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14 Fév

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JC Cambadélis répond aux questions du Parisien

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Jean-Christophe Cambadélis répond aux questions d’Eric Hacquemand dans l’édition nationale du Parisien. Vous pouvez retrouver l’interview ci-dessous

La phrase d’Anne Sinclair laissant entendre que DSK ne ferait pas un deuxième mandat au FMI signifie-t-elle qu’il sera candidat aux primaires ?

Incontestablement, cette phrase élargit le champ du possible. Mais elle ne règle pas définitivement la question de la candidature de Dominique Strauss-Kahn. Si la France médiatique s’impatiente, le monde ne tourne pas autour de la présidentielle.

Certains socialistes s’étonnent de voir Anne Sinclair s’exprimer pour son mari…

Il faut avoir une bonne dose de machisme pour penser qu’une femme libre comme elle parle sur commande. C’est une réflexion sûrement menée ensemble. Mais je crois Anne Sinclair suffisamment indépendant pour dire ce qu’elle pense.

Quel rôle joue-t-elle ?

C’est un couple moderne qui parle et qui échange, même si chacun a sa totale autonomie. Elle lui apporte son expérience de la politique française et des médias. Je suppose que ses conseils sont écoutés.

Aura-t-elle un rôle dans la prise de décision ?

Vraisemblablement, parce qu’on ne s’engage pas dans une présidentielle en solitaire. Mais Dominique est un homme très indépendant. Et, au final, il prendra seul sa décision. Dans un campagne présidentielle, Anne Sinclair peut être un atout. Mais ce n’est pas le tout. La présidentielle, c’est d’abord un candidat appuyé sur un parti en ordre de marche.

Un affrontement entre DSK et Martine Aubry est-il possible ?

En 2002, la gauche de la gauche a fait battre Lionel Jospin. En 2007, le centre gauche a fait perdre Ségolène Royal. On continue ? Il faut faire bloc. S’il y a le moindre petit caillou dans la chaussure de l’unité, c’est la défaite assurée. La première secrétaire a remis le PS en selle. Quelle que soit sa place dans la présidentielle, elle sera l’atout majeur d’une victoire possible. Mais on ne peut pas demander des signes à DSK et s’en offusquer lorsqu’ils viennent. Ce qui n’est pas le cas d’Aubry.

Pour l’UMP Christian Jacob, DSK « n’est pas l’image de la France » et pour Pierre Lellouche, c’est la gauche « ultracaviar »…

Il faut vraiment que le bilan de Nicolas Sarkozy soit à ce point calamiteux pour qu’ils s’en prennent aux personnes. La phrase de M. Jacob est indigne. Elle rappelle des formules sur l’étranger à la France de sinistre mémoire. Je lui demande de s’excuser.

Propos recueillis par E.H.

07 Jan

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François Mitterrand ou la rencontre d’un destin et d’une génération

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Lionel Jospin avait dit un jour: « Mitterrand nous a fait, autant que nous l’avons fait ». Cela n’avait pas plu. Mais c’était vrai, ce qui n’est ni le cas de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. François Mitterrand fut tout autant choisit par une génération qu’il l’a fit vivre par sa victoire. La génération d’Epinay et la suite en 1974, celle de Pierre Mauroy, Jean-Pierre Chevènement, Jean Poperen, Michel Rocard, Louis Mermaz, Louis Mexandeau, Claude Estier, Pierre Joxe, Henry Emmanuelli, Lionel Jospin, Laurent Fabius, Georges Fillioud, Daniel Percheron, Gaston Deferre, Robert Badinter, Jacques Delors, Pierre Guidoni, Jack Lang, Yvette Roudy, etc… Ils avaient choisi François Mitterrand, parfois difficilement. Mais c’est la rencontre de deux choses qui fit la victoire: celle d’un homme d’exception (même s’il n’est pas exempt de critiques) et d’une génération remarquable, forgée dans la lutte contre le gaullisme triomphant et le parti communiste dominant. C’est la rencontre des deux qui donna en partie 1981. On aurait tort d’oublier cet enseignement.

