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21 Juin

Commentaires fermés sur L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

L’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV

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19HRuthElkrief 21062016

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Ruth Elkrief sur BFM TV.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’émission ainsi que ses principales déclarations:

 

Manifestation/ Loi Travail
La position de Bernard Cazeneuve est raisonnable. Il faut un lieu qui soit plus facile à sécuriser.

La question est comment sécuriser la manifestation? Il faut une solution qui protège les manifestants.

Ce serait sympa de la part de la CGT de soulager un peu les forces de police. Cela ne remettrait pas en cause leur combat.

Il existe chez la CGT un forcing qui me semble un peu hors de propos

Primaire
Nous avons voté par deux fois au Conseil national du PS pour une primaire de toute la gauche. Nous avons constaté que les Verts et le PCF nous avaient claqué la porte au nez.

La primaire dans la Belle Alliance populaire  est plébiscitée par les Français. Tout le monde a compris qu’il fallait une explication à gauche avant 2017.

Le Président de la République et les réformistes sont bien plus majoritaires à gauche que ce que l’on dit.

La gauche du PS à un problème: il y a 4 candidats qui n’arrivent pas à se mettre d’accord.
Gérard Filoche fait tout pour se faire virer du Parti socialiste. La dernière déclaration de Gérard Filoche est inadmissible et je lui demande de revenir solennellement sur ses propos.
Il s’agira d’une primaire citoyenne ouverte aux personnes qui partagent nos positions.
Emmanuel Macron a indiqué que si François Hollande était candidat, il ne le serait pas.


Primaire LR

Ils sont d’accord sur tout sauf sur la République: Nicolas Sarkozy a décidé de braconner sur les terres du FN.

Nicolas Sarkozy n’a décidément rien appris de son passage à la Présidence de la République

18 Juin

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« Pour une primaire loyale et représentative », interview à Libération

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libe

Libération publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Le PS organisera-t-il une primaire?

J’ai décidé de soumettre au conseil national du Parti socialiste une primaire ouverte à la Belle Alliance Populaire si la primaire de toute la gauche est impossible.

Quand?

Nous en discuterons ensemble ce samedi. Si la primaire de toute la gauche est possible, nous garderons les dates évoquées, soit les deux premières semaines de décembre. Si elle était impossible, nous organiserons ces primaires les deux derniers week-ends de janvier.

Quelles seront les conditions?

Nous allons en discuter. Mais elles ne devraient pas aller au-delà de celles de 2011.

Les socialistes sont donc libres, sous condition de parrainage, de s’y présenter.

Si c’est la primaire de toute la gauche, on posera la question de qui représente le PS. Si c’est la primaire dans l’espace de la Belle Alliance Populaire (PS, Radicaux de gauche, certains écologistes, ndlr), les candidatures seront évidemment libres. Une commission de suivi de la primaire est en place. Elle fera des propositions pour septembre.

Pourquoi avoir évoqué cette semaine un «congrès extraordinaire» pour modifier les statuts du PS et ne pas faire de primaire?

C’était une des options sur la table. Mais la presse ne voit que celle qui permet de faire le buzz.

Vous dites «si la primaire de toute la gauche n’est pas possible». Pouvez-vous préciser?

Dès le 6 février, le PS a pris position pour la primaire de toute la gauche. Il l’a réaffirmé unanimement dans une adresse le 9 avril. Nous avons attendu les congrès du PCF et des Verts. Ces derniers ont fermé la porte à toute alliance et toute primaire à gauche. Les communistes ont repoussé leur décision au mois de novembre mais indiqué qu’il y avait un «mur infranchissable» entre la gauche qu’ils défendent et la gauche de gouvernement. Je le regrette profondément. Ils mésestiment la situation politique et ce que la droite a dans ses cartons. Je ne fais pas l’impasse sur la présidentielle de 2017. C’est une des élections les plus importantes de ces vingt dernières années. Il s’y jouera le destin de la France, tant du point de vue social que des principes républicains. Faire l’impasse pour spéculer sur une recomposition politique suite à une défaite programmée et parfois, pour certains, organisée, est une faute politique devant l’histoire et la gauche. Cessons la fragmentation et engageons un processus de recomposition. La primaire de toute la gauche pouvait le permettre. On nous a claqué la porte au nez, sans autre considération qu’une volonté punitive du Parti socialiste.

