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11 Jan

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L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

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JCC France info 11012016

 

Jean-Christophe Cambadélis répondait ce lundi 16 janvier 2016 aux questions de Jean-François Achilli sur France Info.

 

Retrouvez ci-dessous ses principales déclarations ainsi que la vidéo de l’interview:


Une primaire à gauche pour Cambadélis, « peu… par FranceInfo

 

Primaire à gauche

« Tout ce qui permet d’unir la gauche et les écologistes est positif.

Cette primaire n’est pas impossible mais peu probable.

Soit c’est la primaire de toute la gauche, on va dire d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon – c’est la seule qui fonctionne, celle qui permet de gagner l’élection – mais je suis pas sûr que tous les acteurs soient d’accord. Soit c’est une primaire pour départager Cécile Duflot, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon et vous comprendrez que les socialistes n’en soient pas. Donc il faut travailler à l’union mais ce n’est pas la bonne manière
Les choses sont ouvertes mais si le Président est candidat, le plus probable est que nous soyons rassemblés derrière lui.

Je n’ai pas fermé la porte.  Mais comment dirait France Info? « Cambadélis laisse la porte entrouverte ».

Quand il y a le tripartisme, l’équation ce n’est pas de rassembler au deuxième tour, c’est d’être au deuxième tour. La belle alliance c’est la stratégie de dépassement du Parti socialiste pour être présent au 2e tour.

 

Réforme constitutionnelle / déchéance
Christiane Taubira doit continuer à travailler.

Si elle avait été dans une émission en disant qu’elle était favorable au texte, vous nous diriez à ce moment là « Mais enfin tout le monde sait qu’elle est en désaccord, un peu de transparence ». Elle dit ce qu’elle pense, tant mieux

Pourquoi vous n’avez pas demandé la démission de M. Macron? Ça me paraît extraordinaire (…) Quand c’est M. Macron qui s’exprime sur les 35 heures ou sur la remise en cause du Code du travail, c’est formidable et ça au moins c’est de l’intelligence, c’est le vent frais, etc, etc. Est-ce que j’ai demandé la démission de M. Macron? Non. Donc pourquoi voulez-vous que je la demande pour Mme Taubira?
Nous travaillons à une formulation qui puisse satisfaire tout le monde, à la fois les exigences de la droite qui ne veut pas voter l’introduction dans la Constitution de l’état d’urgence s’il n’y a pas le mot déchéance, à la fois évidemment ce que l’exécutif a dit et à la fois la prise en compte de ce que pense une large partie de la gauche militante, à savoir que si vous introduisez dans le texte les binationaux, vous ouvrez le chemin de la remise en cause du droit du sol ».

 

Proposition du patronat pour une « loi d’urgence pour l’emploi »

Les Français sont concentrés sur la question du chômage, ils ont raison. Il faut faire en sorte que le chômage baisse dans une croissance molle.

Les propositions du Medef sont intéressantes sur le diagnostic mais inquiétantes sur les solutions. On nous empile la flexibilité sans penser à la sécurité des employés. Le contrat de travail n’est pas responsable du chômage en France. Tentons une nouvelle voie que celle proposée par le Medef: moins de précariat, plus de salariat.

 

Elections présidentielles
Je souhaite la victoire de la gauche pas celle de Nicolas Sarkozy ou de la madone des sondages Alain Juppé.

31 Mai

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L’invité de « Tous Politiques » sur France Inter avec Le Parisien et France 3

par

JCC tous politiques 31052015

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 31 mai l’invité de Marc Fauvelle dans l’émission « Tous politiques » sur France Inter en partenariat avec France 3 et Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Pour réécouter l’émission, vous pouvez cliquer ici ou bien ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadélis : "L'égoïsme… par franceinter

05 Déc

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L’invité de Laurence Ferrari dans Tirs Croisés sur I télé

par

JCC itele 041220014

Jean-Christophe Cambadélis était jeudi 4 décembre l’invité de Laurence Ferrari dans Tirs Croisés sur I Télé.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview  ci-dessous:

 

02 Déc

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«Le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement, ce n’est pas son rôle», Interview dans Les Echos

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Les Echos publient ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver en cliquant ici ou lire ci-dessous:

 

Le Medef, la CGPME et l’UPA organise ce mercredi à Lyon un rassemblement contre une politique qui étouffe les entreprises. Avez-vous envie de les rassurer ?

