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12 Déc

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Accord universel de Paris : Une réussite diplomatique, un moment historique, une avancée écologique

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Le Parti socialiste salue l’accord décisif intervenu, ce jour, pour le Climat dans le cadre de la COP21. Il s’agit du premier accord universel de l’histoire des négociations climatiques. Il s’agit d’un acte historique pour la préservation de notre humanité, pour la transformation du modèle économique mondial, pour la mise en œuvre d’une social-écologie effective partout.

La communauté internationale a su s’entendre autour d’un accord que Laurent FABIUS, président de la COP21, décrit comme « différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant ».

Dans l’esprit des 21 propositions des socialistes et démocrates européens, c’est un ensemble d’engagements dont le Parti Socialiste se félicite qui ont été adoptés. La communauté internationale s’est entendue sur un réchauffement bien en-dessous des 2 degrés et de s’efforcer d’atteindre les 1.5 degrés. Les 196 parties s’engagent à réviser leurs engagements à la hausse tous les 5 ans à partir de 2023. Les 100 milliards de dollars par an à fournir aux pays en développement sont considérés comme un minimum, qui devra être réévalué au plus tard en 2025. La question des pertes et préjudices, qui concerne les pays les plus vulnérables, est reconnue de manière permanente.

Cette réussite n’a été possible qu’avec la mobilisation de l’ensemble du Gouvernement autour du Chef de l’Etat, François HOLLANDE. Et tout particulièrement de Laurent FABIUS dont l’implication constante et la détermination ont été reconnues par tous. Cette réussite engage, mais surtout rend possible, d’autres étapes dans l’avenir, pour la concrétisation de ses objectifs.

L’accord universel de Paris marquera profondément le quinquennat de François Hollande. La France a été au cœur d’une réussite diplomatique, d’un moment historique, d’une avancée écologique.

10 Juin

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Interview dans le JDD.fr: « Il faut sortir du traumatisme »

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La droite s’est réunie mercredi pour parler justice sociale. Que pensez-vous de sa proposition  sur le RSA?

Cela résume bien la philosophie de l’UMP : Punir les pauvres! C’est toujours à cette catégorie de la population que la droite s’en prend. Vous n’entendez jamais le gouvernement dire que la priorité c’est la redistribution ou les salaires. Le discours est toujours le même : ceux qui sont en difficulté ont trop davantages.

Que proposez-vous?

Nous proposons un vaste plan pour relancer la croissance. Sans la croissance, pas d’emplois et donc des déficits sociaux. Nous proposons également une vraie réforme fiscale pour soutenir cette croissance et un modèle de société. Une société écologique, sociale et juste. Nous mettrons en place une politique ciblant les catégories de population les plus en difficulté, comme les jeunes –avec 300.000 emplois créés. Nous nous attaquerons également à la question du logement qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages. Notre stratégie est celle des trois tiers :  un tiers pour la justice sociale, un tiers pour l’avenir, un tiers pour réduire nos déficits. C’est le cercle vertueux du redressement.

François Hollande a avancé des chiffres très ambitieux : un million de logements nouveaux. Est-ce la proposition du PS?

Nous sommes radicaux non? (rires) C’est en effet dans la ligne du PS, même si notre priorité reste le blocage des loyers. Mais oui, nous nous lancerons dans un vaste plan de construction de logements neufs.

Le PS n’a cependant pas été audible sur la question du RSA. C’est pourtant un sujet où vous êtes attendus.

Nous n’avions pas besoin de parler, puisque la droite elle-même se déchire sur le sujet! Un ministre est recadré par le Premier ministre, mais le secrétaire général de l’UMP soutient le dit ministre. Ça ressemble à une belle cacophonie, non? Pourquoi voulez-vous que le PS mette son grain de sel? On les laisse faire car de toute façon, nous aurions été inaudibles. Nous ferons des propositions concrètes en temps et en heure.

Pour améliorer l’exécution des peines,  Eric Ciotti a repris à son compte l’idée d’un encadrement militaire proposée par Ségolène Royal en 2007. Est-ce envisageable?

Là encore, on peut souligner les différences radicales entre le discours de Claude Guéant à Sevran et celui d’Eric Ciotti ! Je propose que l’on se calme dans la surenchère sécuritaire. L’insécurité, c’est aussi un problème d’aménagement du territoire. Quant à la police, on a concentré les forces de police dans les centres ville. En banlieue, on a mis en place, avec la Brigade anti-criminalité (BAC), une politique du coup de poing. Cette politique, qui tourne le dos au maillage policier, a échoué. Il faut donc revoir tout cela et mettre en place une politique de sécurité qui mixe la police locale et une présence de la gendarmerie, mais uniquement quand cela est nécessaire. L’UMP ayant échoué, le ministère de l’Intérieur pousse la surenchère des mots, alors qu’il faut l’efficacité des fait.

