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16 Mai

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L’invité de Bureau Politique sur TF1 et LCI

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Bureau Pol

Jean-Christophe Cambadélis est l’invité de Christophe Jakubyszyn dans l’émission « Bureau Politique » sur TF1 et LCI.

Retrouvez l’intégralité de l’émission ci-dessous:

23 Nov

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Mitterrand 1981 contre Mitterrand 1988

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Francois Hollande et Nicolas Sarkozy s’inspirent de François Mitterrand. François Hollande est persuadé que Nicolas Sarkozy est dans la situation de Valériy Giscard d’Estaing en 1981. Il veut incarner le changement. Mais se refuse à céder aux plus radicaux du camp du changement comme le fit François Mitterrand avec le PCF et l’extrême gauche. Il négocie avec EELV sur le nucléaire comme hier avec le PCF sur les nationalisations. Proximité dans les thème mais délimitation dans la réalisation. Il parie sur le rejet et pas totalement sur le projet. Le résultat des élections en Espagne ou Mariano Rajoy n’a pour ainsi dire rien dit, confirme son intuition. Un « Sarkodestaing » dévalué, déconsidéré, qui se heurte à un bilan calamiteux, un chômage de masse et une attitude hautaine ou lointaine. Il parie sur le fait comme en 1981 que Nicolas Sarkozy n’aura pas de projet mais sera scotché par son bilan. Il joue sur ses qualités d’orateur, son humour mordant, et prend un soin méticuleux comme François Mitterrand après le congres de Metz à rassembler les siens. L’élection de 2012 serait un référendum pour ou contre Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy lui, a choisi le Mitterrand de 1988 celui de la France unie. On se souvient de l’affiche de l’hémicycle vide. Avec pour slogan : « ici bat le coeur de la France ». Bref le Mitterrand en surplomb maîtrisant la fonction, garant de l’union, est son modèle. Comme en 1988 il veut partir tard. Il souhaite une campagne courte ne permettant aucune prise, agitant l’idée du danger de l’arrivée de son concurrent au pouvoir. Il n’hésitera pas a multiplier les gestes européens ou internationaux. Il se fait protecteur des arts comme il y a quelques jours en Avignon. C’était un peu surjoué mais éclairant. Président de toutes les France, protecteur sans passé, mais pas sans avenir. Jusque dans le look, la gestuelle ou le mimétisme émacier est là. Comme en 1988, Jean-François Copé joue, les Jospin dérobant à ses adversaires leur thème et remobilisant l’électorat. Alors rien n’est équivalent sur le fond mais dans la forme, François Mitterrand semble bien présent !

22 Nov

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Une grande dame s’est éteinte

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Résistante pendant la 2ème guerre mondiale, résistante dans la vie, résistante à l’air du temps, résistante à toutes les dominations. Cette femme digne, humaniste, indépendante, incapable de médiocrité, était aussi un repère pour beaucoup de femmes.

Elle était indissociable de l’image de François Mitterrand en 1981. Et c’est la raison de la nostalgie qui envahit les socialistes au delà de la peine provoquée par ce décès.

31 Août

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Le CSA doit suspendre l’autorisation d’émettre de Sud Radio !

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« Pensez-vous que le fait que DSK soit juif l’ai aidé avec la justice aux Etats-Unis ? » nous dit Sud Radio et tout le monde s’en fout ! Qu’en pense Arnaud Montebourg procureur de DSK et l’ensemble des éditorialistes de gauche ? Qu’en pense le ministre Frédéric Mitterrand ? Qu’en pense la LICRA, le MRAP, Sos Racisme et la Ligue des Droits de l’Homme ? Qu’en pense Robert Ménard nouvelle recrue de Sud radio ?

Comment peut on accepter qu’un média professe un antisémitisme rampant sans que personne ne s’en offusque ? La communauté juive française est en émoi et je la comprends. Je demande au CSA de suspendre l’autorisation d’émettre de sud radio.

