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12 Juin

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Merci et à bientôt !

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Cher-e ami-e,

J’ai eu le privilège de vous représenter une nouvelle fois dans cette élection législative dans le 19e arrondissement. Après de nombreuses victoires, les électeurs ont cette fois-ci décidé de qualifier deux autres candidats au second tour de cette élection, il faut savoir l’accepter.

Moins d’un électeur sur deux s’est déplacé lors de cette élection. L’abstention s’est fait particulièrement ressentir dans nos quartiers populaires. Le brouillage intentionnel des clivages et la promesse appuyée de renouvellement n’ont pas pu endiguer ce désengagement civique aggravé.

Cela s’ajoute à un mode de scrutin qui déforme particulièrement la représentation politique à l’Assemblée. Tout ceci va rendre ce quinquennat compliqué et nous oblige d’autant plus à poursuivre le dialogue avec nos concitoyens qui ne seront pas représentés.

Malgré la déception qui domine aujourd’hui, la mobilisation de nombreux bénévoles nous a permis de mener une belle campagne qui n’a pas su résister à la vague nationale. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui nous ont manifesté leur confiance en votant pour notre équipe, ainsi que ceux qui, avec enthousiasme et bonne humeur, n’ont pas ménagé leurs efforts pour convaincre les électeurs dans un contexte particulièrement difficile.

Cette campagne a aussi terminé de me convaincre qu’il existe en France et dans notre arrondissement des forces militantes qui ne se retrouvent pas dans les formes partidaires actuelles mais qui sont disponibles pour reconstruire la gauche et préparer les victoires de demain. C’est ce à quoi nous devons désormais nous atteler.

Amitiés,

Jean-Christophe Cambadélis

31 Mai

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L’invité de Questions d’info sur LCP avec France Info, AFP et Le Monde

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Jean-Christophe Cambadélis était mercredi 31 mai l’invité de « Questions d’info » sur LCP, France Info, AFP et Le Monde.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission (à partir de la 22e minute):

 

Sur l’affaire Richard Ferrand

Il aurait déjà dû partir, on connait tous ces histoires, à partir du moment où il y a un soupçon, les journalistes creusent, une concurrence s’organise à celui qui en sortira le plus, le pouvoir manifeste sa solidarité, ça exaspère les Français et à la fin on est obligé de constater qu’on doit démissionner. (…) Quand il y a une mise en cause il faut se mettre en retrait pour revenir après.

Nous sommes dans la nouvelle donne politique, dans une recentralisation du pouvoir

Liste des eurodéputés dénoncés par le FN

C’est une manœuvre de diversion du Front national qui a frappé large.

Election présidentielle

Benoît Hamon est arrivé en fin de cycle où le pouvoir socialiste était contesté de toutes parts.

Sur les mouvements lancés par Anne Hidalgo et Benoît Hamon

J’encourage la multiplication des initiatives permettant de refonder le PS. C’est ma thèse puisque je trouve que dans le courant progressiste il n’y a plus de synthèse entre ceux qui veulent accompagner la mondialisation, pour la maîtriser, et ceux qui veulent résister.

Elections législatives

Tout le monde a constaté que le Premier ministre était de droite et que les ministres de l’Economie et du Budget étaient de droite ainsi que le ministre de l’Education nationale, donc ils ne vont pas faire une politique de gauche, ils vont faire une politique de droite ! Donc il faut évidemment à l’Assemblée nationale des hommes et des femmes qui protègent les Français de cette dérive droitière !

Le Parti Socialiste est encore une formation majeure dans le paysage politique et notamment au niveau local. (…) On peut avoir un échec électoral pourquoi cela serait-il synonyme de disparition?

C’est le 2e tour qui va être important: que ce soit France Insoumise ou La République en Marche, ils n’auront pas de réserves de voix. Vers qui vont-ils se tourner ?

J’observe que le Parti Socialiste progresse dans les sondages et que Jean-Luc Mélenchon est en chute libre.

Beaucoup de socialistes vont accéder au second tour et ils sont en situation de gagner.

Propos de Jean-Luc Mélenchon sur Bernard Cazeneuve

Ses mots ont dépassé sa pensée mais il ne veut pas le dire. C’était des propos inacceptables. (…) Il y a une volonté de durcir le ton pour capter la lumière et attirer l’attention des Français.

Benoît Hamon en soutien au candidat PC à Evry et à Caroline de Haas dans le 18e arrondissement

Je pense qu’il a tort, il peut le faire contre Manuel Valls parce qu’il n’y a pas de candidat socialiste et nous avons adopté une résolution sur ce sujet, vis-à-vis de Caroline de Haas c’est quelque chose qui n’est pas acceptable, voilà, c’est tout !

Rénovation du Parti Socialiste

e crois qu’il faut une étude, une réflexion approfondie sur les raisons de notre échec ! Les raisons historiques, structurelles, conjoncturelles, organisationnelles. Il faut que les socialistes se mettent au travail. Ce n’est pas simplement en disant, en sautant sur sa chaise, et en disant « je vais être le premier des rénovateurs », ou « le premier des refondateurs » que l’on y arrivera. C’est un processus collectif qui va prendre du temps. (…)

Nous devons être prêts pour une nouvelle donne aux municipales. Il faut organiser un processus qui mènera à la refondation. Tout le monde pourra, et tout le monde devra mener la bataille de la refondation ! On aura besoin de tous les cerveaux, de toutes les intelligences ! Il s’agit de reformuler une culture politique qui est indispensable à la République.

Emmanuel Macron

L’hyper-présidence qu’on nous propose va se heurter à un pays fragmenté. D’ailleurs, on le voit déjà dans les sondages, où le président de la République n’a pas le succès escompté.

29 Mai

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L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Fabienne Sintès, Guy Birenbaum, Gilles Bornstein et Jean-Michel Aphatie.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations.

Pour réécouter l’interview cliquez ici.

 

Visite de Vladimir Poutine

Je trouve normal que l’on respecte le président de la Russie, même si on met, parfois, un peu trop les petits plats dans les grands, mais il faut essayer de maintenir le dialogue avec lui. (…) La position de la France est le fait que nous avons des désaccords sur de nombreux sujets, mais que nous respectons ce pays, donc il faut, dans la communication diplomatique, tenir les deux bouts.