François Hollande a  annoncé qu’il souhaiterait augmenter les impôts. Etes-vous sur la même ligne?

« Il faut une réforme fiscale ». Conduira-t-elle pour une certaine frange de la population à une hausse des impôts? Très certainement, car on supprimera des niches fiscales. Mais d’autres se trouveront dans une situation beaucoup plus favorable, avec un impôt progressif. Nous devons être transparents avec les Français et leur dire que nous ne pourrons pas faire face à notre déficit et à nos dépenses d’avenir avec une politique fiscale qui est un gruyère. Il faut chercher l’efficacité, pour la puissance publique. Mieux, la réforme fiscale est indispensable pour retrouver une souveraineté budgétaire.

François Hollande n’est-il pas, idéologiquement, le candidat le plus proche de votre famille social-démocrate?

Il en est tellement proche qu’il se proposait d’être candidat jusqu’au bout contre Dominique Strauss-Kahn ! (rires) C’est donc qu’il se pense différent, non ? Et Martine Aubry est tellement éloignée qu’elle se proposait de le soutenir ! Aubry et Hollande sont-ils si différents ? Comparons : Aubry et Hollande sont tous les deux énarques, ont tous les deux fondés le Club Témoins, ont tous les deux soutenu la candidature de Jacques Delors en 1995, puis celle de Jospin en 2002, avant de participer tous les deux à l’aventure de la gauche plurielle. Aubry et Hollande ont tous les deux voté oui au Traité constitutionnel, et adopté ensemble le programme de la prochaine élection présidentielle. Avec, certes, des caractères différents, ils ont tous les deux dirigé le PS de la même façon, avec des idées réformistes et européennes très ancrées. Donc, si je m’en tiens au cheminement de l’un et de l’autre, ils sont quand même très proches. Et si Hollande se réclame de la social-démocratie, il se préparait à affronter DSK en disant qu’il était plus à gauche que lui (rires). Il est donc, dans ce domaine difficile, de les départager. Si les strauss-kahniens parviennent à se rassembler, nous prendrons d’autres critères pour faire notre choix.

Comment se porte votre courant aujourd’hui?

Il est bousculé, humainement et politiquement. Il était pluriel, il le reste. Mais tous nous voulons faire vivre, dans un cadre nécessairement nouveau, les idées de DSK. Chacun l’affiche au travers de tribunes, d’appels ou de pétitions.  J’ai parlé de convergences parallèles. Elles se rejoignent normalement à l’infini, mais l’infini ici doit être la fin du mois.

Avez-vous choisi votre camp?

Je ne vais pas dire maintenant où je me situe pour ne pas être un obstacle à notre rassemblement. Je pense qu’il faut sortir de ce traumatisme en arrêtant de penser à nous et en pensant aux autres. Il faut mettre à l’ordre du jour une réflexion moins sur ce que nous avons perdu que sur ce que nous voulons gagner, c’est à dire la défaite de Nicolas Sarkozy. Réfléchissons en termes d’efficacité, et pas en termes de témoignage.

Vous visez Pierre Moscovici qui entretient le doute sur sa candidature?

Je ne vais pas critiquer une initiative. Je dis qu’il ne faut pas être sectaire vis-à-vis de tout ce qui provient de la strauss-kahnie. On discutera, je ne suis pas sûr que ce soit la seule option que Pierre Moscovici a en tête.

Et Manuel Valls, qui lui est déjà candidat?

Il a posé sa candidature sur deux plans. D’abord il a 48 ans et ça personne ne peut le nier. Ensuite, il se dit capable d’entraîner l’ensemble de la gauche, ce qui est possible, mais est-il le seul ? J’attends qu’il définisse un peu plus son objectif. Quelles sont ses perspectives? Que propose-t-il au pays?

N’y-t-il pas un risque d’éparpillement des candidatures strauss-kahniennes, comme ce fut le cas au Congrès de Reims, en 2008?

A l’impossible nul n’est tenu. J’appelle au rassemblement,  car rien ne justifie l’éparpillement. Il  y aura d’autres moments pour faire entendre sa singularité.