11 Juin

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Biographie

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Jean-Christophe Cambadélis est né le 14 août 1951 à Neuilly sur Seine. Son père diamantaire d’origine grecque et sa mère picarde employée à la Banque de France sont rapidement partis chercher fortune au Canada. Le jeune Jean-Christophe tombera là-bas du 3ème étage de son immeuble et se relèvera sans une égratignure, obtenant au passage son premier papier dans la presse et sa première interview.

De retour en France avec sa soeur et sa mère, séparée de son mari. Il retrouve l’école à Bondy où on lui attache la main gauche dans le dos pour qu’il écrive avec sa main droite. Ce « gaucher contrarié » en gardera une profonde dyslexie qui l’handicapera longtemps. Mais la vocation était là, il sera à gauche. Dès l’adolescence il organisera des groupes de jeunes pour faire du théâtre, de l’expression corporelle, de la danse, mais aussi du basket, du rugby où il rencontrera Gérard Segura futur maire d’Aulnay Sous Bois, trois quart centre puis troisième ligne de rugby à l’A.S de Sarcelles, le week-end. Il suivait des cours de danse en semaine ou jouait Molière le jeudi après-midi. Mais la politique le guette dans ces années de radicalisation de la jeunesse. Il adhère à un groupuscule anarchisant mais l’esprit de synthèse est déjà là puisqu’il s’intitule « rouge et noir ».

Le 1er février 1969 lors d’un rassemblement au Bourget il adhère à l’AJS mais n’y milite pas. C’est avec son bac en poche qu’il rencontre à l’université de Nanterre l’historien Benjamin Stora. Ensemble, il se lance avec l’éditorialiste à Libération Pierre Marcelle et quelques autres dans la construction du cercle AJS Nanterre. Si Stora est le politique, « Camba » c’est ainsi qu’on l’appelle, devient le syndicaliste. L’UNEF vient d’éclater le 10 janvier 1971 suite au départ du PSU, laissant face à face communistes et trotskyste de l’AJS et dans cette nuit mémorable où les affrontements furent nombreux, Jean-Christophe Cambadélis recevra un fauteuil sur la tête le laissant groggy.

C’est l’époque où Guy Konopnicki se réclame de Angela Davis et les amis de « Camba » des travailleurs polonais qui ont donné le premier coup de boutoir à l’édifice communiste stalinien. Dans la salle, on reconnaîtra le futur journaliste de TF1 Jean-Luc Mano ou le futur dirigeant du PC Pierre Laurent.

Très rapidement l’Association Générale des Étudiants de Nanterre deviendra le fleuron de l’UNEF dite AJS, c’est-à-dire non communiste portée sur ses fonts baptismaux par la CFDT et la FEN, grâce à l’entremise d’André Bergeron le leader de la CGT-FO.

Mais ce syndicat étudiant est exsangue et pour tout dire marginalisé dans les mouvements étudiants, dirigés par la LCR de Henri Weber et Gérard Filoche, même si « Camba » et « Méluche »(Jean-Luc Mélenchon), lui même Président de l’AG de Besançon lui donnent quelques couleurs.

Mais dès 1973 Jean-Christophe Cambadélis devient l’un des porte-paroles du mouvement étudiant, pendant que Benjamin Stora pilote les jeunes lycéens de l’AJS qui seront la colonne vertébrale de la future UNEF.

Repéré par Pierre Lambert le « patron » des trotskystes lambertistes pour ses qualités d’orateur et d’organisateur. Il va devenir président de l’UNEF en 1977, après avoir été le vice-Président de Denis Sieffert, l’actuel rédacteur en chef de Politis. Il venait de sortir de la grève étudiante de 1976 où il fut l’un des trois porte-paroles avec Charles Najman et Julien Dray. Il affrontera d’ailleurs Madame Saunier Seïté, ministre de l’enseignement supérieur, dans une émission de télévision qui va tout à la fois le révéler et le consacrer « leader » étudiant. « Président », l’étudiant Nanterrois propose aux socialistes qui étaient membres de l’autre UNEF, celle des communistes, de rentrer dans l’UNEF-AJS ou Soufflot du nom du siège historique de l’UNEF. Ces derniers le feront timidement, puis sous l’égide de Jean-Marie Le Guen, Jean Loup Salzman et Patrick Menucci, ils s’engageront plus avant pour réaliser la réunification syndicale (unification de tous les syndicats étudiants non communistes) en mai 1980.

