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07 Juil

Commentaires fermés sur Hommage à Michel Rocard – discours de Jean-Christophe Cambadelis – jeudi 7 juin 2016

Hommage à Michel Rocard – discours de Jean-Christophe Cambadelis – jeudi 7 juin 2016

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Hommage à Michel Rocard : le discours de Jean… par PartiSocialiste

Hommage à Michel Rocard

Discours de Jean-Christophe Cambadelis,

Premier secrétaire du Parti socialiste

Siège du Parti socialiste, jeudi 7 juin 2016, 14h

(seul le prononcé fait foi)

 

Mesdames, Messieurs membres de la famille de Michel Rocard,

Monsieur le Premier ministre, cher Manuel,

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs les secrétaires nationaux et membres du Bureau national du Parti socialiste,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Cher Alain dont nous comprenons la peine,

 

Le temple, la nation, le socialisme ou l’unité d’un homme. La spiritualité simple des protestants, l’exigence éthique de la charge du pouvoir, l’ancrage d’un destin ont fait un homme hors du commun.

Michel Rocard s’en est allé, lui l’homme de qualités, l’homme à la puissance d’analyse, homme à convictions et à concepts. De ses idées, il puisait un enthousiasme toujours entier, un espoir toujours authentique. Michel Rocard était un des rares à posséder l’optimisme de l’intelligence. Inquiet parfois, jamais pessimiste.

Michel Rocard avait la passion des idées. Je garde bien en mémoire cette formule prononcée en janvier 1990 : « Dans le débat d’idées on essaie de convaincre tandis que dans les débats de personnes, on essaie de blesser ». Ses idées, il les forgeait dans le feu incandescent de ses convictions.

Son engagement pour l’idée de justice, il l’a fondé en 1945, lorsqu’il participa à l’accueil de déportés de retour des camps, à Paris. Le PSU, ce « laboratoire d’idées », était né de l’opposition brûlante et résolue à la guerre d’Algérie.

Il croyait profondément aux idées. La crise de notre monde a pour lui des racines intellectuelles évidentes. Les blocages de la pensée sont pour lui la cause des dérèglements. Il pointait sans cesse l’effondrement intellectuel du capitalisme et ne séparait pas la dénonciation du tout-marchand et celle du rien-pensant.

Sa pensée n’était pas complexe, elle prenait simplement en considération l’articulation et donc les interconnexions entre les crises sociales, économiques, techniques et climatiques. Il aimait les digressions, il usait parfois de mots obscurs mais sa pensée était toujours limpide. C’est qu’il réfléchissait sans cesse, donc aussi en parlant à haute voix. C’est qu’il était authentique. Pragmatique, il savait surtout que les mots justes, prononcés au bon moment sont déjà de l’action. Cher Pierre Encrevé.

Derrière l’homme du « parler vrai », il y a bien entendu l’homme du penser juste. Il avait le mépris des idéologues sans idées et des paroles invertébrées. Il nous a transmis cette idée que dans un monde apolaire et sans repères, les valeurs et les idées sont un point d’appui salutaire.

Ses idées, il y croyait corps et âme, donc il les défendait becs et ongles. L’homme du compromis était aussi l’homme du refus. Il lui arriva donc de quitter notre famille pour marquer son refus de la guerre et soutenir la décolonisation. De démissionner aussi du gouvernement pour marquer sa critique sur l’adoption du scrutin proportionnel.

Au fond, si Michel Rocard était souvent si volubile, c’est qu’il ne mettait jamais ses idées dans sa poche. Et ses idées furent celles de la deuxième gauche… Son fameux discours du Congrès de Nantes théorisa les deux gauches, grand discours qui fonda une culture au Parti socialiste. Elle puisait ses racines dans le mouvement social et avait obtenu ses lettres de noblesses via le courant reconstruction de la CFTC qui donna naissance à la CFDT dont je veux saluer la présence des secrétaires généraux, anciens et actuels dans cet hommage.

Mais j’ai toujours pensé que ce discours fondateur, et par certains côtés salvateur, l’avait un peu contraint voire enfermé face à un autre homme d’Etat, François Mitterrand, qui avait un sens politique pour le moins acéré.

Nous l’avions évoqué ensemble. Il était parti dans une fulgurante analyse sur le mouvement ouvrier fouriériste de Fernand Pelloutier, de la mutualité ou de l’économie sociale, du commencement jusqu’à nos jours, mais il termina par une formule « Que veux-tu, dans le jeu politique, je suis toujours un peu gauche ». Belle formule mais je crois que le jeu politique ne l’intéressait pas plus que cela.