19 Juil

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Frédéric Mitterrand existe puisqu’il polémique

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On avait quitté le ministre de la culture après une lamentable polémique. Depuis rien. Un budget famélique, une imagination en berne, une animation aphone, peu, voir pas de questions lors des questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale. Le plus discret ministre de la culture sous la 5ème République, pour pas dire plus, se réveille pour tacler Martine Aubry et le Parti Socialiste. Leurs crimes: avoir envisagé une augmentation du budget de la culture. Un drame en effet qui nécessitait que le ministre sorte de son immobilisme. Voilà qui secoue le ministère de sa torpeur car sous Sarkozy: silence la culture dort !

10 Mai

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Le 10 mai 1968

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C’est l’anniversaire des premières barricades de 1968. Dans le quartier Latin, les évènements sont à un tournant. La grève générale va commencer. Elle ébranlera le régime gaulliste.

1968 comme la grève des mineurs de 1963 ou les mouvements sociaux, voir ceux de la jeunesse scolarisée des années 1970 ont ouvert le chemin du 10 mai 1981, au même titre que la mise en ballotage de De Gaulle par François Mitterrand en 1965, grâce au soutien du PCF de Waldeck Rochet. Si le 10 mai est la victoire présidentielle de François Mitterrand, elle est le résultat d’une décennie de combats. Dans ce retour de la « Tontonmania » aussi sympathique qu’inattendu, il fallait remettre les évènements « à l’endroit ». Et en ce jour j’aurais une pensée pour la grève générale de 1968.

10 Mai

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Appel aux forces de la gauche et de l’écologie

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Jean-Christophe Cambadélis a signé un appel, publié aujourd’hui dans Libération, pour « un accord de rassemblement de la gauche » en vue des élections présidentielles de 2012:

A l’occasion du 30ème anniversaire de l’élection du premier, et à ce jour seul, président de gauche sous la Vème République, la nostalgie n’est pas de mise. La gauche, parce que c’est sa vocation historique, a le devoir de se projeter dans l’avenir, donc de remporter l’élection de 2012. Une société de plus en plus injuste, à qui l’on prétend faire croire que c’est une fatalité, une jeunesse en panne d’avenir, des classes moyennes et populaires désemparées, la précarité qui s’accroît, la laïcité républicaine menacée, une France controversée. Aujourd’hui comme il y a trente ans, la France a besoin d’espérance, et de profonds changements.

Pour l’emporter, la gauche doit compter sur la vigueur de ses propositions et fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent changer de politique pour changer la société. En ce 10 mai 2011, nous invitons donc toutes les forces de la gauche et de l’écologie à souscrire publiquement un «accord de rassemblement de la gauche» en vue de la prochaine élection présidentielle. Cet accord doit concerner le principe du rassemblement, la méthode de travail et la définition d’un «socle commun». Au-delà, il reviendra aux formations et aux partis politiques envisageant d’exercer ensemble le pouvoir de discuter d’un programme et d’un accord législatif.

Sans préjuger le choix des différents partis de présenter ou non une candidature, nous insistons pour que la campagne présidentielle se déroule à gauche dans cette perspective et avec cet esprit de rassemblement. Nous sommes convaincus que c’est la condition de la victoire en 2012, mais aussi celle d’un véritable changement en faveur du développement durable, de la justice sociale et de l’émancipation humaine. C’est pourquoi nous lançons un appel solennel aux responsables de la gauche et de l’écologie pour qu’ils s’engagent, dès à présent, sur le principe puis l’élaboration et la mise en œuvre de cet accord de rassemblement de toute la gauche qui, à partir d’un socle commun, doit déboucher sur un accord de gouvernement. Pour notre part, nous nous engageons à porter ce message partout où nos responsabilités et nos activités le permettront.

«Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à la condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut.» (François Mitterrand, 18 novembre 1994).»