Avez-vous eu l’occasion de parler à Dominique Strauss-Kahn?

Oui. Mais il ne passe pas son temps au téléphone à appeler Paris comme on peut le lire dans les gazettes. D’abord, parce qu’il ne peut pas le faire. Ensuite, je ne crois pas qu’il en a vraiment envie.  Je l’ai trouvé combatif, mais triste.

Pouvez-vous nous dire où il en est aujourd’hui ? Concentré sur le procès à venir, se repassant le film des événements… ?

Il ne s’exprime pas trop sur ce sujet. Vous comprenez aisément pourquoi. Si ses avocats ne communiquent pas sur les éléments de sa défense, ce n’est pas lui qui va le faire, même à ses amis.

Avez-vous parlé politique avec lui ?

Non. Il n’est pas en train de piloter depuis New York l’avenir de la strauss-kahnie. Ce n’est plus sa préoccupation.

Pensez-vous qu’il puisse, un jour, peser à nouveau sur le débat politique français?

S’il est reconnu, comme je le pense, innocent des faits qui lui sont reprochés, le regard que lui porteront les Français sera plutôt sympathique. S’il est condamné, la question de son retour ne se posera plus.

Vous avez travaillé pendant des années dans son ombre, avec un but : la présidentielle. Lui en voulez-vous?

L’issue du procès  le dira. Si un « not guilty » est prononcé, on sera malheureux car on sera passé à côté de quelque chose. Il faudra alors s’interroger sur les raisons pour lesquelles on en est arrivé là. S’il est condamné pour viol ou agression sexuelle, je ne placerais  pas l’amitié au-dessus de ça. Mais je ne le crois pas coupable. Je ne suis donc pas à l’heure actuelle dans le ressentiment. Je fais simplement le constat d’un immense gâchis si j’en juge la sympathie de l’opinion publique pour DSK. Les gens m’arrêtent dans la rue pour me faire passer des messages pour lui. Les Français l’attendaient. Ce qui revient le plus souvent dans leur bouche : « il était trop haut, donc ils l’ont descendu ». Je ne sais pas qui est ce « Ils » (rires).

Si les Français, d’après vous, soutiennent DSK, ce n’est pas le cas d’Arnaud Montebourg qui a explicitement pris ses distances.

Je suis étonné qu’un avocat soit dans le préjugé coupable. Il fait partie du courant justicialiste de la société française, je crois ? Il devrait savoir ce qu’est la présomption d’innocence. Je pense qu’il est parfois aveuglé par la présomption de reconnaissance.

Une boite de Pandore a été ouverte. On ne compte plus les élues se plaignant de l’attitude de leurs collègues masculins.

L’Assemblée est sexiste mais pas plus, pas moins, que ne l’est notre société. Des propos déplacés, des vannes entre mecs, du sexisme courant, cela existe oui, mais pas plus qu’ailleurs. Il faut arrêter de faire de l’Assemblée le lieu du machisme incarné. Ce n’est pas vrai. Les groupes politiques commencent d’ailleurs à s’imposer une parité, ce qu’il n’y a pas, par exemple, dans les médias.

On est encore très loin de la parité à l’Assemblée. Que faire pour y parvenir?

Vous avez raison, il n’y a pas assez de femmes. Mais il n’y a pas non plus assez de représentants des minorités visibles, de salariés, de gens issus des couches populaires. La représentation est déformée par rapport à la société, elle n’est pas simplement sexuée. Les partis doivent  promouvoir des hommes et des femmes issus de la diversité. Pour les législatives, le PS va faire un gros effort en ce sens. C’est une préoccupation constante de la première secrétaire.

Martine Aubry, comme François Hollande, sont vivement attaqués par Arnaud Montebourg et Manuel Valls, qui leur reprochent d’être là depuis trop longtemps. Comprenez-vous ces critiques?

Je suis un archaïque : je ne pose pas les problèmes en termes de génération, mais en termes d’orientation politique. Ils sont presque jeunes, certes, mais ça fait très longtemps qu’ils font de la politique. On peut être jeune et avoir presque 30 ans de politique dans les jambes. Je ne pense pas qu’il soit bon de poser les problèmes comme cela, sinon il n’aurait pas fallu que Mitterrand soit candidat, lui qui avait déjà été ministre de la IVe République. Je me rappelle d’une phrase qu’il adressait souvent à Laurent Fabius, qui était jeune et conquérant : « Prenez votre place dans la file, là, un peu plus loin, votre tour viendra… « 

Un appel vient d’être lancé pour un retour de Lionel Jospin. Qu’est-ce que cela vous inspire?

