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04 Mai

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L’invité de Michel Field sur LCI

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13 Oct

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Madame Le Pen découvre l’économie

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Madame Le Pen, le nouveau devin de l’économie internationale, est capable d’anticiper les conséquences de la sortie de la France de l’Euro, comme si cela n’avait aucune conséquence sur l’économie européenne et internationale.

Sans doute, ce plan de sortie de l’euro s’appuie-t-il sur la lex monetae qui voudrait que les dettes françaises contractées en euros en droit français soient remboursées dans la devise et le taux de change souhaités par la France. Mais rien n’est moins sûr.  Et de cette prémisse dépend toute l’analyse de Mme Le Pen.

Quelles seraient les conséquences d’une sortie de l’Euro sur l’économie française et européenne ? Mme Le Pen assure que le « nouveau Franc français » serait couplé à un euro « monnaie commune ». Quel serait cet euro ? Avec quel consensus politique européen, quel Etat partenaire ?

Mme Le Pen souhaite dévaluer la devise nationale de 20% , afin de gagner en compétitivité. Cela sera le cas dans un premier temps, mais au prix d’une hausse des prix des biens importés, c’est-à-dire au prix d’une baisse du pouvoir d’achat des Français. Au-delà, quels effets cela aura-t-il sur l’importation des biens intermédiaires nécessaires à la production française ? Cela nécessitera-t-il une seconde dévaluation ? Qu’en sera-t-il des politiques monétaires de nos partenaires commerciaux ?

Mme Le Pen soutient que les créanciers garderont confiance en la France. Mais le crédit et la confiance se gagnent, lentement, ils ne se décrètent pas !

Pourquoi un créancier accepterait-il de se faire rembourser dans une devise fragile, qui peut être dévaluée du jour au lendemain ?

Madame Le Pen préconise une voie incertaine et dangereuse, qui pose plus de problèmes qu’elle n’en résout.

Le Parti socialiste préfère s’attaquer aux dangers de la déflation en Europe, en travaillant concrètement à un plan de relance européen et en insistant sur la nécessaire coordination des politiques fiscales et sociales en Europe. Incontestablement, la politique monétaire joue son rôle, mais c’est maintenant au niveau politique européen qu’il faut avancer. C’est tout l’objet de l’action et du travail de conviction auprès de nos partenaires européens conduits depuis maintenant des mois par le gouvernement et le Président de la République, à l’heure où pour la première fois les institutions financières internationales reconnaissent le besoin d’une relance de l’investissement public et les conséquences catastrophiques de leurs recommandations passées sur le développement économique.

 

 

20 Avr

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« Le 21 avril, le traumatisme de la Vème République? » débat face à Jean-Marie Le Pen sur LCP AN

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JCC Grand écran 20042014

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité d’Emilie Aubry sur LCP AN pour l’émission Grand Ecran.

Vous pouvez voir ou revoir l’émission ci-dessous:

 


Grand écran : Le débat : « Le 21 avril, le… par LCP

13 Déc

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Jean-François Copé, 30 ans après Jean-Marie Le Pen

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lepen bandeauVoilà c’est fait ! Le pari d’Alain de Benoist du Club de l’horloge et du GRECE vient d’être gagné grâce à Jean-François Copé.

Les penseurs de l’extrême-droite estimaient que cette dernière ne pouvait réintégrer l’espace public car disqualifiée par l’Holocauste. Il était nécessaire de re-capitaliser la Nouvelle Droite au travers des trois « i » : Immigration/Insécurité/Identité.

Gramsciens de droite, ils estimaient que le jour de la victoire serait celui où toute la droite partagerait ces trois « i ». Le plus important étant l’immigration car il induisait la défense de la « France aux Français » face à la déferlante de l’immigration maghrébine. On se souviendra que les premiers pas en ce sens furent ceux de l’extrême-droite présentant des rats envahissant la France.

En 1983 Jean-Marie Le Pen, bandeau sur l’œil, présenta à l’Heure de vérité sur le service public une thèse qui fit scandale. Les immigrés se ruent en France à cause de nos largesses sociales. 30 ans après, Jean-François Copé vient de passer par cette thèse, courant après ses électeurs. Voilà la prophétie se réalise !

La droite est mûre pour l’alliance sur l’axe de la Nouvelle Droite. Un double mouvement dé-diabolisation du Front National et dérive à l’extrême-droite de l’UMP est à l’œuvre. La droite est sans rivage à droite.