Dans ce congrès mythique où Jean-Christophe Cambadélis sortira président de l’UNEF réunifiée, on retrouve toute une génération politique: Julien Dray, Harlem Désir, Roby Morder, Laurence Rossignol, Laurent Zappi, Jean-Marie Le Guen, Patrick Menucci, Pascal Beau, Alain Bauer, Stéphane Fouks, Benjamin Stora, Marc Rozenblat, Philippe Darriulat, Jean Loup Salzman, Gilles Casanova, Philippe Plantagenest et beaucoup d’autres aujourd’hui leaders du Parti socialiste en province.

Dans la foulée, « Camba » lance l’Association internationale des étudiants réussissant en quelques années à « damner le pion » à la puissante Union Internationale des étudiants dirigée par le Parti Communiste d’union soviétique. Avec quelques amis intrépides, ils montent des réseaux de soutien aux étudiants d’Europe de l’Est, leur fournissant clandestinement matériel d’imprimerie dans des voitures à double-fond ou passant en retour à l’ouest documents et proclamations. Il multiplie textes, manifestes et tribunes qui font de lui « Le » représentant des étudiants pour les organisations syndicales, y compris pour la CGT qui soutient à bout de bras ce qu’on appelle dorénavant l’UNEF PC. André Henry, le leader de la FEN, à l’époque syndicat unitaire des enseignants soutient son action. Il est l’interlocuteur de Pierre Bérégovoy, chargé des relations extérieures du PS de François Mitterrand.

En 1981, il organise avec Paul Quilès et Olivier Spithakis le rassemblement de la Bastille prenant la parole entre Gaston Deferre et Lionel Jospin, appelant à la « dissolution de l’Assemblée Nationale et à un gouvernement PS-PCF ».

Il quitte l’UNEF en 1983, après avoir gagné les élections universitaires battant enfin l’autre UNEF qui ne s’en relèvera jamais. Marc Rozenblat lui succédera. Il aura auparavant aidé ses amis socialistes à s’emparer de la mutuelle étudiante (MNEF) et se sera emparé du syndicalisme étudiant en résidence universitaire, lancera une éphémère fédération dans les grandes écoles et « régnera » sur une organisation étudiante implantée dans toutes les villes universitaires.

Pierre Lambert propulsera immédiatement le déjà médiatique « Camba » au bureau politique du PCI où l’on parlera de lui comme le n°2 du groupuscule trotskyste. Mais c’est à Force Ouvrière – ce que l’on sait moins – qu’il va poursuivre son parcours. André Bergeron lui demande de « monter des listes » pour les élections professionnelles dans la fonction publique, chez les enseignants. Il fait alors le tour des Unions Départementales du syndicat de l’avenue du Maine, trouve des femmes de syndicalistes FO institutrices, constitue des listes à coups de porte-à-porte, fonde des sections universitaires du syndicat de l’enseignement supérieur avec le sociologue Gérard Namer et l’historien Ladurie et finit par créer la surprise, FO faisant des scores dans tous les collèges.

Fort de ce succès, la direction de Force Ouvrière « l’embauche » pour les élections à la Sécurité Sociale où le syndicat triomphe contre toute attente.

En 1985, un désaccord intervient entre le chef du groupuscule trotskyste et son lieutenant à propos de François Mitterrand. « Camba » pointe la menace Le Pen alors que le chef trotskyste ne veut voir que la « trahison » de Mitterrand avec le tournant de la rigueur.

Jean-Christophe Cambadélis dont le pseudonyme était « Kostas » claquera la porte emmenant avec lui 400 militants pour fonder « convergence socialiste ». On retrouve là le metteur en scène Bernard Murat, l’historien Benjamin Stora, le philosophe Pierre Dardau, Jean grosset le futur secrétaire général adjoint de l’UNSA ou Luc Bérille secrétaire général du SE-UNSA jusqu’en 2009, Jacques Dupont responsable CGT, le communiquant Khaled Melhaa, l’économiste Liem Hoang Ngoc, les anciens de l’UNEF, Frédéric Decazes, Bernard Rayard, Marc Rozenblat, Michel Assoun, François Belen, Gérard Obadia, Christophe Borgel, le futur président de la fédération des parents d’élèves Jean-Jacques Hazan ou le mathématicien Pierre Broué, les journalistes Gérard Desportes, Laurent Mauduit, Frédéric Augendre, Dominique Paganelli etc. qui mèneront chacun leur chemin.

