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16 Fév

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Liban : formation d’un gouvernement rassembleur

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syrie-refugies-liban_4676508Le Premier ministre libanais, Tammam Salam, a annoncé hier la formation d’un gouvernement rassemblant les principales parties rivales du Liban.

Le Parti socialiste se félicite que des compromis aient pu être réalisés pour parvenir à former un tel gouvernement, alors que le Liban traverse une situation des plus tendues. L’afflux massif de réfugiés syriens et la recrudescence d’attentats font en effet peser des risques lourds sur une économie en plein marasme et sur la stabilité du Liban.

Le Parti socialiste souhaite que ce nouveau gouvernement puisse œuvrer à écarter les dangers d’une guerre civile et contribuer ainsi à la paix dans la région.

30 Déc

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La « libysation » du Liban ?

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attentat-beyrouthN’en déplaise à nos médias nationaux, le Président de la République n’est pas allé en Arabie Saoudite pour soutenir le ministre de l’Intérieur Manuel Valls contre l’humoriste « tendance quenelle », le Très anti-juif Dieudonné.

Au-delà des accords commerciaux, fond souverain, et autre centrale nucléaire. Ce dernier point n’étant pas secondaire dans la géopolitique de la région. La rencontre avec l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri et la déclaration de François Hollande et du  roi Abdallah soulignant la convergence de vue  sur les problèmes de la région, la présence de l’opposition syrienne à Genève et l’intégrité du Liban – cette dernière précédée par une annonce du « royaume » d’un soutien financier massif à l’armée libanaise.

Tout indique que le Liban était bien à l’ordre du jour, car la situation se détériore dans ce pays. Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, qui combat au côté de Bachar el-Assad en Syrie tonne à tous les vents. Il a averti les forces du 14 mars tout en menaçant Israël et l’Arabie Saoudite. Il veut éliminer l’éventualité du renouvellement du Président libanais, Michel Sleiman. Ni le Hezbollah ni le commandement des Pasdarans iraniens ne veulent être les perdants de la désescalade irano-occidentale.

Il y a à cela des raisons géopolitiques mais aussi économiques car la fin de l’embargo contre l’Iran ruinerait l’économie du marché noir aux mains des conservateurs iraniens. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’assassinat de Mohamed Chatah, à quelques centaines de mètres de l’endroit où fut assassiné Hariri père.

Le fait que le Wall Street Journal révèle une correspondance entre ce dernier et le Président iranien, le modéré Rohani qui a récupéré le dossier nucléaire, en dit long sur les raisons de cet attentat mortel, mais surtout du climat qui règne tout à coup au Liban. Bachar el-Assad anticipe l’impossible victoire en Syrie et les supputations sur une partition. Il veut un Liban chiite ou tout du moins suffisamment divisé pour pouvoir exister.

Les conservateurs iraniens et le Hezbollah cherchent à élargir la guerre au Liban pour réduire toute marge de manœuvre du Président Rohani en Iran. Le Guide de la révolution iranienne, Ali Khamenei, campe quant à lui sur une grande prudence.

Tout indique que des forces pour des raisons domestiques ont décidé d’exporter la violence au Liban. La France, de passage en Arabie Saoudite, a signifié qu’elle ne laisserait pas faire, d’autant que le ministre israélien de la défense, Moshe Yaʿalon a déclaré que la patience de l’Etat hébreu avait une limite. Tout semble réuni pour un embrasement au Liban avec comme toile de fond la tentation de la « lybisation » du Liban ! La France, amie du Liban, se veut vigilante et nous devons l’être aussi  !

27 Déc

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Le parti socialiste condamne le retour de la violence au Liban

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Après le lâche attentat qui a frappé Beyrouth ce 27 décembre, le PS exprime sa solidarité avec le Liban qui ne doit pas devenir un second front de la guerre civile qui ensanglante la Syrie.

Le Parti socialiste condamne l’exportation de la violence au Pays du Cèdre qui a déjà payé le prix du sang, notamment en 2005 avec l’assassinat de Rafic Hariri.

Le Parti socialiste appelle une fois encore l’Union européenne et la communauté internationale à œuvrer pour le règlement pacifique des conflits du Proche-Orient.

