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13 Oct

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« Les résultats du quinquennat Hollande sont contrastés mais pas nuls », interview à Nice Matin

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Nice Matin publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez lire en cliquant ici ou ci-dessous:

Vous n’êtes pas tendre dans votre livre avec François Hollande. Pourquoi ne pas vous être montré critique plus tôt?

Je l’ai été en petit comité, mais je ne pouvais m’exprimer publiquement car sous la Ve République, on le voit bien avec La République en marche!, c’est l’exécutif qui décide et les partis politiques n’ont pas leur mot à dire. Valls, Macron, les frondeurs, Mélenchon… Tout le monde en prend pour son grade.

Qui trouve aujourd’hui grâce à vos yeux à gauche?

Je crois que la responsabilité de l’échec est collective et que l’avenir du PS le sera. Il est trop tôt pour dire par qui il passera.

Votre part de responsabilité dans la débâcle du PS?

Je n’ai pas été capable de donner du sens et d’infléchir la politique gouvernementale. J’ai cru que la capacité à maintenir tout le monde ensemble suffirait. Cela n’a pas été le cas.

Sur quelques points précis, que changeriez-vous si c’était à refaire?

Je supprimerais l’année 2016. Car fin 2015, nous avons limité les dégâts aux régionales, malgré des déroutes en Paca et dans le Nord, nous avons aussi réussi la COP 21, et François Hollande est alors parvenu à incarner la Nation au Congrès de Versailles, après le Bataclan. Les sondages étaient frémissants pour lui…

L’année 2016 va ensuite tout mettre par terre, avec la déchéance de la nationalité, la loi Travail et enfin le départ d’Emmanuel Macron.

Macron, justement, c’est pour vous la droite au pouvoir?

Quand j’entends Jean-François Copé déclarer qu’il fait le programme que la droite n’a pas voulu faire, je crois que tout est dit. Il est ultralibéral en économie, même si sur les questions de société il est libéral également.

Comment la gauche socialiste peut-elle désormais retrouver un crédit politique et contrecarrer l’omniprésence de Mélenchon?

D’abord en ne se préoccupant ni de Mélenchon ni de Macron, et en assumant ce qu’elle est. C’est-à-dire une confédération d’élus locaux qui conduisent une décentralisation écologique et participative.

Votre avenir personnel?

J’aspire à être une voix à gauche, sans plus. Un apporteur d’idées et un analyste des situations politiques.

Vous avez conservé des contacts avec François Hollande?

Oui. Je l’avais aussi prévenu avant la publication du livre. Il sait ce que je pense. A savoir que les résultats de son quinquennat valent mieux que son récit.

Vous estimez donc, au final, que le quinquennat n’a pas été si mauvais…

Comme je le dis dans mon livre, les résultats sont contrastés mais ils ne sont pas nuls. C’est l’histoire chaotique et l’absence de sens qui les rendent peu lisibles.

Propos recueillis par Thierry Prudhon

10 Oct

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L’invité de Roselyne Febvre et Véronique Rigolet sur France 24 et RFI

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Jean-Christophe Cambadélis était mardi l’invité de « Mardi politique » sur France 24 et RFI.
Il répondait aux questions de Roselyne Fevre et Véronique Rigolet.

Emission à revoir ici:

09 Oct

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L’invité de Guillaume Durand sur Radio Classique en partenariat avec Paris Première

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Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 9 octobre 2017 aux questions de Guillaume Durand dans la matinale de Radio Classique.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview:

08 Juil

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« Il y a la place pour une opposition de gauche et responsable », interview au Monde

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Le Monde publie ce  jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Demain vous mettez en place la direction collégiale. Quelle va être son architecture ?

Le Parti socialiste doit se réorganiser avant de se refonder et pour cela il doit construire une nouvelle gouvernance avec une direction provisoire de 14 membres sur une centaine de candidatures. Parmi ces membres, six rapporteurs, trois hommes et trois femmes. Il y aura aussi quelques membres de droits (présidents de groupe, Fédération nationale des élus socialistes et républicains ou autre porte-parole…). Donc c’est une direction extrêmement resserrée. La feuille de route sera élaborée dans l’été et présentée devant un séminaire des directions (parlementaires, Bureau national et Premiers fédéraux) dans le dernier week-end d’août.

