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22 Mai

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L’invité de Patrick Cohen sur France Inter

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Jean-Christophe Cambadélis était ce lundi 22 mai au micro de Patrick Cohen dans le « 7/9 d’Inter ».

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’interview cliquez ici

Élections législatives

Nous espérons avoir le maximum de députés pour que les valeurs de justice sociale soient représentées et défendues à l’Assemblée nationale.

Il y a 150 candidats partenaires du PS. Une petite quinzaine de candidats qui s’affichent avec la formule majorité présidentielle, ce qui n’est pas la position du Parti socialiste.

Le Bureau national a eu une position unanime: nous ne serons pas dans la majorité présidentielle. D’ailleurs Monsieur Macron ne le souhaite pas.

Nous sommes, 10 jours après l’élection présidentielle, avec le début de l’inquiétude. Le Gouvernement Philippe commence à inquiéter. Nous verrons comment cela va évoluer. (…) Dans des fonctions régaliennes, on a mis des gens de gauche. Mais, dans les fonctions économiques et sociales, on a mis des gens de droite. Ça veut dire que la politique économique et sociale de ce gouvernement est quand même marquée. Il faut un contrepoids. Il faut qu’il y ait des députés socialistes forts dans l’Assemblée nationale car il faut qu’il y ait un dialogue à l’intérieur de l’Assemblée.

Sur les questions régaliennes nous allons partager évidemment l’action du président de la République et de son gouvernement parce qu’ils s’inscrivent dans la continuité de ce que nous avons fait. Mais sur les questions économiques et sociales, on ne peut pas partager à cette étape ce qui est dit et proposé. Nous ne partageons pas ce qui est engagé sur le code du travail, sur la pénibilité, la réduction des fonctionnaires etc.

Nous sommes des candidats socialistes. Ce pays a besoin de gauche. On ne peut pas passer en force sur les questions économiques et sociales. (…) Je dis discutons! Je suis pour la modernisation et l’évolution mais discutons d’abord.

Après avoir voulu à l’Assemblée nationale réduire les formations politiques qui pourraient contester le pouvoir en place, on veut réduire aussi les organisations syndicales. Je trouve que là, on avance vers une forme politique qui est un peu dangereuse pour notre pays.

Il n’y a jamais eu d’explications d’En Marche! sur le fait qu’ils ne présentaient pas de candidats face au PS dans certaines circonscription.

La position du Parti socialiste ce sont les candidatures autonomes. Nous ne sommes pas dans la majorité présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas pour l’alliance des gauches mais pour un clivage « élite/peuple ». L’orientation de Jean-Luc Mélenchon est une orientation de témoignage, protestataire mais aujourd’hui il faut être capable de mettre les mains dans le cambouis.

La plateforme Parti socialiste pour les législatives a été adoptée à l’unanimité  du Bureau national.

Sur le Parti socialiste

Le PS va se reformuler, se restructurer et je serai au milieu ce travail. (…) Il y a une reformulation du progressisme à inventer. (…) Aujourd’hui, on voit bien qu’il faut tout à la fois une continuité et qu’il faut incarner. Le PS ne peut plus vivre comme la SFIO, c’est à dire avec une verticalité, nous laissons ça à Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron ou à Marine Le Pen. Il faut faire vivre plus fortement les mouvements associatifs, être en interaction avec la société civile et les mouvements citoyens, il faut trouver une nouvelle formule d’agrégat politique. (…) Je serai partie prenante du renouvellement mais il ne consiste pas à faire table rase, il faut conserver sa mémoire.

Gouvernement d’Edouard Philippe

Sur la nomination de Nicolas Hulot au Gouvernement « Entre Areva et Ushuaïa il va falloir choisir! »

Le clivage gauche/droite est important sur des questions comme la réforme du travail ou la suppression des fonctionnaires. (…) Le libéralisme porté par la droite n’est pas la ligne de la gauche qui veut de la modernité mais aussi la protection des salariés.

