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13 Mar

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Pauvre France !

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drapeaubbrflotantLa France est prise en otage par un clan pour protéger un chef.

Depuis huit jours la droite qui a « fait tapis » sur le retour de Nicolas Sarkozy joue son va-tout dans sa défense.

Il faut donc transformer l’affaire Sarkozy successivement en affaire des juges, puis en affaire Taubira et si possible en affaire Hollande. Et voilà la France en proie à une polémique sans fin. Qui savait ? devient le jeu du moment.

Pendant ce temps, la réduction budgétaire, le pacte de responsabilité, le débat avec Bruxelles mais aussi la Syrie, la Crimée… Tout cela passe à l’as.

Tout le monde sait que l’offensive Sarkozy est du court terme, qu’il cherche à installer sa victimisation. Tout le monde sait qu’il sera rattrapé par la cavalerie, l’affaire des agendas le démontre. Tout le monde sait que les boules puantes sont dues à des règlements de compte dans la droite. Il suffit de lire l’interview de François Fillon : « Certains devront s’expliquer après les élections » dit-il. Mais tout le monde court puisque Nicolas Sarkozy donne le tempo, indique les cibles dans une forme d’hypnotisation collective.

Un jour François Mitterrand me disait : « Souvent la France n’est pas à la hauteur de son destin. Il suffit de voir la légèreté de ses polémiques ». Forte parole s’il en fut. Mais quand même, pauvre France !

15 Fév

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Arrêtons le massacre !

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drapeaubbrflotantLa France s’est engagée dans une spirale dangereuse. Une opposition déchainée, une presse acharnée, un pays passablement énervé.

Notre débat national tourne au massacre à la tronçonneuse pour Jean-Marc Ayrault.

La détestation de la droite pour le pouvoir de la gauche accède à des niveaux jamais atteints. Le jeu de démolition de la presse c’est du jamais vu. Au sein même de la gauche le tir à vue est devenu un « must ». Tout est à ce point systématique que le débat est inaudible.

Dès 18h s’abat sur le paysage audiovisuel un déluge de critiques ou de préjugés. Et pour alimenter ce climat délétère, chacun y va de son irresponsabilité, dans l’espoir un peu vain de devenir « reine » de la minute médias.

Un véritable concours de méchanceté, d’approximations, critiques ou de colères feintent envahit la France. On ne peut pas continuer comme cela. L’overdose guette et les Français vont tirer le rideau.

Mais au-delà, la France a besoin d’un débat serein et argumenté sur son avenir. Et non d’un chapelet d’anathèmes plus ou moins argumentés. Le gouvernement Ayrault est sûrement critiquable, mais pas à ce point. On finira par trouver ce qu’on cherche : Le crash.

Pas sûr que ceux qui le souhaitent se trouvent récompensés à la sortie. La désescalade devient une urgence. Car au bout tout deviendra ingérable !

05 Déc

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Prostate 2.0

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écran videAh la prostate du Président un régal… Plateaux en boucle, articles à la Une, commentaires à n’en plus finir. Et quand on zappe, on change d’angle. Peut-on tout dire ? Et c’est reparti.

Politiques agacés, sociologues sentencieux, journalistes offusqués qu’on s’offusque. Mais enfin ! « La transparence cela avait bien marché pour le patrimoine des élus ». Tout le monde est convoqué y compris le chirurgien. Il assure, rassure. On évoque le secret médical. Et on apprend « breaking news » que François Hollande s’est inscrit sous son vrai nom. Wouah !

Je l’imagine « bonjour je m’appelle François Dupont ! Les politiques tonnent « aucun intérêt ». En commentaire off « est-ce bien sur ? ».

Le soir ça s’essouffle un peu. Super un UMP un peu bas de plafond insulte les Roms… ! Alors plateaux, plainte et même possible exclusion mais quand même la prostate ! La prostate ! La prostate !