Présidence Macron / Elections législatives

Je suis fasciné de la fascination suscitée par la présence d’Emmanuel Macron au G7. Ce qu’il a fait n’était pas irréalisable. Qu’est-ce qu’il pouvait se passer de mal dans ces jours ?

La diplomatie à coup de poignées de main je n’y crois pas trop. C’est le problème de Trump. C’est d’un ridicule achevé.

Emmanuel Macron a théorisé la verticalité du pouvoir: on donne un ordre et il est appliqué. Il estime que le problème de la société française, de la société politique et du blocage politique, c’est le fait qu’il n’y ait plus de possibilité de verticalité, c’est-à-dire qu’on donne un ordre et qu’il est appliqué. Je crois qu’en France ce n’est pas comme cela qu’on règle le problème d’une société fragmentée. Et je crois qu’il va essayer de construire toute une communication et toute une action, c’est la volonté, pour laquelle il veut d’ailleurs, une majorité à l’Assemblée nationale, pour pouvoir décider, et l’homme qui décide seul. Cette dimension du pouvoir personnel, vous verrez que dans quelques mois, ou même dans quelques années, reviendra en boomerang.

Tous les candidats « macronistes » n’ont qu’une seule chose en tête, donner la majorité au président de la République, c’est-à-dire conforter le président de la République. Nous, nous voulons représenter les Français.

Dans la modernité, dans l’évolution, il faut être capable de dialoguer avec ses oppositions, il y a une opposition de droite, il y a une opposition de gauche, et il faut pouvoir faire en sorte que l’Assemblée nationale se saisisse des sujets et qu’on arrive à des compromis. Le président de la République ne veut pas de cohabitation, il ne veut pas de coalition, il veut simplement gouverner seul.

Je ne crois pas qu’il y aura de cohabitation. Emmanuel Macron veut une majorité à l’Assemblée pour qu’il n’y ait pas de contestation à ses décisions.

Je n’ai pas d’avis sur la circonscription de Manuel Valls car nous n’avons pas de candidat socialiste sur cette circonscription.

J’attends de voir ce que seront les appels à voter du 2e tour. La République En Marche et France Insoumise n’ont pas de réserve de voix. Quoiqu’il en soit le PS aura son mot à dire.

Propos de Jean-Luc Mélenchon sur Bernard Cazeneuve

L’action en justice est nécessaire et je la soutiens. Enfin franchement, qu’est-ce que c’est que ces propos ? On accuse le Premier ministre d’avoir assassiné ? Mais on est où là ? Enfin, il faut à un moment donné que Jean-Luc Mélenchon redescende sur terre. Et puis on est dans une démocratie, on ne peut pas dire des choses comme cela. Je suis extrêmement sévère avec cette formule. Extrêmement sévère.

On peut avoir des désaccords politiques, et en même temps respecter les personnes. Et ce n’est pas parce que Jean-Luc Mélenchon n’arrive pas à se dépêtrer de son deuxième tour de l’élection présidentielle, qu’il doit être dans cette violence-là. Et dans ces anathèmes. Il faut qu’il retire ses propos.

Affaire Ferrand

C’est terrible, parce que c’est mot à mot ce que disait monsieur Fillon il y a de cela quelques semaines. On nous a rabattus les oreilles sur le fait que les Français ne supportaient plus ces situations. Il doit prendre en compte que cette situation est intenable, et – regardez – on passe plus de temps à discuter de cela que de la réforme sur le Code du travail.

On demande aux Français de voter pour des députés qui vont porter un texte sur le travail dont on ne sait rien. On va avoir une majorité à l’Assemblée qui ne sait même pas sur quoi elle va travailler

Tout ce qui permet la transparence et la moralisation de la vie politique est souhaitable mais qu’en est-il de m. Ferrand?

Interview de Thierry Mandon à l’Opinion 

La première des propositions c’est qu’il n’y a pas de refondation s’il n’y a pas de retour à l’esprit collectif, les génies de village qui font des déclarations dans leurs coins pour leurs pommes alors qu’ils ne sont pas candidats devront quand même prendre en compte l’esprit collectif et le deuxième élément c’est que maintenant les militants doivent pouvoir intervenir dans ce qui sera la refondation, il n’y aura pas de refondation sans les militants ou dans des petits comités à part les militants, donc il faut un processus collectif et je m’y emploierai.

09 Mai

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Conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis – Rassemblement des candidat(e)s aux élections législatives – Mardi 9 juin 2017

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Retrouvez la vidéo de la conférence de presse de Jean-Christophe Cambadélis à l’issue du rassemblement des candidat(e)s socialistes à la Mutualité:

 

27 Avr

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L’invité de Jean-Michel Aphatie sur France Info

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce matin aux questions de Jean-Michel Aphatie, Fabienne Sintès, Gilles Bornstein et Guy Birenbaum sur France Info.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis « satisfait » qu… par franceinfo

Election présidentielle

Je crois que Monsieur Macron est véritablement entré dans la campagne difficile.

Entre ceux qui à droite estiment qu’il faut faire l’abstentionnisme révolutionnaire parce que si Monsieur Macron est mal élu c‘est bon pour les législatives et ceux qui à gauche estiment qu’il ne faut pas donner de consigne de vote parce qu’il ne faut pas donner trop de pouvoirs à Monsieur Macron, à la fin, on est dans une situation où Marine Le Pen peut passer les 40, les 42, les 43% et elle pèse sur la situation du pays.

Je suis inquiet depuis dimanche soir parce que j’ai trouvé que le discours de Monsieur Macron, qui était qualifié – et il pouvait en être content évidemment – ne prenait pas en compte la gravité de la situation, parce que le résultat de ce premier tour c’est quand même que Marine Le Pen fait un million de plus, 800.000 de plus qu’aux élections régionales.

Je dis à tout le monde : « arrêtez de critiquer, il faut aider, parce que c’est la République qui est en jeu ». Au PS nous faisons campagne en ce moment, partout où il y aura des meetings, des réunions, nous diffusons des tracts, nous en appelons à la population. Hier moi-même j’étais dans le 19e arrondissement et je tractais dans une gare…

Je suis sévère avec Emmanuel Macron car je voudrais qu’il se bouge. Il l’a fait hier et j’en suis très satisfait.

