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12 Mai

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Cambadélis sur le terrain pour le projet… et pour DSK

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Le Figaro publie un article racontant le déplacement de Jean-Christophe Cambadélis à Trappes dans les Yvelines dans le cadre des rencontres pour présenter le projet des socialistes pour 2012:

Lundi soir, Cambadélis était dans les Yvelines, là où le porte-parole du PS a décidé de s’implanter, pour présenter aux militants le projet du PS pour 2012. Il fait le job à la place de DSK, tenu au silence jusqu’en juin.

Ils l’ont envoyé chez Benoît Hamon, autant dire chez les «gauchistes». Ça fait sourire Jean-Christophe Cambadélis, qui en a vu beaucoup d’autres. «Je ne sais pas combien j’en ai fait des réunions comme celle-là!» glisse-t-il. Le bras droit de Dominique Strauss-Kahn, symbole de la gauche sociale-démocrate, si ce n’est sociale-libérale, est rodé à tous les terrains.

Lundi soir, pour présenter aux militants le projet du PS pour 2012, il était à Trappes, dans les Yvelines, là où le porte-parole du PS a décidé de s’implanter. Près de 150 réunions similaires sont prévues dans toute la France avec les dirigeants du parti. Jean-Christophe Cambadélis fait le job à la place de son champion, tenu au silence jusqu’en juin.

«Je fais confiance»

Direction la «maison des familles» dans le quartier Jean Macé, la zone la plus défavorisée de Trappes. Benoît Hamon, souffrant, est excusé. La salle se remplit plus que prévu. On rajoute des chaises. Près de 130 militants sont là: on repère quelques membres du MJS (les jeunes socialistes), «avec leurs slogans tirés du NPA», sourit-on dans la salle, où quelques élus locaux, font le tour des poignées de main.

Le projet, imprimé en version courte, est distribué en paquet. La plupart des militants l’ont déjà lu. Sauf Jean-François: «Je fais confiance», dit-il, puisque le texte a été adopté par tous les ténors. D’autres sont venus avec des questions en tête. «Ce sont celles que les gens leur posent au quotidien», explique Estelle Rodes, la première fédérale des Yvelines.

Pendant près d’une heure, Jean-Christophe Cambadélis présente les points forts du texte, sans jamais citer le nom d’aucun prétendant à l’Élysée. Seule Martine Aubry est évoquée, en tant que première secrétaire. «Les candidats, on n’en parlera pas», prévient-il d’emblée. La salle n’y reviendra pas.

«On a déjà donné»

Mais Cambadélis pose des jalons. Dans l’analyse de la conjoncture, il fait la part belle aux enjeux internationaux. Avantage DSK. Ensuite, il insiste sur les sujets lourds: logement, quartiers difficiles, santé, politique industrielle. Il teste des formules: «Il faut affirmer un nouveau chemin», «il faut changer de logique». Ça peut servir. Il ajoute une mise en garde: «Nous ne pourrons pas faire tout ce que nous disons en un jour.» Les militants demandent des précisions: montée du FN, politique de la jeunesse, enjeu européen, place de la culture… Sur ce point, il reconnaît que le texte «n’est pas à la hauteur»: «C’est dommage, parce que c’est le péché mignon de Martine.»

Sans hostilité, certains sont quand même méfiants dans la salle: «Quelle assurance a-t-on que le candidat appliquera notre projet?» interroge Jean-Claude. «On a déjà donné dans le passé.» Et sur le droit à partir en retraite à 60 ans: «Est-ce qu’on est certain que tous les camarades retiendront cette ligne?» Les socialistes sont sortis traumatisés des expériences de 2002 et 2007.

«Est-ce qu’il faut passer nos candidats au détecteur d’orthodoxie?» interroge Jean-Christophe Cambadélis, qui a sa réponse toute prête: «Je conseillerai au candidat désigné de défendre le programme du PS.» Mais il ajoute: «Mais nous ne sommes pas seuls. Le PS ne fait pas 51%. Ce programme est un socle qui devra s’ouvrir à d’autres.» Les militants écoutent. Il est «subtil», juge l’un d’eux.

Par Nicolas Barotte

09 Mai

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Le 10 mai 1981

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Le 10 mai fut d’abord un pur moment jubilatoire. Ces moments rares où l’on sait que l’on est dans l’Histoire, en tout cas dans une histoire. A 20h, nous marchons vers la Bastille, drapeau rouge en tête. Le Figaro magazine ne manquera pas de publier cette photo: les drapeaux rouges convergent vers la Bastille ! Là, je pris la parole aux côtés de Lionel Jospin, Paul Quilès, Gaston Deferre, Michel Rocard, Pierre Juquin et bien d’autres. Tout semblait possible, François Mitterrand n’était pas encore là. C’est un moment où Valéry Giscard d’estaing tombe et François Mitterrand n’est pas encore installé. La France rêve de lendemains qui chantent. De fait partout c’est la joie, les taxis s’arrêtent pour boire du champagne, les gens sont aux fenêtres joyeux, heureux… Ils règnent dans Paris, comme dans toute la France, un sentiment léger et insouciant de libération. Le 10 mai devient une date historique. La première fois que la gauche accède au pouvoir, 45 ans après le Front populaire. Il y a 30 ans…