Un congrès suivra ?

Cette feuille de route sera votée par les militants la deuxième semaine de septembre et à partir de là, la direction provisoire collégiale sera légitimée. Il est vraisemblable que la question du congrès soit réglée à cette occasion. Je préconise qu’il se tienne au mois de février 2018, ni trop tôt ni trop tard. Cela permettra de trancher les problèmes importants: d’abord la question politique, c’est-à-dire notre rapport avec le pouvoir d’une part et Jean-Luc Mélenchon de l’autre. Il faudra aussi se pencher sur la question européenne, ainsi que sur les questions organisationnelles parce que la forme partidaire est datée. Elle remonte à 1905 pour le PS et il faut vraisemblablement muter…

Parmi la direction collégiale, y aura-t-il des partisans de Benoît Hamon ?

C’était prévu jusqu’au moment où Benoît Hamon a décidé de quitter le Parti socialiste. Mais comme on est dans un moment incertain où quelques uns ont décidé de le suivre et d’autres pas, je préfère que cette question ne soit pas posée dans la direction.

Il ne peut pas y avoir de double appartenance au mouvement du 1er juillet ?

Ce sont les statuts du parti. Il faut être clair. Pas de double appartenance vis-à-vis de La République en marche, ni du mouvement du 1er juillet.

Vous n’avez pas un sentiment de solitude après les départs de MM. Valls et Hamon ?

Il faut respecter les choix de chacun. Mais il faut clarifier.

Benoît Hamon dit qu’il n’a pas été soutenu par le PS pendant la campagne présidentielle et que c’est lui qui clarifie…

Ce n’est pas vrai. Le PS a apporté 12 millions d’euros à sa campagne. Ce n’est pas un soutien ça ? Et les 2039 parrainages c’est du sabotage ? Il est vrai que sa campagne a créé de l’abstentionnisme ou de l’hostilité, mais le PS, en tant que structure, a suivi. Par contre, je n’ai jamais vu un candidat à l’élection présidentielle refuser de venir devant le Bureau national avant et au lendemain de l’élection.

Je crois en outre que le double départ de Manuel Valls et de Benoît Hamon clôt le débat. Les deux dirigeants de la droite et de la gauche du parti ont décidé de ne plus être dans le PS. Ce qui donne, par cette clarification par le vide, une chance inattendue de ne pas être dépendant de leurs demandes.

L’avenir idéologique du PS, c’est ce qu’il y a entre Manuel Valls et Benoît Hamon ?

Je ne le présenterai pas comme cela ! Je dis que ça nous offre une opportunité de définir une ligne claire de ce que nous voulons être. La refondation idéologique est nécessaire. Cette question recouvre des aspects français mais aussi la grande crise du courant progressiste à l’échelle internationale. Regardez ce qui se passe aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie et en Angleterre. Partout nous avons un débat entre les tenants du centre et ceux de la gauche. Entre l’adaptation et la résistance.

C’est toujours possible, quand on est socialiste, de discuter avec Jean-Luc Mélenchon ?

C’est de plus en plus difficile. Il m’a l’air de filer vers le gauchisme autoritaire et le populisme le plus échevelé.  Nous sommes en désaccord avec ce qu’il préconise sur  l’Europe et sur le plan économique. Mais le cœur de son dispositif, qui est la démocratie plébiscitaire, est pour nous une ligne de fracture majeure.

Est-ce plus envisageable de se tourner vers Emmanuel Macron ?

C’est aussi difficile. Mais entre l’opposition frontale de la France insoumise et la subordination totale à La République en marche, il y a la place pour une opposition de gauche et responsable. Emmanuel Macron a dit dans son discours au Congrès lundi que la France “n’était pas réformable”. Cela explique sa verticalité et son centralisme technocratique. C’est une erreur par rapport à la demande profonde du pays. Plus les décisions seront centralisées, tomberont d’en haut, plus on s’attaquera aux corps intermédiaires, plus le pays va se cabrer. L’hypercentralisation débouchera sur l’hypercontestation.