Jean-Luc Mélenchon a suffisamment mené de combats politiques contre Marine Le Pen. Pourquoi ne pas dire d’emblée de voter pour Emmanuel Macron? (…) Je l’appelle à redevenir celui qu’il était.

C’est un candidat qui prend des idées à gauche, prend des idées à droite. C’est un centriste. C’est très nouveau d’ailleurs dans notre paysage politique, il faudrait l’analyser, que le centrisme s’émancipe de la droite et refuse la gauche. C’est un élément nouveau dans la situation politique. Je le prends en compte mais je ne vais pas le transformer en homme de gauche : il ne le veut pas. Ce n’est pas parce que j’ai caractérisé Macron que je vais pour autant paver le chemin du pouvoir à Marine Le Pen.

Emmanuel Macron a l’étoffe pour être Président de La République. Je ne change pas de discours parce que je suis dans le deuxième tour. Je prends en compte ce qu’il est, je pense qu’il a l’étoffe mais, ceci dit, je reste en distance vis-à-vis de son projet.

Je pense que chacune des familles doit être mobilisée sur son propre projet. C’est-à-dire que Les Républicains doivent, à partir de ce qu’ils sont, pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les Radicaux pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les socialistes pouvoir voter pour Emmanuel Macron. Les communistes pouvoir voter pour Emmanuel Macron. On ne fait pas un chèque en blanc, on dit : “Nous défendons la Républiqueˮ et c’est, croyez-moi, motivant. La preuve ? Pour la première fois, le Parti socialiste a pris une décision à l’unanimité. J’en suis très fier.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas voulu faire d’union avec Benoît Hamon car son problème ce n’est pas l’union de la gauche mais le peuple contre les élites.

Sur la loi d’habilitation pour légiférer par ordonnances si je suis réélu? Je voterai contre.

Elections législatives

Des nouvelles têtes, un nouveau projet et une nouvelle organisation de la campagne. Dans cette bataille, nous serons en capacité de dire ce que nous voulons pour le pays et ce que nous regardons dans le programme des autres. Un PS ouvert mais un PS clair.

Emmanuel Macron a dit clairement qu’il ne voulait pas d’alliance avec le PS. Je ne vais pas jouer de la mandoline sous son balcon! (…) S’il y a 577 candidats En Marche, 577 candidats Mélenchon et 577 candidats PS il y aura une majorité de droite.

Emmanuel Macron a un projet politique qui est de remodeler entièrement le paysage duquel doit disparaître les corps intermédiaires et particulièrement les partis politiques dits traditionnels. C’est son objectif.

Ce n’est pas parce que des formations qui tournent autour d’une personnalité arrivent en tête à la présidentielle que je vais remettre en cause les partis pluriels

Je travaille avec la commission d’investiture au renouvellement des candidats PS aux législatives. (…) Je crois qu’il faut un groupe socialiste qui combine le renouvellement et l’expérience. (…) J’ai demandé à Bernard Cazeneuve de s’impliquer et il aura une place importante dans cette campagne

26 Avr

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L’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Caroline Roux dans « Les 4 Vérités » sur France 2.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Actu – Les 4 vérités : Jean-Christophe Cambadélis par telematin

Sur Emmanuel Macron

Je crois que quand on veut être président de la République, il faut avoir de la détermination, mais il faut aussi avoir de l’écoute parce que on peut très facilement ne plus entendre ce que dit le peuple, ou les autres. (…) Ce n’est pas ce que je pense est juste et ce que disent les autres est faux. Quand vous n’êtes pas capable d’écouter, il est clair que vous n’écouterez pas les Français

Emmanuel Macron doit être dans l’écoute et déterminé face à Marine Le Pen.

Le niveau de Marine Le Pen même battue est aussi important: Je crois qu’Emmanuel Macron a pensé qu’il était déjà élu (…). Ce n’est pas si simple que cela et je crois que le niveau de Marine Le Pen, si elle est battue, est aussi important que le fait d’être battue. Si elle est à plus de 40% cela pèsera sur la vie politique demain

Marine Le Pen peut difficilement gagner. Il y a une banalisation du Front national mais aussi une banalisation de la lutte anti FN. Mais sur le terrain les gens de gauche qu’ils aient voté Hamon, Macron ou Mélenchon nous disent « Nous serons là pour lui faire barrage »

Campagne du Parti socialiste contre le FN

Beaucoup de responsables ne voulaient pas coller ou diffuser la tête de Marine Le Pen mais nous aurons tout de même un tract avec la photo de la République qui sera massivement diffusé dans toute la France.

Sur Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon a mené de nombreux combats contre le FN. Quand on est de gauche on ne biaise pas face au FN.  Pour moi, la lutte contre le Front national, quand on est de gauche, est un réflexe spontané, ce n’est pas une introspection, une interrogation, une consultation, c’est le combat de tous temps, des hommes et des femmes de gauche.

Ce que je crains, moi, lors du second tour, c’est une espèce de situation d’abstention générale et c’est très mauvais parce que c’est ce qui fait monter le FN.

Elections législatives

Emmanuel Macron n’a pas ouvert  le guichet. Il n’est pas dans la coalition, même pas dans un processus unitaire. (…) Pour les législatives Macron résume son programme: c’est lui ou rien. Il n’acceptera des hommes ou des femmes de gauche que la corde au cou. Pourtant s’il y a 577 candidats de chez Macron, 577 candidats Mélenchon et 577 candidats socialistes, eh bien c’est très simple, c’est la droite qui va gouverner.

Il veut que les socialistes soient les bourgeois de Calais, ça ne se passe pas comme cela. Le PS est sortant dans 270 circonscriptions, donc une implantation politique, une histoire politique

Nous ouvrons nos bras à tous les progressistes, à tous ceux qui veulent une majorité de gauche à l’assemblée

Le pays à besoin des socialistes et d’une majorité de gauche

Défaite de Benoît Hamon: « Nous avons tous à voir quelque chose dans cette histoire, évidemment. Il y a bien longtemps que le Parti socialiste aurait du se rénover, se refonder, se restructurer, nous l’avons tenté, c’était difficile, mais je préfère toujours des partis politiques qui ont des courants et des discussions, à des partis politiques qui n’ont qu’un seul responsable qui décide tout. Alors, c’est plus difficile au Parti socialiste, parce qu’il faut faire des synthèses, parce qu’il faut écouter les uns et les autres. (…) Le sujet c’est quand même quel type de formation politique, parce que cela indique quel type de pouvoir vous allez avoir. Quand vous n’êtes pas capables d’écouter, il est clair que vous n’écouterez pas les Français.