Michel Rocard ne croyait pas simplement aux idées et au bien, il voulait réaliser ses idées et faire le bien. Il était homme de convictions et homme d’actions. Son éthique était exigeante.

Pour agir, il savait qu’il lui fallait convaincre. Et l’homme engagé se faisait engageant. Entraînant les militants dans le combat commun. Et notamment les jeunes. Tout au long de sa vie, Michel a toujours su parler aux jeunes. Beaucoup se sont intéressés à la politique grâce à lui. N’est-ce pas cher Manuel ?

Il croyait aux idées et aussi au Parti, cet outil de défense des idées, de réalisation des idéaux. Fâché parfois mais toujours fidèle à ce parti qu’il finit par diriger. Et à ceux qui se plaisent à citer ses mots sur la gauche en général et le Parti socialiste en particulier, il a répondu par avance par un ultime contrepied en demandant qu’un dernier hommage lui soit rendu ici, à Solférino, siège du Parti socialiste.

Il croyait aux idées et au pouvoir. Oui, Michel Rocard c’est aussi l’innovation au pouvoir. Il assuma le fardeau des responsabilités et en fit le levier de ses réformes. Nous pouvons citer la loi bioéthique mais il y a la création d’un « droit au revenu minimum d’insertion » qu’il fit financer par l’ISF rétabli et renommé « impôt de solidarité ». Et puis, il y a la Contribution sociale généralisée pour que l’État puisse assurer sa fonction sociale.

Il faut retenir cela de Michel Rocard : ces bonnes réalisations qui ont pavé son chemin dans « l’enfer de Matignon ». N’est-ce pas Jean-Paul Huchon et Tony Dreyfus ? Il faut le rappeler, car Michel Rocard ne voulait jamais être jugé sur des intentions mais sur des actes.

C’est sans doute la plus forte leçon de Michel Rocard : pour défendre l’idéal, il faut se cogner au réel. Oui, il y a le bel idéal et il y a la « réalité rebelle » disait-il, citant, Gramsci. Alors ! Il voulait connaître et comprendre le réel. C’est d’ailleurs pour cela qu’il aimait tant sa fonction de maire de Conflans-Sainte-Honorine, sur le terrain, proche de ses concitoyens. C’est pour cela qu’il lisait tant, qu’il rencontrait celles et ceux qui pensaient et faisaient le monde.

Parler vrai, c’est « respecter la réalité » dira-t-il, ajoutant – pour tenter de dissiper les erreurs d’interprétation – que « gouverner, c’est agir vrai ». Parler en tenant compte du réel, ne pas s’émanciper du réel. C’est l’idée qu’il faut être lucide si on veut être libre.

Son réalisme était à sang chaud. Pour lui, les contraintes économiques n’étaient jamais des excuses pour renoncer aux ambitions sociales. Pour lui, les tensions se résolvent dans la décision.

Mais, il ne faut pas manquer de vue l’essentiel : Le réel c’est les autres. Il faut écouter, partager, négocier. C’est la méthode Rocard, une véritable ingénierie du dialogue. Pour la comprendre, il faut regarder en direction du « caillou », se tourner vers la Nouvelle Calédonie. C’est d’ailleurs la première phrase de son discours de politique générale prononcé le 29 juin 1988 : « Depuis le 10 mai, pas un jour ne s’est achevé sans que mon action et mes pensées ne soient tournées vers la Nouvelle Calédonie ». Disant plus loin en citant les négociateurs : « Renouant les fils d’un dialogue qu’on pouvait craindre rompu à jamais, ils ont fait en sorte que des dirigeants courageux et responsables acceptent d’entrer dans cette démarche nouvelle. Oui, il est des cas où il faut du courage pour faire preuve de raison ! ».

Alors, comme il le dit, « seul un Breton pouvait parler à un Kanak » alors il envoya pour une longue mission Louis Le Pensec, que je salue. Avant les accords de Matignon puis les accords d’Oudinot, il y eut une « mission de dialogue ». Ce n’est pas un hasard, c’est sa marque. Michel Rocard se définissait lui-même comme « social-démocrate de dialogue ».

Le dialogue, la seule façon de faire avancer de façon pragmatique la paix mais aussi le progrès. Pour Michel Rocard, c’est par le débat que l’on peut avancer, que c’est par le dialogue que l’on peut réformer. Mais, parlons vrai : Il dut aussi user des armes du droit pour imposer ses idées, sans trembler.

Alors, comment être fidèle à l’homme au-delà de l’hommage ? Eh bien, mes chers amis, en regardant le réel. Le monde est en ébullition et la France est en effervescence. Il faut tracer le chemin du compromis social dans ce monde nouveau qu’il décrivait, voire décryptait, fiévreusement.