07 Mar

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Après le sommet d’Athènes des leaders socialistes

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Les 4 et 5 mars derniers, les leaders socialistes européens étaient réunis à Athènes pour une rencontre sur la situation politique dans l’Union. C’était l’occasion pour Martine Aubry et les autres dirigeants de partis membres du PSE de proposer une alternative à une Europe conservatrice avec une stratégie pour l’emploi, la croissance juste et le progrès social.

Ce travail va continuer dès demain avec la troisième rencontre bilatérale PS/SPD qui se tiendra à Paris.

Dans la social-démocratie européenne, les convergences se font sur des positions plutot proche de celles du PS français. Les conséquences de la crise nous donnent raison comme l’ont également montré les revers électoraux des tenants de la 3e voie en Grande-Bretagne et en Allemagne.

Aujourd’hui, les principes fondateurs mêmes de l’Union européenne que sont la solidarité et la communauté de destin sont menacés par les conservateurs européens emmenés par le duo Sarkozy-Merkel et soutenus par Cameron et Berlusconi. Ceux ne voient les choses qu’en termes de concurrence entre les États et les citoyens. Ils veulent institutionnaliser l’austérité et affaiblir nos modèles sociaux ainsi que nos systèmes de protection sociale.

L’alternative social-démocrate repose sur la solidarité, la justice sociale, l’égalité, y compris entre les hommes et les femmes, et la responsabilité. Elle est aussi fondée sur le respect de la démocratie et le rejet de toute forme d’extrémisme.

Cette alternative repose sur cinq grandes propositions :

1. Une croissance nouvelle et juste. Par l’amélioration de la compétitivité, qui est une condition essentielle au renforcement de la croissance. Par la définition d’une véritable politique industrielle européenne, d’une stratégie de coordination de l’investissement et de la réglementation pour être plus intelligente, plus verte et plus inclusive. Par une politique plus ambitieuse en matière d’innovation d’éducation et de formation. Par l’amélioration des conditions de travail et le suivi de la restructuration industrielle.

2. Un Pacte européen pour l’emploi et le progrès social pour une croissance juste doit être mis en œuvre, de manière à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité et à combattre les inégalités. Les États membres ont besoin de nouvelles marges de manœuvre financières pour investir dans une éducation de qualité, dans des systèmes de formation, dans l’innovation et dans des secteurs à forte intensité de main d’œuvre tels que les technologies vertes, la santé et les soins. Des politiques spécifiques doivent être mises en place pour lutter contre le chômage des jeunes et contre la discrimination des jeunes sur le marché du travail. Les systèmes nationaux de sécurité sociale doivent être préservés et renforcés par l’adoption de normes sociales minimales comme un revenu minimum, un salaire décent et la qualité du travail.

3. Des investissements stratégiques, pour sortir de la crise de l’emploi, et mettre en place un nouveau modèle de croissance juste. De nouveaux instruments fiscaux, tels que la mise en place d’une taxe sur les transactions financières ou une fiscalité écologique, permettraient de générer des revenus supplémentaires pour l’investissement. Par exemple une taxe sur les transactions financières génèrerait 200 milliards de revenus supplémentaires par an. Il s’agit d’une taxe juste, qui n’affecterait pas les citoyens, mais uniquement les marchés financiers, et surtout les spéculateurs.

4. Une politique budgétaire de l’Union pour gérer la dette publique de la zone euro et développer son pilier économique de façon équitable. La croissance de notre économie et la création d’emplois permettront d’augmenter les recettes fiscales et de réduire les dépenses publiques affectées aux prestations. Il faut mettre en place un mécanisme de secours pour la zone euro et renforcer la cohérence interne de celle-ci. La zone euro pourrait aussi bénéficier de la mise en place d’un mécanisme, par exemple d’une agence de stabilité qui émettrait des eurobonds en vue d’une gestion commune de la dette publique. Il faut aussi améliorer la coordination des politiques économiques nationales, y compris les politiques budgétaires et fiscales, afin de pouvoir profiter de tous les avantages de l’euro en termes d’emploi et de croissance.