Les bras m’en tombent ! Aucun gouvernement de la Ve République n’a fait autant pour la compétitivité des entreprises – 50 milliards de baisses de cotisations, excusez du peu – mais pour les organisations patronales ce n’est jamais assez. Je peux partager l’idée que tout cela prend du temps et qu’il faut de la constance, de la confiance et de l’efficacité pour que les mesures que nous avons votées déploient leur effet. Mais le patronat a aussi un rôle à jouer dans le rétablissement de la confiance. Or son côté jamais content est propre à décourager toute personne qui aurait dit publiquement « J’aime l’entreprise ».

 

Appuyez-vous Bruno Le Roux lorsqu’il menace de mettre en cause les baisses de charges ?

Je comprends la colère suscitée par la surenchère patronale, mais je préfère appeler le patronat à se rasseoir à la table de négociation plutôt que de battre le pavé.

 

Et pourtant, le compte pénibilité, même amendé, leur parait source de tracas…

Cette mesure n’est pas négociable car il s’agit de justice sociale et de santé publique. Le Medef le sait et c’est précisément pour cela qu’il en fait son étendard. Il y a une politisation du Medef qui se conduit comme un parti politique et non comme un syndicat. Depuis deux ans, le Medef a pris la tête de l’opposition au gouvernement à la place de l’UMP. Ce n’est pas son rôle. Je regrette le manque de culture du compromis chez les organisations patronales : elles veulent leur gain tout de suite indépendamment de l’intérêt général. Ce qui rend très difficile toute politique contractuelle.

 

Vous avez dit vouloir aller beaucoup plus loin qu’Emmanuel Macron sur les retraites chapeaux. Que souhaitez-vous concrètement ?

Je souhaite la suppression de toutes les retraites chapeaux à l’exception des plus petites ou du cas des starts-up. Cette mesure serait transitoire, mais elle est nécessaire car il n’est pas possible de demander aux Français et aux collectivités locales de se serrer la ceinture et de continuer à tolérer des avantages indécents.

 

Qu’est-ce qu’une petite retraite chapeau ? L’idée d’un plafond de 300.000 euros circule…

300.000 euros, cela me paraît déjà beaucoup, mais on peut considérer que c’est une base de travail.

 

Vous demandez que la loi Macron se recentre sur la lutte contre la rente. La trouvez-vous trop timide sur les professions réglementées ?

Ce n’est pas une question de timidité mais de perte de sens. Ce projet devait être un moyen de lutter contre la rente et nous nous retrouvons avec une loi fourre-tout et des débats sur le travail du dimanche, le travail et nuit et la relecture de l’ANI qui risquent de polluer le sens de ce texte. Il y a un peignage à faire. Le temps de travail et les seuils sociaux ne devraient pas faire partie de ce projet de loi. Quant à la réforme du travail du dimanche elle devrait être plus encadrée : il faudrait limiter à 5 ou 7 dimanches la possibilité dévolue aux maires d’autoriser l’ouverture des commerces, avoir des zones mieux définies et surtout fixer par la loi les compensations offertes aux salariés, plutôt que de les laisser à la négociation collective, mieux encadrer le travail de soirée et protéger les salariés etc. Cela éviterait quelques abcès de fixation. Autre sujet, est-il juste d’augmenter les surloyers dans l’espoir vain que les locataires quitteraient ainsi leur logement ?

Mais cette loi a été mise en avant par Manuel Valls dans la lettre qu’il a envoyé à la Commission européenne afin d’obtenir un délai dans l’examen des budgets français….

Je suis troublé par l’argumentaire de cette lettre. Dans aucun traité européen, il n’est indiqué que les Etats doivent engager des réformes structurelles. Ce débat a été introduit suite au MES par la troïka dans son soutien à l’économie grecque. Et petit à petit, il est devenu un mode d’échange. Déjà que les 3% de déficit public sont un seuil discutable, les réformes structurelles ne sont pas de la compétence européenne. Par contre la croissance l’est. Que la France se modernise pour améliorer son système productif, je suis prêt à l’entendre, mais échanger du temps pour réduire les déficits contre des réformes structurelles, c’est mettre le doigt dans un engrenage qui n’est ni justifié par les traités ni juste sur le plan politique et économique.

 

C’est un reproche que vous faîtes au Premier ministre ?

Je suis simplement troublé par l’argumentaire de sa lettre.

Le plan Juncker sur l’investissement en Europe est-il à la hauteur des besoins ?