Parti socialiste

Le PS va redevenir un Parti d’avenir.  Il peut et doit se reconstruire

 

25 Avr

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L’invité d’Elizabeth Martichoux sur RTL

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Jean-Christophe Cambadélis était ce mardi 25 avril l’invité politique d’Elizabeth Martichoux sur RTL.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de RTL par rtl-fr

Résultats du premier tour de l’élection présidentielle

On a un deuxième tour et une extrême droite qui menace. Dans une majorité de localités, Marine Le Pen est arrivée en tête.

Le score de Benoît Hamon ? « Extrêmement décevant, déroutant, cruel pour les socialistes.  Nous aurons à discuter. Le temps des explications aura lieu. Mais pas maintenant ».

C’est la fin d’un cycle politique, la fin d’une histoire. C’est la fin d’Epinay. C’est ce que je dis depuis maintenant 3 ans. (…) Le Parti socialiste doit s’interroger sur sa nature, sur son organisation, sur ce qu’il est. Est-ce qu’il est un parti social-démocrate ou est-ce qu’il est un parti à vocation macroniste ou mélenchoniste ? Pour moi, c’est un parti social-démocrate à colonne vertébrale social-écologique.

Score du Front national

Je trouve que l’on a eu pendant 48h une sous-estimation du résultat de Marine Le Pen. Aujourd’hui on nous annonce dans les sondages qu’elle est à 40 %, quand on pense au pourcentage que faisait son père à l’époque de Jacques Chirac, c’est quand même une progression d’un million de votants. Elle est en marche, si je puis dire, Marine Le Pen. Donc il faut peut-être s’en occuper. Et je n’ai pas trouvé que les 48h du candidat républicain étaient à un niveau tel qu’il repoussait l’attaque.

Je pense que Jacques Chirac avait une certaine gravité face à Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen était évidemment qualifié, les Français étaient surpris, saisis, on va dire. A cette époque là on était instruit, et pourtant, elle est au second tour, malgré une campagne dont tout le monde a dit – à juste raison – qu’elle n’était pas terrible. Donc cela veut dire quand même que le nationalisme en France reçoit des soutiens de plus en plus importants.

Il y avait un certain manque de gravité dans le discours du candidat républicain dimanche. Il était satisfait, il pensait à tort que c’était fait, ce n’est pas fait. Y compris pour Emmanuel Macron, que Marine Le Pen soit en-deçà ou au-delà de 40%, c’est un élément d’importance pour l’ensemble de son quinquennat. Il a mis à côté de la plaque comme avait dit le Général de Gaulle.

Marine Le Pen construit briques par briques. C’est à chaque fois un peu plus. Elle réduit l’écart à chaque élection.

Il faut caractériser et se mobiliser contre le Front National, son danger pour la France et pour la République.

Je crois que Jean-Luc Mélenchon commet une faute politique. Quand on est de gauche, on n’hésite pas face à l’extrême droite, et il faut d’emblée dire que ce combat-là, c’est le nôtre, et on fait barrage. Je ne pense que ça ne remettait pas en cause Jean-Luc Mélenchon et son score.

Entre deux tours et élections législatives

Je vote Emmanuel Macron parce que c’est le dernier candidat républicain en lice face à l’extrême droite.

Le score du Parti socialiste sera beaucoup plus haut aux législatives et il sera très utile pour rassembler tous les progressistes.

Pourquoi voulez-vous qu’on propose un accord législatif à Emmanuel Macron qui le refuse ? Il le refuse. Il a dit qu’il présenterait 577 candidats dans 577 circonscriptions exactement comme Jean-Luc Mélenchon, se préparant ainsi à une situation du quitte ou double. Soit il a la majorité absolue tout seul, soit c’est une cohabitation, soit, il sera obligé ou contraint à une coalition.

 

05 Jan

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L’invité de Questions d’info sur LCP en partenariat avec France Info, Le Monde et l’AFP

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Mercredi 4 janvier 2017, Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Frédéric Haziza, Yaël Goosz, Françoise Fressoz et Frédéric Dumoulin dans Questions d’info sur LCP.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

Primaires citoyennes

La primaire va déverrouiller la présidentielle : Monsieur Fillon est prisonnier dans un vote de droite extrême. Marine Le Pen est prisonnière de l’extrême droite. Monsieur Macron est prisonnier de sa ligne politique, « ni de droite, ni de gauche ». M.Mélenchon est prisonnier de son offensive anti-PS avec qui il ne veut pas s’allier. Pour moi la primaire va déverrouiller la présidentielle. Je n’ai jamais vu une élection présidentielle qui soit à ce point bloquée du point de vue politique.(…) Toutes les formations politiques, tous les candidats à l’élection présidentielle sont aujourd’hui bloqués dans leur couloir.

La primaire de la gauche est une primaire pour qualifier au 2e tour de la présidentielle. Cette primaire va déverrouiller l’espace politique.

Sur les candidats à la primaire : « En tant que premier secrétaire du Parti socialiste je ne choisirai pas. J’ai décidé de garder cette position unitaire pour pouvoir rassembler l’ensemble de la gauche au lendemain de la primaire

Sur la visite de François Fillon à Emmaüs

« Vu les difficultés dans lesquelles il était sur sa politique sociale. Monsieur Fillon a décidé de manière urgente de poser le problème de la pauvreté. Il y a un désir à droite de voir François Fillon président, mais il n’y a pas de désir dans le pays, surtout qu’on vient d’apprendre que M. Fillon était maintenant un châtelain, et qu’il avait caché ceci lors du débat interne de la droite, ce qui montre la nature même de ce candidat. C’est un peu cruel que le jour où vous allez chez Emmaüs on publie dans la presse que vous avez un château caché qui vous donne une dimension de châtelain. C’est le châtelain….