31 Oct

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Interview dans l’Orient le jour: « Les libanais n’ont pas à craindre les discussions en cours avec le régime iranien »

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Jean-Christophe Cambadélis a répondu à une interview pour l’Orient- Le jour que vous pouvez retrouver ci-dessous ou en cliquant ici:

 

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INTERVIEW –  Député de Paris, premier vice-président du Parti socialiste européen et l’une des principales figures de proue du Parti socialiste français, Jean-Christophe Cambadélis reçoit « L’Orient-Le Jour » rue de Solférino en vue d’une analyse géopolitique des bouleversements en cours au Moyen-Orient et leur impact direct sur le Liban.
Il est qualifié par les cadres du Parti socialiste français de « pragmatique ». Il fut jadis trotskiste et il est considéré aujourd’hui comme l’un des porte-étendards du courant social-démocrate du parti. Jean-Christophe Cambadélis est présentement l’un des principaux ténors du PS. Député de Paris, secrétaire national du PS en charge de l’Europe et des affaires internationales, premier vice-président du Parti socialiste européen (PSE), son nom est cité par la presse française comme l’un des trois favoris dans la course à la présidence du PS, l’actuel secrétaire général du parti, Harlem Désir, étant pratiquement sur un siège éjectable, d’autant qu’il y a quelques jours, il a contredit publiquement le président François Hollande dans l’affaire de la jeune Rom, Leonarda, expulsée tout récemment de France.
Jean-Christophe Cambadélis a une connaissance approfondie des grands dossiers internationaux et il suit de près dans ce cadre les développements se rapportant à la conjoncture moyen-orientale, plus particulièrement en ce qui concerne les dossiers du Liban, du Hezbollah, du terrorisme, de la crise syrienne et des relations avec la République islamique iranienne. Malgré un emploi de temps chargé, dû aux soubresauts qui secouent son parti, il a reçu L’Orient-Le Jour dans son bureau de la rue de Solférino, siège du PS, dans le 7e arrondissement de Paris.

 

L’entretien est axé d’emblée sur les développements régionaux dont l’impact sur le Liban n’échappe à personne. M. Cambadélis se montre sur ce plan confiant quant à l’avenir du pays du Cèdre, affirmant que les discussions en cours entre Téhéran et les puissances occidentales, dans le sillage de la politique d’ouverture affichée par le nouveau président iranien, ne se feront pas au détriment de la souveraineté et de l’indépendance du Liban. « Les Libanais n’ont pas à craindre de ces pourparlers », souligne-t-il d’entrée de jeu, réfutant ainsi, sans la moindre hésitation, les appréhensions de certains milieux libanais qui craignent que la relance du dialogue avec Téhéran n’ait pour conséquence une emprise implacable du régime des mollahs iraniens non seulement sur le Liban mais aussi sur la région en général, par le biais, notamment, d’un blanc-seing qui serait accordé au Hezbollah sur l’échiquier politique local, ce qui renforcerait encore davantage sa position prédominante sur les plans militaire, sécuritaire et politique.
« Les Libanais doivent être rassurés sur ce plan », déclare M. Cambadélis. Dans une allusion à peine voilée à l’entrevue entre le président Hollande et le président Rohani, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il souligne sans détour : « Le président Hollande a toujours défendu l’indépendance et la souveraineté du Liban. Il faudrait être un piètre politique pour songer à troquer l’arrêt du nucléaire iranien contre l’intégrité du Liban. La démarche du président Hollande a été de saisir une opportunité de dialogue après l’élection du président Rohani. En politique internationale, personne n’est naïf. Les Iraniens ne peuvent pas penser que sur base du simple fait que le guide de la révolution iranienne a permis à Rohani de se présenter à l’élection présidentielle, cela suffirait à modifier le climat politique international. L’Occident ne prend pas cela pour de l’argent comptant et les Iraniens ne peuvent pas le penser. »
« Nous sommes dans une phase de désescalade, ajoute à ce propos Jean-Christophe Cambadélis. Chaque partie s’emploie à mesurer ou jauger la posture de l’autre. Les Iraniens ne peuvent pas croire qu’en gagnant simplement du temps, ils aboutiront à un résultat. À un certain moment, la communauté internationale réclamera des faits, des éléments concrets. »