15 Oct

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Entretien sur Lemonde.fr: « Un tripartisme se met en place entre l’UMP, le PS et le FN »

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logolemondeVous trouverez ci-dessous l’interview accordée (lien vers le site du Monde) par Jean-Christophe Cambadélis au Monde.

Primaire socialiste pour les municipales à Marseille, cantonale partielle à Brignoles, Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris, revient sur ces deux épisodes électoraux embarrassants pour le pouvoir socialiste.

L’élimination de Marie-Arlette Carlotti de la primaire socialiste à Marseille ne constitue-t-elle pas un désaveu pour l’exécutif ?

Jean-Christophe Cambadélis : Cela va bien au-delà de la sanction gouvernementale. Marie-Arlette Carlotti [ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion] n’est pas non plus particulièrement emblématique de ce gouvernement. Elle a mené une campagne de notoriété, passant par dessus la primaire comme si c’était une formalité. Elle a joué tout de suite le combat contre Jean-Claude Gaudin [maire UMP de Marseille], sans se préoccuper du travail de terrain. Or, Patrick Mennucci et Samia Ghali ont mené, eux, une véritable campagne de terrain, notamment dans les quartiers Nord. L’angle anti-parisien a fait le reste : Mme Carlotti apparaissait comme parachutée.

Marseille et Brignoles, une double gifle pour la gauche au pouvoir ?

Le grand problème pour la gauche et le président, ce sont ces deux France qui se font face. L’une, fermée, fait de l’étranger la cause de sa situation et de sa colère ; l’autre, ouverte voire cosmopolite, veut être représentée. D’un côté, le coup de semonce de Brignoles ; de l’autre, la percée inattendue de Samia Ghali. Ce sont deux France qui n’ont pas la même vision de ce que doit être le pays. Comment rassurer l’une sans décevoir l’autre ? Pour le président et toutes les représentations politiques, c’est l’équation irrésoluble.

Quelle leçon stratégique, sur fond d’impopularité record, tirer de ces deux résultats ?

Le problème de François Hollande n’est pas que son gouvernement n’est pas très populaire. C’est qu’un tripartisme se met en place entre l’UMP, le PS et le FN. Le Front national, fort d’un abstentionnisme important au premier tour, s’est installé au centre de la vie politique française. Il constituera l’enjeu des prochaines élections. Cela pose un problème nouveau à tous les états-majors : que fait-on dans ce tripartisme ? En ce qui concerne les socialistes, faut-il assécher la montée frontiste ou mobiliser la gauche ? Les deux, répondra François Hollande. Il faut désormais que le spécialiste de la synthèse s’y attache.

11 Oct

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Encore un effort Monsieur Copé !

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copefrance2Voilà une prestation sur France 2 qui ne restera pas dans les annales, tant le président intérimaire de l’UMP était hyper préparé, totalement crispé et surtout policé voir recentré.

Bref, la politique comme on l’aime aujourd’hui light, sans odeur ni saveur. Alors sur ce chemin de croix où Jean-François Copé surjoue faussement le modeste, on finit par avoir mal pour lui : un petit peu !

Le passage sur l’extrême droite et Marine Le Pen. On imagine le temps passé pour trouver une réponse politiquement correcte – qui ne choque pas l’UMP – mais qui se démarque – tout en n’insultant pas l’avenir. La trouvaille : « Le FN est une organisation extrémiste, je ne sais pas si c’est de droite ou de gauche ». Bon il y a du progrès, c’est déjà cela, le FN est un parti extrémiste. Cela appelle deux réactions.

D’abord la culture politique de M. Copé serait-elle à ce point limitée ? Étonnant pour un présidentiable de ne pas être capable de percevoir la filiation frontiste. J’ai donc décidé d’envoyer au député-maire de Meaux, « La France blafarde » mon livre sur l’extrême-droite avec une petite dédicace, et une liste de livres à lire. Ce serait dommage de laisser un si grand talent dans l’ignorance d’une partie de l’histoire politique de la France.

Mais n’en restons pas là ! Le second souci est le suivant : Comment dans ces conditions – si le FN est un parti extrémiste – pratiquer le ni-ni aux deuxième tour d’une élection ? Soit c’est un parti extrémiste, soit il est à mettre sur le même plan que le PS. Que de contorsions pour ne pas dire la vérité. L’extrême droite est un danger. Allez Monsieur Copé encore un petit effort !

