. Cet accord doit concerner le principe du rassemblement, la méthode de travail et la définition d’un «socle commun». Au-delà, il reviendra aux formations et aux partis politiques envisageant d’exercer ensemble le pouvoir de discuter d’un programme et d’un accord législatif.

Sans préjuger le choix des différents partis de présenter ou non une candidature, nous insistons pour que la campagne présidentielle se déroule à gauche dans cette perspective et avec cet esprit de rassemblement. Nous sommes convaincus que c’est la condition de la victoire en 2012, mais aussi celle d’un véritable changement en faveur du développement durable, de la justice sociale et de l’émancipation humaine. C’est pourquoi nous lançons un appel solennel aux responsables de la gauche et de l’écologie pour qu’ils s’engagent, dès à présent, sur le principe puis l’élaboration et la mise en œuvre de cet accord de rassemblement de toute la gauche qui, à partir d’un socle commun, doit déboucher sur un accord de gouvernement. Pour notre part, nous nous engageons à porter ce message partout où nos responsabilités et nos activités le permettront.

«Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à la condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut.» (François Mitterrand, 18 novembre 1994).»

Les signataires de l’Appel du 10 mai :

Laure Adler, écrivaine et éditrice, Jean-Jacques Augier, éditeur, Jean Auroux, ancien ministre, Jean-Paul Bacgy, président de la région Champagne-Ardenne, Guillaume Balas, président du groupe socialiste au Conseil régional d’Ile-de-France, Gérard Bapt, député, Maurice Benassayag, conseiller d’Etat, Pierre Bergé, président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, Etienne Butzbach, maire de Belfort, Jean-Christophe Cambadélis, député, Gilles Candar, historien, Michel Cantal-Dupart, architecte, Patrick Champagne, sociologue, Michel Champredon, maire d’Evreux, Gérard Charasse, député, Michekl Charzat, ancien député, Noëlle Châtelet, écrivaine, Maxime Dumont, dirigeant syndical CFDT, Najwa el-Haite, conseillère municipale du Havre, Anne Ferreira, vice-présidente de la région Picardie, Jacques Fleury, ancien député, Aurélie Filippetti, députée, Daniel Fontaine, maire d’Aubagne, Gérard Gaumé, ancien dirigeant syndical CGT, Louis Gautier, président d’Orion, Guy Georges, ancien responsable syndical, Daniel Goldberg, député, Benoît Hamon, conseiller régional d’Ile-de-France, Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France, Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil et vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie, Pierre Juquin, ancien député, David Kessler, directeur des Inrockuptibles, Bariza Khiari, sénatrice de Paris, André Laignel; secrétaire général de l’AMF, Christian Larose, militant CGT, ancien président de la section du travail au CESE, Rémi Lefèbvre, universitaire, Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, Alain Lipietz, ancien député européen Europe Ecologie-Les Verts, Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Philippe Marlière, professeur de Science politique, université de Londres, Emmanuel Maurel, vice-président de la région Ile-de-France, Jean Michel, député, Jean-Pierre Mignard, avocat, Jean Musitelli, ancien porte-parole de François Mitterrand, Monique Nemer, éditrice, Stéphane Peu, maire adjoint de Saint-Denis, Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, Jean-Baptiste Prévost, membre du CESE, ancien président de l’UNEF, Franck Pupunat, mouvement Utopia, Paul Quilès, ancien ministre, Georges Saunier, historien, maître de conférences, Michel Wieviorka, sociologue, Emile Zuccarelli, ancien ministre.

18 Avr

Commentaires fermés sur DE L’AMBITION POUR L’ECOLE !

DE L’AMBITION POUR L’ECOLE !

par

Je signe la pétition de la FCPE contre la suppression de postes au sein de l’éducation nationale.