Fillon, c’est simple: soit il dévisse, soit il glisse. Soit il est parjure à ce qu’il a dit lors de la primaire, en amendant son projet (…) sur la santé et auquel cas il dévisse parce que son électorat ne se reconnaît pas dans ce qu’il dit, soit il ne le fait pas et il va glisser dans les sondages, parce qu’il va libérer un espace au centre. »

Election présidentielle

Le pays s’améliore sur le plan économique, même s’il est dans le flou sur le plan politique. Dans ce flou, la gauche a toutes ses chances.

Nous sommes la seule formation à avoir zéro dette : Finances saines, bien gérées, et à l’équilibre.

Pourquoi faut-il qu’au point de départ ce soit le candidat socialiste qui soit pris en sandwich entre deux offres politiques ? Pourquoi on ne demande pas à M. Mélenchon et M.Macron de choisir entre faire perdre la gauche ou s’unir avec le candidat ?

J’observe que les candidats à la primaire ont pioché allégrement dans nos cahiers de la présidentielle ce qui est une réussite pour le PS

La même détermination que nous avons mise dans le redressement économique, il faut le mettre aujourd’hui dans le domaine du précariat.

François hollande en renonçant à se présenter à la présidentielle a fait un choix courageux et politique. Ce faisant, il a fait tomber le Hollande-bashing, et a permis à la France de regarder en face son bilan.

Tout le monde est conscient des enjeux. Il y a une prise de conscience, de l’urgence. L’urgence c’est la primaire et de créer de la dynamique autour de notre candidat-e au 2e tour de la présidentielle. C’est le meilleur moyen d’éliminer Marine Le Pen.

Nous demanderons à l’ensemble des candidats aux législatives de soutenir le candidat issu des primaires.

Face à l’orientation de la droite et les risques de l’extrême droite, ns devons rassembler le centre gauche et la gauche de la gauche pour gagner.

Je ne fais pas une croix sur la présidentielle. On peut se battre et on peut l’emporter. Rien n’est fait. Ceux qui sont dans l’après sont déjà dans la capitulation. Moi je suis dans le moment. Et j’encourage tout le monde à se rassembler à mener ce combat.

04 Jan

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Voeux à la presse – Mercredi 4 janvier 2017

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Ce mercredi 4 janvier 2017, Jean-Christophe Cambadélis présentait ses voeux à la presse que vous pouvez retrouver en intégralité ci-dessous :


Vœux à la presse 2017 de Jean-Christophe… par PartiSocialiste

Crédit photos: Mathieu Delmestre

Vœux à la presse de Jean-Christophe Cambadélis

4 janvier 2017

(seul le prononcé fait foi)

 

L’année 2017 sera politique. Pas simplement parce que c’est le centenaire de la révolution russe, mais parce que c’est une situation très politique, tant à l’échelle internationale qu’au niveau national.

Au niveau international, nous allons vivre une époque toute nouvelle. D’abord, avec l’expansionnisme russe, qui est à l’œuvre dans de nombreux pays et qui s’exprime de nombreuses façons ; les dernières polémiques ont été à ce niveau très impressionnantes. Une nouvelle époque aussi avec le nouveau président des états-Unis, un isolationnisme américain s’exprime sur le plan économique, avec les mises en demeure au secteur de l’automobile, renationaliser le développement économique, la volonté de protéger le marché américain. Et puis, malheureusement, une année qui va être encore celle de l’immobilisme européen, dû tout à la fois aux difficultés économiques de la zone euro, aux difficultés économiques de l’ensemble de l’Europe, au fait qu’on ne sache pas encore à cette étape la manière dont le Brexit va s’opérer, et puis surtout parce que nous allons vivre une époque d’élections : Pays-Bas, évidemment, France, Allemagne, peut-être Italie, tout en sachant que la situation est instable en Espagne, en Autriche et dans la plupart des pays d’Europe centrale.

Enfin, ce qui marque la situation de l’année 2017, c’est la montée dans l’ensemble du monde occidental du national populisme. C’est maintenant une donnée incontournable à laquelle l’ensemble des représentants politiques, et particulièrement de la gauche, est confronté. Le combat sera frontal entre cette forme de régression, qui est due à la hantise du métissage, à la hantise de la situation faite au monde occidental dans ce nouveau partage international, où sa position dominante est remise en cause. Et ceci a des conséquences, tant au niveau social, économique, que, évidemment, au niveau électoral. Nous en reparlerons.

Deuxièmement, la marque de l’année 2017 sera malheureusement aussi celle du terrorisme. Nous avons vu comment, en Allemagne, celui-ci a frappé. Nous avons vu comment, en Turquie le terrorisme a une nouvelle fois tué. Si l’EI recule là-bas, il frappe ici. Je crois, sans faire de pronostics macabres, que plus les défaites seront fortes, plus les répliques seront fortes. Le président de la République, présent courageusement sur le terrain, en a donné une indication puisqu’il nous a dit avant l’été : « Mossoul pourrait être repris ». Il est évident que, pour tenter de desserrer l’étau de cette pression de l’ensemble de la coalition, il y a pour l’EI nécessité de frapper l’ensemble des démocraties européennes.

Il faut y ajouter la situation syrienne, qui est source d’inquiétudes et de malheurs. Alep fut une tragédie. Mais il est illusoire de croire qu’une paix russo-Bachar peut s’imposer. L’Iran vient de se rappeler aux bons souvenirs des russes. Pourquoi c’est important au-delà des morts, des bombardés, et des enfants devenus orphelins ? C’est que cela crée les conditions à nouveau d’un flux de réfugiés au niveau de l’Europe. La pression migratoire d’une manière générale, sera une des données que nous allons vivre dans l’année 2017.

Enfin, sur le plan économique, je ne vais pas m’y attarder, mais il faut avoir ceci en tête. Nous pouvons dire que le cycle de la baisse des taux qui a permis de soutenir les économies européennes va s’arrêter et s’inverser. Ce qui va, je crois, amener à de nouvelles difficultés pour l’Europe, et peut-être même des situations contraintes pour les politiques économiques en France. Et cela me permet une agréable transition sur la situation politique française.

