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24 Oct

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« PS, cela ne veut pas dire PlayStation », Interview dans Le Parisien

par

ITW JCC Parisien 24102014

 

Le Parisien publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Vous appelez les socialistes « à l’unité » : sont ils au bord la scission?

J’aimerai dire une chose aux socialistes : PS, cela veut dire Parti socialiste…et pas PlayStation. Il ne s’agit pas de descendre le maximum de socialistes en moins de temps possible. Être socialiste c’est travailler pour rendre la société plus juste. Cela nécessite certes le débat entre nous mais dans le respect. Je déplore cette règle du « je » qui valorise la petite phrase, les postures. Le PS est atteint de cette maladie de la vie politique contemporaine où le raisonnement, le respect, l’écoute sont évacués au profit de la pique blessante. Je n’accepte pas cette situation, surtout au moment où le FN est si fort.

Vous alertez tous sur la montée du FN, tout en le favorisant avec vos querelles…

Nous ne tirons pas tous les mêmes conclusions de ce danger. La montée du FN est aussi dans les têtes. La « zemmourisation » du débat qui déconstruit la République nous guette. La fraternité n’y a plus de raison d’être. Cela devrait faire comprendre aux socialistes que les années 1970 sont derrière nous. Nous ne sommes plus majoritaires nulle part. La gauche doit redéfendre ses valeurs. Si les socialistes ne font pas l’effort de travailler à partir du réel, ils seront déphasés. Qui est social démocrate? Social libéral? C’est du passé. Il s’agit d’inventer une nouvelle offre.

La « gauche passéiste » évoquée par Manuel Valls existe t-elle?

Aucun socialiste n’a les neurones dans les années 1960. Ni d’ailleurs dans les années 2040. Je refuse de trancher entre les prétendus archaïques et les prétendus modernes. Je ne crois pas à un schisme au sein du PS. Il n’y a pas deux courants irréconciliables qui mèneraient à la scission. Il y a la possibilité d’un dépassement pour un socialisme contemporain.

Etre socialiste contemporain, c’est défendre le contrat de travail unique ?

Ce n’est pas le sujet du jour. Être socialiste aujourd’hui c’est d’abord faire son Bad Godesberg sur l’écologie, donner du contenu à l’égalité, à la fraternité, à la liberté, à l’émancipation mais aussi et surtout à la réindustrialisassions de la France.  Le reste c’est secondaire. La priorité c’est la réorientation européenne. S’il n’y a pas de croissance en Europe, cela ne marchera pas. On s’empaille sur des queues de cerise mais on refuse de voir l’essentiel de la crise : la déflation!

Henri Emmanuelli invite Manuel Valls à se taire…

Mais tous, nous devons nous maîtriser. Il y a des moments pour tout : se parler, proposer, débattre et bosser. Là c’est un moment où il faut bosser. Le gouvernement doit gouverner. Et le PS doit réfléchir. Arrêtez les querelles byzantines, les pronostics et les tactiques, consacrez vous aux vrais problèmes. Je suis effaré du gouffre entre le débat de nos dirigeants et ceux des militants et des Français. Il est temps de montrer la France qui marche, réussi, innove, invente.

Les militants sont ils attachés au terme socialiste?

Évidemment, c’est un beau nom dont il faut être fier. Ils veulent garder le nom et moi aussi. C’est leur histoire, leur tradition. Ils sont entrés au Parti socialiste et pas au parti démocrate. Mais ils savent aussi que socialiste ça ne fait plus rêver. Ils veulent que ce mot rime à nouveau avec espoir, avec sens, avec progrès. C’est l’objet de nos État généraux.

Êtes vous favorable comme le Premier ministre à une alliance avec le centre ?

Pour l’instant, le centre est allié avec la droite. Avec une droite qui se radicalise contre notre modèle social. Le problème n’est pas celui des alliances, mais celui du projet. C’est le projet qui détermine les alliances, et non les alliances qui déterminent le projet.

Et l’idée de Manuel Valls de créer une maison commune avec toutes les forces progressistes ?

La maison commune, pourquoi pas. Il y en a une qui est déjà jolie et qui s’appelle le Parti socialiste. J’étais pour le parti de toute la gauche, mais ce n’est pas mûr aujourd’hui. En revanche, toutes les cultures de la gauche, portées par les trois grands partis que sont le PS, les écologistes et le PC, doivent s’allier. Si on ne s’allie pas lors des départementales et régionales, je pronostique une défaite comme on n’en aura jamais vue.