5. Changer les les règles qui régissent l’UE. Afin de rendre possible la régulation financière. Nous avons besoin de règles fiscales intelligentes qui laissent la place à l’investissement et à des politiques contracycliques.

Voilà sur quoi les leaders sociaux-démocrates européens se sont engagés et sur quoi, dès demain, socialistes français et sociaux-démocrates allemands se mettront à travailler.

26 Jan

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Egypte: communiqué de Jc Cambadélis

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Des milliers d’Égyptiens ont manifesté hier au Caire et dans d’autres villes d’Égypte pour demander des réformes politiques et sociales. Cette manifestation, sans précédent par son ampleur depuis 1977, témoigne de l’aspiration et de la volonté du peuple égyptien à plus de démocratie et de justice sociale. C’est la raison pour laquelle les manifestants se réclament ouvertement de la révolution tunisienne.

Le Parti socialiste déplore les trois morts survenues au cours de cette manifestation. Pour toute réponse, le gouvernement égyptien, évoquant l’ordre public, a interdit une manifestation des opposants prévue pour aujourd’hui.

Le Parti socialiste appelle les autorisés égyptiennes à répondre positivement aux demandes légitimes du peuple, à entreprendre des réformes politiques, notamment l’organisation d’élections réellement libres, la liberté pour les partis politiques et la fin de l’état d’urgence qui dure depuis des années. Ces réformes sont indispensables à la stabilité durable et à la prospérité de l’Égypte.

12 Jan

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[Parti Socialiste] Répression en Tunisie

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Le Parti socialiste a suivi avec une grande émotion les graves événements, qui se sont déroulés ces derniers jours en Tunisie, et qui témoignent du désespoir de nombreuses catégories de la population, notamment de la jeunesse. La brutalité avec laquelle le pouvoir a répondu aux revendications sociales et politiques des citoyens aurait fait plusieurs dizaines de morts.

Le Parti socialiste condamne avec force la répression armée contre les manifestants et tient à assurer les familles et les proches des victimes de sa sympathie et de ses condoléances. Il affirme sa profonde solidarité avec les partis, organisations et mouvements démocratiques, qui luttent pour plus de justice sociale, plus de liberté, et avant tout pour plus de considération de la part d’un pouvoir qui reste sourd à leurs revendications. Il demande la libération immédiate des manifestants et opposants arrêtés.

Il ne peut exister de solution durable aux difficultés auxquelles est confronté aujourd’hui le peuple tunisien, sans la garantie effective de l’Etat de droit et des libertés politiques, sans une véritable ouverture du champ politique, sans davantage de justice sociale et un meilleur partage des richesses. Dans un contexte régional difficile, le choix de maintenir une politique de fermeture et de répression d’une part, et l’enrichissement illicite de quelques familles proches du pouvoir, d’autre part, ne peut à la longue bénéficier qu’aux extrémismes et mettre en danger l’avenir du pays.

Il est temps pour l’Union européenne de proposer, sur les décombres de l’initiative euro-méditerranéenne brouillonne de Nicolas Sarkozy, un véritable projet de co-développement des pays riverains de la Méditerranée, intensifiant le dialogue politique et les relations économiques et faisant avancer les questions des droits de l’homme et les libertés fondamentales. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste demande à l’Union européenne d’exiger, dans toute négociation avec la Tunisie, que ce pays applique la clause de leur accord d’association relative au respect de la démocratie et des droits de l’homme.

Attentifs aux mouvements qui animent le peuple tunisien, les socialistes regrettent le silence pesant des autorités françaises et sont déterminés à engager avec toutes les forces qui partagent leurs valeurs de liberté et de justice, une nouvelle coopération pour préparer l’avenir de la région.

10 Déc

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DSK tire le bilan de son action au FMI

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La tribune de Genève publie un article sur Dominique Strauss-Kahn que vous pouvez lire ci-dessous:

Dominique Strauss-Kahn a pu mesurer sa popularité à Genève

L’euro existera-t-il encore dans cinq ans? «Oui! Pour moi l’euro n’est pas en cause. Ce qui manque en Europe, c’est une politique économique coordonnée», a répondu hier Dominique Strauss-Kahn. Invité d’honneur des Rendez-vous mondiaux de Genève, co-organisés par l’ONU, l’UNITAR, laTribune de Genève, la TSR et la RSR, le directeur du Fonds monétaire international (FMI) a pu mesurer sa popularité aux applaudissements qui ont accompagné chacune de ses interventions.