Le reste, le plan d’avenir pour la Bretagne ! La marche à l’intervention en Centre-Afrique ! Le face-à-face en Ukraine entre l’Europe et la Russie ! Le sommet Franco-Africain ! Le rapport Védrine ! Secondaire ! Ca n’intéresse personne ! Ainsi va le monde… des médias.

catégorie Actualité

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17 Oct

Commentaires fermés sur Primaire: Cambadélis « rassemblé »

Primaire: Cambadélis « rassemblé »

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Jean-Christophe Cambadélis est intervenu hier soir dans plusieurs médias pour réagir aux résultats de la primaire citoyenne:

Jean-Christophe Cambadélis, soutien de Martine Aubry, s’est dit « rassemblé pour battre Nicolas Sarkozy ». La victoire de François Hollande à la primaire socialiste est désormais sans appel. « Ils sont tous les deux condamnés à s’entendre », a-t-il encore estimé, parlant de François Hollande et de Martine Aubry. Jean-Christophe Cambadélis a considéré que la primaire était un « centre de gravité pour la gauche, c’est le choix d’une personnalité ». Il estime que « tous ensemble nous irons à bataille »…

10 Fév

Commentaires fermés sur Iran – Communiqué de JC Cambadélis et P. Amirshahi

Iran – Communiqué de JC Cambadélis et P. Amirshahi

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Les autorités iraniennes ont procédé cette semaine à l’arrestation d’une dizaine de membres ou proches de l’opposition iranienne après la demande des chefs de l’opposition, Mir Hussein Moussavi et Megdi Karoubi, d’organiser une manifestation de soutien aux mouvements pour la démocratie en Egypte et en Tunisie.

Le gouvernement iranien a refusé d’autoriser cette manifestation comme toutes les autres manifestations de l’opposition. Pour empêcher que le peuple iranien ne suive les contestations démocratiques en Égypte et en Tunisie, le régime islamique a procédé au blocage des médias étrangers. C’est notamment le cas des émissions du service en persan de la BBC, très écoutées et regardées en Iran.

Le Parti socialiste dénonce ces arrestations arbitraires et le blocage des médias. Les mouvements pour la démocratie dans des pays arabes montrent qu’aucun régime autoritaire ne peut durablement se maintenir au pouvoir contre la volonté de la majorité de la population.

Il réaffirme son soutien et sa solidarité à l’opposition iranienne et à tous les démocrates qui luttent pacifiquement et dans des conditions difficiles pour la démocratie, la liberté et la justice en Iran.

26 Jan

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Pour le PS, « c’est aux Egyptiens de dire si Moubarak doit partir »

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Après avoir déclenché une polémique sur la Tunisie, Michèle Alliot-Marie s’est montrée plus prudente, mercredi 26 janvier concernant la situation en Egypte : « Je ne peux que déplorer qu’il y ait des morts », a déclaré la ministre des affaires étrangères sur RTL.

Alors qu’elle avait proposé de faire profiter la Tunisie du savoir-faire français en matière de maintien de l’ordre, elle a affiché cette fois-ci une position plus équilibrée. Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS, chargé des relations internationales, se félicite de ce changement de ton, tout en insistant sur les progrès à faire.

Michèle Alliot-Marie a-t-elle eu sur l’Egypte la bonne attitude ?

En tout cas, l’attitude de Michèle Alliot-Marie montre qu’une autre attitude était possible sur la Tunisie. Pour le reste, la révolution tunisienne ferme un cycle ouvert avec la révolution iranienne et ouvre un nouveau cycle dans le monde arabe : celui des aspirations à la démocratie, dans lequel on n’est pas obligé d’utiliser des mouvements religieux pour tenter d’obtenir plus de liberté.

C’est pour cela que le monde occidental doit être attentif à ce qui se passe en Egypte, mais aussi en Jordanie, au Liban… Ce qui est marquant, pour l’instant, c’est que c’est un processus laïc et citoyen qui est à l’œuvre.

Alliot-Marie a appelé à plus de démocratie tout en refusant de faire de « l’ingérence » : iriez-vous plus loin ?

Pas forcément. Le ton de la France sur l’Egypte est plus juste que celui employé sur la Tunisie. On s’est un peu grillés aux yeux de la rue arabe avec ce qu’on a fait… Et il reste des questions sur l’attitude de la France par rapport à la Tunisie, comme l’ont rappelé hier les députés socialistes Gaëtan Gorce et Bruno Le Roux : ils ont demandé à François Fillon des éclaircissements sur l’avion affrété de France vers la Tunisie avec à son bord du matériel de maintien de l’ordre.

Il y avait une tolérance de la France envers Ben Ali, pour ne pas dire un soutien, il ne faut pas désormais rester sans voix.

Diriez-vous que Moubarak doit partir ?

Ce n’est pas à nous de le dire, mais aux Egyptiens. Nous pouvons dire : « Il faut plus de démocratie, il faut respecter son peuple… » A l’évidence, il y a une désespérance dans certains pays, pour reprendre un terme utilisé récemment, après coup, par Nicolas Sarkozy.