10 Oct

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La grêle nationaliste

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unenouvelobs101013Sondages après votes inexorablement les nationaux-populistes de toutes natures progressent dans l’espace public européen. C’est la tendance lourde de l’Europe, rançon de la récession, de la dégénérescence du projet de solidarité communautaire et du moment xénophobe. Oui l’islamophobie renforcée par les soubresauts des révolutions du Maghreb et du Machrek traverse l’Europe. Même si la phobie de l’étranger ou de ce qui vient de l’étranger, la hantise du métissage, voire l’identification de la relégation à l’immigration peut prendre des visages différents suivant les pays. Une véritable grêle nationaliste s’abat sur l’Europe. François Mitterrand disait dans une célèbre formule : « Le nationalisme c’est la guerre ». Nous n’en sommes pas là mais il y a déjà l’idée qui s’installe : il faut se séparer. Il faut repousser l’invasion, ceux réels ou fantasmés qui viennent nous dénaturer.

C’était hier les juifs, c’est aujourd’hui l’islam. Arrêtons nous un instant et réfléchissons aux stéréotypes qui se font jour. Le caractère inassimilable de l’islam, une religion voulant dominer le monde par l’arraisonnement des femmes, le communautarisme rampant, tout cela semble un truisme. Comme hier les traits distinctifs des juifs les rendaient d’abord inassimilables avant de devenir des sous-hommes. La démocratie d’opinion est incapable de lutter contre ce phénomène, car majoritairement elle doit de façon plus ou moins édulcorée, être en raisonnance avec les tendances lourdes de l’opinion. Et il y a à cette étape beaucoup d’insouciance et peu d’hommes et de femmes capables de dire NON. Comme les représentations politiques se fragmentent et les citoyens boudent les urnes face à la crise systémique du libéralisme économique dominé par le capitalisme financier.

Regardez en France mais aussi en Italie, Grèce, Espagne mais aussi bientôt en Allemagne ou en Grande-Bretagne, l’émiettement de l’offre politique et son individualisation. Elle se présente sous la forme d’une « pipolisation », avec la domination de la figure de l’indignation individuelle mis en scène médiatiquement. La vie politique n’a plus de ligne directrice. C’est une série de soubresauts, de colères ou d’indignations, d’amertumes sociales où le politique est par exemple tout à la fois interpellé par la colère de voir non maîtrisés les flux migratoires et la colère de ne pas les accueillir lorsqu’ils sombrent tragiquement en Méditerranée. Alors la force va à la force. Le Front National ayant identifié l’ennemi: « l’étrange étranger », et comme la posture tribunitienne triomphe car elle domine y compris dans les partis traditionnels, le terrain est sec et mûr pour s’enflammer. Et d’ailleurs comme dans les années 1930 la montée de l’extrême droite fascine tout autant qu’elle est rejetée. Tout cela explique la montée du Front National en France et indique ce que je répète depuis les élections dans l’Oise: l’émergence du tripartisme. Le choc avec les nationaux-populistes est devant nous. Les conséquences sont incalculables. Cela ne va pas être une soirée de gala. Il est encore tant d’en atténuer les effets. Il faut rompre avec l’électoralisme à droite et la fébrilité pusillanime à gauche. Il faut mesurer le mal et cesser de penser que c’est le républicain d’en face qui en payera le prix. Il faut cesser de vouloir le dompter tout en reprenant la part « assumable ». Il faut urgemment rétablir l’espoir en soulignant que le politique peut maitriser le destin. Il faut vite une autre politique européenne. Il faut assécher les raisons économiques et sociales de la montée du Front et l’endiguer par le front républicain d’une part, et le bloc de gauche de l’autre. Car il grêle et la France a froid.

07 Oct

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Interview dans Le Figaro

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logofigaroLe Figaro publie une interview que vous pouvez retrouver en cliquant ici et ci-dessous:

INTERVIEW – Le député de Paris observe une tendance lourde de montée en Europe de la xénophobie, de l’islamophobie, de l’amertume sociale face à la politique d’austérité et de réduction des déficits, et du désespoir face à des lendemains qui déchantent.

LE FIGARO – Les candidats de gauche ont une nouvelle fois été éliminés dès le premier tour à Brignoles. Quelles leçons en tirez-vous?