Il rencontre François Mitterrand qui l’encourage à maintenir sa structure alors qu’il veut rentrer au Parti socialiste. En 1986, il pilote discrètement avec Philippe Darriulat, David Assouline et Julien Dray le mouvement de grève des étudiants et des lycéens qui permet à François Mitterrand de se rétablir dans la cohabitation avec Jacques Chirac. Puis il rentre au PS dans la foulée rejoignant sa majorité. Mais il fonde dans le même temps le Manifeste contre le Front National où se retrouvent de jeunes intellectuels comme Pap N’Diaye, Eric Osmond, Philippe Ducat ou Géraldine Muhlmann. Jean-Christophe Cambadélis lance le « harcèlement démocratique » et très rapidement ce mouvement va s’implanter dans toute la France.

Membre de l’équipe de campagne de François Mitterrand lors de sa réélection, il devient député, avec Julien Dray, Jean-Marie Le Guen, François Hollande et Ségolène Royal. Ils seront les benjamins de l’Assemblée Nationale.

Ses relations avec le président socialiste se détériorent en 1989 car il participe à la campagne contre le « sommet des riches ».

Parce qu’il refuse la remise en cause des allocations chômage, il aura démissionné auparavant de son poste de conseiller de Pierre Mauroy qu’il a aidé à faire élire contre Laurent Fabius.

Rapporteur pour avis du budget de l’enseignement supérieur, il est battu en 1993 de 70 voix dans le 19ème arrondissement.

Michel Rocard, Premier secrétaire le nomme quand même secrétaire national aux relations extérieures. Il porte les fonts baptismaux des « Assises de la transformation sociale » permettant de nouer l’alliance entre les écologistes, les communistes, les chevènementistes et les radicaux. Puis anime les conventions avec Lionel Jospin.

Après la défaite aux élections européennes de Michel Rocard, il fonde avec Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn les « rénovateurs », présente le texte de ces derniers au Conseil national puis défend en leur sein la candidature de Lionel Jospin qui sera désigné par les militants contre Henri Emmanuelli pour les élections présidentielles de 1995.

Elu au Conseil de Paris comme Vice-président du Conseil Général, il sera chargé des relations avec la presse pendant la campagne de Lionel Jospin qui arrivera en tête au premier tour puis sera battu par Jacques Chirac.

Lionel Jospin redevenu Premier secrétaire du PS, il sera chargé par ce dernier des relations extérieures, quand la dissolution de l’Assemblée Nationale lui permet de retrouver son siège de député en 1997.

Lionel Jospin ne le choisira pas comme Premier secrétaire alors que beaucoup le donnait certain à ce poste. Mais il sera le numéro 2 du Parti socialiste en charge des fédérations et des relations extérieures.

Il organise pour la majorité le congrès de Brest qui verra François Hollande réélu à plus de 90%, contre son vieux copain Jean-Luc Mélenchon qui le traitera de « charcutier » !

Coup sur coup deux « affaires » viennent entraver cette ascension. Il est accusé d’emploi fictif le même jour qu’Harlem Désir. Les deux responsables seront condamnés à des peines légères. Puis il est l’objet d’une violente campagne de presse conduisant à sa mise en examen et à la démission de Dominique Strauss-Kahn de son poste de ministre. Campagne organisée par le secrétaire général de l’Elysée, Dominique de Villepin, dans le cadre de la cohabitation Chirac – Jospin – comme le dit Lionel Jospin dans ses mémoires. Il démissionne de ses responsabilités dans le PS et sera condamné pour « défaut de contrat de travail » et relaxé de tous les autres chefs d’accusation.

« Camba » moralement touché ne recommence pas moins à agir. Il fonde avec Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici et les amis de Michel Rocard « socialisme et démocratie » qui s’affirme lors du congrès de Grenoble autour d’une contribution (2000). Ce qui leur attire les foudres de Lionel Jospin et l’inimitié durable de François Hollande.