Je ne le crois pas dans cet état d’esprit. Mais cela montre que les socialistes avaient un candidat qui était en situation de l’emporter et qu’ils cherchent à reconstituer une offre politique. D’autres réclamaient également le retour de Laurent Fabius. Cela ne veut pas dire que les candidats en piste sont moins bons, cela veut juste dire qu’ils sont autrement bons.

Que conseillez-vous à Martine Aubry quant à l’annonce de sa probable candidature?

Il y a un temps de décence. Et puis peut-être le temps de la présence. Et elle a toujours dit qu’elle respecterait le calendrier. Elle était d’ailleurs en désaccord avec François Hollande, qui s’est déclaré candidat juste après les cantonales. Lui continue sur son offensive, Martine respecte ce qu’elle a dit avant. Si elle se précipitait, on lui reprocherait, c’est une évidence.

Et vous, quand allez-vous annoncer votre soutien à Martine Aubry?

Je vous le répète, il faut d’abord rassembler les strauss-kahniens et  nous aurons, je l’espère, une décision collective.

La primaire est-elle toujours le bon outil pour fédérer les socialistes?

Plus que jamais. Elle va booster notre candidat, le mettre en scelle et clore le doute et la comparaison. Je pense que l’un des candidats se détachera à la fin et ainsi, il sera hors de toutes critiques. Les sondages l’avaient fait pour DSK, mais là, c’est la primaire qui va le faire pour celui ou celle qui sera désigné.

Cela n’avait pas bien marché en 2007.

Non, car on avait raté la séquence suivante : comment se réunir. On avait fait une toute petite convention à la Mutualité. Ségolène n’avait pas fait venir à la tribune Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. Au niveau du conseil politique, nous sommes en train d’y travailler. Nous ferons une grande convention du Parti socialiste qui permettrait un moment de rassemblement entre novembre et les vacances de Noël.

Sous cape, le parti présidentiel revendiquerait presque déjà la victoire.

On peut dire trois choses. D’abord, nous avons connu un rebondissement, il n’est pas impossible qu’il y en ait d’autres. Il ne faut jamais omettre l’aléa en politique. Deuxièmement, le rapport de Nicolas Sarkozy avec la France est détestable et pour l’instant il ne l’a pas inversé. Il n’y a pas de désir sarkozyste dans le pays. Il y a un rejet. A leur place, ce point me ferait douter. Le troisième est qu’il n’y a pas de projet sarkozyste, il n’y a que le bilan, et il est ô combien calamiteux. On sait ce que Sarkozy proposera à la France, la continuité de ce qu’il a fait. Ce qui le met dans une situation de campagne extrêmement difficile. Il va devoir défendre son bilan quand nous défendrons un projet alternatif. Il est donc en position de faiblesse. J’observe que Nicolas Sarkozy rassemble moins son camp aujourd’hui que le 14 janvier 2007 où il s’était lancé dans la course. L’UMP est divisé sur tous les sujets et les radicaux s’en sont allés. Tout ceci va peser sur la campagne. Nos adversaires devraient être beaucoup plus prudents qu’ils n’ont l’air de l’être.

Quels sont les thèmes de campagne sur lesquels il faut absolument appuyer pour l’emporter en 2012?

Il y en a énormément. Mais, d’abord, je crois, la question que portait DSK reste : la sortie de crise économique et sociale. C’est le grand échec de Sarkozy. La deuxième grande question, c’est l’intérêt général, la question républicaine. Le président n’a jamais porté l’intérêt général, il porte l’intérêt des plus riches et son intérêt particulier. Il peut dire qu’il est actif, mais c’est une action désordonnée. Ce n’est pas un homme de rassemblement. Il y a beaucoup d’interrogations sur le devenir des Français. Ils veulent savoir avec qui ils vont remonter et avec qui ils vont dévaler la pente. Le problème de Sarkozy, c’est qu’il est au bout de la chaîne d’une longue séquence où la droite est au pouvoir. Ça fait 12 ans que l’UMP gouverne la France et 12 ans c’est long. Souvenons-nous des « dix ans ça suffit » contre le Général de Gaulle. Et il n’est pas le Général de Gaulle.

Que pensez-vous de la « démondialisation » prônée par Arnaud Montebourg?