En même temps, on doute que vous y ayez cru à cette «primaire de toute la gauche»

Je prends les gens aux mots. Quand le PCF et les Verts ont condamné la sécession de Jean-Luc Mélenchon, je ne pouvais pas croire qu’il s’agissait d’un règlement de compte entre eux. Je ne peux pas croire non plus que les écologistes et les communistes aient fait une croix sur leur représentation nationale au Parlement au prétexte qu’ils sont en désaccord avec la politique menée. Nos amis font une erreur stratégique. Il n’est jamais bon de tourner le dos à la gauche et à son unité lorsque les menaces s’amoncellent à droite.

Vous leur proposez un accord législatif en échange d’une unité à la présidentielle?

A cette étape, je ne leur propose rien. La seule chose que je propose, c’est une primaire de toute la gauche où ils s’engagent à respecter le verdict du vote. On ne peut pas faire plus simple! Je constate seulement qu’ils n’ont pas envie. Je ne veux pas attendre que leurs tergiversations conduisent à ce que le PS ne puisse plus le faire.

François Hollande est au courant?

Je l’ai tenu au courant.

Qu’en dit-il?

Que le Parti socialiste se détermine comme il le souhaite.

Donc, cela veut dire que si François Hollande est candidat, il passera par la case primaire ?

Je le souhaite.

Beaucoup de ses proches, comme du Premier ministre, sont pourtant contre l’idée de primaire. Pour eux, le Président est légitime à se représenter.

Je respecte cette position. Je pense, comme eux, que le président de la République sortant n’est pas n’importe quel compétiteur. Il a de grandes chances d’être le candidat de la gauche. Et – c’est une position personnelle – c’est peut-être lui qui est le seul capable, à cette étape à gauche, de gagner la présidentielle. Ce qui m’afflige, c’est que la gauche soit aujourd’hui dans un combat pour départager la gauche de gouvernement avec la gauche de contestation. Ce n’est pas à la hauteur des défis qui nous sont posés.

En 2011, vous aviez eu besoin d’une bonne année pour organiser la primaire. Est-ce encore possible, d’organiser une telle désignation ouverte en six mois?

Nous avons conscience que le temps est compté. Que la situation est complexe. Mais il faudra se donner les moyens pour que cette primaire soit loyale et représentative.

Fin janvier, tout le monde aura un candidat, sauf vous. Ce n’est pas trop tard?

C’est une question que la commission pourra étudier. Mais si nous le faisons en décembre, on nous reprochera de ne pas laisser de temps au débat.

La primaire est une façon de rassembler une gauche aujourd’hui très divisée?

Oui. C’est un moyen de rassembler. C’est aussi un moyen de mesurer les nuances, interrogations, divergences… Et de convaincre! Puisque nous sommes confrontés au fait que «ça va mieux» économiquement et sur le front du chômage mais que les Français ne le perçoivent pas, ce sera aussi l’occasion de le faire savoir et de le faire comprendre.

Le lien semble pourtant coupé entre la gauche de gouvernement et son électorat non?

Je ne crois pas. Il y a un profond sentiment d’unité. L’électeur de gauche distingue son appréciation de telle mesure gouvernementale de la nécessité de se rassembler pour faire barrage à l’extrême droite et battre la droite. Il y a une distorsion entre les appareils et l’électorat. Les uns sont radicalisés. Les autres sont attentifs. Nous sommes dans une phase de fragmentation des représentations politiques. La présidentielle sera un vecteur de recomposition.

Et en même temps, Jean-Luc Mélenchon fait aujourd’hui jeu égal avec François Hollande.

Je ne confonds pas un moment de désaccord entre les gauches sur la démarche à suivre sur la loi Travail et le rapport de forces réel dans le pays. Ces sondages auraient dû s’affirmer dans les urnes. Or ce n’est pas le cas.

Pour vous, Jean-Luc Mélenchon n’est pas une menace ?

A cette étape je ne mesure pas son axe de campagne. D’un côté, il y a un front populaire de combat que nous avions déjà vu lors de la précédente présidentielle. Mais il a aussi des accents à la Beppe Grillo que je ne lui connaissais pas : sortie des traités européens, salut aux assignés à résidence, l’idée que la droite serait moins pire que la gauche… A-t-il choisi un axe de débordement ou une nouvelle offre politique?