Ce qui n’empêche pas le Premier ministre de gauche de l’intégrer dans son équipe de campagne durant la campagne présidentielle de 2002 où il s’occupe des relations extérieures.

Jospin battu au premier tour, Jean-Christophe Cambadélis est en tête de la manifestation du 1er mai avec Jean-Luc Mélenchon et Claude Bartolone et sera réélu quelques semaines plus tard député de Paris.

On le retrouve aux côtés de DSK lors du débat interne qui verra Ségolène Royal désignée candidate à la présidentielle. Et « Camba » fonde au lendemain de la nouvelle défaite de la gauche à l’élection présidentielle « les reconstructeurs » avec Claude Bartolone, François Lamy et Arnaud Montebourg, rejoint par Martine Aubry, Laurent Fabius et le puissant responsable de la fédération du Pas-de-Calais Daniel Percheron. Il rompt avec Pierre Moscovici qui refuse cette alliance, préférant sa propre candidature au poste de Premier secrétaire du PS où il échouera. C’est le courant des « reconstructeurs » qui impose Martine Aubry à la tête du PS en décembre 2008. Devenu secrétaire national aux relations internationales et à l’Europe de Martine Aubry, il reste l’un des proches de Dominique Strauss-Kahn plaidant pour la « stratégie de velours »: « reconstruire l’offre politique du PS, mettre le candidat du PS hors d’atteinte de la division par les primaires, tenter la candidature commune de toute la gauche ». Pour le PS, il plaide avec ses amis pour que le candidat le mieux placé de Martine Aubry et de Dominique Strauss-Kahn s’impose à l’autre. Jean-Christophe Cambadélis est aujourd’hui considéré par les sites spécialistes de veille parlementaire comme un parlementaire généraliste intervenant sur les questions politiques (que ce soit sur la laïcité où il sera l’orateur du groupe socialiste à l’Assemblée, ou sur le Moyen-Orient par exemple). Patrick Jarreau, alors éditorialiste au Monde, dit de lui «il fait partie des quatre meilleurs analystes à gauche avec Laurent Fabius, DSK et Lionel Jospin ». Directeur de la campagne calamiteuse des élections européennes de 2008, il propose et obtient du congrès du PSE que les prochaines élections voient un candidat commun à tous les socialistes européens et l’ébauche d’une déclaration de principe du Parti Socialiste Européen. Le secrétaire national conduit avec la socialiste allemande, Angelica Schwall-Düren un groupe de travail franco-allemand qui débouche sur la déclaration commune entre Martine Aubry et Sigmar Gabriel.

Il anime avec Laurent Fabius la 3ème convention du PS sur l’international et l’Europe. Il a déclaré dès 2012 son intérêt pour le poste de Premier secrétaire, mais c’est Harlem Désir qui lui est préféré. En avril 2014, il succède à Harlem Désir après l’entrée au gouvernement de ce dernier et son élection (avec plus de 70% des voix) est confirmée par le congrès de Poitiers en juin 2015. Par ailleurs, depuis 2012, Jean-Christophe Cambadélis est le 1er Vice-Président du Parti Socialiste Européen (PSE).

Fidèle à sa stratégie d’unité de la gauche, il a lancé en avril 2016, la Belle Alliance Populaire avec des dirigeants socialistes, écologistes, radicaux ainsi que des dirigeants associatifs et syndicaux.

Jean-Christophe Cambadélis est marié et père de quatre enfants.

Voir la bibliographie de Jean-Christophe Cambadélis

07 Mar

Commentaires fermés sur Séminaire de Paris: « 1990-2010: la fin du bloc soviétique 20 ans après Bilan et perspectives »

Séminaire de Paris: « 1990-2010: la fin du bloc soviétique 20 ans après Bilan et perspectives »

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Vendredi dernier, à l’initiative du secteur Europe/international du Parti Socialiste, s’est tenu à Paris un séminaire dont l’objet était le bilan et les perspectives après la fin du bloc soviétique. La journée était partagée en deux tables rondes.