Si certaines des idées de Michel Rocard se sont imposées dans le réel, certaines se frottent encore au réel et à ce retour de la violence et des passions.

Une idée centrale chez Michel Rocard c’est l’ouverture au monde, pour un monde plus juste et notamment pour le tiers-monde qu’il appelait « tiers-état du monde ». Avant la BAP, un autre big bang, il y a eu la BOP comme disaient ses amis : la « bataille pour l’organisation de la planète ».

C’est l’idée d’une véritable bataille de civilisation à opérer notamment face au péril écologique. Ainsi, engagé jusqu’au bout, Michel Rocard sera l’ambassadeur de France chargé de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, en quelque sorte l’ambassadeur de la planète.

Fidèle à Michel Rocard, cela veut dire dénoncer les nationalismes qui empêchent toute régulation internationale, dénoncer la remise en cause systématique de la coopération internationale et l’enfermement dans une souveraineté bornée. Oui, la bataille pour la planète est aussi une bataille contre le nationalisme.

L’ouverture au monde, c’est bien entendu l’ouverture à l’Europe. La France ne sera forte que dans une Europe forte, capable de « faire entendre sa voie et de faire sentir son poids ». Fidèle, cela veut donc dire dénoncer et déconstruire l’Europe anti-européenne que les nationalistes sont en train de bâtir.

Fidèle, au fond, cela veut dire moderniser les modes de pensée et les modes d’actions des progressistes sans dénaturer l’idéal qui les a fondé.

Fidèle, c’est aussi rappeler haut et fort que la solidarité n’est pas la bonne conscience, elle est la condition d’une bonne politique, efficace, effective.

Homme de vérité, de vision et d’action, il incarnait donc le socialisme moderne.

Fidèle à Michel, c’est être fidèle au socialisme et à l’unité, fidèle à ce double rêve de mettre le monde à gauche et de mettre la gauche dans le monde. Rénover la gauche pour pouvoir mieux changer la vie, voilà la voix qu’il a tracée. Nous devons la poursuivre sans lui, mais nous le ferons avec ses idées. Il rejoint à présent la place qui est la sienne : au cœur du socialisme.

Aujourd’hui, les yeux remplis de larmes mais grands ouverts, nous sommes tristes et nous sommes fiers.

Merci de nous avoir montré que le socialisme est cette fenêtre de l’idéal sur le réel.

En fidèle hommage, sans trêve, nous poursuivrons ton rêve.

 

Merci Michel.

 

catégorie Actualité

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03 Juil

Commentaires fermés sur L’invité de Francis Letellier dans le 12/13 Dimanche sur France 3

L’invité de Francis Letellier dans le 12/13 Dimanche sur France 3

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12:13 France 3 Dimanche

Jean-Christophe Cambadélis était ce dimanche 3 juillet l’invité de Francis Letellier dans le 12/13 Dimanche de France 3.

 

Retrouvez ci-dessous la vidéo de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Invité du 12/13 Dimanche : Jean-Christophe Cambadélis

 

Décès de Michel Rocard

La nouvelle de la mort de Michel Rocard a été un choc pour moi comme pour tous les socialistes.

En plus de l’hommage de la nation il y aura un hommage à Solférino. Au cours de cet hommage à Solférino il y aura une allocution du Premier ministre, d’Alain Bergounioux  et de moi-même.

Nous sommes tous des héritiers de Michel Rocard. Il y a des enseignements à tirer de son parcours. Michel Rocard défendait ses idées avec férocité, même s’il était capable de compromis.

Il faut que le Parti socialiste se dépasse, du point de vue de son organisation et de ses idées.
Mouvement de contestation sur la Loi Travail :

Ce qui est grave, c’est qu’il s’est constitué dans ce mouvement une ultra gauche antidémocratique, qui s’est fixé comme objectif de mettre à terre le Parti socialiste, tant du point de vue de la contestation que de la violence dans l’action. Ça, je le dénonce fortement.

Je pense que devant les risques de violence à Nantes, où dans tout autre endroit où se tiendrait l’université d’été de la Belle alliance populaire, il vaut mieux reporter, suspendre, l’université de cet été. C’est ce que je ferai comme proposition aux acteurs de la Belle alliance populaire. (…) On en discutera pour trouver une autre date qui permette de faire les choses avec plus de sérénité. (…) On nous menaçait de violence sur nos militants, on menaçait de saccager l’ensemble de la ville.

Je ne peux demander à la CGT de suspendre ses manifestations au vu des violences et moi-même maintenir l’université qui entraînera des violences, en faisant en sorte que les réunions ne se tiennent plus.