Ce “ni Macron ni Mélenchon”, n’est-ce pas aussi la ligne de Benoît Hamon ?

C’est pour cela qu’il ne fallait pas qu’il quitte le PS. A partir du moment où celui-ci reste une formation avec quatre présidents de région, des présidents de conseils départementaux, 1000 maires de villes de plus de 10 000 habitants et qu’aucun ne le suive… Son chemin, c’est une partie de la jeunesse et l’alliance avec Yannick Jadot et Cécile Duflot. Mais ça ne fait pas un Parti socialiste refondé, c’est un gros PSU [parti socialiste unifié]. Il est en train de refonder EELV.

Si les Verts sont en partie avec Hamon, que Mélenchon ne veut pas parler avec vous, avec qui le PS va s’allier ?

La gauche s’est majoritairement abstenue aux élections législatives. Mais il faut sortir de cela, c’est la vieille politique telle que nous l’avons connue au congrès d’Epinay, quand le champ politique était structuré par les partis dominants à gauche. Chacun contrôlait son petit espace politique et l’alliance de tous faisait une dynamique et la majorité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Diriez-vous que votre bilan à la tête du PS est globalement positif ?

Je ne vais pas dire cela, à partir du moment où le candidat du PS a fait 6,4 % des voix à la présidentielle…

Globalement négatif alors ?

Je ne dirais pas cela non plus. C’est un bilan entravé.

Entravé par quoi ?

Par l’état du pays à notre arrivée, par les pesanteurs de l’appareil, par la compétition pour la future présidentielle, par un individualisme qui a pris des proportions rarement vues dans le mouvement socialiste. Et puis les socialistes avaient tendance à se faire la leçon et à faire la leçon.

Vous parlez, sans les nommer de Manuel Valls et Benoît Hamon…

J’ai fait preuve de respect vis-à-vis des deux, parfois au-delà du nécessaire.

Mais ils sont à l’image de ce qu’il nous est collectivement arrivé : des démarches individualistes et des stratégies personnelles.

Vous ne citez pas le quinquennat de François Hollande comme une entrave…

Cela viendra. On fera le bilan en temps voulu. Il y a des éléments critiquables et je le dirai. Ils tiennent plus de la méthode que de la réalisation. Mais n’oublions pas que François Hollande a dû faire face au terrorisme, à des crises internationales. Il faut toujours être honnête si on veut faire de bons bilans.

ll y a  bien d’autres entraves comme le retard pris dans la reformulation des socialistes qui se sont endormis sur leurs lauriers puis se sont affaissés et divisés. En 2012, nous avions tous les pouvoirs. Cinq ans plus tard, nous n’en avons plus aucun. A un moment donné, il faudra se confronter à cette réalité.

Qu’allez vous faire dans les prochains mois ?

Je partirai en septembre après le vote des militants. Il faut laisser la place à une nouvelle génération. J’essaierai d’être un des sages du Parti socialiste, j’aiderai à la refondation. Je continuerai à peser dans la vie politique française. Je serai une voix des socialistes et ne refuserai rien de ce qu’il me sera présenté.

Comment se porte financièrement le PS ? Vous allez vendre le siège ?

C’est une question qui se pose mais elle est plus politique que financière. On pourrait vendre des locaux de fédérations, nous avons un patrimoine très important. Mais la question que je poserai, c’est plutôt : « Peut-on peut penser que l’on peut construire le nouveau Parti socialiste à Solférino, dans le 7e arrondissement de Paris ? ». Symboliquement, je suis davantage pour quitter Solférino que de quitter le terme « socialiste ».

Justement, le PS doit-il changer de nom ?

Cela sera sur la table. J’ai tendance à penser : le problème est moins “socialiste” que “parti”.

Il y aura un plan social ?

