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27 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

L’invité de Caroline Roux dans C Politique sur France 5

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C politique 27032016C politique bis 27032016

Jean-Christophe Cambadélis était dimanche 27 mars l’invité de Caroline Roux dans l’émission C Politique sur France 5.

 

Retrouvez la vidéo de l’émission ci-dessous ainsi que ses principales déclarations:

 

Attentats / Bruxelles

Sur la manifestation d’extrémistes à Bruxelles: « C’est ce que veulent les terroristes: la grande séparation. Par leur action ils veulent une réaction qui stigmatise tous les musulmans ».

« Je milite pour la concorde nationale. Faisons attention aujourd’hui à garder la dimension de concorde nationale.

Nous sommes une guerre asymétrique, au front mobile avec des attentats aveugles.

Les hommes et les femmes politiques ne devraient pas chercher à montrer que l’adversaire politique est laxiste. L’enjeu c’est l’efficacité, de trouver des mesures pour combattre le terrorisme.

Il y a une psychologie nationale à avoir: il faut savoir que nous sommes dans une situation où l’ennemi peut à frapper à tout moment.

Je suis pour la constitution d’un état major européen de lutte contre le terrorisme. Il faut plus de coordination. (…) Si colère il doit y avoir c’est contre les terroristes pas contre l’Europe. Les peuples ont répondu avec responsabilité, dignité. Il n’y a pas eu de cris accusant l’Europe. Ils ont cherché à faire bloc. »

Des Molenbeek en France ?

« La stratégie contre les terroristes ce n’est pas d’isoler les musulmans.

Il y a des problèmes, il ne faut pas les fuir. Il y a des poches, des rues, des immeubles. Mais ne parlons pas de « quartiers ».

Dans les quartiers il y a de la réussite, il y a de l’intégration, il y a des diplômés.
Je ne suis pas pour la stigmatisation des quartiers. Je préfère montrer ce qui réussit plutôt que de rejeter. Dans les quartiers en difficulté, il faut être en soutien des associations et des acteurs sociaux.

Les attentats c’est depuis un an, la radicalisation c’est depuis longtemps. Il faut parler, échanger pour bloquer et éviter que d’autres générations s’engagent dans ce même processus.
Je crois au langage de la raison, je crois qu’il faut considérer la personne pour pouvoir échanger. (…) Le pacte républicain ça veut dire un vivre ensemble.

Le soir des élections régionales j’ai dit qu’il fallait une inflexion sur le précariat.

Pour casser les ghettos sociaux il faut aussi que les villes riches acceptent aussi leur part de logement social. Les Républicains s’opposent à cela.
Ce qui s’est passé après le 13/11 a montré une volonté de mener la bataille contre des cristallisations sectaires. »

Chômage

« La France avec son filet social est un pays qui protège le mieux sa population.

Le PS a engagé plus que tout autre gouvernement un travail dans le sens de l’emploi: CICE, pacte de responsabilité,  loi El Khomri.

On n’interpelle jamais le Medef sur la croissance économique ou le chômage. Où sont passés les 40 milliards mis sur la table ? Les organisations syndicales patronales, c’est toujours moins pour les salariés et toujours plus pour l’entreprise.

Loi Travail: cette loi était déséquilibrée, maintenant elle est plus équilibrée, c’est un nouveau départ. Il faut toujours discuter et savoir enregistrer les évolutions positives. »

Politique du gouvernement / Election présidentielle

« Aujourd’hui nous sommes dans la contestation. Quand nous serons dans l’élection présidentielle nous serons dans la constatation.

L’absence de la gauche aux présidentielles serait le début de la fin: la marginalisation totale de la gauche.

Si on se divise, si on se fragmente à gauche, nous disparaîtrons d’un certain nombre de territoires.

Les Français ne vont pas répondre à la question « est-ce que vous appréciez la politique menée » mais qui allez vous prendre comme Président  de la République? Les Français vont chercher l’homme qui pourra affronter ce type de période, quelqu’un qui peut faire le job.

Qui peut dans la gauche gagner une élection présidentielle ? Celui qui est en situation.  Je suis pour l’homme qui aura incarné la France dans l’épreuve pour conduire la France.

Je suis conscient que les français sont plus qu’interrogatifs par rapport à ce que nous faisons.

Le PS a fait un choix, celui de la lutte contre le chômage. Il était nécessaire de reconstruire l’appareil productif pour ensuite redistribuer.

Je dis à tout le monde: il ne faut pas essayer de se distinguer mais de se qualifier. Il faut être unis et prendre ce qu’il y a de mieux dans chacun. »

25 Mar

Commentaires fermés sur L’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP

L’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP

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Parlement Hebdo 25032016

 

Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Parlement Hebdo sur Public Sénat et LCP.

Il a répondu aux questions de Mickaël Szames et Kathia Gilder.

 

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéos de l’interview ainsi que ses principales déclarations:

Attentats :

« Il s’agit par des actions aveugles de créer les conditions de terreur en France et de séparation entre les Français.

Contre le terrorisme dans notre pays, il faut la concorde nationale qui est là, et l’union sacrée au Parlement qui n’est pas encore là.
François Hollande fait ce que doit faire un chef d’Etat et reconnaissons qu’il le fait bien.

La France est la seule à faire un effort de défense pour l’ensemble de l’Europe. Quand la France dit qu’il faut se préoccuper de la situation libyenne, l’Europe détourne les yeux.

Il y a une nécessité pour les Européens de se ressaisir pour faire face au terrorisme : politique diplomatique et politique de défense commune.

Nous sommes dans une guerre asymétrique avec un front qui n’est pas fixe.