La France va économiquement mieux, mais politiquement mal. Nous avons, nous la gauche, avec le président de la République François Hollande et les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et de Manuel Valls, défendu le modèle social. Nous l’avons préservé, nous l’avons affiné, donc nous l’avons affirmé. Et je crois que ce modèle social est consubstantiel à la nature de la France. La France n’est plus la France si elle remet en cause son modèle social. Je dirai à Monsieur François Fillon que ce n’est pas le modèle social qui est responsable de la précarité, ce n’est pas en le liquidant que l’on fera reculer la précarité. Monsieur Fillon s’est rendu hier chez Emmaüs. Je partage le diagnostic d’Emmaüs : le projet de Monsieur Fillon est une attaque extrêmement violente contre notre modèle social. Sa remise en cause part d’un préjugé idéologique : la responsabilité de la situation de crise sociale est due, non pas à l’absence de croissance mais est due principalement à notre modèle social. Ce que nous avait déjà vendu Nicolas Sarkozy lors de sa première campagne présidentielle, ce n’est pas étonnant puisque Monsieur Fillon était déjà à l’œuvre comme directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. La responsabilité de tous les maux de la société française serait donc notre modèle social. Je pense que ce modèle social doit être affiné. Il doit permettre de répondre à ce pour quoi il a été constitué, à savoir un filet de protection sociale. Mais ce n’est pas lui qui est responsable de la situation telle que nous la connaissons. C’est l’absence de croissance. Et l’absence de croissance est due à des politiques économiques menées en Europe et à des déficits publics laissés par la droite. Monsieur Fillon a décidé de mener campagne sur ce thème. Il l’a réaffirmé hier soir sur une chaîne de télévision à 20 heures. Il a indiqué qu’il restait sur son programme de rupture avec notre modèle social. Ce qui gêne Monsieur Fillon dans le modèle social français, c’est plus le social que le modèle. Nous sommes donc face à une attaque frontale contre ce qui nous constitue, contre ce qui constitue la France. Le modèle social est la base de notre conception de la République. Nous avons là un combat central.

Voilà sur la situation politique française. J’évoquerai maintenant mon troisième point, la question des primaires, qui nous occupe et vous préoccupe. Ce qui va se passer pour la gauche est décisif, et pour longtemps. Ce qui se joue pour la France est historique. Nous sommes à un moment où le destin de la gauche et le destin de la France ne font qu’un. La situation présidentielle est verrouillée, et seule la primaire de la gauche peut déverrouiller la situation présidentielle. Monsieur Fillon est prisonnier du vote de droite lors des élections primaires de la droite, et il est enfermé dans un vote de droite extrême. Monsieur Emmanuel Macron est prisonnier de son « ni droite ni gauche ». Jean-Luc Mélenchon est prisonnier de son refus de toute alliance avec le Parti socialiste, et Marine Le Pen est prisonnière de sa logique d’extrême droite. Si vous regardez les candidats actuels à l’élection présidentielle, personne ne peut dire qui peut l’emporter. Il n’y a pas de désir majoritaire dans cette première étape de la présidentielle. Donc, cela veut dire que la primaire de la gauche, par sa puissance, je le souhaite, par sa force, je le crois, peut dénouer cette situation et créer un nouveau choc dans l’opinion, qui permettra une nouvelle donne dans la présidentielle.

Si je reprends : Monsieur Fillon, soit il dévisse, soit il glisse. Soit il est parjure aux propositions, aux mesures, à la ligne, à l’orientation qu’il a déployées lors de la primaire, et évidemment, l’électorat de droite qui l’a plébiscité se dérobera à lui et peut rejoindre Marine Le Pen. Soit il reste sur la même orientation, et cela semble être ce qu’il a dit hier. Et les centristes se trouveront dans la plus grande difficulté. Il suffit d’écouter ce que dit Monsieur Jean-Christophe Lagarde, ou d’autres acteurs centristes, voire Monsieur Bayrou qui reproche l’extrême violence sociale du projet Fillon. Donc, d’un certain point de vue, Monsieur Fillon n’entraîne pas la France, il n’entraîne qu’une partie de la droite, et il est prisonnier du couloir dans lequel il s’est mis.

Monsieur Macron, qui a fait une percée remarquable et remarquée au centre de l’échiquier politique, l’a faite sur le thème du « ni droite ni gauche ». Mais il indique par là même au pays qu’il n’a pas d’alliance majoritaire, ni à droite ni à gauche. Il est aujourd’hui enfermé dans cette logique. Il ne peut, à lui tout seul, réorganiser l’ensemble du champ politique. Il est donc dans une situation d’une non-cristallisation politique intermédiaire entre la droite et la gauche, sans pour autant être un vecteur de recomposition politique.

Jean-Luc Mélenchon a choisi lui une tout autre orientation, encore que, dans ses propos, on le sent hésitant, soit pour se substituer au Parti socialiste et devenir la nouvelle force de gauche, soit pour entonner les chants de Beppe Grillo contre la classe politique et pour défendre la France insoumise.

En tout état de cause, même si je respecte ses propos, il est dans un splendide isolement. Personne ne peut croire que la France peut se réorganiser, la gauche s’organiser autour de son propos.

Donc, nous sommes dans une situation tout à fait nouvelle qui est due aux conséquences du tripartisme, où chacun est dans son couloir : Personne ne l’emporte. C’est le « Match point » : la balle ne dit pas encore de quel côté elle va tomber, pour les admirateurs de Woody Allen.

Et si, comme je le pense, les primaires intéressent, si, comme je le souhaite, elles seront massives, début février, comme nous l’avions prévu, c’est donc une nouvelle époque qui commence. Parce que c’est à partir de cette nouvelle donne que les uns et les autres auront à se déterminer.

La primaire, encore une fois, déverrouille une présidentielle qui, à cette étape, n’a pas trouvé son chemin.

Il ne faut pas juger la présidentielle à l’aune de la réalité telle qu’elle est posée : une offre multiple. Et dans cette situation, quel que soit ce que l’on pense du Parti socialiste, de son avenir, de sa situation. L’élection présidentielle est tout à fait jouable pour un candidat ou une candidate propulsé par une primaire réussie. Parce que c’est le nouvel « effet » dans la présidentielle.

Il faut, pour cela, que la primaire soit une réussite en termes de votants, évidemment, mais aussi en termes de qualité d’interventions et de propositions.