Comment le PS peut-il éviter la fracture sur la loi travail ?

L’expression de nos députés est libre mais la remise en cause de la solidarité en déposant une motion de censure n’est pas acceptable au regard de nos statuts. C’est une ligne rouge. Si certains d’entre nous vont jusque là, il y aura des sanctions.

Comment observez-vous les violences dans les manifestations?

Il y a beaucoup de violence dans la société française et européenne. Aujourd’hui on peut à nouveau tuer pour des idées en Europe ou bien au nom d’une foi dévoyée. On peut brandir le masque de la haine contre les réfugiés. La démocratie est un bien précieux. Il faut conserver cette possibilité de dialogue, d’échanger et d’être en désaccord. J’ai demandé à la CGT de faire une pause car les manifestations sont instrumentalisées par des personnes qui veulent la violence pour la violence. Il ne s’agit pas pour ces derniers de stimuler le mouvement social mais d’imposer la stratégie du chaos. Qui en sortirait vainqueur ? L’extrême droite. Le Président est donc totalement dans son rôle lorsqu’il rappelle la loi.

En même temps lorsque le gouvernement ne bouge pas face à une réforme impopulaire dans l’opinion et qu’il brandit le 49-3 car il n’a pas de majorité à l’assemblée nationale…

(Il coupe) J’avais, lors de la première version de la loi travail, dit que je trouvais le texte déséquilibré et qu’il n’était pas votable en l’état. Ce n’était pas anodin venant d’un premier secrétaire d’un parti au pouvoir. Le gouvernement a bougé. Il a reculé. Il a suspendu le texte, réuni tous les syndicats et bâti avec intelligence un compromis. Dans ce texte, les éléments les plus critiques ont été retirés et ceux souhaités par le PS – garantie jeune, première marche vers une sécurité sociale professionnelle – ont été augmentés. Un compromis a été trouvé. Puis des syndicats ont manifesté leur désaccord total et une minorité de socialistes s’est alliée avec des députés communistes et verts pour créer une minorité de blocage qui a conduit le gouvernement au 49-3 pour faire respecter ce compromis.

Vous pensez qu’il est possible d’éviter un nouveau 49.3 au retour du texte à l’Assemblée début juillet?

Vu l’hostilité, je ne vois pas les parlementaires minoritaires opposés au texte revenir sur leur position. Certes, ils ne sont plus dans le retrait mais dans l’amélioration du texte. Mais leurs conditions sont telles que cela dénaturerait le compromis trouvé par le gouvernement. Le chemin n’est pas fermé, mais il est très étroit.

 

Propos recueillis par Rachid Laïreche et Lilian Alemagna.

15 Juin

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L’invité de Questions d’info sur LCP avec AFP, France Info et Le Monde

par

QDI 15062016

 

Jean-Christophe Cambadélis était mercredi l’invité de Questions d’Info sur LCP, en partenariat avec AFP, France Info et Le Monde.

Il a répondu aux questions de Frédéric Haziza, François Fressoz, Frédéric Dumoulin et Yael Goosz.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’émission:

 

Magnanville / Terrorisme
Il ne faut pas instrumentaliser ce drame à des fins politiques. Le moment est gravissime.
Nous menons la bataille dans une coalition internationale pour en finir avec l’EI qui recule en Irak, en Syrie et en Libye.
La coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme porte ses fruits comme à Düsseldorf.
Ce recul sur le terrain, cette pression sur les terroristes conduit à d’autres formes d’attentats.
Ce qui est fait par le gouvernement en terme de sécurité est efficace. Mais la sécurité absolue est impossible.
Bernard Cazeneuve a les choses en main ce qui n’empêche pas des individus isolés de passer entre les mailles.
Si à chaque fois qu’il y a un attentat, il faut rajouter une mesure pour satisfaire lopinion je ne sais pas où l’on s’arrêtera.
Adapter, corriger, analyser des mesures oui. être dans le concours Lépine de mesures pour la sécurité non.
La principale qualité dans les moments que nous vivons c’est la compassion pour les victimes, le sang froid et la détermination.

Manifestation

Il y a beaucoup de violences dans notre pays. Mais je ne mets pas tout sur le même plan. Il y a la violence terroriste, la violence des hooligans et la violence à la fin des manifestations.