Mais précisément, en cas de concessions faites par Téhéran sur le dossier nucléaire, le pouvoir iranien ne pourrait-il obtenir en contrepartie la réalisation de ses aspirations quant à la mise en place du croissant chiite, s’étendant de Bagdad à Beyrouth en passant par Damas, avec ce que cela implique comme renforcement de l’emprise du Hezbollah sur le Liban et le maintien de Bachar el-Assad ? « Personnellement, j’estime que le pouvoir iranien n’est pas dans une position offensive, mais qu’il est plutôt dans une situation défensive, souligne M. Cambadélis. L’instrumentalisation qu’il fait du croissant chiite vise à resserrer l’étau auquel il est soumis. En outre, accepter la mise en place d’un tel croissant chiite reviendrait à plonger toute la région dans un nouveau cycle de tourmentes du fait que de nombreux pays, plus particulièrement les États du Golfe, ne sauraient accepter que l’Iran soit dans une position prépondérante dans la région. »

La stratégie de paix d’Obama
Faisant montre d’une remarquable vision stratégique de l’évolution des grands dossiers internationaux, M. Cambadélis se livre à une analyse particulièrement fine de la politique suivie présentement par l’administration américaine dans la région, notamment au plan des efforts déployés en vue de faire aboutir le processus de paix israélo-arabe. « Les précédents présidents américains, relève-t-il à cet égard, axaient principalement leurs efforts pour aboutir à une paix entre Israël et les pays arabes sur le règlement du contentieux territorial, ce qui débouchait rapidement sur un blocage. »
« Le président Barack Obama semble suivre une autre approche, relève M. Cambadélis. Il a une vision stratégique de toute la région dans sa globalité. Dans le but d’engager le processus de paix israélo-arabe sur la bonne voie, il s’emploie à désamorcer un à un tous les foyers de tension, tous les dossiers explosifs qui constituent autant de sources d’inquiétude pour Israël. Cela inclut ainsi le nucléaire iranien, les armes chimiques syriennes, ainsi que la situation et l’arsenal militaire du Hezbollah au Liban. »
Dans cette perspective et au sujet du cas spécifique des armes du Hezbollah, M. Cambadélis souligne la nécessité de « trouver le moyen de retourner à un débat démocratique sur la scène politique libanaise ». « C’est un but vers lequel nous devons tendre, précise-t-il. Le Hezbollah est, certes, armé. L’objectif à atteindre devrait être le désarmement de toutes les factions libanaises et la participation de tous, y compris le Hezbollah, à un processus démocratique. »

Le rôle de Poutine
Dans le cadre de cette vision stratégique globale, M. Cambadélis souligne qu’il est « excessif » de dire que les derniers développements en rapport avec le projet de frappe occidentale contre les forces du régime syrien, à la suite du bombardement de la Ghouta de Damas aux armes chimiques, ont eu pour résultat de faire du président Vladimir Poutine « l’acteur international numéro un » dans la région. « Le président Poutine n’a pas les moyens d’être le premier acteur dans la région, souligne M. Cambadélis. La Russie est un pays en pleine reconstruction. Elle n’a pas les moyens de mener le jeu et d’être le principal acteur. Le rôle des États-Unis, de l’Union européenne et d’autres pays de la région est incontournable. »
« En outre, poursuit M. Cambadélis, l’épisode du projet de frappe occidentale contre le régime syrien a peut-être débouché sur une victoire médiatique pour le président Poutine, mais d’un point de vue stratégique, cet épisode a été en quelque sorte un revers pour la Russie, car il a montré que si l’obstacle du Conseil de sécurité est contourné, le président Poutine ne peut plus rien faire et ne peut plus influer sur le cours des événements. En clair, la seule force du président Poutine est le droit de veto au Conseil de sécurité. Les puissances occidentales ont prouvé qu’elles étaient en mesure de contourner cet obstacle et, auquel cas, le président Poutine ne peut plus rien faire. »

 