Les signataires de l’Appel du 10 mai :

Laure Adler, écrivaine et éditrice, Jean-Jacques Augier, éditeur, Jean Auroux, ancien ministre, Jean-Paul Bacgy, président de la région Champagne-Ardenne, Guillaume Balas, président du groupe socialiste au Conseil régional d’Ile-de-France, Gérard Bapt, député, Maurice Benassayag, conseiller d’Etat, Pierre Bergé, président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent, Etienne Butzbach, maire de Belfort, Jean-Christophe Cambadélis, député, Gilles Candar, historien, Michel Cantal-Dupart, architecte, Patrick Champagne, sociologue, Michel Champredon, maire d’Evreux, Gérard Charasse, député, Michekl Charzat, ancien député, Noëlle Châtelet, écrivaine, Maxime Dumont, dirigeant syndical CFDT, Najwa el-Haite, conseillère municipale du Havre, Anne Ferreira, vice-présidente de la région Picardie, Jacques Fleury, ancien député, Aurélie Filippetti, députée, Daniel Fontaine, maire d’Aubagne, Gérard Gaumé, ancien dirigeant syndical CGT, Louis Gautier, président d’Orion, Guy Georges, ancien responsable syndical, Daniel Goldberg, député, Benoît Hamon, conseiller régional d’Ile-de-France, Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France, Marc-Antoine Jamet, maire de Val-de-Reuil et vice-président du Conseil régional de Haute-Normandie, Pierre Juquin, ancien député, David Kessler, directeur des Inrockuptibles, Bariza Khiari, sénatrice de Paris, André Laignel; secrétaire général de l’AMF, Christian Larose, militant CGT, ancien président de la section du travail au CESE, Rémi Lefèbvre, universitaire, Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre, Alain Lipietz, ancien député européen Europe Ecologie-Les Verts, Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Philippe Marlière, professeur de Science politique, université de Londres, Emmanuel Maurel, vice-président de la région Ile-de-France, Jean Michel, député, Jean-Pierre Mignard, avocat, Jean Musitelli, ancien porte-parole de François Mitterrand, Monique Nemer, éditrice, Stéphane Peu, maire adjoint de Saint-Denis, Thomas Piketty, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, Jean-Baptiste Prévost, membre du CESE, ancien président de l’UNEF, Franck Pupunat, mouvement Utopia, Paul Quilès, ancien ministre, Georges Saunier, historien, maître de conférences, Michel Wieviorka, sociologue, Emile Zuccarelli, ancien ministre.

09 Mai

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Le 10 mai 1981

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Le 10 mai fut d’abord un pur moment jubilatoire. Ces moments rares où l’on sait que l’on est dans l’Histoire, en tout cas dans une histoire. A 20h, nous marchons vers la Bastille, drapeau rouge en tête. Le Figaro magazine ne manquera pas de publier cette photo: les drapeaux rouges convergent vers la Bastille ! Là, je pris la parole aux côtés de Lionel Jospin, Paul Quilès, Gaston Deferre, Michel Rocard, Pierre Juquin et bien d’autres. Tout semblait possible, François Mitterrand n’était pas encore là. C’est un moment où Valéry Giscard d’estaing tombe et François Mitterrand n’est pas encore installé. La France rêve de lendemains qui chantent. De fait partout c’est la joie, les taxis s’arrêtent pour boire du champagne, les gens sont aux fenêtres joyeux, heureux… Ils règnent dans Paris, comme dans toute la France, un sentiment léger et insouciant de libération. Le 10 mai devient une date historique. La première fois que la gauche accède au pouvoir, 45 ans après le Front populaire. Il y a 30 ans…

08 Mai

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Interview dans le Journal du Dimanche

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Le JDD publie aujourd’hui une interview de Jean-Christophe Cambadélis que vous pouvez retrouver ici:

L’affaire de la porsche était-elle une « bêtise » comme le dit Benoit Hamon ?

C’est moins grave de monter dans la Porsche d’un ami que d’utiliser des fonds publics pour vanter le bilan calamiteux de Nicolas Sarkozy comme le fait l’UMP. Reste que c’est une faute d’attention quand on sait que Nicolas Sarkozy et l’UMP ont des puissants relais pour dénigrer leurs adversaires.

Cela renvoie Dominique Strauss-Kahn à l’image du candidat des riches ?

Dominique Strauss-Kahn est un fonctionnaire international. Avec sa femme, ils ont un rapport laic à l’argent contrairement à Nicolas Sarkozy qui en rêve même la nuit. Ils sont tout terrain, ils sont bien avec des décideurs comme avec des gens du peuple à Sarcelles. On a besoin d’hommes d’Etat qui parlent à tout le monde.

Peut-on incarner un pays en ayant vécu si loin ces dernières années ?