Près de 2000 personnes et une centaine de journalistes ont suivi la conférence à laquelle participait également Pascal Lamy, directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Evidemment, il s’agissait aussi de guetter le petit mot ou la petite phrase qui aurait pu lever le doute sur les ambitions de Dominique Strauss-Kahn en vue de l’élection présidentielle de 2012. Champion des sondages, le directeur du FMI n’a pas dérogé à la ligne qui est la sienne depuis plusieurs mois en ne lâchant rien sur ses intentions. Pour l’instant, son seul sujet de préoccupation, c’est «la gouvernance mondiale».

Le directeur de l’OMC, ami de longue date de Dominique Strauss-Kahn, lui, a fait preuve de beaucoup moins de réserve en encourageant son camarade socialiste «à prendre la bonne décision» au cours de l’année 2011. Un vœu qui a été pris comme un encouragement à se présenter. L’intervention de Pascal Lamy a été applaudie par la salle.

Plus complices que jamais, les deux hommes ont dit qu’ils n’avaient jamais renoncé à leur idéal socialiste de «justice sociale». «Si on est dans un système économique qui n’est pas efficace et qui ne produit rien, il n’y a rien à se partager», a expliqué Dominique Strauss-Kahn. A ce sujet, le directeur du FMI juge «la situation de l’Europe très préoccupante».

Après avoir noté qu’un grand nombre de pays ont renoué avec une croissance solide, Dominique Strauss-Kahn s’est attardé sur les difficultés de la zone euro. «Les pays européens sont confrontés à des problèmes budgétaires et bancaires», a-t-il souligné.

Pascal Lamy s’est également inquiété de la faible croissance démographique de l’Europe. «Des pays qui ne croissent pas en effectif, face à des mastodontes comme la Chine ou les Etats-Unis, ne peuvent pas résister», a ajouté Dominique Strauss-Kahn.

«Il y a bien l’immigration comme solution, mais de ce côté-là, c’est bouché», a dit Pascal Lamy. Le directeur de l’OMC ne voit pas d’autre solution pour l’Europe que d’engager «des réformes difficiles» si elle veut sauver son modèle social.

Invité à débattre de la crise financière à la tribune de l’ONU et à répondre aux questions du public, le directeur du FMI a été très applaudi.

15 Nov

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Discours devant le Conseil de l’Internationale socialiste

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Cher George,
Chers Luis,
chers camarades et amis,

Cher Ricardo Lagos,

Je serais bref car tu n’as pas laissé beaucoup de place a l’exégèse, tant tu as été précis et complet.

Mes amis, Laissez-moi vous dire une fois encore le plaisir que nous avons d’accueillir ce Conseil de l’Internationale socialiste à Paris. Paris qui a une histoire intime avec le mouvement progressiste et le mouvement socialiste international. Au XIXe siècle, beaucoup d’événements fondateurs pour notre famille politique se sont déroulés dans cette ville. C’est par exemple ici que fut fondée la Deuxième internationale, l’ancêtre immédiate de l’Internationale socialiste. Il est donc juste que nous fondions une nouvelle étape de notre mouvement en lançant d’ici, un Appel, un Appel de Paris pour que la Conférence de Cancún sur le climat soit le point de départ d’une révolution verte qui conduira le monde sur la voie d’un développement durable partagé.

Que peut-il se passer à Cancún ? Rien. Que doit-il se passer à Cancun ? Tout, tout ce qui permettra un changement de climat dans le combat sur le changement climatique. Tout ce qui permettra de passer des paroles aux actes.

La « déception de Copenhague » a été très durement ressentie alors que rarement la prise de conscience de l’urgence climatique n’avait été aussi forte, et ce malgré des tentatives de tordre le coup à l’idée de «réchauffement climatique ».