Elle a des aspects intéressants : en termes d’agriculture il vaut mieux produire là où on habite. Mais, je crois – dans un débat avec Arnaud j’ai employé cette image -, c’est un peu comme de faire brûler des pneus face à un nuage de sauterelles, ça ne règle pas le problème. Ça donne l’impression que l’on va se retirer du monde. On ne combat pas la mondialisation comme cela. On donne l’impression de la fuir, alors qu’il faut l’affronter en faisant la « révolution silencieuse », celle des normes. Il faut définir quel est l’espace efficace pour le faire. Et ça, c’est l’Europe. La « démondialisation » peut sembler sympathique, mais c’est un couteau sans lame.

Et le protectionnisme à la Le Pen?

C’est la ligne Maginot. On sort de l’euro, de nos accords internationaux, du commerce mondial et puis on dit « on commerce entre Français ». C’est la Corée du Nord, avec l’énergie nucléaire. Personne n’y croit, même pas Marine Le Pen.

Vous craignez qu’elle soit au second tour?

C’est tout à fait envisageable. La France est dans le doute par rapport au président de la République, à la façon de sortir du marasme dans lequel nous sommes. Et le doute produit de l’abstention et quand il y en a beaucoup, le FN est fort. Et là, personne n’est à l’abri, ni Nicolas Sarkozy, qui a perdu Jean-Louis Borloo, ni le PS qui doit recomposer son offre. Par contre, le FN recule quand il y a de l’espoir. Et celui-ci viendra de la gauche.

Ce ne serait pas une bonne nouvelle d’être au second tour face à Marine Le Pen?

On ne peut pas souhaiter ça. Après le 2ème tour Chirac – Le Pen en 2002, la France a été amputée du vrai débat et les cinq ans qui ont suivi ont été calamiteux.

 

07 Jan

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François Mitterrand ou la rencontre d’un destin et d’une génération

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Lionel Jospin avait dit un jour: « Mitterrand nous a fait, autant que nous l’avons fait ». Cela n’avait pas plu. Mais c’était vrai, ce qui n’est ni le cas de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac ou Nicolas Sarkozy. François Mitterrand fut tout autant choisit par une génération qu’il l’a fit vivre par sa victoire. La génération d’Epinay et la suite en 1974, celle de Pierre Mauroy, Jean-Pierre Chevènement, Jean Poperen, Michel Rocard, Louis Mermaz, Louis Mexandeau, Claude Estier, Pierre Joxe, Henry Emmanuelli, Lionel Jospin, Laurent Fabius, Georges Fillioud, Daniel Percheron, Gaston Deferre, Robert Badinter, Jacques Delors, Pierre Guidoni, Jack Lang, Yvette Roudy, etc… Ils avaient choisi François Mitterrand, parfois difficilement. Mais c’est la rencontre de deux choses qui fit la victoire: celle d’un homme d’exception (même s’il n’est pas exempt de critiques) et d’une génération remarquable, forgée dans la lutte contre le gaullisme triomphant et le parti communiste dominant. C’est la rencontre des deux qui donna en partie 1981. On aurait tort d’oublier cet enseignement.

18 Nov

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Arrêtons les conneries

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Le PS n’est pas menacé de gauchisation. C’est Pierre Moscovici, proche de DSK en dernier ressort, qui a conduit la Convention sur le modèle économique. C’est Michel Sapin, rocardien et proche de Hollande qui a élaboré le plan de relance. C’est Jérôme Cahuzac et Alain Muet, proche de DSK, qui conduisent la politique économique du PS. C’est moi-même avec Laurent Fabius qui a piloté la Convention internationale. C’est Marisol Touraine, proche de DSK, qui a élaboré le projet sur les retraites. C’est Marie-Pierre de la Gontrie, proche de DSK, et Elisabeth Guigou qui pilotent le Forum sur les libertés et la justice. C’est Jean-Jacques Urvoas, proche de DSK, avec François Rebsamen, qui ne vient pas précisément de la gauche du parti qui a conduit la Convention sur la sécurité.

Aucun président de Région n’est membre de la gauche du PS. Et franchement, Martine Aubry ne gère pas en gauchiste la communauté urbaine de Lille. Enfin, je ne voudrais pas être discourtois avec Benoît Hamon, mais le texte sur l’égalité réelle endosse une problématique qui n’était pas au point de départ la sienne. Reste le chiffrage du projet, c’est une plaisanterie alors qu’on parle d’un projet à 20 ans.