Nous n’avons pas de dettes, on peut emprunter justement en gageant Solférino. S’il y a un plan social, il n’est pas annoncé pour l’instant. Le PS doit réorganiser son appareil permanent en investissant par exemple dans le numérique. Il vaut mieux des portails Internet dans chaque section que des locaux.

Donc il faut vendre les locaux pour faire des sites web ?

Je ne peux pas résumer ainsi, parce que je vais me faire appeler Arthur. Mais il faut muter. Donc il y a un gros travail de reformulation, de réorganisation, d’offre politique et de constitution d’un nouveau leadership.

Y-a-t-il une hémorragie de militants ?

Personne n’en sait rien. Vu les remontées des fédérations, on tourne autour de 80 000 militants.

C’est un chiffre qui semble énorme…

Les gens étaient prêts à partir. Ils nous laissent une dernière chance.

Le PS n’est donc pas mort ?

En fin de compte, le PS s’est affaissé après sa déroute parlementaire mais il ne s’est pas disloqué. Le climat a changé. Les adhérents voient qu’il n’est pas mort. Fortement affaibli certes, mais pas effondré.

Le PS joue un quitte ou double ?

Je crois que c’est cela. Si on retombe dans les errements des deux dernières années, je crois que les militants et les électeurs se diront que nous sommes incorrigibles.

Le PS éclaterait ?

Si la refondation ne fonctionne pas, oui. Pour l’instant, tout le monde retient son souffle. Les grands élus n’ont pas décidé de partir, les militants nous ont donné une dernière chance. Les parlementaires veulent faire du bon travail. Les dirigeants affectent de vouloir travailler ensemble. Cela donne un peu d’espoir.

 

Propos recueillis par Enora Ollivier et Abel Mestre

 

 

10 Mai

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L’invité de Laurence Ferrari sur CNews

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Jean-Christophe Cambadélis était mercredi 10 mai l’invité de Laurence Ferrari sur CNews.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Jean-Christophe Cambadélis invité de Laurence… par CNEWS

Manuel Valls n’est pas humilié par son parti. Je pense que Manuel Valls est un peu humilié par En Marche! qui se comporte de manière un peu étonnante. C’est quoi les conditions de Jean-Paul Delevoye? Adhérer à En Marche! ?

À ma connaissance une poignée de socialistes ont sollicité une investiture En Marche!

La Belle Alliance Populaire c’est une méthode qui est déployée par d’autres: l’appel d’Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira va dans ce sens là. Il s’agira demain de multiplier ce type d’initiatives pour les fédérer un jour dans un grand mouvement à gauche.

 

Aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon ne se réclame plus de gauche et Emmanuel Macron n’est ni de droite ni de gauche. Il incombe donc au Parti Socialiste d’incarner toute la gauche

Mouvement de Benoît Hamon: il s’agit de reconstruire un NPS avec ceux qui ne veulent pas venir au PS.

Il faut s’élargir, se dépasser faire une véritable fédération de la gauche j’encourage tous ces mouvements

 

J’ai invité François Hollande à Solferino après la passation de pouvoir. Il viendra comme le fit François Mitterrand à l’époque.

J’ai lancé un appel hier pour faire alliance avec FI ou En marche! dans les circonscriptions où le FN a fait plus de 60% à la présidentielle. La logique du 2e tour de la présidentielle  voudrait que nous puissions nous entendre, faire alliance pour battre le FN même si Jean-Luc Mélenchon n’est plus aujourd’hui pour battre le FN.

J’irai soutenir Patrick Mennucci à Marseille face à Jean-Luc Mélenchon s’il me le demande

Election d’Emmanuel Macron 

Le PS tient à garder sa nature sociale démocrate, respectant le rôle des corps intermédiaires. Nous sommes pour le dialogue et le compromis pas pour un parti unique où un homme décide de tout. On ne réglera pas les problèmes de la France, la fragmentation de notre pays avec un Parti unique. Cela ne fonctionnera pas.

J’ai vu que Laurent Berger demandait à Emmanuel Macron de partager le pouvoir, je ne suis pas sûr qu’il soit entendu.

