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18 Sep

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République Centrafricaine: une situation sécuritaire qui invite à une extrême vigilance

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logomlpccentreafriqueLe Parti socialiste a reçu aujourd’hui l’ancien Premier ministre et actuel dirigeant du Mouvement de libération du peuple centrafricain, principal opposant au président renversé, François Bozizé. La discussion a porté sur la situation sécuritaire et les graves exactions qui ont entraîné récemment la mort d’une centaine de personnes.

Le Parti socialiste exprime sa grande inquiétude quant aux violences meurtrières qui perdurent entre les partisans de l’ex-président et les factions de la rébellion Séléka. Il souhaite que la République centrafricaine obtienne au plus vite les moyens de désarmer la Séléka, dissoute par décret le 14 septembre, et de sécuriser le pays.

Le Parti socialiste appelle à l’accélération du déploiement de la MISCA, mission placée sous l’autorité de l’Union africaine, afin que les autorités centrafricaines puissent exercer leur autorité sur tout le territoire national et faciliter un accès humanitaire urgent. Le Parti socialiste continue à suivre avec attention l’application de la feuille de route prévue pour le processus de transition politique.

22 Fév

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Centrafrique: des principes démocratiques à géométrie variable ?

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Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

Le Parti socialiste (PS) est préoccupé par la situation politique centrafricaine, après la proclamation le 12 février des résultats de l’élection présidentielle et du premier tour des élections législatives du 23 janvier 2011.

Les principales forces d’opposition centrafricaines, regroupées au sein du Collectif des forces du changement (CFC), n’ont eu d’autre choix que d’appeler au boycott du second tour des élections législatives, prévu le 20 mars 2011.

Le PS s’étonne du soutien manifeste des Autorités françaises à ces résultats, le Quai d’Orsay « prenant note » de la réélection du président sortant dès le 1er tour, en dépit des nombreuses irrégularités dénoncées par les observateurs indépendants – notamment européens – et dénoncées par les principales forces d’opposition : bureaux de votes fictifs, listes électorales truquées, électeurs porteurs de plusieurs cartes.

Les principes démocratiques ne sont pas à géométrie variable. Il ne saurait y avoir deux poids et deux mesures, en Afrique comme ailleurs. Partout, la France doit défendre le droit, la démocratie et la justice. Le népotisme du régime Bozizé est particulièrement caricatural. Outre lui-même, le président en place a fait élire plusieurs députés dès le premier tour : son épouse, deux de ses fils, sa sœur, son neveu, son cousin ainsi que de nombreux autres proches.

Le Parti socialiste entend construire une relation nouvelle, fraternelle et égale avec les États et les peuples d’Afrique. Il apporte son soutien résolu aux forces politiques centrafricaines exigeant un examen impartial des irrégularités commises le 23 janvier, et spécialement au courageux Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de Martin Ziguélé.

29 Mai

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République centrafricaine: Pour des élections justes et transparentes.

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PRPS.pngJ’ai accueilli récemment une délégation du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), conduite par son président, Martin ZIGUELE, ancien Premier ministre.

Le Parti socialiste s’inquiète des retards pris dans la préparation de l’élection présidentielle prévue en mars 2010 en République centrafricaine. La tenue d’élections justes et transparentes suppose en effet la révision des listes électorales, l’organisation du scrutin par une commission électorale indépendante ou encore la garantie de la liberté de la presse, toutes choses qui ne sont malheureusement pas assurées à ce stade.

Il serait regrettable que les lenteurs accumulées au cours de ce processus conduisent à un report de l’élection qui placerait le pays dans un vide juridique extrêmement préoccupant, le mandat du président actuel s’achevant en mars 2010. La réaction du gouvernement français, qui semble vouloir retarder le versement de sa contribution au processus électoral pour protester contre le manque de transparence dans la gestion des finances publiques du pays, semble bien tardive et surtout très décalée étant donné le soutien constant apporté par ce gouvernement et ses prédécesseurs à François BOZIZE.