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26 Mar

Commentaires fermés sur Le remaniement à droite

Le remaniement à droite

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Alain JuppéC’est parti ! Alain Juppé va devenir la coqueluche de la droite.

Nicolas Sarkozy l’a compris et c’est une des raisons de sa sortie épistolaire. Rester coûte que coûte dans le jeu. Alors que les décideurs de droite ont choisi Alain Juppé.

François Bayrou ne cache plus son désir de reformuler la politique à partir du terrain. L’UDI ne tarit pas d’éloges pour l’ancien Premier ministre. Les Fillonistes dans le « tout sauf Sarkozy » lui tendent déjà la main. Nicolas Sarkozy ayant imprudemment ouvert la porte. « Le seul qui ait le niveau c’est Juppé » pour cornériser François Fillon.

Le voilà maintenant face à un obstacle plus redoutable. Bien réélu à Bordeaux, bien noté pour son double passage au quai d’Orsay. Recentré et crédibilisé par la mission avec Michel Rocard sur les finances publiques. Voilà l’homme qui fut « droit dans ses bottes » propulsé – peut-être un peu trop tôt – comme leader de fait de la droite.

Jean-François Copé « out » à cause de son affaire, François Fillon qui ne fait pas l’affaire, les autres qui ne savent pas comment faire et Nicolas Sarkozy qui ne peut faire. C’est le moment Juppé.

On parle beaucoup de remaniement à gauche. Il a commencé à droite. Quelque chose me dit que Nicolas Sarkozy après les avoir combattus va finir par être favorable aux primaires. Comme un certain François Hollande en son temps.

28 Avr

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Une certaine hypocrisie française

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alainjuppe

Tout le monde sait que le brouillon de la convention une fois publié vendredi après-midi fut corrigé.

Tout le monde sait que les mots contestés et contestables avaient déjà été prononcés au Conseil National du Parti socialiste en présence de tous.

Tout le monde sait que le texte de la convention est cohérent, charpenté, équilibré et robuste et ne serait se réduire aux formules déjà gommées.

Tout le monde sait que toute l’Europe souffre d’une majorité des droites européennes.

Tout le monde sait que la base de l’Europe brûle car cette politique est contestée dans tous les pays.

Tout le monde sait que même les conservateurs espagnols, italiens, hollandais, contestent cette orientation et maintenant même José Manuel Barroso fait part de ses doutes.

Tout le monde sait que l’Euro fort ruine tous les efforts de compétitivité, et que le modèle allemand du tout à l’export et de baisse des coûts salariaux n’est pas applicable dans tous les pays d’ Europe.

Tout le monde sait que l’administration américaine par la bouche de M. Kerry demande une relance allemande.

Tout le monde sait que que le PSE, à l’unanimité, réclame la rupture avec cette politique.

Tout le monde sait que Helmut Schmidt, Peer Steinbrück, Martin Schulz, et hier encore dans termes qui créent ici la polémique, Sigmar Gabriel devant les Verts allemands critiquent une politique qui précarise les Allemands et étrangle les Européens.

Tout le monde sait que la chancelière et son ministre des finances ont une telle conscience de l’inanité de cette politique, qu’ils laissent faire la BCE et soutiennent les perspectives budgétaires françaises.

Tout le monde sait qu’elle est tiraillée entre la conception anglaise d’un libre marché, la conception française de l’intégration solidaire, et son opinion jalouse de son épargne.

Tout le monde sait que la droite française nostalgique du « Merkozy » est coincé entre solidarité des droites et donc ils défendent en France la ligne Merkel et la défense du modèle français en train de se réformer.

Tout le monde sait que c’est le refus de politiser la construction européenne qui conduit aux affrontements nationaux.

Tout le monde sait que le Président de la République a engagé un débat exigeant au sein du Conseil Européen et qu’il se veut exemplaire sur le plan budgétaire pour le mener, ce qui n’avait jamais été fait.

Tout le monde sait tout cela, et dans le chasser-croiser des vacances de Pâques, tout le monde joue à se faire peur et transforme la France en volière affollée. Alors un peu de calme, de sang froid, et de distinction. Le Parti socialiste veut la réorientation de l’Europe et ne cédera pas aux postures hypocrites et surjouées.