J’appelle le nouveau Président, s’il veut réussir, à prendre en compte que la France est diverse et ne peut pas être absorbée par un Parti unique.

Les ordonnances court-circuitent le dialogue. Envisager une réforme du code du travail par ordonnance est clairement une erreur comme l’ont dit tous les syndicats

Elections législatives

Nous renouvelons par 60% de nouveaux candidats. Et nous renouvelons par une plateforme qui dit ce que nous voulons, ce que nous discuterons, ce que nous refusons. La démarche est claire.

Quinquennat de François Hollande

Un Président empêché qui a été contraint d’emblée de faire face à des problèmes non traités. La politique de redressement nous a coûté car nous n’avons pas pu redistribuer comme nous le souhaitions.

C’est un Président qui a essayé de garder une forme de cohésion nationale et qui n’a jamais voulu passer en force. On verra dans quelques temps que ce n’était pas si mal.

 

10 Mai

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L’invité de « L’actu c’est toi » sur Beur FM

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Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité d’Adile Farquane et Nacer Kettane dans l’émission « l’Actu c’est toi » sur Beur FM.

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations (et pour revoir l’émission cliquez ici):

Situation du Parti socialiste

Notre démocratie mérite mieux que de petits enfantillages, il faut travailler au redressement de la France.

Oui les idées des socialistes doivent encore être représentées en France.

Je plaide depuis longtemps pour le dépassement du PS c’est pour cela que l’on a créé la Belle Alliance populaire.

Elections législatives

Les socialistes avec leur idée de justice sociale et de cohésion sociale seront présents aux législatives.

Le PS n’est pas mort, il sera présent dans plus de 400 circonscriptions.

Le jour où les socialistes se mettent d’accord sur une plateforme commune on titre sur 3 candidats qui ont décidé de sauter sur le porte-bagage de M. Macron!

Nous présentons 60% de candidats nouveaux, 50% de femmes et 10% de nos candidats sont de ce que l’on appelle pudiquement « la diversité ». Nous sommes le seul parti à le faire !

Situation de Manuel Valls : Il y a une procédure en cours. C’est-à-dire qu’il est devant la commission des conflits. Je ne veux pas peser sur la commission des conflits, elle va prendre sa décision en toute indépendance. Au PS ce n’est pas comme au Front National à En Marche! ou France Insoumise: ce n’est pas le chef qui décide le matin d’exclure. Il y a des procédures.

Sur le Front national

Partout les partis nationalistes existent. Cela a des conséquences terribles pour nos démocraties. Il faut y répondre et travailler ensemble. Un Parti unique ne peut y faire face.

Dans les régions des Hauts-de-France et de PACA, le Parti socialiste s’est sacrifié aux régionales pour faire barrage au FN.

Je propose une candidature commune avec France Insoumise ou En Marche! là où le FN a terminé à plus de 60%.

Je pense que Marion Maréchal Le Pen avait peur d’être battue aux législatives. Elle préfère se mettre de côté pour mieux revenir. (…) Le FN a pris conscience du barrage républicain contre eux.

Election d’Emmanuel Macron et campagne des législatives

Le pays demande du renouvellement. Emmanuel Macron va devoir y répondre autrement que par du recyclage de personnalités. Aujourd’hui c’est le rendez-vous avec la réalité.

Nous voulons la réussite de la France. Et cela passe par la gauche au Parlement. Ce pays a besoin de gauche. Et il faut que la gauche soit fortement représentée au Parlement et donc que le PS soit présent.

En Marche! s’est construit contre le PS avec l’envie de le détruire. Non, En Marche! n’est pas l’héritier du Parti socialiste.

Notre plateforme pour les élections législatives permet de répondre aux problèmes des Français. (…) Les socialistes ont besoin de clarté et d’unité. Arrêtez de vous chamailler! Pensez aux Français.

La justice sociale d’abord! sera notre slogan aux élections législatives.