Il faut le dire ici, se préoccuper du climat ce n’est pas une question de « mode » c’est une question économique, sociale et politique, donc ça concerne l’ensemble du mouvement progressiste international. Il s’agit pour nous de construire ce que le philosophe Edgar Morin appelle le « New Deal de civilisation ». Ce paradigme vert dont parlait a l’instant Ricardo Lagos.

Au XIXe siècle, le mouvement socialiste s’est construit sur la prise de conscience des injustices sociales causées par la révolution industrielle et la manière dont la production était organisée. Il a proposé un autre monde, un autre modèle de développement économique et social adossé au développement de la démocratie politique. Il n’est pas trop ambitieux de dire qu’au XXIe siècle, le mouvement socialiste doit prendre conscience qu’entre les injustices sociales et l’urgence climatique, il y a un lien comme il doit désormais exister un lien entre l’économie et l’écologie. C’est une autre façon de parler de la fraternité. Nous avons déjà, partiellement opéré cette révolution intellectuelle. Nous avons rompu avec le productivisme. Il s’agit de produire et de consommer de manière responsable. L’émancipation des peuples c’est aussi le fait de garantir un avenir libéré des entraves nées de la pollution et des maladies qu’elle entraîne.

Malgré les déceptions provoquées par la conférence de Copenhague, l’humanité prend aujourd’hui conscience qu’elle s’est peut être engagée dans un processus lent, de suicide écologique, par l’épuisement des ressources naturelles sur lesquelles elle est assise. Parallèlement aux questions climatiques, elle doit affronter le problèmes de pollutions chimiques, de l’épuisement de la biodiversité, du manque de terre, de forêts, d’air respirable, d’eau potable, de sources d’énergie. Ce à quoi se rajoutent les questions démographiques et alimentaires.

Toutes ces questions élargissent la crise générale de la mondialisation dont nous avons parlé tout à l’heure. Et nous renvoient elles aussi aux enjeux d’un monde organisé, dépassant les égoïsmes à courte vue dans une coopération structurée et efficace.

Au delà de la justice sociale dans une croissance solide, le mouvement socialiste doit remettre en cause: l’accumulation compulsive et la soumission à des désirs voraces et insatiables, l’action permanente et l’urgence chronophage, l’ambition compétitive et le culte de l’instant, la religion du changement, du bougisme. Bref dépenser plutôt que penser comme le dénonce souvent Martine Aubry.

La réconciliation de l’homme avec l’homme ne passe plus par un changement de système mais par une attitude radicalement différente vis-à-vis de la nature, de l’égalité sociale et de la coopérations des nations

C’est pourquoi, Cancún ne doit pas être un échec. Les puissants de la planète qui savent trouver des accords commerciaux bénéfiques pour leurs entreprises doivent créer les conditions favorables pour trouver des accords politiques, notamment sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique, bénéfiques pour l’ensemble des peuples de la planète.

Pour que Cancún soit un succès, il faut populariser l’Appel de Paris. Nous ne devons pas nous en tenir à une intention ou une proclamation. Ce appel doit dans les deux semaine qui nous séparent de l’ouverture de la Conférence, être porté et relayé par chacun de nos partis. Nous devons le publier dans nos médias nationaux, organiser avec les ONG, les syndicats et les citoyens qui le veulent et en faire une

revendication populaire. Si tous les membres de l’International socialiste répondent positivement. Si les groupes parlementaires se font l’écho de nos propos alors nous serons une force ou matérielle. Et la conférence de Mexico sera un point d’appui, le point de départ d’une « organisation mondiale climat ».

Ce n’est pas grand chose pour chacun de reprendre cet appel mais si de l’Argentine au Canada, de l’Australie à l’Europe, de l’Afrique au Moyen-Orient et à l’Asie nous reprenons l’Appel de Paris, nous pèserons sur la conférence de Cancun et notre collectivité socialiste aura été utile, comme elle a été utile il y a un siècle !