23 Nov

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Une situation préoccupante

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L’implosion de l’UMP en trois tronçons est préoccupante au-delà des sourires passagers. Il y a de fait une « UMP Copé » sorte de reconstitution d’un RPR dur, une UMP de style Balladurien et une UMP « Borlooïsée ». Ce qui fait du Front National une force relativement équivalente de chaque fraction de droites. Évidemment ceci donne de l’air au président Hollande et à son gouvernement Ayrault. Si ce n’était ce désamour sondagier, injuste mais réel, pour ces derniers. Les écologistes sans réelles prises, l’extrême gauche divisée, les syndicats accaparés par leur succession. Et tout ceci dans une situation où le chômage monte dangereusement. Voilà qui me dit rien qui vaille. La France est mûre pour une vague nationale-populiste au moment où l’Europe refuse de se donner les moyens de rebondir. C’est très préoccupant…

 

27 Jan

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La droite se résume: le pouvoir c’est eux !

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L’arrogance serait donc de penser que la gauche puisse gagner. Comme François Baroin avait pu le dire à l’Assemblée Nationale, parlant d’effraction à propos de la victoire de Lionel Jospin. La formule sur l’arrogance vis-à-vis de François Hollande résume la droite. Pour l’UMP, le pouvoir c’est eux. Le peuple, les petits n’ont pas droit au chapitre. La campagne de Nicolas Sarkozy contre François Hollande est un réflexe de caste. Elle est d’un autre âge. La gauche serait illégitime. Dire que l’on va gagner leur est insupportable. Dire que l’on veut changer est inacceptable. Tout est là ! Il n’y a pas d’autre politique possible que la leur même si c’est un échec.

La droite est en un mot résumée: j’y suis, j’y reste.

Et bien non ! La France a droit au changement, à autre chose autrement.

03 Déc

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Germanophobe ? Non ! « Merkelophobe » peut-être !

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Il faut repousser les analyses à l’emporte-pièce vis-à-vis de l’Allemagne. Jamais hier celui-ci ne fut collectivement responsable de la solution finale. Il n’est pas non plus admissible de solidariser le peuple allemand avec Madame Merkel, alors que celle-ci est régulièrement battue dans les élections locales ou régionales. Il est tout aussi discutable de dire « touche pas à Madame Merkel » comme le sous-entend Monsieur Juppé. Madame Merkel est une démocrate. Mais on peut, on doit critiquer le dogmatisme de la droite allemande. On peut, on doit contester le pacte d’austérité du directoire Merkel-Sarkozy. D’abord parce que cette politique conduit l’Europe à l’éclatement. Ensuite, c’est en ciblant la droite allemande que l’on combat la remontée de la germanophobie. Enfin c’est en interdisant la critique de la droite allemande pour protéger Nicolas Sarkozy, qu’on le construit.

01 Oct

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FIllon, Juppé sur les rangs !

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La majorité socialiste au Sénat change tout. Le spectre de la défaite totale hante la droite. La gauche déjà majoritaire dans les collectivités locales aujourd’hui au Sénat et demain à l’Assemblée ? A la présidence de la république ? La droite sans un seul levier de pouvoir ? On s’inquiète dans la droite économique. D’autant que les sondages ne sont guère encourageant. Sarkozy plaide pour lui. Demain se sera la comparaison et il est prêt à relever le gant. D’ailleurs ne multiplie-t-il pas les initiatives en politique étrangère pour marquer sa supériorité. Mais voilà plus personne ne le croit, alors les affaires se multiplient affaiblissant un peu plus l’hôte de l’élysée. La candidature Borloo va définitivement – si elle intervient – l’enterrer. Alors Fillon tout en soutenant Sarkozy s’avance. Et immédiatement Juppé répond si il n’y va pas pourquoi pas moi. Copé qui n’a pas su garder le Sénat portera à droite cette infamie.

La droite s’interroge à haute voix. Faut-il garder Sarkozy ? Difficile de le débarquer. Président sortant il campe sur l’inertie des institutions. Et le précédent de Giscard démontre que même plombé par l’affaire des diamants et l’hostilité de Chirac il se présenta. L’automne risque d’être chaud pour Sarkozy. Il ne se bat plus pour être réélu mais pour être candidat…

La gauche aurait tord de se rejouir trop vite. Soit Sarkozy jette l’éponge et nous serons face à une nouvelle donne qui unira les droites. Soit sarkozy sera candidat et cela voudra dire qu’il aura surmonté l’automne meurtrier. Voilà pourquoi les primaires à gauche doivent accoucher d’une solide alternative. La France a besoin de changer mais le changement a besoin de crédibilité et de volonté.