C’est comme si on disait que le général de Gaulle n’avait pas pu incarner la France parce qu’il était à Londres ! Comprendre un pays c’est nécessaire et DSK le comprend mieux qu’un autre. Il est éloigné mais c’est le premier à avoir parlé dans un vingt heures des 6 millions de Français qui vivent avec moins de 700 euros par mois.

DSK, c’est un Français comme les autres pour vous ?

C’est un Français comme les autres, qui a l’immense avantage de connaître le monde.

Martine Aubry s’est elle retiré de la course à la présidentielle ?

Pas du tout. Martine Aubry veut gagner comme beaucoup d’hommes et de femmes de gauche. Elle veut mettre les atouts de notre côté et elle est un atout. Elle réfléchit s’il n’y a pas meilleur ou mieux.

Et pour vous, il y a meilleur qu’elle ?

Au moins l’équivalent. Il y a quelqu’un qui semble dans l’opinion avoir une résonnance un peu plus forte, ça ne fait pas tout.

Ce sont donc les sondages qui cette fois encore désigneront le candidat du PS ?

C’est une donnée mais pas la seule. La capacité à rassembler le PS, son camp, la France, sa capacité à l’incarner, à être de plein pied dans les affaires du monde et à résister de manière sévère à une droite dure compteront.

François Hollande peut-il rassembler le PS ?

DSK c’est François Hollande en mieux, et je pourrais dire la même chose pour Martine Aubry. François a bien sûr le droit de se présenter. Il est sur la même ligne que DSK, il porte le même projet. DSK et Martine Aubry ont une expérience gouvernementale et l’un une expérience internationale nécessaire car notre pays veut bien changer mais veut aussi être rassuré.

Jean-Pierre Chevènement a dit cette semaine qu’il pourrait être candidat à la présidentielle, inquiet des positions de DSK sur l’euro et l’Europe ?

Personne ne peut préjuger des pensées de DSK, puisqu’il ne s’est pas exprimé. Jean-Pierre Chevènement veut surtout peser sur la gauche et le PS, plutôt que s’imposer.

S’il est candidat, c’est une mauvaise nouvelle pour le PS ?

S’il est candidat, ce n’est pas la meilleure nouvelle car, à tord ou à raison, on nous reparlera de 2002.

Nicolas Sarkozy fête ses 4 ans à l’Elysée, y a-t-il quelque chose que vous lui reconnaissez ?

L’autonomie des universités et le changement de pied sur l’investissement dans la recherche peut-être. Mais sinon, ce bilan est contesté par tous les Français. L’échec de Sarkozy est économique, social, sécuritaire, international. Et je suis très étonné que le Premier ministre, les ministres utilisent les fonds publics pour vanter le bilan de Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé dit que cela prépare sa réélection. Je suppose que les frais afférant à cette propagande seront donc affectés au compte de campagne de Nicolas Sarkozy.

Quelles leçons tirez-vous du 10 mai 1981 ?

François Mitterrand avait compris que sous la Véme République, on n’élisait pas le président de la gauche, mais le président de la France. Il a su tenir sa gauche et tirer à lui des Français qui ne l’étaient pas.

22 Jan

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Pourquoi Jean-Luc Mélenchon accélère ?

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Il y a cela trois raisons. La première tient dans le fait qu’il n’a plus le monopole de la posture tribunicienne et protestataire. Marine Le Pen en mêlant ceci à la préférence nationale rend compliqué l’exercice. L’épisode du dessin de Plantu l’illustre parfaitement. Mélenchon ne veut pas s’enfermer dans le populisme c’est du pareil au même.

Ensuite le PCF veut bien du Président du PG mai sans rompre avec sa culture d’union de la gauche. Alors que Mélenchon comme il l’a dit sur RMC veut recomposer la gauche. Il souhaite donc être candidat à ses conditions.

Enfin il ne lui a pas échappé que Besançenot était loin d’être siphonné et le devance dans tous les sondages. L’attitude visant à casser du PS tout en louant Mitterrand et créditant le gouvernement Jospin de plus à gauche de la planète laisse sceptique. Jean-Luc Mélenchon accélère pour ne pas perdre pied dans les sondages, ce qui refroidirait le PCF.