Jean-Christophe CAMBADÉLIS – Cela commence à faire beaucoup. Le cocktail «abstention-mobilisation frontiste» est redoutable pour la gauche, mais aussi pour tous les autres partis républicains. Plusieurs leçons peuvent être tirées de l’élection partielle de Brignoles: à l’évidence, la participation a été faible. Parallèlement, les extrêmes, en particulier le Front national, mobilisent leurs troupes. Ensuite, la perception d’une France qui se redresse est obscurcie par la multiplication des couacs, des polémiques et des querelles subalternes. Enfin, si la gauche est divisée, elle accentue l’idée que cela ne vaut pas la peine d’aller voter. L’électorat républicain n’a plus d’enthousiasme.

Êtes-vous favorable au front républicain?

Bien sûr. Car il faut lutter contre le FN qui est un parti qui porte le désordre comme la nuée porte l’orage. Entre la haine sociale et l’apartheid comme options finales, au bout, c’est la France et la République qui sont abîmées. Comment combattre le FN? D’abord, il serait bon que les républicains des deux bords s’accordent sur la nocivité de cette formation politique. Ensuite, il faut assécher le FN, et l’endiguer. L’assécher, en luttant contre le chômage et l’insécurité, et en prônant une autre Europe. L’endiguer par le front républicain que nous allons encore pratiquer, nous socialistes, à Brignoles, dimanche prochain. Il faudra aussi faire en sorte de rassembler les gauches et les écologistes au premier tour des élections à venir. Car nous sommes dans une tendance lourde de montée en Europe de la xénophobie, de l’islamophobie, de l’amertume sociale face à la politique d’austérité et de réduction des déficits, et du désespoir face à des lendemains qui déchantent.

Vous avez été l’un des principaux concepteurs de la gauche plurielle, sous Lionel Jospin. Qu’en reste-t-il aujourd’hui?

La gauche est plus unie qu’on ne le dit car il y aura au final plus d’union des gauches et des Verts que de divisions entre nous. Mais le côté spectaculaire de ces divisions dans certaines métropoles et grandes villes va rejaillir sur l’ensemble de la campagne électorale. Ce qui va brouiller notre message, et c’est là la grande difficulté. Car, au fond, 75 % des Français sont hostiles au FN, mais la droite refuse le front républicain, et la gauche est divisée. Donc le FN profite de cette situation.

Faut-il voir dans ce premier tour à Brignoles la marque d’une désaffection croissante à l’égard des politiques quels qu’ils soient?

Il y a bien sûr une désaffection. Les électeurs traditionnels de la gauche et de la droite participent de moins en moins au vote. Mécaniquement, l’électorat des partis extrêmes se mobilise plus et fait des scores importants. On est dans un mouvement presque mathématique d’une hypermobilisation frontiste, et d’une démobilisation de l’électorat républicain.

04 Oct

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Interview sur lepoinf.fr: « Marine Le Pen a réveillé l’anti-lepénisme »

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logolepoint160Jean-Christophe Cambadélis a donné une interview au Point que vous pouvez lire ci-dessous ou retrouver sur leur site en cliquant ici.

Par Emmanuel Berretta

Le Point.fr : Finalement, Marine Le Pen renonce à poursuivre tous ceux – trop nombreux – qui qualifient son parti d’extrême droite. Vous y êtes un peu pour quelque chose à travers votre appel aux internautes à la ramener à cette étiquette politique…

Jean-Christophe Cambadélis : Elle a renoncé à poursuivre tous ceux qui la qualifieraient d’extrême droite parce qu’elle a pris un mur ! Sur le Net, mon appel citoyen a été suivi par des dizaines de milliers d’internautes, et même des députés UMP. En vérité, elle recule parce qu’elle a commis une faute. Elle a réveillé l’anti-lepénisme qui dormait tranquillement. Les chercheurs qui s’y sont mis ont rappelé l’historique du FN… Et tout cela, au moment où elle pensait profiter du sondage TNS Sofres du Figaro où elle rentre dans le top 3 des personnalités politiques.

Au-delà de l’agitation sur Internet, que peut faire le gouvernement contre la montée du Front national qui paraît inéluctable lors des deux prochains scrutins, municipales et européennes ?