Ce gouvernement fait-il assez d’efforts en matière d’écologie ?

Nous avons voté la loi sur la transition énergétique avec les écologistes. Je me félicite de ce pas. Mais si le gouvernement avance, dans les référents idéologiques du PS, la question de l’écologie n’est jamais présente. Il faut mettre l’écologie à sa place, c’est à dire la première.

Les socialistes s’agitent-ils parce qu’ils estiment que l’après-Hollande a déjà commencé ?

Je leur conseille de ne pas réfléchir à cela. Nous ne sommes qu’à mi- quinquennat. Les Français eux ne se projettent pas trois ans plus tard. Attention à ne pas être hors-sol ! Il faut être dans le moment présent. Surtout que personne ne peut dire ce qui se passera dans deux ans : quels seront les candidats et ce que fera le Président. Donc, ne nous emballons pas, travaillons pour les Français, pour le reste… Calmos !

 

Propos recueillis par Rosalie Lucas et Eric Hacquemand

 

 

 

10 Sep

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L’invité du « Club de la Presse » sur Europe 1

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Jean-Christophe Cambadélis était ce soir l’invité de Nicolas Poincaré dans le « Club de la Presse » sur Europe 1.

Il a répondu aux questions de Gérard Carreyrou, Olivier Duhamel et Michèle Cotta.

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’émission en cliquant ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadélis dans « Le Club de la… par Europe1fr


Jean-Christophe Cambadélis dans « Le Club de la… par Europe1fr


Jean-Christophe Cambadélis dans « Le Club de la… par Europe1fr


Jean-Christophe Cambadélis dans « Le Club de la… par Europe1fr

31 Août

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L’invité d’Apolline de Malherbe sur BFM TV

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06 Nov

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J’enrage !

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Jean-Christophe Cambadelis, French Socialist party member, attends the summer meeting of the French Socialist Party in La RochelleJ’enrage de voir la gauche l’arme au pied face aux remises en cause de la République. J’enrage que l’on puise traiter une ministre de « guenon » sans manifestations politiques. J’enrage que l’on puisse remettre en cause le droit du sol sans combat. J’enrage de voir jour après jour le Front National fixer ses thèmes et ses anathèmes. J’enrage de cette confusion où extrême gauche et droite votent ensemble au Sénat et défilent dans les rues de Quimper.

J’enrage de constater que la référence au ras le bol fiscal s’installe.

L’alternative c’est quoi ?

Laisser filer les déficits ? Perdre notre peu de souveraineté budgétaire face aux marchés? Ne plus financer la dépense publique ?

J’enrage qu’on refuse de critiquer les destructions de biens publics en Bretagne… De peur de quoi ?

J’enrage de voir à gauche chacun faire sa petite soupe dans son petit coin pendant que la xénophobie monte et le « moi ma gueule » submergent tout.

J’enrage du désintérêt franchouillard de l’Europe pendant que la renationalisation rode et la solidarité s’érode.

J’enrage de voir l’Europe démissionner face aux oreilles de la NSA ou à la bêtise hystérique du tout austéritaire.

J’enrage du climat de démission collective, du manque de vision, du débat à court terme… Des faux semblants et des petitesses.

J’enrage de voir les efforts des Français maltraités et le redressement sous-traité.

J’enrage que l’on peigne du gris sur du gris, que la morosité soit autant à la mode.

J’enrage de cette sidération collective face aux difficultés. L’époque est aux idées molles, à la dispersion, à la démission des esprits. Un climat très « juin 40 » règne sur la France. J’enrage !

27 Nov

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Blog-notes N°56

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bloc_note_copieV2.jpgComment comprendre ce qui vient de se passer au Parti socialiste ? Ceci d’abord n’était pas inattendu. Ségolène Royal, évincée en juin 2007, voulait conquérir le Parti socialiste pour le transformer en une machine efficace pour la prochaine présidentielle. Cela n’est pas illogique puisqu’elle estimait que le PS lui avait manqué dans la campagne de 2007.