Nous vivons une nouvelle phase de la présidentielle. L’intervention du président de la République aura été décisive. Se dérobant au « Hollande bashing », il a permis que l’on mesure justement le bilan du gouvernement et des gouvernements. Il a fait tomber ce qui était, quelque part, le prétexte à ne pas vouloir analyser réellement ce qui avait été fait.

Ce faisant, il a redonné des chances à la France et à la gauche. Nous n’aurions pas été dans la même situation si le président de la République avait été candidat à la primaire. Tout le débat se serait concentré sur sa personnalité, et on n’aurait même pas discuté du bilan. Regardez aujourd’hui comment les candidats à la primaire de la gauche sont aujourd’hui complètement orientés vers l’avenir et pas vers le passé. Nous aurions été défensifs. Nous sommes offensifs.

La phase précédente s’est arrêtée le 1er décembre, quand le président de la République a décidé de ne pas se présenter. Nous sommes maintenant rentrés dans une toute nouvelle phase.

Autre chose, une nouvelle génération se présente à vous, une nouvelle génération politique, ce qui fait sens, ce qui fait distinction de la droite. A droite, ils avaient tous été. A gauche, ils peuvent tous être. A gauche, c’est un nouveau paysage politique, c’est une nouvelle image, de nouveaux visages qui sont en train de s’affirmer. Donc, le renouveau de la gauche est dans la primaire.

Le peuple de gauche va intervenir pour donner du sens et faire en sorte que nous envoyions directement notre candidat ou notre candidate au deuxième tour de la présidentielle. Par la force de son investissement dans la primaire, le peuple de gauche déverrouille cette présidentielle et propulse son candidat ou sa candidate directement au deuxième tour de la présidentielle et, par là même, élimine le Front national. C’est vous dire que la primaire a une importance à la fois politique et stratégique.

J’observe avec contentement, Guillaume Bachelay aussi, je suppose, que l’ensemble des candidats à la primaire ont pioché allégrement dans les Cahiers de la présidentielle. Ils ont fait leur marché pour le programme qu’ils vont présenter à l’ensemble des électeurs. Voilà qui montre que notre travail, discret, il faut bien le reconnaître, n’a pas été vain. Il a été repéré par les candidats, et c’est une grande réussite pour le Parti socialiste.

Avec une primaire en passe d’être réussie, et je remercie Christophe Borgel et Rachid Temal, et des Cahiers de la présidentielle utilisés, je crois que le Parti socialiste a joué modestement son rôle dans la situation politique. Mais je continue… Le président de la République et les primaires déverrouillent une nouvelle offre générationnelle… il nous faut intégrer aussi le fait que le Premier ministre a sa part dans cette situation nouvelle où le Président s’élève et le Premier ministre apaise.

Vous avez remarqué que l’ensemble des socialistes a voté la confiance au gouvernement Cazeneuve. Personne ne s’est prononcé contre le Premier ministre. Et je crois que c’est un des effets non soulignés de la primaire.

Et à tous ceux qui spéculent sur le Parti socialiste, son histoire, je voudrais leur dire que la primaire réussie va clore le débat sur ses scissions, ses divisions, etc. Pourquoi ? Parce que le candidat ou la candidate qui va sortir de la primaire aura l’onction non pas d’un congrès mais du peuple de gauche. Ce ne sera pas telle ou telle orientation qui sera jugée. Le fait que le peuple de gauche aura choisi Ce candidat, donc Cette orientation s’imposera à tous.

Et ceci fait tomber tous les arguments que nous avons jusque-là connus. Un président qui se représidentialise, un Parti socialiste qui débat sans combat, un Parti socialiste et des candidats à l’élection de la primaire au-delà du Parti socialiste, comme les écologistes ou le parti radical ou l’UDE de Monsieur Bennahmias, donc toutes les nuances de la gauche. Tout cela me semble de bon augure pour 2017.

Nous avons là une situation pour le moins positive.

Alors, je terminerai en vous parlant du Parti socialiste. Le Parti socialiste peut perdre l’élection présidentielle, avoir un revers aux élections législatives. Il peut aussi les gagner, les deux. Car la situation électorale n’est pas à l’aune de la situation sondagière. C’est beaucoup plus complexe. Je vous ai fait la démonstration sur l’élection présidentielle. On pourrait le faire sur l’élection législative, où la multiplication des candidatures, en tous les cas, le fait que les trois grandes formations politiques aient leur propre candidat, conduira à des situations que l’on n’a pas obligatoirement prévues.

Mais ce n’est pas le sens de mon propos. Mon propos est de dire que, quel que soit le résultat des élections présidentielles et législatives, le Parti socialiste sera là et bien là. Il continuera sa stratégie de rassemblement, au-delà de ce qu’il est lui-même, à savoir 113 635 adhésions. Je répète : 113 635 adhésions. Il ne s’agit pas d’un clic sur une mailing liste mais d’adhésions. Deux cent soixante-douze députés, 11 députés européens, 110 sénateurs, ce qui fait 393 parlementaires, qui président cinq régions. Il a 28 présidents de département, 982 Conseillers départementaux. Et administre 200 villes de plus de 10 000 habitants. C’est une force. Et ce n’est pas parce que quelques sondages sont mauvais que cette force disparaît.

La primaire va faire taire les scissions. L’existence du Parti socialiste, et sa stratégie de dépassement, perdurera quel que soit le résultat, positif ou négatif, de l’élection présidentielle.

J’ajoute que le Parti socialiste a zéro dette, Les Républicains en ont 40 millions, et le Front national cherche quelques subsides dans des banques de l’Est. Donc, nos finances sont saines. Notre budget est exactement le même qu’en 2010, et à l’époque, on ne parlait pas de la faillite du Parti socialiste, comme j’ai pu le lire dans quelques journaux.

Nous donnerons 8 millions d’euros à notre candidat au premier tour et 4 millions d’euros au deuxième tour. C’est-à-dire que nous avons, du point de vue du Parti socialiste, 12 millions d’euros à offrir à notre candidat à la présidentielle. Je fais remarquer que Monsieur Macron vient d’emprunter 8 millions d’euros car il a épuisé déjà ses soutiens financiers.