Emmanuel Macron ne veut pas d’alliance. Je pense qu’il a tort. Jean-Luc Mélenchon n’en veut pas non plus. Les socialistes avancent. Nous sommes une gauche constructive avec qui veut et vigilante sur un certain nombre de points.

Je dis aux candidats socialistes aux législatives: Soyez fiers, ayez confiance, restez groupés, défendez vos valeurs! La bataille sera rude mais nous serons prêts !

Palestine/ Israël: « Nous sommes pour deux États sur des frontières sûres et reconnues.  Il y a un mouvement pour une double reconnaissance et je veux l’encourager ».

 

01 Avr

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Interview à Ouest France

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Ouest France publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire dans son intégralité ci-dessous:

 

Vous avez dit votre tristesse après le choix de Manuel Valls ou de Jean-Yves Le Drian… Y a-t-il de la colère ?

La tristesse passée, c’est une position que je combats. Car on ne peut pas faire de chèque en blanc à Emmanuel Macron. Je peux comprendre que, à tort les électeurs pensent que c’est un moyen d’empêcher François Fillon de revenir et de battre Marine Le Pen, mais ceci aura des conséquences politiques. Car derrière un candidat avenant, il y a des propositions discutables et d’autres qu’il faut  repousser.

Valls doit-il être exclu ?

Je ne crois pas qu’une Saint-Barthélemy des socialistes soit le meilleur service à rendre à notre candidat à moins de trois semaines du premier tour. Benoît Hamon a lancé un bienvenue à ceux « qui se sont trompés ». Moi, j’appelle les socialistes à se ressaisir et à se concentrer sur la campagne de Benoît Hamon, à indiquer en quoi celle-ci est utile pour la gauche et pour la France.

Y aura-t-il des exclusions ?

Les choses sont simples. Je veux respecter à la lettre nos statuts, car au PS il n’y a pas de fait du prince. Il ne peut pas y avoir de double appartenance. Donc, quand on adhère à En marche !, on quitte le PS. Quand on parraine Emmanuel Macron, on ne peut pas se présenter au nom du PS. Dans ces conditions, c’est un socialiste ou un écologiste qui aura l’investiture aux législatives. Ceux qui se présenteront contre un candidat soutenu par le PS seront exclus. Pour le reste, on peut condamner et combattre sans pour autant épurer.

Comment jugez-vous la campagne de Benoît Hamon ?

Il a eu un début de campagne entravé par les affaires, par la macronite aiguë qui s’est emparée d’une partie de l’opinion, et aujourd’hui par une petite mode mélenchoniste. Ce qui ne lui a pas permis de montrer qu’il représente tout à la fois des gens venus du Modem, comme Jean-Luc Bennahmias, des radicaux, comme Sylvia Pinel, toutes les nuances des écologistes et la majeure partie du PS. Ce qui l’a placé quand même en 2e position au niveau des parrainages.

Comment expliquez-vous que Mélenchon ait pris l’ascendant sur Hamon ? Qu’est-ce ça dit de l’état de la gauche ?

Ça ne met dit rien de l’état de la gauche, parce que pour Jean-Luc Mélenchon, il ne s’agit pas d’être au second tour, mais de battre Benoît Hamon. Ce n’est pas un choix stratégique des électeurs, mais une impression consécutive au débat télévisé, où Jean-Luc Mélenchon a fait le job. C’est totalement conjoncturel à condition que les socialistes soient capables de défendre une solution politique, refusant une gauche qui ne pense qu’aux pavés et un centre qui ne pense qu’aux palais.

Benoît Hamon est-il suffisamment respectueux du bilan de François Hollande ?

Le PS soutient François Hollande d’autant que les résultats économiques semblent nous donner raison, mais l’objet de la présidentielle n’est pas de juger le passé, mais d’éclairer l’avenir. Or, les quatre transitions sur l’écologie, le travail, l’Europe et la démocratie proposées par Benoît Hamon sont les seules réponses d’espoir dans une présidentielle où on cherche à activer le désespoir.

Vous joignez-vous à l’appel au rassemblement lancé par Hamon en direction de Mélenchon ?