Elle n’était pas la seule, loin s’en faut à penser à cette échéance. Mais là où certains cherchaient une passation de pouvoir, elle cherchait la rédition.

Charles Péguy disait « les partis vivent de leur symbolique et meurent de leur politique ». Ségolène Royal s’est attaqué avec un certain entrain à ce qui fait vivre le PS, sa symbolique, certaine qu’il était mort politiquement.

En face les « Reconstructeurs » avaient fait la même analyse. Il fallait un « nouvel Epinay » au PS, une nouvelle donne. Le renouveau et le nouveau ont pris en tenaille l’ancien qui n’a pas eu le ressort nécessaire à un sursaut.

Martine Aubry a emporté tout simplement parce qu’elle a su tout à la fois rassurer et rassembler. Lire la suite…

06 Nov

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Le blog-notes de Jean-Christophe Cambadélis

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Obama : Arrêtons les délires !

Ce qui est étonnant avec les mass médias c’est qu’ils s’emballent, il n’y a aucune place au raisonnement, tout est dans la surenchère. Et avec Barack Obama l’emballement est mondial. En moins de 24h, le futur Président des Etats-Unis est le plus grand, le plus beau… celui qui marche sur l’eau. Certes il a l’élégance d’un Fred Astaire, l’éloquence d’un Martin Luther King, l’image d’un Kennedy et le sens politique d’un Clinton. Mais son programme est flou, son expérience réduite et sa marge de manœuvre étroite. Il est à la fois vecteur, symptôme de la rupture des années Bush. Il a gauchit sa campagne pour créer l’emballement final. Il cristallise l’espoir d’un changement de cap pour l’Amérique qui, il faut le dire, a sombré dans le manichéisme néo conservateur et la spéculation financière libérale.

Quant à l’attitude de la droite… elle est pitrale ! Jean-François Copé qui, sur France info, loue cette démocratie Américaine faisant le pari sur un homme de 47 ans. Cet accaparement implicite démontre s’il en était besoin son infantilisme narcissique en politique. Mais il n’est pas le seul. Et quand en boucle les membres du gouvernement nous disent que Barack c’est « Sarko en noir », même énergie, même rupture, même jeunesse… Là on est pas loin du délire. Lire la suite…

08 Oct

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Face à La grande crise des capitaux fictifs

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bloc_note_copieV2.jpgLa bourse de Tokyo vient de connaître un quasi krach avec un recul de 9,38%. Les bourses européennes subissent une forte baisse. A Moscou, Bucarest ou encore à Prague, les cotations ont été suspendues temporairement. Le Président de la République Française, Président de l’Europe parle d’une « crise de confiance ». Sans blague ! Après 700 milliards de Dollars votés par le Congrès la machine ne repart pas, c’est l’affolement. Car comme le disent en chœur Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry nous sommes dans une crise systémique. C’est le système même du capitalisme financier avec sa voracité spéculative, fictive qui est en crise.   C’est ce système qui tirait les bourses mondiales avec sa rotation capitaliste flamboyante. C’est ce système qui s’effondre. Pire, le système connaît l’ampleur de ses créances douteuses dégaze puisque l’Etat c’est déclaré, à juste raison, en quelque sorte garant.

A crise de système – réponse de système. Il ne faut pas seulement une autre politique, mais une autre organisation du système économique mondial. Nous avons vu que les organisations de contrôle, de notation avaient failli pour la simple raison qu’elles étaient rouages de la spéculation. Nos avons vu la fameuse main invisible du marché ne plus savoir où la mettre. Nous avons vu l’autorégulation du marché explosée sous le poids de la fictivité de ce dernier. Lire la suite…

27 Sep

Commentaires fermés sur L’union nationale : Le faux pas de Michel Rocard

L’union nationale : Le faux pas de Michel Rocard

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communique_image.jpgFace à la crise, Nicolas Sarkozy et François Fillon appellent à l’union nationale. Michel Rocard, en évoquant l’alliance de la droite réfomiste incarnée par Nicolas Sarkozy et de la gauche non révolutionnaire, fait de même.
Le pays a moins besoin d’une union des puissants que d’une autre politique. La tentation de l’union nationale est une réponse de forme à une question de fond. On ne peut pas répondre à la crise en poursuivant ou cautionnant la politique actuelle.

Michel Rocard a commis un faux pas…