Je suis pour qu’il y ait une pause dans ces manifestations. Chaque manifestation s’est terminée dans la violence. Je suis pour que la CGT prenne ses responsabilités.
Je ne dis pas que la CGT est responsable de la violence. Je demande à la CGT une pause car ce n’est pas les manifestations qui changeront la loi travail.
Tout le monde a compris que la CGT était contre l’article 2 de la Loi travail et la CFDT pour.
Les militants de la CGT condamnent ces violences
La CGT s’enferme dans une position de refus.
Plus on arrive à la fin d’un mouvement, plus il y a de la violence et moins il y a de participants
Il faut que la CGT comprenne que des casseurs instrumentalisent ces manifestations.
Le projet de loi peut toujours évoluer mais ne doit pas être dénaturé. Il y a des avancées dans ce texte
La CGT est enfermée dans le retrait et ne veut pas d’un texte amélioré mais gagner sur le retrait ou dénaturer le texte
J’appelle tout le monde à comparer le texte de Mme El Khomri et le texte du Sénat.
Il faut respecter le calendrier et le compromis passé entre le Gouvernement et les syndicats réformistes.
La CGT demande à ne pas respecter ce compromis et ce n’est pas acceptable.

Ça va mieux ?
Tous les experts le reconnaissent : ça va mieux. Tous les indicateurs sont au vert. Les Français ne voient pas ou ne croient pas à ces résultats
Nous allons réussir économiquement et socialement mais la réussite ne conduit pas à l’adhésion.
Il faut continuer sur la politique économique, faire comprendre aux Français que la situation s’améliore, traiter les autres problèmes et juguler la violence

Primaire des Républicains
Nicolas Sarkozy se critique lui-même : il a été aux responsabilités (à l’Intérieur sous Jacques Chirac puis Président) pourquoi n’a t-il pas réussi?
Dans le débat face à Alain Juppé, Sarkozy emprunte les thèses du Front national: tu aimes la France où tu t’en vas.
Deux conceptions s’affrontent: celle du FN  sur l’assimilation et celle du PS et de la gauche sur l’intégration. La droite ne sait pas comment se situer.
Cette primaire est la manifestation de la crise de la droite. La droite ne sait pas au fond comment résoudre l’équation politique.
Il y a une crise durable de la droite: crise stratégique et crise d’identité.
Alain Juppé n’a pas tué le match. Il se balladurise. Il n’est pas l’expression de son camp mais de ce qu’il estime être la France
Nicolas Sarkozy se réinstalle dans le match.
J’attends avec impatience le centre de gravité du candidat: sera t-il dans la temporalité du FN ou celle du centre ?

Mauvais sondages pour François Hollande ?

Ces sondages manifestent une exaspération plurielle et contradictoire. Mais cette pluralité ne s’exprimera pas dans la présidentielle car ce sera le temps du choix.

Gauche / Primaires
Aujourd’hui la gauche se comporte comme si elle avait fait une croix sur la présidentielle. La présidentielle servirait à savoir qui de la gauche réformiste ou radicale serait majoritaire dans la gauche.
J’observe que tous les électeurs de gauche sont unitaires.
Je ne fais pas l’impasse sur l’élection présidentielle. Il y va de la nature de la France dans les années à venir.
J’appelle les communistes, les écologistes les socialistes à se rassembler, à faire en sorte de trouver un chemin ensemble.
La primaire, ce n’est pas pour départager la nature de la gauche ou pour sanctionner une loi ou pour avoir une attitude punitive par rapport à tel ou tel parti de la gauche, c’est pour faire en sorte qu’il y ait une offre politique globale à gauche, et qu’on reprenne l’espoir. Ce qui me frappe, c’est que l’éclatement du front de gauche, la scission de fait à l’intérieur des écologistes, la crise à l’intérieur du Parti socialiste, la violence d’un Jean-Luc Mélenchon, verbale, ou les cris sinistres à l’extrême gauche ont conduit le peuple de gauche à regarder sans espoir. Eh bien moi je veux faire renaître la flemme de l’espoir.

Nous discuterons des primaires samedi lors de notre conseil national.
Il y aura plusieurs possibilités: Soit une primaire de toute la gauche. Je suis pour. Je ne me résous pas à une réponse dilatoire du PCF ou des Verts.
Soit un changement de statut via un congrès extraordinaire.
Soit une primaire du seul PS. Soit aussi une désignation interne au PS. Tout est sur la table. Je ferais une proposition le 18 juin.