Le dépôt et le vote d’une motion de censure incluront des sanctions et des exclusions du Parti socialiste. C’est l’avis qu’a rendu la Haute autorité éthique ainsi que la résolution que nous avons adopté lors du dernier Conseil national du Parti socialiste.

Ce n’est pas facile d’être un parti au pouvoir. Il fallait redresser la France qui nous a été laissé dans un triste état.

 

Primaire

Nous avons dû relever le gant de la primaire pour permettre aux électeurs de gauche de discuter.

L’orientation du Parti socialiste pour la présidentielle est sociale et écologiste.

Emmanuel Macron se dit ni de droite, ni de gauche, il ne peut donc pas participer à une primaire de gauche.

Monsieur Montebourg se dit attentif et je le suis également.

Il ne faudrait pas créer des conditions qui permettent de ne pas aller à la primaire. Si on ne veut pas y aller, il ne faut pas reporter la faute sur le Parti Socialiste.

Le PRG veut des discussions sur la primaire. Il y en aura la semaine prochaine

21 Jan

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Penser le renouveau de l’Europe !

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Je serais ce soir et samedi à l’invitation du club de Michel Destot « Inventer à gauche » à Strasbourg. Il s’agit de réfléchir avec Catherine Trautmann, Michel Rocard, Jacques Delors, Hubert Védrine et Axel Schäfer, député, Vice-président du grope parlementaire du SPD au renouveau européen. En effet la présidence tournante hongroise concentre symboliquement les tourments de l’Europe. Un eurosceptisime teinté d’un nationalisme autoritaire pour une politique économique ultra-libérale. Voilà les ingrédients de la dissolution dû à ceux qui préconisaient un seul grand marché et qui aujourd’hui doutent même de cette Europe résiduelle. C’est l’inverse, la France par exemple comme les autres pays d’Europe ne peuvent retrouver leur souveraineté budgétaire, minée tant par les déficits et la spéculation sur la dette souveraine que par une coopération européenne. Il y a beaucoup à faire et d’abord à refonder l’axe franco-allemand. C’est ce à quoi nous travaillons avec le SPD depuis plus d’un an. J’étais, il y a encore peu, à Berlin. Nous avançons comme avance le débat au sein du PSE même si le groupe à Strasbourg freine ou ne marche pas du même pas. L’axe franco-allemand est une condition nécessaire mais pas suffisante. Ce colloque est un pas important dans le réarmement idéologico-politique du socialisme européen.

07 Mar

Commentaires fermés sur Séminaire de Paris: « 1990-2010: la fin du bloc soviétique 20 ans après Bilan et perspectives »

Séminaire de Paris: « 1990-2010: la fin du bloc soviétique 20 ans après Bilan et perspectives »

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Vendredi dernier, à l’initiative du secteur Europe/international du Parti Socialiste, s’est tenu à Paris un séminaire dont l’objet était le bilan et les perspectives après la fin du bloc soviétique. La journée était partagée en deux tables rondes.

La première « Un jour qui ébranla le monde : Bilan, conditions et conséquences de la chute du Mur et de l’effondrement du bloc soviétique » où l’on a pu écouter les témoignages de Ilon Iliescu, ancien Président de la Roumanie et de Laszlo Rajk, ancien chef de l’Opposition démocratique hongroise et ancien député. Ainsi que les analyses de Lionel Jospin et Alexandre Adler.

La deuxième table ronde « Le Monde d’après : Après la fin de la coexistence pacifique : unilatéralisme ou multilatéralisme ? » avec  Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, Michel Rocard et  Adam Michnik, journaliste, rédacteur en chef de Gazeta Wyborcza.

Ecouter ma conclusion des débats:

[Audio: 050310Conclurencontrejcc.mp3]  – Permalien de la conclusion: http://www.cambadelis.net/audio/050310Conclurencontrejcc.mp3

Je vous propose un diaporama de cette journée:

27 Sep

Commentaires fermés sur L’union nationale : Le faux pas de Michel Rocard

L’union nationale : Le faux pas de Michel Rocard

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communique_image.jpgFace à la crise, Nicolas Sarkozy et François Fillon appellent à l’union nationale. Michel Rocard, en évoquant l’alliance de la droite réfomiste incarnée par Nicolas Sarkozy et de la gauche non révolutionnaire, fait de même.
Le pays a moins besoin d’une union des puissants que d’une autre politique. La tentation de l’union nationale est une réponse de forme à une question de fond. On ne peut pas répondre à la crise en poursuivant ou cautionnant la politique actuelle.

Michel Rocard a commis un faux pas…