Le même jour nous avons vu Emmanuel Macron indiquer que les ralliements n’étaient pas désirables et Jean-Luc Mélenchon répéter qu’il était contre l’unité, puisqu’il veut seulement une insurrection citoyenne. Lancer les appels à des candidats qui refusent d’être partenaires ne me semble malheureusement pas d’une grande efficacité à cette étape.

Les primaires sont-elles condamnées ?

Les primaires peuvent être utiles, on l’a démontré en 2011 avec François Hollande dans un débat très coriace entre lui et Martine Aubry. Elles avaient permis de surmonter les divergences dans la gauche. Cette fois, elles ont permis à un candidat de surgir. Je rappelle que dans les premiers sondages, il était à 18 %. La situation confuse et cotonneuse n’a pas permis pour l’instant de confirmer. Je n’enterre pas les primaires, car c’est un vecteur de rassemblement quand les partis sont affaiblis

Avez-vous encore l’espoir de sauver le Parti socialiste ?

Le PS est un grand parti et une élection ne fait pas son devenir, sinon nous aurions disparu après 2002. Quant aux divisions, elles sont inhérentes à cette formation politique. Souvenons-nous de ce qu’on disait au lendemain du congrès de Rennes ou le jour où Michel Rocard est devenu premier secrétaire, lorsque 20 fédérations ont fait sécession… La disparition du PS est un marronnier politique.

Le prochain congrès sera-t-il le congrès de la clarification ?

Le prochain congrès marquera la fin définitive du cycle d’Épinay ouvert par Mitterrand en 1971. Nous sommes dans une nouvelle époque politique. La gauche de la gauche refuse l’unité au PS. Le centre a pris ses distances vis-à-vis de la droite. Les partis verticaux sont concurrencés par des rassemblements horizontaux. La question sociale n’est plus le seul élément du progressisme, l’écologie et le bien être humain deviennent ses nouveaux vecteurs. Nous assistons à la décomposition de la Ve République et nous resterons confrontés à une montée du nationalisme dans le monde occidental. C’est une toute nouvelle époque qui commence. Je proposerai un nouveau projet progressiste, un vrai renouveau, un vrai dépassement du PS que nous avions tenté avec la Belle Alliance Populaire. Le temps des partis imposants est terminé. Il faut se mettre en capacité de construire des coalitions de citoyens et des regroupements de partis.

Benoît Hamon sera-t-il appelé à jouer les premiers rôles ?

Tout le monde sera appelé à jouer un rôle. On ne peut pas commencer les débats par des excommunications. Le PS a toujours su surmonter ses affrontements internes, entre Mitterrand et Rocard, Jospin et Fabius, Royal et Aubry.

Une alliance avec Macron, s’il est élu, est-elle envisageable ?

D’abord il n’a pas gagné. Ensuite il ne le veut pas. Je ne vais pas me poser des problèmes qui ne se posent pas.

Propos recueillis par Thierry Richard

 

29 Mar

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Déclaration de Manuel Valls : réaction du Premier secrétaire

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Je suis triste de ne pas avoir réussi à convaincre Manuel Valls de ne pas soutenir Emmanuel Macron.

Je combats cette position. Notre candidat, après la primaire et la convention unanime des socialistes, est Benoît Hamon. Il doit représenter tous les socialistes, les radicaux et tous les écologistes.

Emmanuel Macron ne désire aucun ralliement. Avec une certaine fébrilité, il a précipité une conférence de presse définissant sa majorité présidentielle comme s’il était déjà élu président. Emmanuel Macron fait le tri dans ses futurs soutiens, ce qui est tout de même baroque à un mois de l’élection présidentielle et surtout dangereux dans la perspective éventuelle d’un deuxième tour face à Marine Le Pen.

Le Parti socialiste rappelle qu’il sera, comme toujours, au rendez-vous du combat contre le Front national.

Devant la fragmentation française, source d’une crise sans précédent de la Vème République, nous restons socialistes.

J’appelle tous les socialistes au calme, au respect de leurs principes et de leur cohérence pour une gauche qui gouverne et qui transforme.