La montée de l’islamisme a souvent été citée comme mauvais prétexte à un soutien du régime de Ben Ali : est-ce différent en Egypte ?

Là encore, on ne voit pas en Egypte, pas plus qu’en Tunisie, de présence massive des mouvements islamistes radicaux dans les manifestations. On pourrait dire que Twitter a pris la place des prêches.

Le potentiel révolutionnaire des manifestations en Egypte n’est-il pas amplifié par les médias et les politiques, en compensation de leur myopie sur la Tunisie ?

Tout à fait. Il ne faut pas passer d’une posture à l’autre. Il y a une résonance qui s’exprime par rapport à la Tunisie, mais de là à voir un embrasement de toute la région, il y a un pas que je ne franchirai pas. Pourtant, la revendication politique pour plus de démocratie est là. Elle s’était d’ailleurs exprimée en Iran, avant d’être réprimée.

Si vous étiez au pouvoir, que feriez-vous : de simples communiqués appelant à plus de démocratie ?

En tant qu’Etat français, nos liens avec Moubarak sont assez forts pour pouvoir parler. Pour plaider en faveur d’élections libres, pour dire que la répression n’est pas la solution. Ce n’est pas du ressort d’un Etat d’appeler à la démission du chef d’un autre Etat, mais on peut indiquer le bon chemin à suivre.

Propos recueillis par Alexandre Piquard

26 Jan

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Interview dans Nice-Matin

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Le quotidien régional Nice-Matin publie ce jour une interview de Jean-Christophe Cambadélis.

Quand Dominique Strauss-Kahn pourrait-il annoncer son engagement dans la primaire socialiste ?

Je ne sais pas s’il est candidat et ce n’est pas à moi de parler à sa place. Il est tout à son travail au FMI qui est utile au monde et à la France. Je pense que le problème posé à la gauche n’est pas là mais de travailler sérieusement à une alternative. Les Français veulent des réponses concrètes à leurs difficultés et que l’on démontre en quoi nous sommes différents de ce que fait ou ne fait pas la droite.

Comment gérer la primaire socialiste lorsqu’on annonce déjà une dizaine de candidatures ?

Dix candidats à la primaire ! C’est trop ! Le parti socialiste compte beaucoup de talents, mais tout le monde ne peut pas devenir président. A partir du moment où tout le monde s’exprime en tout sens, en cherchant à se faire repérer par les médias, ça crée une cacophonie dommageable à l’alternative. J’appelle donc à l’unité et à la responsabilité tous ceux qui pensent ne pas avoir trop de chance de battre Sarkozy.

Pourquoi autant de candidats ? D’où vient le problème ?

Susciter des candidatures dont certaines n’ont aucune chance parasite le travail que nous faisons. Martine Aubry, depuis des mois, organise convention après convention. Nous travaillons beaucoup mais ça ne se voit pas à cause des candidatures multiples et variées. Je dis à mes petite camarades candidats : vous avez fait un tour de piste, c’est très bien, mais maintenant revenez dans le giron et travaillez à l’union.

Quel candidat voyez-vous sortir vainqueur de la primaire ?

Au moment où je vous parle, je n’ai aucune idée. Je suis dans le souhait que DSK ou Martine Aubry soit le candidat ou la candidate des socialistes parce que j’estime que ce sont nos meilleurs atouts pour diriger le pays en battant Sarkozy.

Que pensez-vous de Ségolène Royal qui est officiellement partie en campagne pour la primaire ?

Il n’est pas anormal que l’ancienne candidate des socialistes à la présidentielle cherche à tester sa popularité. Mais elle ne doit pas le faire au détriment des socialistes. Il y a trois quatre candidats qui peuvent espérer challenger le président sortant, s’il est candidat. Ce qui pose problème c’est la confusion : dix candidats à la primaire socialiste plus la multiplicité des candidatures au sein de la gauche. On a un paysage brouillon, émietté. Les électeurs s’y perdent. On ne peut plus voir les propositions du PS parce que nos porte-parole peinent à les faire entendre.

Ségolène Royal a annoncé qu’elle choisirait volontiers DSK comme Premier ministre si elle était élue en 2012. Qu’a-t-il pensé de la proposition ?