Bachar n’est pas l’homme de l’avenir pour une Syrie réunifiée

Abordant le dossier de la guerre syrienne, Jean-Christophe Cambadélis exclut une éventuelle inflexion de la position occidentale à l’égard du régime syrien, suite aux derniers développements. « Il n’y a pas de solution en dehors d’un gouvernement de transition bénéficiant de tous les pouvoirs exécutifs, souligne-t-il sans ambages. Et dans ce cadre, Bachar el-Assad n’est pas l’homme de l’avenir pour une Syrie réunie. »
Au-delà de cette position de principe, M. Cambadélis n’écarte pas la thèse selon laquelle le régime de Bachar el-Assad s’emploie réellement à manipuler d’une certaine façon les organisations fondamentalistes et jihadistes, ou tout au moins certaines d’entre elles. « Lorsque Bachar el-Assad libère de prison des fondamentalistes, ce n’est sûrement pas dans un esprit d’ouverture, précise à ce sujet M. Cambadélis. Quand il y a des bombardements qui visent la banlieue de Damas, ils ne sont pas dirigés contre les positions d’el-Nosra. L’intérêt de Bachar el-Assad est de se retrouver en tête à tête avec les jihadistes pour dire qu’il fait la même chose que le président Hollande au Mali. Le jeu de Bachar el-Assad à ce propos est évident. »

La libération des deux évêques, du père Paolo et des journalistes
M. Cambadélis réfute par ailleurs en bloc l’argumentation avancée par certains milieux, notamment au Liban, qui soulignent que « Bachar el-Assad est peut-être un boucher, mais il défend les minorités chrétiennes ». « Un tel argument est irrecevable tant sur le plan du droit international qu’au niveau de la morale politique, souligne M. Cambadélis. Il faut, certes, protéger les minorités, et d’ailleurs, tel est l’un des enjeux de la phase de transition qui est prônée. Cette transition vise à mettre en place une large coalition au sein de laquelle on assurerait un rôle aux minorités. Il s’agit donc de prévoir une contribution des minorités dans le cadre d’une coalition contre Bachar el-Assad et non pas de mettre en place une alliance des minorités sous l’égide de Bachar el-Assad. »
Dans un tel contexte, Jean-Christophe Cambadélis ne manque pas de réclamer avec force la libération des deux évêques grec-orthodoxe et syriaque-orthodoxe, du père italien Paolo Dell’Oglio et des quatre journalistes français détenus en otages en Syrie. Il s’agit là, selon lui, d’un « geste nécessaire », dans la perspective de la conférence de Genève 2 en vue d’un règlement en Syrie.

24 Août

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Liban, un attentat de trop

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attentatlibanHier, une fois de plus, un attentat a frappé la ville de Tripoli tuant 42 personnes et des centaines de blessés. Ce crime, à forte connotation confessionnelle, ayant un lien évident avec le contexte dramatique syrien, vient aggraver l’équilibre toujours plus fragile d’un pays multiconfessionnel qui tente de se construire dans la tolérance mutuelle et le vivre ensemble.

Après les événements tragiques des bombardements massifs et chimiques cette semaine dans la banlieue de Damas, cette nouvelle attaque doit susciter une réaction unanime de condamnation contre le terrorisme et de soutien indéfectible à la cohesion et la souveraineté du Liban.

14 Jan

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[Parti Socialiste] Liban

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Le Parti socialiste exprime sa vive inquiétude face à l’évolution de la situation politique au Liban après la chute du gouvernement d’union nationale.

Il appelle l’ensemble des parties libanaises à renouer immédiatement le dialogue pour rétablir ce gouvernement et préserver le fonctionnement normal des institutions.

Le PS apporte tout son soutien au peuple libanais dans cette démarche.

Le Liban a tout à craindre d’un autre conflit politique qui risquerait de conduire à de nouvelles confrontations intérieures.

Le PS appelle également tout ceux qui peuvent jouer un rôle au Liban, notamment les États-Unis et l’Union européenne, la France et les pays arabes, à contribuer activement à la recherche d’une solution négociée à la situation.