Deuxième bêtise le risque de droitisation de DSK via les « compliments de Sarkozy », je ne sais pas si DSK sera candidat mais si c’était le cas, à force de lui dresser des lauriers, il sera impossible à Sarkozy de le critiquer. Il se tire une balle dans le pied sans tromper la gauche qui est sarkophobe. Par ailleurs, méditons les résultats de Papandreou. Le mouvement social ne fait pas une élection.

Autre argument, il y aurait une gauchisation qui empêcherait, s’il le souhaitait, DSK de se présenter. Au-delà du fait que personne ne peut préjuger du choix de DSK, ceux qui agitent cette idée l’aiment tellement qu’ils se proposent de le remplacer s’il ne venait pas. « Au secours » ! Pourvu qu’il ne vienne pas ».

Enfin, dernier argument futile: Sarkozy est prêt et la gauche ne l’est pas. On « rêve » ! Sarkozy est dans les cordes et la gauche avance à son pas. Qui s’imagine qu’il va gagner les cantonales ou les sénatoriales. Dans moins de deux mois, tout sera à refaire. Sarkozy le sait, il ne peut rebondir. Il ne peut que se faire réélire car l’élection présidentielle est un temps politique en soi. Il prépare donc le moment autour de trois positions. Reprendre pied dans son camp. Faire de son handicap, il est impopulaire, un avantage. Il aurait réformé. Parier sur la fragmentation du centre et la concurrence entre les populistes pour passer le premier tour. Quant au second, il avisera.

Le PS doit être aussi froid et arrêter d’être balladé, balayer les idioties: le PS construit pas à pas un réalisme de gauche, le « social réalisme », qui est une alternative crédible et sociale à Sarkozy. Il est la seule alternative crédible à Sarkozy car il est la seule formation capable d’attirer sur sa droite et sur sa gauche. Il a écrasé Sarkozy aux régionales. Ses leaders sont populaires et il a fait émerger de nouvelles têtes. Ses élus veulent gagner sinon la réforme territoriale s’appliquera. Et surtout, le peuple est inconditionnellement pour la défaite de Sarkozy qui a échoué et déçu.

16 Nov

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La presse française: la plus moutonnière du monde !

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Pas un mot, pas une ligne, pas une phrase sur le fait que plus de 400 délégués de près de 60 pays, avec des présidents, des premiers ministres, des anciens présidents présents à Paris durant deux jours. Le tout analysant le G20 de Séoul, préparant Cancun, abordant l’affrontement entre le Maroc et le Front Polisario, la situation du Haut Karabagh, au Moyen-Orient, en Afrique. Rien ne sera relaté, pas même par France 24 ou TV5 Monde, affligeant. La presse française n’avait de regard que pour Nicolas Sarkozy, le centre et l’UMP.

A non il faut être juste on est venu me voir pour me parler de l’accélération du calendrier. Martine Aubry a eu droit à « vous vous affichez avec Ségolène Royal pour cacher la divergence et Laurent Fabius qui venait de traiter d’un palanqué de conflits devait lui, commenter les dernières déclarations de Manuel Valls: affligeant ! Vous pouvez télécharger ici les 10 points de l’Appel de Paris et si vous voulez en savoir plus, reportez vous à la presse anglo-saxonne, italienne, irakienne, chilienne ou même mongole ou russe. Eux, ils ont couvert l’événement !

08 Oct

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« Sarkozy réduit la parole de la France à une « speed diplomatie »

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Jean-Christophe Cambadélis répond aux questions de Renaud Czarnes dans Les Echos.

Les socialistes poursuivent l’élaboration de leur programme pour 2012. Ils organisent ce week-end à la Défense une convention sur les questions internationales. Le texte a été préparé par Laurent Fabius et le secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis.

Le document est très général et délibérément consensuel, qui se garde bien de ranimer les divisions internes, notamment sur l’Union européenne. Les militants l’ont d’ores et déjà approuvé à 87,4 %. Pour les dirigeants socialistes, il s’agit avant tout de dénoncer les « volte-face » de Nicolas Sarkozy sur la scène internationale et de réinscrire la France dans le concert des Nations. Jean-Christophe Cambadélis s’en explique.

Quel est l’enjeu de votre sur l’international ?