Nous pouvons faire trois choses. D’abord, assécher les raisons de cette percée en inversant la courbe du chômage et en réduisant les inégalités salariales. Ensuite, en réaffirmant les principes républicains de liberté et d’égalité et en les inscrivant dans la vie quotidienne de la vie politique, en matière de sécurité ou d’accès aux services publics. Et, enfin, il nous faut renvoyer Marine Le Pen hors la République en indiquant que son projet, c’est l’instauration d’une société de l’apartheid entre, d’un côté, des Français dits de souche et, de l’autre, des « Français de papier », comme ils disent. Ceci est porteur de graves tensions dans la société et aura des conséquences sur le rayonnement de la France.

Manuel Valls remporte un vrai triomphe dans l’opinion en rappelant sa fermeté vis-à-vis des Roms. Mais, à plus long terme, ce genre d’attitude consistant à pointer du doigt une communauté indistinctement ne fait-il pas le jeu de Marine Le Pen ?

Ne recommençons pas le feuilleton. Il n’y a pas une position de Manuel Valls, mais une position du gouvernement vis-à-vis des 20 000 Roms en France qui combine à la fois le respect de la loi et l’intégration partout où c’est possible. C’est l’ordre généreux. Les Français sont dans une double attente. D’une part, ils manifestent de la générosité devant les malheurs qui s’abattent sur cette population, la misère de ces camps. Et dans le même temps, ils ne supportent pas les petites rapines, les dérives mafieuses et la mendicité agressive. L’ordre généreux appelle également une capacité à agir au niveau de l’Europe.

Pensez-vous que le FN peut remporter certaines villes aux municipales ?

Tout dépendra de l’abstention. Au premier tour, la dynamique frontiste sera irrésistible. Mais le deuxième tour sera celui de l’endiguement. Je pense que le Front républicain empêchera la victoire du FN. Les citoyens ont sans doute le souvenir de ce que furent les expériences municipales du FN à Toulon ou Marignane.

Oui, mais Marine Le Pen a soigné le casting de ses candidats qui sont nettement plus présentables…

Dans les villes, 70 % de la population ne souhaite pas être perçue comme une ville du Front national. En revanche, il y aura beaucoup de conseillers municipaux FN, et cela ne sera pas sans conséquence sur la manière dont les problèmes seront posés dans les villes. Cela créera des tensions. On commence à en avoir une petite idée avec ce qui se passe au Raincy, quand Éric Raoult, le maire, s’oppose à une salle de gym gérée par une musulmane qui porte le voile…

03 Oct

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Le FN est d’extrême droite !

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logoFNMarine Le Pen forte d’une dynamique qui est tout à la fois européenne et française, veut aller jusqu’au bout de son nouveau statut octroyé par Nicolas Sarkozy. C’est-à-dire partager des idées comme les autres. Elle se propose pour se faire de remettre en cause la liberté d’expression, si on dit que son parti est d’extrême droite. Et elle poursuivra en justice quiconque l’affirmera.

Chiche ! J’appelle tous les parlementaires, tous les démocrates à mettre sur leur blog ou site, statut Facebook, sur twitter, poster partout le Front National, Marine Le Pen est d’extrême droite. Dresser un mur citoyen ! Elle ne passera pas !

J’appelle à cet acte simple de résistance. Et qu’elle ose nous faire un procès !

Elle est d’extrême droite parce qu’elle estime qu’il y a des français qui par leur culture et leur histoire ne sont que des français de papier.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle ne respecte pas le principe d’égalité.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle veut porter atteinte à la liberté en faisant interdire de penser différemment.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle remet en cause la fraternité en pratiquant l’islamophobie.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle fait des élites des ennemis du peuple.

Elle est d’extrême droite parce qu’elle s’attaque au droit des femmes par la remise en cause de l’avortement.

Elle est d’extrême droite par ses fréquentations d’extrême droite en Europe.

Elle est d’extrême droite parce que son sigle, la flamme, est la reproduction de celui du MSI, parti néo fasciste italien.

Toute l’idéologie Frontiste est bâtie autour du refus de l’égalité vécue comme un égalitarisme « nivélateur ». Toute la politique du Front National est construite sur la hantise du métissage et la stimulation de la xénophobie. Son appel au nationalisme est un danger pour la patrie car il est le ferment de tension civile et de haine.

Ne nous laissons pas intimider. Dites le haut et fort, oui elle est d’extrême droite !