Je n’en sais strictement rien mais je ne vois pas très bien où elle veut en venir. Soit elle estime que DSK est la personnalité idoine pour gouverner la France, dans ce cas, on ne voit pas pourquoi elle se présente à la présidentielle. Soit elle pense que c’est elle et dans ce cas elle n’a pas besoin de DSK.

Pensez-vous, comme Cohn-Bendit, que la gauche a mis en marche la machine à perdre ?

J’ai l’impression de revivre le délitement de la gauche plurielle, plus les primaires de la dernière présidentielle. Ça fait beaucoup pour un seul homme. Je pense que Nicolas Sarkozy est dans les cordes, que l’UMP n’a plus de proposition ou d’imagination pour un deuxième quinquennat si ce n’est de nous proposer de continuer la même politique. La gauche peut donc l’emporter. Mais le principal atout de Nicolas Sarkozy, c’est que la gauche se batte entre elle.

Mélenchon, très critique à l’ égard de DSK, est-il le bon candidat pour représenter la gauche de la gauche ?

Mélenchon est pour la révolution citoyenne. Il peut plaider pour la révolution sans obligatoirement vouloir faire du PS son ennemi. C’est aux électeurs communistes de dire s’ils veulent, comme le propose Mélenchon, recomposer la gauche ou battre Sarkozy. Ce choix leur appartient.

Sarkozy taquine plus qu’il ne critique DSK. N’est-ce pas un handicap pour celui qui, s’il se présente, sera le candidat de la gauche ?

Ne pas le critiquer c’est reconnaître ses qualités et s’interdire de pouvoir le critiquer, s’il entre en compétition. Je ne sais pas si c’est un bon calcul. Par ailleurs, le président de la République reprenant les propositions du parti socialiste et de la gauche européenne en terme de gouvernance mondiale ou de taxation des mouvements de capitaux, il lui serait quand même difficile de critiquer la gauche.

Comment la gauche peut-elle récupérer les voix du courant centriste que Sarkozy courtise allègrement ?

Je crois que Nicolas Sarkozy travaille beaucoup à effacer tout ce qu’il a fait dans la première partie de son quinquennat, que ce soit sur le plan politique ou sur le plan des inimitiés qu’il a créées avec tout le monde. Il a donc beaucoup de travail. Pour le reste, je ne suis pas dans une démarche de politique sociologique prévoyant de dire telle ou telle chose pour essayer de séduire tel ou tel électorat. C’est d’ailleurs ce qui conduit la droite à aller sur le terrain du Front national. Je crois plutôt que c’est l’offre politique globale qui permet à un pays de se déterminer.

Ségolène Royal se présente comme la candidate du peuple. Sur quels thèmes DSK construirait-il sa campagne s’il était candidat ?

Je crois que le candidat socialiste, quel qu’il soit, doit être à l’aise dans les principes et valeurs de gauche. Mais il doit rassembler la France. Il ne s’agit pas d’opposer une catégorie à une autre, des Français à d’autres Français. La présidentielle, sous la Ve République, ce n’est pas être le candidat ou le président de la gauche, mais c’est être le président de la France. On peut le regretter, mais c’est ainsi.

Est-ce que l’absence et le silence de DSK sont une stratégie ?

Non ce n’est jamais une stratégie mais, franchement, les Français ne sont pas dans la présidentielle. Ils sont confrontés à des problèmes extrêmement concrets et ils attendent les réponses. Les prochaines échéances sont les cantonales et il sera toujours temps, lorsqu’ils se tourneront vers la présidentielle, de leur présenter nos projets d’avenir.

06 Juil

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Sarkozy isolé, désigné, choqué

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Le pouvoir sarkozien a cru, comme hier l’équipe de France de Domenech, pouvoir faire bloc et rempart face aux médias pariant sur le fameux « un événement médiatique chasse l’autre ».

Le résultat fut le même, la pression médiatique fut plus grande avec son cortège de fausses rumeurs/vraies révélations et dénégations indignes.

La conséquence c’est que l’accroc s’est transformé en gangrène.

Maintenant, Sarkozy est désigné, isolé et semble choqué. Il est vrai que Sarkozy doit faire face à 3 crises : éthique, économique et sociale.

Il doit, sous la contrainte, faire vite pour l’éthique et faire nommer un juge d’instruction indépendant instruisant l’affaire.

Pour l’économique, en finir avec le bouclier fiscal, assumer sa rigueur et chercher la croissance et la justice.

Enfin le politique doit résider dans le changement de gouvernement. C’est pour lui le temps de la rupture…