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12 Jan

Commentaires fermés sur De l’impuissance des nations… Silence on tue !

De l’impuissance des nations… Silence on tue !

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Jour après jour, au canon, au fusil, au couteau, la dictature Syrienne assassine son peuple dans la réprobation des mots et le silence des faits. Les nations se réclamant des droits de l’Homme assistent, impuissantes, au massacre. Et pourquoi ? Parce que Monsieur Medvedev refuse une résolution aux Nations Unies. N’y a-t-il pas là une complicité de guerre ? On a quand même tiré plusieurs obus sur Gilles Jacquier. Il y a près de 5000 morts. Et combien de torturés, blessés, violées, mutilés ?

Il faut maintenant exercer la pression non seulement sur la dictature, mais cela est sans illusions, mais surtout sur ses soutiens. Il faut une résolution aux Nations Unies, instaurant des zones d’exclusion humanitaire. Il faut exiger de Dmitri Medvedev qu’il cesse de soutenir Bachar El Assad.

Bachar El Assad assassin, Dmitri Medvedev complice ? Il faut faire sauter le verrou. L’impuissance des nations n’est que le paravent du renoncement.

26 Déc

Commentaires fermés sur Vladimir Poutine à la croisée des chemins

Vladimir Poutine à la croisée des chemins

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Le refus des résultats contestés des dernières élections législatives en Russie a provoqué une contestation sans précédent. Medvedev en critiquant le régime pour lui donner un avenir, a créé les conditions d’une crise au sommet qui a rencontré une colère d’en bas longtemps contenue.

Son accord avec Poutine, loin de replâtrer le régime, a laissé un vide qui ne demandait qu’à être comblé. La corruption, les passe droits, la violence et les difficultés économiques ont convergé dans un ras le bol transpartidaire. Il aurait dû s’exprimer dans les élections. On sait ce qu’il advint. Et c’est donc dans la rue que la contestation a pris corps.

Maintenant nous sommes à la croisée des chemins. Soit le régime revient sur les élections, ce qui est peu probable, soit Poutine va à la présidentielle comme cible de tous les mécontentements. Certes l’opposition n’est pas unie et le nationalisme latent n’est pas sans poser problème. Mais rien ne dit qu’une candidature ne puisse catalyser l’opposition.

En tout état de cause comme nous l’avions expliqué dans ces pages, nous changeons de cycle en Russie. Car Poutine gagnant, a fortiori perdant, nous rentrons dans l’instabilité. Une époque de tous les dangers s’ouvre. Après le bassin méditerranéen, la crise euro-européenne, c’est la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine et le Kazakhstan qui subissent des tensions. C’est dire que les décisions de Poutine ne seront pas sans conséquences.

25 Oct

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Impressions Russes

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Des oligarques aux mouvements des droits de l’homme en passant par des ministres, des chercheurs ou encore des parlementaires, notre tour fut complet. Il en ressort quelques impressions.

D’abord le caractère post traumatique de la Russie après l’effondrement de l’URSS et la déroute de l’ère Eltsine et ses recettes ultra libérale. Il s’en est suivi une « inertie politique, énergie économique » remarquable. Un réinvestissement civique dans des mouvements thématiques (retraites, automobiliste, voire écologiste) ou dans la sphère du privé et un grand nationalisme. Laissant à une oligarchie éclairée le soin de défendre l’intérêt russe, la stabilité économique et l’enrichissement. Ce pouvoir n’est pas homogène, même si Poutine flirte autour des 80% d’opinion favorable? Un pouvoir fort, bonapartiste, appuyé sur des couches moyennes qui décollent et un peuple de province pour qui l’Etat central est la mère nourricière. Et de fait Moscou concentre 80% de la richesse elle-même détenue par 10% de la population. La Russie commence son retour dans l’arène internationale, grâce à un Medvedev conscient de la convergence des préoccupations communes avec le monde occidental. Régulation, développement durable, règles du commerce, islamisme intégriste, état de droit ainsi que la défense de la culture russe, la lutte contre les débordements de la corruption et le fléau de l’alcoolisme. Ce qui fait, au passage, que les femmes sont plus recherchées pour l’emploi.

Plus ouvert sur l’OTAN, à condition que l’on ne défende pas « l’OTAN global ». Favorable à un partenariat stratégique avec l’Europe. Réfléchissant à une zone financière « rouble » plutôt pour normaliser son secteur financier que pour la réaliser. Nos interlocuteurs au plus haut niveau ont concédé que le traitement du Caucase n’avait pas été performant. Très regardant sur l’Afghanistan où un retrait les laisserait en première ligne.

Un mot semble tabou: la Chine. Y penser toujours, n’en parler jamais, semble être le leitmotiv russe. Tentant de faire baisser le sentiment anti russe en Pologne, dans les pays Baltes, la Russie regarde beaucoup l’Allemagne jugée plus sûre que la France Sarkozyste, moins fiable. Reste à l’évidence, la question des droits de l’homme. Plus criticable que ne le pense le Kremlin, moins que ne le dit la presse occidentale, si on compare à la mansuétude vis-à-vis d’autres pays émergents. A l’évidence sans rien retrancher sur nos principes, la France doit agir fermement avec constance vis-à-vis de la Russie. Pour des raisons stratégiques et économiques. Nous avons poursuivi notre dialogue avec « Russie juste » dans un colloque de haut niveau sur la situation dans les deux pays. Ces derniers seront présents lors du conseil de l’International Socialiste à Paris avec M. Mironov, le Président du sénat, le principal dirigeant.