On peut toujours discuter de son niveau _ certainement insuffisant à ce stade _, de son objet, de son financement. Mais une chose est sûre : c’est une évolution majeure, un changement d’ère. Nous sortons enfin de la théorie Barroso, appuyée par les droites européennes, qui voudrait que la croissance jaillisse de l’équilibre budgétaire. C’est d’autant plus un tournant que la Commission européenne demande aux Etats d’apporter leur écot au fonds d’investissement européen, en proposant de sortir cette contribution du calcul du déficit au sens de Maastricht. Ce qui constituerait un précédent extrêmement important. Tout cela est à mettre au crédit de la détermination du président de la République, du voyage de Manuel Valls chez Madame Merkel et des partis socialistes européens qui ont conditionné leur soutien à Jean-Claude Juncker à ce plan de relance.

 

Entre Manuel Valls qui veut en finir avec la gauche passéiste et Martine Aubry qui veut, elle, en finir avec les vieilles recettes libérales de Blair et Schröder, de qui vous sentes-vous le plus proche ?

De moi-même. Je ne me détermine par rapport à personne mais par rapport à l’intérêt du pays, de la gauche et du PS. Le PS ne procède pas de l’exécutif. Il est autonome. La solidarité ne se discute pas, mais elle procède d’une analyse indépendante comme nous la menons sur la loi Macron. Je préfère un Parti socialiste qui pèse dans les débats quotidiens qu’un PS qui piaille ou qui s’aligne en permanence. Donc l’orientation du PS lors du congrès de juin prochain ne se détermina pas par rapport aux personnes mais par rapport aux idées.

 

Quelle est l’identité du PS aujourd’hui ?

Depuis septembre, nous élaborons une charte semblable à celle des partis sociaux-démocrates d’Europe du Nord. La nouvelle identité du PS procède de ruptures. C’est un projet de société qui place la question écologique au même niveau que la justice sociale et la République alors que nous étions jusqu’à présent productivistes et redistributeurs. Notre carte d’identité c’est le progrès humain. Notre combat c’est la domestication écologique et sociale de l’économie de marché, notre ennemie, la nouvelle hégémonie culturelle du bloc réactionnaire anti républicain, sorte de « zemmourisation » des esprits. Enfin, notre adversaire, la tentation thatchérienne libérale, néoconservatrice de la droite et de l’UMP et du Medef.

J’ajoute que nous allons publier les 1.500 propositions faites par tous ceux qui ont participé à nos états généraux. Il y a entre autres la demande d’une réforme fiscale et d’un ciblage des aides aux entreprises les plus exposées à la concurrence. Je porterai ces propositions.

 

Mais l’exécutif ne veut pas d’un ciblage de ces aides pour cause d’inconstitutionnalité…

Alors il faudra discuter afin que l’esprit de ces propositions soit entendu

 

Propos recueillis par Elsa Freyssenet et Etienne Lefbvre

19 Nov

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L’invité de Frédéric Rivière sur RFI

par

JCC RFI 19112014

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Frédéric Rivière sur l’antenne de RFI.

Vous pouvez retrouver ci-dessous la vidéo de l’interview ci-dessous:


Jean-Christophe Cambadélis:«Il faut que l… par rfi

 

Vote PLF/ abstention
« Je ne crois pas qu’il faille développer de nouvelles polémiques, les choses ont été dites en temps et en heure et maintenant chacun est libre de ses choix ».

Budget commission européenne
« Je suis totalement serein et en même temps je croit qu’il faut que le gouvernement soit déterminé. Nous avons fixé des perspectives qui sont tout à la fois dans l’épure de ce que demandait la Commission, mais en même temps avec une certaine maîtrise de notre budget »

« Nous sommes dans une phase de déflation et il faut que l’Europe se ressaisisse car la japonisation de l’économie européenne est en marche. Japonisation de l’économie c’est une situation de prix extrêmement bas, de faible croissance et de chômage encore plus important que celui que nous avons aujourd’hui ».

« J’appelle solennellement l’ensemble des Etats européens et la Commission a prendre à bras le corps cette question. »

Suppression des retraites chapeau/ MEDEF
« J’encourage le gouvernement à aller beaucoup plus que les annonces faites par Monsieur Macron dans ce domaine »

« Monsieur Gattaz comme ses prédécesseurs nous ont baladés en nous disant qu’ils mettraient en place une commission d’éthique. IL n’en a rien été. Il est nécessaire maintenant que le législateur intervienne ».