Monsieur le ministre, Mesdames et Messieurs les sénateurs et députés,
Les rapports internationaux soulignent l’incapacité du système éducatif français à combler les inégalités sociales et scolaires mais, cette année encore, le budget 2011 supprime 16 000 postes dans l’Education nationale. L’éducation doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, l’objectif prioritaire de l’Etat. Or, les moyens humains alloués démontrent que c’est désormais aux conditions d’apprentissage des élèves que s’attaque le gouvernement en augmentant le nombre d’élèves par classe. Et qu’il a complètement renoncé à attribuer des moyens supplémentaires aux écoles et établissements qui cumulent les difficultés, en ZEP ou ailleurs.
NOUS EXIGEONS l’arrêt de la politique de démantèlement de l’Ecole publique !
• Le service public d’éducation de proximité doit être accessible à toutes les familles, partout sur le territoire.
• Le nombre d’élèves dans les classes doit permettre une prise en charge personnalisée de chacun.
• Les collèges doivent disposer des moyens nécessaires pour scolariser les 40 000 nouveaux élèves de sixième de la rentrée prochaine !
• L’accès à l’Ecole maternelle doit être un droit pour tout enfant dont la famille le demande, dès l’âge de deux ans !
• L’Education nationale doit assurer la continuité du service public et remplacer les enseignants absents dès la première heure !
• Les RASED doivent être développés pour aider l’ensemble des élèves qui en ont besoin !
• La scolarisation des enfants handicapés doit être effective, avec des personnels d’accompagnement qualifiés et formés lorsque c’est nécessaire.
• La formation des enseignants à la pédagogie et à la psychologie de l’enfant et de l’adolescent doit être rétablie.  Nous voulons une Ecole publique, laïque et républicaine, une Ecole dans laquelle les élèves pourront vivre et apprendre, sans discrimination d’aucune sorte.
Nous voulons une Ecole portée par un projet éducatif ambitieux pour l’enfance et la jeunesse, accompagnant les élèves dans un processus de formation tout au long de la vie et s’appuyant sur une formation initiale solide.
Nous voulons une Ecole bienveillante envers ses élèves et leurs parents, respectueuse de ses personnels et exigeante sur les valeurs de la République.
NOUS EXIGEONS un collectif budgétaire pour l’Education nationale !

Le lien : http://petition.fcpe.asso.fr/

12 Jan

Commentaires fermés sur [Parti Socialiste] Répression en Tunisie

[Parti Socialiste] Répression en Tunisie

par

Le Parti socialiste a suivi avec une grande émotion les graves événements, qui se sont déroulés ces derniers jours en Tunisie, et qui témoignent du désespoir de nombreuses catégories de la population, notamment de la jeunesse. La brutalité avec laquelle le pouvoir a répondu aux revendications sociales et politiques des citoyens aurait fait plusieurs dizaines de morts.

Le Parti socialiste condamne avec force la répression armée contre les manifestants et tient à assurer les familles et les proches des victimes de sa sympathie et de ses condoléances. Il affirme sa profonde solidarité avec les partis, organisations et mouvements démocratiques, qui luttent pour plus de justice sociale, plus de liberté, et avant tout pour plus de considération de la part d’un pouvoir qui reste sourd à leurs revendications. Il demande la libération immédiate des manifestants et opposants arrêtés.

Il ne peut exister de solution durable aux difficultés auxquelles est confronté aujourd’hui le peuple tunisien, sans la garantie effective de l’Etat de droit et des libertés politiques, sans une véritable ouverture du champ politique, sans davantage de justice sociale et un meilleur partage des richesses. Dans un contexte régional difficile, le choix de maintenir une politique de fermeture et de répression d’une part, et l’enrichissement illicite de quelques familles proches du pouvoir, d’autre part, ne peut à la longue bénéficier qu’aux extrémismes et mettre en danger l’avenir du pays.

Il est temps pour l’Union européenne de proposer, sur les décombres de l’initiative euro-méditerranéenne brouillonne de Nicolas Sarkozy, un véritable projet de co-développement des pays riverains de la Méditerranée, intensifiant le dialogue politique et les relations économiques et faisant avancer les questions des droits de l’homme et les libertés fondamentales. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste demande à l’Union européenne d’exiger, dans toute négociation avec la Tunisie, que ce pays applique la clause de leur accord d’association relative au respect de la démocratie et des droits de l’homme.

Attentifs aux mouvements qui animent le peuple tunisien, les socialistes regrettent le silence pesant des autorités françaises et sont déterminés à engager avec toutes les forces qui partagent leurs valeurs de liberté et de justice, une nouvelle coopération pour préparer l’avenir de la région.

05 Déc

Commentaires fermés sur Citoyens de demain, informez vous !

Citoyens de demain, informez vous !

par

Mercredi 8 décembre 2010, de 10h à 20h, la mairie du 19 ème arrondissement, le Conseil de la Jeunesse en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement, Coordination Interassociative Interprofessionnelle de Travail Social, l’Espace Ardennes, J2P, Le Conseil de la Jeunesse,La débrouille Compagnie, Les pompiers, La Police nationale, L’armée, Les Entretiens de l’Excellence, organisent une journée entièrement dédiée à la jeunesse.

Journée conviviale, festive et informative où seront abordés les questions d’orientation scolaire, de formation professionnelle, d’emploi, de citoyenneté, de logement, permis de conduire, culture, santé…