Doter le Parti socialiste d’une nouvelle vision du monde et proposer à la France un chemin praticable en Europe et dans le monde qui ne soit ni ce que fait Nicolas Sarkozy ni ce que fit la gauche. D’abord, parce que nous assistons à une nouvelle donne mondiale, la fin de l’occidentalisation du monde, suite à une double rupture, la fin de l’empire soviétique et la crise systémique de la financiarisation de l’économie débouchant sur une planète multipolaire mais mal régulée, plus intégrée mais plus fracturée. Bref, à la recherche d’un nouvel équilibre. Ensuite, parce que l’hyperprésidence de Sarkozy a réduit la parole de la France à une « speed diplomatie ». Un jour avec Bush, le lendemain contre Obama, la Chine, l’Afrique ou l’Allemagne, partout avec la même inconsistance, faute de temps, de vision et de constance.

Est-ce un contre-projet de politique étrangère ?

Oui, Martine Aubry conduit le renouveau socialiste dans tous les domaines. Face à une diplomatie française où Nicolas Sarkozy est partout, mais la France nulle part, il faut bâtir une alternative concrète.

Comment êtes-vous parvenus à un consensus ? Des sujets comme le Moyen-Orient ou le degré de protectionnisme ne sont-ils pas toujours en débat ?

Notre texte est à la fois robuste, clair et consensuel au sein du PS. Cela n’a été possible que parce que tous les socialistes ont préféré enrichir notre position que de cultiver des postures. Sous la présidence de Laurent Fabius, nous avons voulu revisiter les défis de la France dans le nouveau monde et trouver des solutions à la fois justes et praticables. Que ce soit dans le commerce mondial où nous préconisons le juste échange, dans notre volonté de refondre l’axe franco-allemand ou relancer l’Europe. Sans oublier l’Afghanistan, le Moyen-Orient, l’élargissement de l’Europe, le Sud ou la paix.

Ce texte constitue-t-il la base du programme du futur candidat socialiste à la présidentielle ?

Ce document est en effet la « doctrine » de base du PS. Après, le ou la candidat fera « ses gammes », tant il est vrai que, en ce domaine comme dans les autres, il ne s’agira pas d’élire le président de la gauche, mais le président de la France.

01 Juin

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Dans la Matinale de Canal +

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J’étais l’invité de la Matinale de Canal Plus ce matin. En voici quelques extraits :

Sur l’attaque de la marine israélienne contre la flottille pour Gaza :

Il faut que le Conseil de sécurité se prononce et qu’on engage un vrai processus de paix, sinon, cela recommencera dans quelques temps. Barack Obama a modifié un peu la politique américaine. La pression est très forte sur le gouvernement Netanyahu.

Sur l’absence du PS dans les manifs :

Il faut condamner l’attaque et en appeler au Conseil de sécurité, mais il ne faut pas mettre d’huile sur le feu.

Sur les primaires :

Nous espérons avoir un million de votants. Il faut essayer de sélectionner notre champion et ne pas l’handicaper. Je pense qu’il faut une campagne des primaires le plus tard possible et la plus courte possible. Le calendrier proposé permet de gagner. Si DSK, le souhaitait, il pourrait s’immiscer dans ce calendrier.

J’appelais à un mouvement de velours et un rassemblement. Laurent Fabius et Bertrand Delanoë on déclaré qu’ils n’étaient pas en situation, Ségolène Royal a déclaré qu’elle ne faisait pas de sa candidature un préalable… Il est en train de se mettre en place petit à petit autour d’une équation gagnante. Martine Aubry est une candidate non seulement capable de mobiliser l’appareil du PS, mais aussi de représenter les Français et de définir un dessein pour la France.

Sur la Convention internationale : Lire la suite…

25 Mai

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Interview dans Libération

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logo LibérationLibération publie aujourd’hui une interview que je vous propose de retrouver ci-dessous:

Libération: L’entente cordiale DSK-Aubry, c’est fini?

J.C Cambadélis: Prenons un peu de hauteur. La France, comme l’Europe, vit une crise économique et politique. Seule la gauche est en situation de créer le choc de confiance qui nous permettrait de nous en sortir. Voilà pourquoi, au PS, nous sommes condamnés à nous entendre. On est en train de nous refaire le coup qui avait été fait à Ségolène Royal: on a un leader plébiscité par les sondages, mais qui diviserait la gauche, et un leader adoubé par le parti, mais qui diviserait le pays! Si on rentre dans cette mécanique, à l’arrivée, ce sera Sarkozy.

L’éthique de responsabilité va donc pour une fois l’emporter au parti socialiste?