Suppression de l’ISF (Gattaz)
« Monsieur Gattaz, pendant que l’UMP est en préparation de congrès, est en première ligne dans le combat contre le gouvernement. C’est le premier opposant au gouvernement socialiste »

« Je n’ai pas d’illusion sur le MEDEF qui défend les actionnaires, parfois les entreprises, et développe une orientation visant à briser tout ce qui pourrait être un peu de régulation dans notre économie pour permettre une plus grand accumulation pour ceux qui détiennent le capital ».

EGPS/Congrès
« Nous avons adopté hier soir en bureau national la charte des états généraux du Parti socialiste. Je suis très satisfait qu’il n’y ait pas eu de vote contre, ce qui démontre que les socialistes peuvent s’unir sur des questions fondamentales ».

« Nous préparons le Congrès qui ne doit pas être la foire d’empoigne mais utile à la fin du quinquennat ».

Jérusalem/ attentat
« Nous sommes dans une spirale de la violence et il faut essayer d’en sortir. On ne s’en sortira que s’il y un État palestinien qui respecte Israël et inversement ».

14 Nov

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L’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1

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JCc europe 1 14112014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Pierre Elkabbach dans la matinale d’Europe 1.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadélis : certains manifestants « font du… par Europe1fr

16 Sep

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L’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV

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JCC BFM RMC 16092014

 

 

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

 


Bourdin Direct: Jean-Christophe Cambadélis – 16/09 par BFMTV

22 Juil

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L’invité de Christophe Barbier sur I>Télé

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Face à Face CBarbier 22072014

Jean-Christophe Cambadélis était ce matin l’invité politique de Christophe Barbier.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:

07 Juil

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L’invité de Jean-François Achilli sur France Info

par

jcc france info 07072014

Jean-Christophe Cambadélis a répondu ce matin aux questions de Jean-François Achilli dans la matinale de France Info.

 

Vous pouvez retrouver la vidéo de l’interview ci-dessous:


Cambadélis sur le Medef : sa culture c’est… par FranceInfo

30 Juin

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Le patronat se comporte en « enfant gâté » : interview à TF1News

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mytf1news

Jean-Christophe Cambadélis a répondu aux questions de Renaud Pila pour TF1 News:

 

Après l’appel des organisations patronales à François Hollande, le Premier secrétaire du PS s’en prend au Medef « qui délaisse l’intérêt général ». Il reconnaît toutefois qu’il va falloir « discuter des lenteurs de la Ve République ».

MYTF1News :  D’abord un mot de football, l’Algérie joue ce soir contre l’Allemagne au Mondial. Suite aux derniers incidents, Marine Le Pen demande la suppression de la double nationalité. Quelle est votre réaction ?

Jean-Christophe Cambadélis : D’abord, les casseurs doivent être cassés. Ensuite, constatons. Rappelée à l’ordre par son père, Marine Le Pen s’exécute en revenant au grand classique, le racisme anti-maghrébin.

Le FN se camoufle. Il y a la tenue de camouflage, et de temps en temps, les querelles familiales permettent de voir ce qui est la nature de cette formation politique sous cette tenue de camouflage.

MYTF1News :  François Fillon estime que pour réformer le pays, « la méthode molle c’est fini ». Qu’en pensez-vous ?

La situation qui s’ouvre va être entre l’évolution ou la réaction. La réaction sauce Marine Le Pen : il faut sortir de l’Europe.  Ou  la réaction sauce Fillon : il faut sortir de notre modèle social. Avec des mesures comme la suppression de la durée légale du travail, l’élargissement des motifs de licenciement, la réduction des allocations chômage ou la suppression de l’ISF…

Le projet de M. Fillon est un projet, au sens propre du terme, réactionnaire. Il veut liquider le modèle social. Alors il appelle ça la rupture mais je crains qu’il n’ait pas l’équation politique pour ce manifeste réactionnaire.

Le problème n’est pas d’être dur ou mou.  En 1995 sur les retraites,  Alain Juppé a été dur. Il a dû reculer. Le problème est de faire évoluer notre modèle vers un nouveau modèle qui préserve les qualités de l’ancien et qui l’adaptent à la compétition mondiale actuelle

MYTF1News L’UMP est en proie aux affaires. Son état est-il un sujet de préoccupation pour vous ?

C’est un sujet de préoccupation parce qu’on ne peut pas se réjouir de voir un parti républicain d’opposition dans un tel état. Mr Fillon parle de banqueroute sur le plan financier et de banqueroute sur le plan moral, on se demande si l’UMP passera l’hiver.