Ecologistes
Nicolas Hulot comme Jean-Vincent Placé, François de Rugy ou Emmanuelle Cosse sont pour moi des écologistes réalistes. Les autres sont gauchistes et sectaires. Ils sont complètement mélenchonisés

Déplacement de François Hollande à Colombey-les-Deux-Eglises

Quand on est Président, on n’est pas président de la gauche, on est président de tous les Français. Donc il faut respecter tous les Français et leurs symboles, ce qui crée d’ailleurs une contradiction, parce que le camp de gauche dit : « On n’est pas représenté » (…) Je pense que François Hollande est moins sectaire que Nicolas Sarkozy, il a été sur la tombe du Général de Gaulle, Nicolas Sarkozy n’a pas été sur la tombe de François Mitterrand.

 

18 Fév

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Ukraine : le Parti socialiste déplore la mort de manifestants

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logops160 La police ukrainienne reconnaît la mort d’au moins cinq civils tués aujourd’hui par les forces de l’ordre lors d’une manifestation à Kiev appelant à la démission du président Viktor Ianoukovich.

Le Parti socialiste déplore vivement ces morts et adresse ses condoléances à leurs proches. Il note que cette escalade de la violence est le résultat de la politique du Président ukrainien lequel reste sourd aux aspirations européennes et légitimes de son peuple.

Le Parti socialiste appelle toutes les parties à la retenue et à la responsabilité pour éviter une dégradation supplémentaire de la situation. Il souligne que l’apaisement doit passer par la nomination d’un gouvernement le plus large possible et par une réforme constitutionnelle. Il réitère son soutien et sa grande solidarité avec les forces démocrates et pacifiques de la place Maïdan.

 

02 Fév

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Le street party se nourrit de la rumeur

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manif pour tous 02022014L’hypapante, la présentation du christ au temple 40 jours après Noël, est donc la date choisie par le courant catholique anti-mariage pour tous pour manifester contre un fantasme. La GPA et la PMA.

Inutile de dire que ni l’un ni l’autre, n’est présent dans le texte qui sera présenté au Parlement. Mais comme il y a quelques jours la théorie du genre mobilisait d’autres familles, la rumeur « boostée » par internet surfe sur la crédulité des gens. Pourquoi ?

Tout simplement parce-que le préjugé anti-socialiste légitime les hantises. Ces familles profondément inquiètes voire choquées par la modernité de la société se mobilisent. C’est un mouvement, au sens étymologique du terme, réactionnaire. Préjugés, peur, réaction, une partie non négligeable de la droite catholique s’enferme dans la négation du monde.

Ce mouvement veut remettre en cause la liberté. Celle de vivre sous la forme de son choix. C’est une tentative d’ériger une forme de famille contre toutes les autres. Il faut défendre la liberté qui est notre bien le plus cher.

Comment combattre cette dérive ? Rassurer, dénoncer, mobiliser. Rassurer, nous n’irons pas plus loin que le mariage pour tous. Rassurer, la famille telle qu’ils la conçoivent n’est pas mise en cause. Elle continuera à vivre des siècles. D’autres formes de familles existent, existeront. Il y a eu le droit au divorce. Il y a eu le droit à l’avortement. Il y a eu le concubinage et le PACS. Cela n’a rien enlevé au mariage.

Il faut dénoncer. D’abord « on » instrumentalise les peurs et les rumeurs. Et ce « on » c’est l’extrême-droite, catholique ou pas. Il ne faudrait pas non plus que le mariage catholique devienne la norme au-delà duquel il n’y a pas de société.

Enfin mobiliser, contre des mesures qui ne sont pas dans un texte. Cela s’appelle de la manipulation. Il devient nécessaire que la gauche, les démocrates, les humanistes, les républicains, manifestent qu’il y a des limites à la réaction.

Nous ne voulons pas que le modèle français de fraternité laïque soit mis en cause par des peurs artificielles. Il est temps de manifester pour le défendre, il est temps de manifester pour la fraternité !