« C’est une nécessité absolue. Il vaut mieux se concentrer sur le projet, l’alternative, la sortie de crise plutôt que sur des supputations autour de candidats qui n’ont d’ailleurs pas encore décidé s’ils l’étaient ou pas. Il faut faire de cette situation, où nous avons deux personnalités qui battent Sarkzoy dans les sondages, un atout, plutôt qu’un obstacle. »

Entre les deux, le pacte de non agression tient donc encore?

« Cela tombe sous le sens. C’est Nicolas Sarkozy qui sera le champion de la droite. Et même si les Français sont en colère, exaspérés par sa politique, notre victoire n’est pas mécanique. Il faudra être tous ensemble. Le moindre caillou dans la chaussure  de la gauche serait un handicap pour le sprint final. »

En évoquant le « dogme » de l’âge légal de la retraite à 60 ans, DSK a pourtant pris l’exact contrepied de la position édictée 48 heures plus tôt par le parti et sa première secrétaire. Un petit caillou dans la chaussure de Martine Aubry? Lire la suite…

13 Avr

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Interview dans France Soir

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J’ai répondu à une interview de France soir que je vous propose ci-dessous:

France-soir: L’euphorie qui règne au PS depuis les régionales est-elle justifiée ?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS : Mes amis s’enflamment un peu rapidement. Le PS a certes retrouvé une position d’alternance, mais il n’y a pas encore d’alternative : il nous manque un projet, des alliances, un candidat… Et, face à nous, la droite présentera un vrai candidat, quel qu’il soit. Nous sommes pour l’unité partout, à tout moment. Mais nous respectons le rythme de nos partenaires. Ce n’est pas à nous de décider de leur calendrier ni de leurs positions.

F-S : Existe-t-il, oui ou non, un accord entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Laurent Fabius selon lequel un seul d’entre eux se présentera à la primaire socialiste ?

J.-C.C. : Lors du congrès de Reims, où nous avons lancé la reconstruction du parti, nous avons estimé nécessaire de distinguer le choix du Premier secrétaire et de son équipe du choix, le moment, venu, du meilleur candidat à la primaire socialiste.

F-S. : Mais y-a-t-il un accord entre eux pour cela ?

J-C. C. Il n’y en a pas. Mais c’est la continuation logique de notre motion lors du congrès. Les socialistes ont perdu en 2007 parce qu’ils étaient divisés. Il faut faire en sorte qu’ils soient unis, cette fois, autour d’un candidat accepté.

F-S : Est-ce à dire que Strauss-Kahn, Fabius et Aubry peuvent tous les trois se présenter à la primaire ?

J.-C.C. : Ils en ont les capacités. Mais il n’y en aura qu’un. Parce que s’ils se présentent tous les trois, ça veut dire qu’on partage les voix du PS en trois. Il vaut mieux qu’au moment de la primaire, il y ait un seul candidat, soutenu par les deux autres.

F-S : Dominique Strauss-Kahn a-t-il envie d’y aller ? Lire la suite…

04 Avr

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Européennes: le PS prévoit "mille initiatives" et plusieurs meetings

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PRPS.pngPARIS (AFP) – Le PS va lancer pendant la campagne des élections européennes « mille initiatives dans toute la France », tiendra huit meetings nationaux en présence de Martine Aubry et sollicitera les « leaders nationaux Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, François Hollande ».

Le secrétaire national du PS aux Relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne, a expliqué vendredi à l’AFP qu’il concevait cette campagne en deux temps. Première « orientation »: une « thématique de double sanction » à l’égard de Nicolas Sarkozy et du président de la Commission européenne de droite, José Manuel Barroso.

Puis, après le 24 avril, date du premier meeting national à Toulouse avec Mme Aubry, le PS compte « basculer » dans une seconde phase, avec « mille initiatives » dont des visites d’usine, rencontres avec des ONG, en clin d’oeil aux 1.000 projets de relance du gouvernement.

Parallèlement, le PS compte tenir « un millier de réunions », dans toute la France « pour être au plus près des Français et motiver notre électorat ».

Huit meetings sont prévus avec Martine Aubry. « Nous allons demander à l’ensemble de nos leaders nationaux de participer au maximum à ces réunions: Laurent Fabius, Ségolène Royal, François Hollande, Bertrand Delanoë », explique le député de Paris.

Ces européennes sont « une chance » car « les socialistes européens peuvent pour la première fois sanctionner la doite sortante en devenant majoritaire au Parlement européen et barrer la route à Barroso », souligne M. Cambadélis.

Le 8 avril « toutes les sections vont faire des réunions de formation sur la question européenne, sur le thème du +manifesto+ » commun à tous les socialistes européens.