Ces fauteurs de guerre ont une stratégie: la grande séparation. C’est ce que nous devons combattre. »

Propos tenus sur Molenbeek : « Il ne faut pas avoir de formules globalisantes et blessantes. «

Sur les propos tenus par Michel Sapin et Bruno Le Roux : « Les hommes politiques dans le moment présent doivent être économes de leurs mots. Ils se sont tous les deux excusés et ils ont eu raison.

Il y a des personnes qui agissent dans les foyers de pauvreté ou autour des frères musulmans. Nous devons les combattre. Ce n’est pas en stigmatisant ces quartiers que nous aurons de l’efficacité.

En guerre on fait attention à ses mots, ses phrases et ses propositions. J’appelle tout le monde à la prudence y compris dans mon parti. »

Opération de police à Argenteuil: « Cela nous inquiète et nous rassure à la fois : Il y a des cellules dormantes qui veulent passer à l’acte mais le système mis en place, les mesures prises démontrent une efficacité.

Bernard Cazeneuve est un exemple: il est économe de ses mots, il agit et a des résultats. »

Etat d’urgence : « Le débat dans la classe politique ne doit pas être celui qui vise à stigmatiser le laxisme de l’adversaire mais à débattre sur des propositions. »

Euro 2016 : « Il faut maintenir la fête et s’habituer à cette menace. Nous sommes en guerre et l’ennemi est lâche, il frappe à l’aveugle. Il faut prendre toutes les mesures de sécurité. »
Passenger Name Record (PNR) : « Manuel Valls a raison de dire qu’il faudra ajouter cet outil. Mais il en faut d’autres.

Un sommet européen spécialement dédié au terrorisme serait utile. Il faudra plus de coordination de nos services, la création d’une agence européenne de sécurité ou d’un état major européen.

Si nous disons que l’Europe est en guerre il faut une coordination européenne pour lutter. »

Révision constitutionnelle :

« Le Sénat, la droite sénatoriale, a commis une faute politique. Ils ont déployé un arsenal pour organiser le blocage de la révision constitutionnelle.

Nous avions fait un compromis quasiment historique à l’Assemblée nationale entre la droite et la gauche. Ça avait couté très cher à la gauche de le faire, très cher, en termes de débat sur les valeurs. Mais nous estimions, globalement aux deux tiers de l’Assemblée nationale, que cela était nécessaire pour avoir la réforme constitutionnelle

Ce débat ne procède pas de ce qui serait nécessaire pour ce pays mais de la volonté de se distancier du vote émis à l’Assemblée qui avait le soutien de Nicolas Sarkozy. Je ne trouve pas ça raisonnable. Je trouve que le Sénat, et je le dis au président du Sénat, à la Chambre haute, qu’ils ont commis une erreur politique par ce blocage.

Le compromis que Monsieur Jacob a accepté et voté est remis en cause par la droite sénatoriale, on marche sur la tête. Comment voulez-vous que les Français puissent comprendre ?
Je crois qu’il est nécessaire que la droite sénatoriale éclaire le tapis: sont-ils pour aller au Congrès?

Si Gérard Larcher est pour aller au Congrès alors il doit peser de tout son poids et mettre son mandat en jeu pour que ses troupes votent le texte. On ne peut pas biaiser sur ces questions, on ne peut pas jouer, faire de la politique politicienne. Il faut être à la hauteur de l’événement

Il faut arrêter de jouer et dire s’ils veulent aller au Congrès ou non, s’ils ne veulent pas, l’affaire va se terminer. Le texte de l’Assemblée est déjà un compromis. »

Perpétuité Réelle :

« Ce qui est bizarre c’est que nous avons déjà voté cette mesure le 8 mars à l’Assemblée et elle est l’objet d’une polémique.

Encore une fois soyons économes de nos mots. Nos propositions ne doivent pas avoir pour but de démasquer le prétendu laxisme de l’adversaire mais de chercher l’efficacité dans la lutte contre le terrorisme. »

Loi travail:

« La contestation a eu lieu avant le dépôt du texte au Conseil des ministres et le Gouvernement l’a pris en compte. Chacun a pu s’exprimer, négocier, le texte est maintenant déposé et à l’Assemblée il y aura un débat.

La pétition #loitravailnonmerci était une manifestation sur le net. Le Gouvernement a eu raison de prendre le taureau par les cornes et de présenter un nouveau départ pour ce texte.

Ce texte a profondément été rééquilibré et il y a des avancées très positives. On pourrait au moins reconnaitre cela. »

Affaire des écoutes / Nicolas Sarkozy
:

« Ces écoutes ne se sont pas faites au hasard : Il y a un pseudo… tout cela pose problème.

La procédure qui suit son cours ne facilite pas sa candidature.

Nicolas Sarkozy sait très bien que ceci va faire buzz et provoquer dans l’électorat de droite la question de sa candidature. »


Primaires à gauche :

« Le Parti socialiste a déjà dit lors de son dernier Conseil national qu’il était pour la primaire. Une commission a été constituée à cet effet.

La primaire n’est pas le seul moyen pour obtenir l’unité des forces de gauche.

Le 14 avril  nous lancerons l’alliance populaire. Nous installerons dans tous les départements des collectifs de l’alliance populaire qui convergeront le 3 décembre dans une grande convention.

L’alliance populaire c’est un regroupement qui vise à dépasser le Parti socialiste avec la volonté de se tourner vers les citoyens, les associations citoyennes, les syndicalistes

Le problème n’est pas de s’unir au second tour mais d’être au second tour.

Le PS aura à décider de sa forme de participation. »