La première « Un jour qui ébranla le monde : Bilan, conditions et conséquences de la chute du Mur et de l’effondrement du bloc soviétique » où l’on a pu écouter les témoignages de Ilon Iliescu, ancien Président de la Roumanie et de Laszlo Rajk, ancien chef de l’Opposition démocratique hongroise et ancien député. Ainsi que les analyses de Lionel Jospin et Alexandre Adler.

La deuxième table ronde « Le Monde d’après : Après la fin de la coexistence pacifique : unilatéralisme ou multilatéralisme ? » avec  Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, Michel Rocard et  Adam Michnik, journaliste, rédacteur en chef de Gazeta Wyborcza.

Ecouter ma conclusion des débats:

[Audio: 050310Conclurencontrejcc.mp3]  – Permalien de la conclusion: http://www.cambadelis.net/audio/050310Conclurencontrejcc.mp3

Je vous propose un diaporama de cette journée:

06 Jan

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Jospin: Chirac/Villepin ont eu des méthodes de voyous

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J’ai été invité par Lionel Jospin et la production à la projection en avant-première du documentaire de Rotman « Lionel raconte Jospin », qui sera diffusé sur France 2 les jeudis 14 et 21 janvier. J’ai retrouvé Lionel Jospin tel que lui même: le souci de la maitrise politique, de l’analyse, de déconstruire-reconstruire, l ‘Histoire pour qu’elle serve, la détestation des bavardages, l’idée que l’on ne s’appartient pas tout à fait, que l’on doit servir une idée, un idéal, voire la puissance publique !!! Après une première partie  sympa et plutôt affective sur sa famille, on retrouve toutes les lectures et les combats de Jospin. Comme au tennis il ne lâche aucun point, même si ceci est plus apaisé. Pour moi le moment le plus étonnant fut la charge contre Villepin et Chirac dont il fustige les méthodes de voyous. Ce à quoi il s’est toujours refusé. Montant des cabales sur la Mnef. L’achat de sa maison etc…

En pleine affaire Clearstream voilà qui n’est pas banal. Ce « scud » est un aspect de ce que fut la paix armée entre Jospin et Chirac. Cela tranche avec les mièvreries de Balladur et Chirac chantant les louanges de la cohabitation. Et au final cela explique l’inversion du calendrier pour mettre fin à ce système de confusion organisé. Au travers de ce documentaire et je suppose son livre on peut apprécier le leg Jospin. La politique avant le people, la raison avant les passions, la cohérence plutôt que l’inconsistance de l’éphémère. Et bien sur… Rien n’est possible sans l’union. Eh bien, on va essayer !

02 Nov

Commentaires fermés sur L’UMP: la majorité déboussolée

L’UMP: la majorité déboussolée

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Pourquoi tout va mal à l’UMP ? Tout simplement parce que la promesse sarkozienne présidentielle d’adapter le modèle français au libéralisme n’est plus adapté. Peu ou prou après avoir longtemps résisté avec Mitterrand, puis avoir fait la part des choses avec Lionel Jospin et rien fait avec Jacques Chirac.

Les Français s’étaient convaincus que le slogan « rupture » de Nicolas Sarkozy recouvrait la promesse d’un nouveau développement pour la France. D’abord la potion fut amère, le bouclier fiscal, les retraites, les attaques contre les services publics. Puis ce fut la crise générale du libéralisme. Et il fallut changer de logiciel : de la casse du modèle, on dû de toute urgence le défendre. Mieux chaque jour la droite nous serine que l’on s’en sort mieux grâce à celui-ci.

Mais voilà les décisions de la première partie du quinquenat sont là. Sarkozy ne peut revenir dessus au risque de perdre sa base sociale et ses appuis électoraux qui ne sont plus légion. Dans le même temps, il ne peut continuer à « marche forcée ». Il n’en a ni les moyens politiques ni les moyens financiers. Et ce n’est plus le sujet.

Un exemple : la Taxe professionnelle, l’Etat n’a pas les moyens de baisser les charges pour les entreprises alors il baisse celles des collectivités locales. C’est le libéralisme par procuration. Mais pourquoi voulez vous que les élus qui gèrent mieux que l’Etat acceptent de réduire leurs recettes tout en chargeant fiscalement les ménages.

Alors l’UMP qui marche à l’ombre du grand homme sans boussole est déboussolée.