30 Mai

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Il se passe quelque chose au Moyen Orient

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D’abord la détermination de Barack Obama de ne pas attendre le 2ème mandat pour aborder le conflit Israelo-Palestinien. La diplomatie Américaine aborde la question par tous les bouts. Retrait de l’Irak combiné aux élections. Redéploiement en Afghanistan impliquant le Pakistan contre Al Qaida. Pression sur l’Iran en intéressant la Russie et la Chine. Enfin lente mais réelle mise sous pression de Netanyahou tout en rétablissant un espace diplomatique à l’autorité palestinienne. Dans le même temps l’appel « Jcall » lancé par des intellectuels juifs qui stigmatisent la politique de Netanyahou, combiné à la tentative de débloquer le blocus naval à Gaza, pendant que la diplomatie impose un espace de négociation tri partite contre Israël et l’autorité palestinienne. Cette dernière adoptant un profil extrêmement bas. Débat sans condition si ce n’est la fin des constructions de colonisation. Lire la suite…

29 Jan

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Afghanistan : Bilan de la conférence de Londres

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La Conférence sur l’Afghanistan organisée à Londres le 28 janvier, censée définir une « nouvelle stratégie » plus cohérente, ne se termine finalement que pour reconnaître une réalité évidente : on se trouve en Afghanistan devant une impasse militaire et politique.

Les décisions prises, à savoir le transfert aux Afghans de la responsabilité en matière de sécurité dès la fin de 2010 « à condition que les conditions le permettent », l’augmentation du nombre de soldats et de forces de sécurités afghans, maintes fois soulignées ces derniers temps, se heurtent à l’absence d’un Etat afghan fort, crédible et légitime, issu d’élections justes et démocratiques.

Le point le plus important discuté à Londres fut la proposition du président afghan, non de dialoguer avec les talibans, mais de demander le retrait des noms des chefs des talibans de la liste noire des terroristes établie par l’ONU. Si la réconciliation entre les Afghans peut contribuer au retour à la paix, le retour sans conditions des talibans au sein du pouvoir provoquera de nouvelles tensions et une guerre civile à caractère ethnique.

La conférence de Londres est confuse dans ses perspectives : ni paix, ni guerre et pas soutenable dans la pratique : briser militairement les talibans tout en leur proposant une part de pouvoir. Il faut une conférence internationale de paix sous l’égide de l’ONU avec la participation de toutes les composantes de la société afghane, y compris la société civile. Aucune solution n’existera sans l’inversion des priorités entre le militaire et le civil, la participation des pays voisins de l’Afghanistan, notamment le Pakistan et l’Iran (l’absence de ce dernier pays à la conférence de Londres est évidemment lourde de conséquence pour l’avenir), sans la perspective d’un gouvernement pluriel préparant des élections.

27 Jan

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La conférence de Londres: La conférence des confusions

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Madame Merkel nous dit « l’avenir de l’Afghanistan se joue à Londres ». Parions plutôt qu’il en sortira une certaine confusion. Où allons nous ?

Les USA renforcent leurs troupes, 35 000 hommes, l’Allemagne et l’Espagne en propose 500, mais le reste du monde: Le Japon se retire sur la pointe des pieds, le Canada n’en peut plus, la France fera dans le qualitatif. Mais la surprise vient de Monsieur Karzaï qui veut négocier avec les Talibans comme le susure Madame Clinton. Mais il propose pour ce faire non seulement de l’argent contre les armes, mais ce que l’on dit moins: le retrait des noms des principaux Talibans inscrits sur une liste noire de l’ONU. Alors acceptera t-on l’amnistie ? Impensable !

Mais que fait-on aussi du plan Hekmatyar qui ne propose pas le retrait des troupes de l’OTAN, mais qui propose une force de paix (sûrement les Turcs) et un gouvernement de transition ? A t-on entendu le refus de Monsieur Abdula de reconnaître Karzaï ? Il est donc peu probable que l’on avance réellement. Tout au plus on va tenter de briser les reins des Talibans Pachtouns pour les obliger à négocier, comme on l’a fait en Irak. Mais les tribus Sunnites n’ont rien à voir avec les Pachtouns qui se vivent comme un peuple et sont discrètement soutenus par les services Pakistanais, eux mêmes discrètement soutenus – selon les Indiens – par les Chinois. Bref, on nage dans la confusion car la solution militaire est une impasse…