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24 Fév

Commentaires fermés sur L’incohérence de la politique américaine atteint des sommets

L’incohérence de la politique américaine atteint des sommets

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Barack ObamaSaviez-vous que sans une aide des peshmergas kurdes du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et de l’Union Patriotique du Kurdistan (UPK), les Etats-Unis n’auraient pas pu contrôler le Nord de l’Irak après l’invasion du pays en 2003 ?

Le puissant Président du PDK et du gouvernement régional du Kurdistan, Massoud Barzani, est invité par Barack Obama à se rendre le 27 février à Washington pour le rencontrer mais il refuse d’accepter l’invitation du Président américain car aussi incroyable que cela puisse paraître, ces deux partis dont le président de l’autre (UPK) n’est autre que Jalal Talabani, le Président de la République irakienne, se trouvent depuis 2001 sur la « liste noire » des organisations terroristes.

L’Administration Obama se dédouane en disant que c’est le Congrès des Etats-Unis qui a établi cette liste.

En attendant, Massoud Barzani a menacé de ne pas se rendre à l’invitation d’Obama le 27 février si cette liste n’est pas modifiée.

Une mise à jour s’impose quand on sait que figurent sur cette liste à la fois des partis influents qui peuvent jouer un rôle important dans les changements à venir dans la région alors que dans le même temps, les Moudjahidin du peuple iraniens, une organisation des exilés a été rayée de cette liste il y a plus d’un an sous la pression des lobbies anti-iraniens très actifs à l’époque auprès du Congrès.

 

25 Fév

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Le Kurdistan attend la France

par

kurdistan2

Pendant que l’Europe se débat dans la récession et la montée des nationalismes, entre manifestations à Madrid et déclassement de la Grande Bretagne, le Kurdistan est en plein développement à la chinoise. Riche de pétrole, de gaz, et de réserves naturelles d’eau, destination de villégiature de toute la région, Ebril sa capitale, voit hôtels de luxe, aéroports internationaux se multiplier et Souleimaniyé la capitale culturelle n’est pas en reste. Cette région autre fois persécutée par M Khemal en Turquie, ayant vécu un génocide dans l’Irak de Saddam Hussein, réprimée en Iran, cette région qui se vit comme une nation issue du Califat de Saladin d’origine Kurde, est aujourd’hui un enjeux géopolitique majeur. Sur le plan économique, le revenu par habitant était de 100 dollars en 2003, il est maintenant de 1500 dollars, sur le plan géographique voisin de la Syrie déchirée par la guerre civile, l’Irak qui peine à se stabiliser après le départ des américains, l’Iran qui est au bord de l’asphyxie, et la Turquie qui vient d’ouvrir des négociations avec l’ancien chef du Kurdistan Turque, le Kurdistan est la rue tranquille de la région.

François Mitterrand avait eu un vision stratégique en intervenant humanitairement au Kurdistan au début des années 1990. Une grande route porte son nom. Madame Mitterrand est ici la grande référence du monde occidental. C’est dire que la France y est appréciée. Pourtant notre présence, malgré un consulat, n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Le Parti socialiste entretient les meilleures relations avec l’UPK de Talabani, Président de l’Irak et Vice-Président de l’International Socialiste, le PDK de Barzani veut se rapprocher de la social-démocratie européenne et principalement du Parti socialiste.

Pendant ces 48h, nous allons rencontrer tous ce que cette région compte comme dirigeants. Et nous avons été reçus ce soir à Ebril par « la France est bienvenue si elle le veut elle sera ici la première » puis deux heures de débat sur la région. Cela s’annonce passionnant.