MYTF1News :  Sur l’emploi, les organisations patronales affirment que derrière les paroles du gouvernement, les actes ne suivent pas. Quelle est votre réaction ?

41 milliards d’économies sur trois ans, ça mérite que le parlement discute non ?  Le Medef est impatient pour ses aides, nous le sommes pour l’emploi. Le Medef réclame à l’Etat de la visibilité, on aimerait en avoir du Medef. A force de souffler le chaud et le froid, le Medef va récolter un vrai coup de chaud.

La mise au pied du mur du gouvernement et du parlement dans une situation de tension sociale et politique ne devrait pas échapper à une organisation syndicale. Cela peut provoquer en retour des interrogations voire des énervements.  La France n’a pas besoin de ça.

MYTF1News –  La France a battu un nouveau record de chômage. Le Medef parle d’urgence…

Il semble que cela n’a pas échappé au président de la République, au Premier ministre et à la majorité. Le 14 janvier dernier, le président a annoncé clairement l’accélération de la politique que nous menons depuis 2 ans car la croissance n’est pas au niveau que nous souhaitons.  Le Medef ne s’en est point saisi. Depuis, il s’est comporté comme un enfant gâté, exigeant toujours plus, manifestant encore et encore, réclamant des coupes sombres dans le code du travail, comme s’il cherchait à pousser son avantage avant la conférence sociale. Il cherche tout à la fois à légitimer sa participation à la conférence sociale et à faire plaisir à quelques-uns de ses mandants, délaissant l’intérêt général.

MYTF1News :  François Hollande  a montré vendredi pour la première fois de l’impatience face à la lenteur du parlement dans la mise en œuvre du pacte de responsabilité. Partagez-vous ce diagnostic ?

Oui c’est long, c’est très long. Quand on pense que les premières mesures du CICE arrivent maintenant.  Mais ceci n’est pas seulement dû au parlement mais aux lenteurs administratives de l’Etat.  Il faudra, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, discuter des lenteurs de la Vème République.

MYTF1News : La question institutionnelle semble monter ces dernières semaines dans les débats entre socialistes. Est-ce à dire que la lenteur de l’action politique va être un chantier du PS ?

Tout à fait. Tous les aspects de la Vème République doivent être revisités, et ceci n’est pas le dernier. Il n’a échappé à personne que la Vème République est percutée par un certain nombre de difficultés. Il faudra bien, dans le calme évidemment, se poser le problème de la mise en adéquation de nos institutions avec les nécessités du moment, comme aurait dit le général de Gaulle. A cette étape, je ne veux pas préjuger des débats. Mais la rapidité de l’exécution, la transparence des débats, tout ceci nécessite réflexion.

MYTF1News : Les députés PS frondeurs compliquent-t-ils la tâche du gouvernement ?

Ils ne la facilitent pas, mais ce n’est pas eux le problème.

MYTF1News :  Etes-vous inquiet pour le vote de la loi de finances rectificatives de mardi à l’Assemblée ?

Non.  Je fais confiance au sens de la responsabilité des députés socialistes. Ils connaissent parfaitement les données de la situation politique.

MYTF1News : Au Sénat, une coalition de sénateurs de gauche comme de droite souhaite retarder la discussion de la réforme des collectivités  locales.  Quelle est votre réaction ?

Voir des responsables communistes pactiser avec l’UMP tout en nous faisant des leçons de gauche a de quoi laisser perplexe.

Sur le fond, personne, je dis bien personne, ne remet en cause la nécessité de changer notre dispositif administratif local. Mais dès que l’on commence à avancer dans cette voie, chacun défend son pré-carré.  Il y a de l’immobilisme dans l’air, il faudra le surmonter.  Ces sénateurs ont tort. Il faut aujourd’hui avancer. Cette réforme ne remet pas en cause leur travail ; elle veut rendre leur travail plus juste, plus efficace et plus proche des Français. Il n’y a aucun doute à avoir sur le caractère nécessaire de la dite réforme.

MYTF1News : Craignez-vous une France bloquée à la rentrée de septembre ?

Nous sommes confrontés à de nombreuses difficultés. Derrière cette constatation, c’est la France qui risque d’être bloquée et de reculer. A un moment donné, il faut savoir ce que l’on choisit : éviter les problèmes ou l’intérêt général. Et bien la gauche dans son histoire a toujours choisi l’intérêt général. Continuons à le faire.