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23 Mai

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Interview dans le Parisien

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logoparisien

 

Le Parisien publie une interview de Jean-Christophe Cambadélis à l’occasion d’une visite en Allemagne prévue dans le cadre des 150 ans du SPD:

En quoi un succès du SPD aux législatives est-il souhaitable?

JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS. A chaque pays de choisir ses dirigeants. Mais les socialistes francais préfèrent les sociaux-démocrates au pouvoir en Allemagne plutôt que Mme Merkel! A titre d’exemple, Peer Steinbrück veut instaurer un smic en Allemagne alors que derrière la réussite allemande se cache une politique de bas salaires défendue par les conservateurs.

L’UMP voit dans le déplacement de Hollande au SPD une « provocation »…

L’UMP avait moins de vapeurs lorsqu’en 2012, pendant la campagne présidentielle en France, Angela Merkel faisait la courte échelle à Nicolas Sarkozy. Ce que ne fera pas François Hollande. Ce n’est pas une visite à but électoral.

Le couple franco-allemand fonctionnerait-il mieux sans Merkel?

Oui. Peer Steinbrück et François Hollande ont une fibre sociale en commun. Ils parlent la même langue, celle du réformisme social. Le compromis serait donc plus simple. Steinbrück est moins dans l’idéologie libérale que Mme Merkel. La chancelière pense que de l’austérité jaillira la croissance, alors que les sociaux-démocrates estiment qu’il faut certes être rigoureux économiquement, mais prendre aussi des mesures en faveur de la croissance. J’ajoute que le SPD et le PS se sont beaucoup rapprochés sur la taxation des mouvements de capitaux, le gouvernement économique européen, etc. Nous préférons donc un Steinbrück qui dit « soyons de bons voisins » que les alliés de Merkel qui disent « maintenant, on parle allemand en Europe ! ».

08 Mar

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Sondage Harris-Le Parisien: L’appel à la responsabilité

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Gardons notre sang froid ! Mais la poussée lepeniste est là. Même si le sondage est contestable, même si les autres instituts n’en sont pas là, le résultat indique une France troublée, inquiète et mécontente. Le bilan de Nicolas Sarkozy est un désastre. Il faut rompre avec les années Sarkozy. Dans cette situation, j’appelle la gauche à la responsabilité. Nous devons dans nos attitudes, nos débats, nos propositions, être à la hauteur des défis posés à la France.

 

 

21 Déc

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« Il est faux de dire que DSK sponsorise l’austérité en Europe »

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Dans sa rubrique « Le fait du jour » Le Parisien consacre deux pages à Dominique Strauss-Kahn. Jean-Christophe Cambadélis répond à une interview que vous pouvez retrouver ci-dessous:

DSK peut-il se retrouver dans le projet que propose de PS ?

Le candidat, Dominique Strauss-Kahn ou un autre, trouvera, en octobre 2011, un PS fin prêt. Les arbitrages auront été faits sur tous les sujets. Les propositions seront hiérarchisées et préfinancées. Le piano sera donc accordé. Il ne restera plus, au candidat ou à la candidate, qu’à jouer pour captiver la France. Le problème n’es pas simplement d’être, aujourd’hui, en résonance avec le programme du PS, mais d’être en capacité de sortir le pays de la crise et de battre Nicolas Sarkozy.

La multitude de propositions sur l’égalité, que le PS a adoptées, ne compliquent-elles pas son retour ?

Non, Il faut être réaliste mais aussi de gauche. Rien dans les propositions du PS n’est inatteignable pour DSK. Sa crédibilité et celle de Martine Aubry sont telles que la confiance sera au rendez-vous pour faire avancer la France. Et dire qu’on ne peut rien faire d’autre que du Nicolas Sarkozy, c’est économiquement faux, socialement insupportable et politiquement idiot.

Peut-on être socialiste et imposer l’austérité, comme en Grèce et en Irlande ?

Mais c’est l’austérité qui s’est imposée aux gouvernements et pas l’inverse ! Elle est souvent due à l’échec antérieur des politiques libérales. Il est faux de dire que Strauss-Kahn sponsorise l’austérité en Europe. Les gouvernements l’appellent parce que ces pays sont au bord de la banqueroute. Ce n’est pas le pyromane mais le pompier.

Comment convaincre l’électorat populaire quand on gagne 500000$ par an (372000€) ?

On convainc l’électorat populaire quand on a des réponses qui règlent leurs problèmes. Si DSK revient en France, il aura sacrifié un certain confort pour être utile aux français. En 1936, la droite nous a déjà fait le coup du train de vie: Léon Blum mangeait, soi-disant, dans de la vaisselle en or ! C’est un grand classique.

Laurent Fabius a dit, dimanche, que la candidature de DSK « chemine ». Êtes-vous d’accord ?

Elle ne chemine pas. Mais elle trotine dans l’opinion pour Strauss-Kahn et Aubry. Il n’y a, pour l’instant, rien à dire d’autre.

Propos recueillis par Eric Hacquemand

05 Mai

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Quand DSK parle.

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Le parisien publie une interview de Dominique Strauss-Kahn que je vous propose de lire ci-dessous:

DSK : « Je comprends la colère de la population grecque»

Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a accordé à notre journal sa première grande interview depuis son intervention dans la crise grecque. Actuellement à l’étranger, DSK s’apprête à rentrer à Washington pour présider dimanche une réunion du FMI afin d’avaliser le plan massif concernant la Grèce.

Le plan très dur appliqué à la Grèce ne risque-t-il pas de faire flamber le chômage et de tuer la croissance en diminuant le pouvoir d’achat ?

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN. Le plan a un objectif : sauver la Grèce. Ce pays est aujourd’hui confronté à deux problèmes : une dette trop forte et une compétitivité trop faible. Il est au bord de la faillite et n’aurait bientôt pas pu payer ses fonctionnaires. Il faut arriver à fermer les robinets qui fuient et que les Grecs arrêtent de s’endetter tous les jours à des taux de marché de plus en plus prohibitifs, tout en réformant l’économie pour retrouver les conditions de la croissance. C’est une sortie de crise douloureuse et difficile pour les Grecs, mais il n’y a pas d’autres solutions quand on est dans une telle situation.

Le FMI a-t-il posé des conditions pour son intervention ? Lire la suite…