Et ceci a été possible parce que notre parti est bien administré, parce que nous avons réduit la voilure, parce que les fédérations du Parti socialiste ont fait un effort parce que notre encadrement de Premiers fédéraux fait un travail considérable de structuration du Parti socialiste. Enfin, nous avons des militants remarquables, fidèles, enthousiastes et conscients des enjeux. Cela me permet de vous dire que le Parti socialiste est en état de marche pour mener la bataille de la présidentielle et des législatives, et pour peser de manière significative dans le débat, maintenant et demain.

Je vous remercie.

 

 

21 Nov

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Le combat continue !

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2016-10-22-visite-j2p-20

Retrouvez la lettre de candidature de Jean-Christophe Cambadélis adressée aux militants de la section Jean Jaurès de Paris dans le cadre de l’investiture socialiste pour les élections législatives dans la 16e circonscription de Paris:

 

Le combat continue !

 

Cher-e-s ami-e-s,

Je sollicite auprès de vous l’honneur de défendre les valeurs et les réalisations de la gauche dans la 16ème circonscription de Paris, avec François Dagnaud, Maire du XIXème arrondissement, arrondissement en mouvement dont nous sommes si fiers.

Depuis juin 2012, mon engagement fut à l’image de cette mandature, dense et intense. Je fus de tous les débats et de tous les combats. Certes, beaucoup reste à faire, mais beaucoup a été fait et le bilan me semble positif : retraite à 60 ans, création d’une banque publique d’investissement, Garantie jeunes, hausse du RSA de 10%, création de la Prime d’activité, instauration du Tiers Payant, Loi sur le vieillissement, Loi sur la fin de vie, Loi de transition énergétique, soutien à la compétitivité avec le pacte de responsabilité, réduction des impôts pour les ménages modestes, fin du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux et créations de postes dans l’Éducation, la Justice et la Police, premier accord universel sur le climat avec la COP 21, création du contrat de génération ou encore création des emplois d’avenir…

« Création », le mot revient souvent dans ce bilan, tout autant en fait que le mot de « suppression » dans la bouche de nos opposants. Oui, nous avons créé beaucoup de dispositifs nouveaux pour faire reculer les précarités, pour renforcer les solidarités. La droite s’y est fortement opposée, s’appuyant parfois sur la rue, comme au moment de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, avec des relents nauséabonds. En fait, la droite n’a pas cessé de s’extrémiser depuis 2012, d’empêcher la modernisation de notre modèle social, voulant remettre en cause notre socle républicain et l’état de droit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Depuis 2012, j’ai défendu nos valeurs face aux droites, en redoublant d’efforts depuis que je suis devenu Premier secrétaire en avril 2014. Sur les deux grands sujets de controverse du quinquennat, j’ai porté des positions équilibrées : Je me suis opposé à la notion de « binationaux » dans la déchéance de nationalité et j’ai refusé la première version de la Loi Travail, car je la trouvais déséquilibrée. Et au final, si j’ai soutenu la nouvelle version de la Loi c’est parce qu’elle permettait la grande avancée du compte personnel d’activité et parce qu’elle avait été le fruit d’un compromis positif trouvé par le gouvernement de Manuel Valls et les syndicats réformistes.

J’ai défendu la politique menée car elle allait dans le sens de nos valeurs et dans celui des intérêts de notre arrondissement et de ses habitants. Depuis 2012, grâce à notre engagement, le XIXème arrondissement a continué sa mutation avec le nouveau quartier Rosa Parks, avec le développement des infrastructures d’accueil pour la petite enfance, à soutenir les associations culturelles et de jeunesse. Enfin, j’ai traité des centaines de dossiers individuels et interpellé à des dizaines de reprises le gouvernement pour défendre la solidarité en actes. Je me suis engagé pour l’accueil des réfugiés et, avec le Sénateur Roger Madec et la majorité municipale emmenée par François Dagnaud, nous avons mis en œuvre des solutions viables et solidaires.

Oui, notre action s’est faite dans un contexte politique national tendu mais aussi dans un contexte mondial plein d’inconnues, lourd de défis inédits et de potentialités dangereuses. Ainsi, à la Commission des Affaires Étrangères, j’ai défendu les interventions de la France au Mali, en Syrie et en Irak, défendu au fond le rôle de la France sur des questions qui impactent notre pays et interrogent ses fondements mêmes.

Aujourd’hui, je suis à nouveau candidat parce que le combat continue. Parce que la droite s’extrémise et que l’extrême droite se banalise. Parce que personne ne comprendrait que le Premier secrétaire, premier des militants, renonce dans le moment présent, avec le danger d’une droite qui revient pour tout défaire et le péril d’une extrême droite qui vient, pas à pas, aux portes du pouvoir.

On entend les pronostiques hors-sol, hors candidats et hors programmes. Les experts en commentaires nous disent ce qui va sortir des urnes en mai et en juin alors même que nos concitoyens ne sont pas encore entrés dans la campagne. Je vous le dis : Rien n’est joué !

L’élection présidentielle commencera véritablement en février, après nos primaires et au moment où nous serons rassemblés. Puis viendront les élections législatives qui dépendront largement de l’élection présidentielle. Je mènerai ces deux combats sans ménager mes efforts et mes attaques contre les droites, car la France et la République sont en jeu. Dans un monde qui déplace la démocratie vers les régimes autoritaires, dans une Europe qui doit rester notre avenir face à la montée des populismes.

C’est pourquoi mon mandat pour le prochain quinquennat sera placé sous le triple signe de l’Égalité réelle, de la lutte contre le précariat et du nouvel âge de la décentralisation, pour donner plus de pouvoirs à nos quartiers et à leurs habitants.

Pour mener ce combat, j’ai besoin de vous, de votre énergie, de vos idées et de votre engagement. Car je ne peux rien faire sans vous. Vous le savez, vous le sentez, vous êtes le cœur et l’âme de cette gauche qui transforme le pays pour le rendre plus juste, plus efficace, plus viable et plus écologiste. En somme, toujours plus fidèle à lui-même.

Cette France, je veux continuer à la représenter à l’Assemblée nationale. Je sais pouvoir compter sur chacun-e d’entre vous pour défendre cette France qui unit, qui protège et que nous aimons.

 

En toute amitié,

Jean-Christophe Cambadélis

 

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