 

19 Juin

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La crise bulgare

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bulgarie

La droite ultra-conservatrice a été chassée lors des élections législatives mais dans des conditions telles que la gauche n’a pas de majorité. Le Parti socialiste bulgare a donc engagé des négociations avec de petites formations. Cela a débouché sur un gouvernement Plamen Orecharski sans étiquette mais proche des socialistes bulgares. Et vraisemblablement, en contrepartie, la nomination de Delyan Peevski à la tête de l’agence d’Etat pour la sécurité nationale. Le souci est que ce député est lié au plus gros groupe de presse du pays et des rumeurs circulent sur des liens avec des oligarques russes. Dans une situation sociale désespérée qui voit les suicides par le feu se multiplier et a vu des journées d’émeutes contre les augmentations des prix de l’énergie. A un moment où la droite de Monsieur Boïko Borissov, ancien Premier ministre, est discréditée pour avoir procédé à des écoutes téléphoniques illégales par son Ministre de l’Intérieur. La situation tourne à la confusion, aux manifestations, aux affrontements et rode le parti xénophobe antisémite Ataka qui a suffisamment de députés pour défaire le gouvernement et les prochains. Après la Roumanie, avec les Balkans mal en point et la Grèce au bord du chaos c’est tout le sud ouest de l’Europe qui rentre en crise. Tout cela va mal se finir s’il n’y a pas une nouvelle donne européenne.

27 Jan

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Mariage pour tous ? C’est fait !

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2701manif

La gauche unie, la majorité parlementaire en bloc, la France des sondages ou des manifs mobilisées. Rien ne s’opposera donc à l’adoption de ce qui fut un engagement de François Hollande à la présidentielle: le mariage pour tous. La hiérarchie catholique appuyée par les copéistes et le Front National n’a pu inverser le cours de l’histoire. L’exigence d’égalité a été plus forte que la stigmatisation rampante de l’homosexualité. Aujourd’hui rien ne peut aller contre ce nouveau droit. Même Barack Obama en a fait un des thèmes de son discours d’investiture. L’Espagne l’a adopté sous la gauche et les conservateurs au pouvoir ne l’ont pas abrogé. La France est dans le peloton de tête des nations accordant des droits nouveaux, la gauche redonne ainsi à la France sa vocation défendre l’égalité et conquérir des droits.

06 Déc

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Egypte: une constitution démocratique ne peut s’imposer anti-démocratiquement !

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Le Parti socialiste suit avec inquiétude les récents développements de la situation en Égypte où le Président Morsi veut soumettre à référendum le 15 décembre un projet de constitution controversé sans consultation des partis politiques et sans prise en compte de l’avis de la Cour suprême constitutionnelle.

Le Parti socialiste regrette profondément la crise actuelle et les affrontements qui ont causé plusieurs morts et des centaines de blessés. Aucune constitution démocratique ne peut être imposée par des voies anticonstitutionnelles.

La crise actuelle ne peut se résoudre que par le dialogue et la concertation avec toutes les composantes de la révolution égyptienne.

Le Parti socialiste soutient les démocrates égyptiens qui veulent préserver les objectifs de la révolution et l’instauration des institutions démocratiques, pluralistes et laïques. Il soutient particulièrement le jeune Parti social-démocrate d’Égypte.

30 Sep

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Les manifestants se trompent de colère

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L’affiche appelant à la manifestation indiquait que le NPA, Lutte Ouvrière, le POI, SUD, Solidaires, etc… n’appelaient pas à la manifestation même si certains étaient présents. C’est une indication mais c’est le texte de l’appel qui donne sens à notre interpellation.
En effet, l’affiche appelait à manifester contre l’austérité et pour l’Europe solidaire. Ce n’est pas le mauvais traité qui va provoquer la crise. C’est la crise qui a provoqué un mauvais traité. Ce n’est pas ce traité qui va provoquer l’austérité, c’est l’austérité qui va être traitée par ce texte. Ce n’est pas le traité qui impose de réduire les déficits, ce sont les déficits qui imposent un ajustement budgétaire. Ce n’est pas le traité Merkel/Sarkozy qui permettait de sortir de la crise. C’est le nouveau compromis qui permettra de commencer à le faire.

Alors nos amis se trompent de colère. Ils veulent comme nous l’Europe solidaire ! Refuser le compromis de Bruxelles c’est renchérir nos taux d’emprunts, c’est repousser la taxation des mouvements de capitaux, le rachat de la dette par la BCE -premier pas vers la mutualisation… enfin, c’est repousser le début du plan de relance